samedi 27 février 2021 · 15h09

27 février 21 / réflexions sur la possibilité de guérison par les corps cétoniques et le « pas-sans-l’autre »

Samedi

Revenus de Donnery.  Mal dormi.  Crise de haine de moi.

Trop de téléphone (internet). La nuit le matin le jour. De nouveau trop cherché quel régime, quoi manger. Quoi s’interdire, quoi s’autoriser. Avoir grossi à Donnery. Croire avoir grossi. Avoir « eu faim », avoir mal bouffé, s’être permis des extras. Et puis il y a deux jours par hasard, avoir appris le lien entre sucre et Alzheimer. Et la possibilité de guérison par les corps cétoniques. Et avoir fait des recherches là-dessus, trop.*

Diabète du cerveau. Insulino-résistance. Zones du cerveau qui ne sont plus nourries. Qui pourraient se nourrir de corps cétoniques. Que le corps alors en produise. Comment ? Par le régime cétogène et la suppression de tous les sucres ? Par le jeûne ? Avoir eu de l’espoir, espéré guérir. Avoir cherché encore. Probablement s’être découragé, avoir craint le régime même. Ses conséquences. Les conséquences de cette contrainte, de l’auto-surveillance, de la privation. Ce qui vous emmène malgré vous à faillir, à la culpabilité, à l’obsession. Pensé qu’il valait mieux voir un médecin et que soit confirmé ce diagnostic que je m’applique d’Alzheimer. Si je n’en n’étais pas affectée, le soulagement, alors. [...]  Lire la suite >

jeudi 3 octobre 2024 · 07h33

jeu 3 // alzheimer et champignons

Dormi jusqu’à 6 heures, contente, départ dans quelques heures.

Je continue à tester les champignons médicinaux dont j’attends tellement. C’est quelque chose dont j’ai un peu honte, dont je ne parlerai pas beaucoup.

L’autre jour quand je suis arrivée dans la grande salle de la maison de repos, par deux fois ma mère m’a montré sa langue, indiquant qu’elle lui faisait mal et que je découvrais dans un état  lamentable. Je crois qu’il s’agit d’une mycose. Un muguet buccal, non? Il m’est arrivé quelquefois d’en avoir. Est-ce lié à Candida Albicans, s’agit-il-il de ce champignon? Il me semble que c’est ce qu’on lit.

En rentrant, je ne sais pas pourquoi, peut-être me souvenais-je de choses par le passé lues, j’ai fait une recherche internet sur…. « alzheimer et mycose » qui a étonnement donné quelques résultats intéressants…

Des recherches ont révélé qu’il y aurait bien un lien entre affection fongique et alzheimer. Cette hypothèse repose sur l’examen de tissus cérébraux de personnes décédées, dont la moitié avaient souffert d’Alzheimer : il s’est avéré que tous les alzheimer recelaient des traces de champignons, que ce soit dans différentes zones du cerveau ou dans les vaisseaux sanguins. Donc, il y a même eu l’idée qu’un antifongique pourrait soigner l’alzheimer.

C’est quelque chose qui m’intéresse, aussi en raison de mes grandes inquiétudes, de mes propres pertes de mémoire, parce que je suis tellement convaincue que je finira moi aussi par l’avoir, l’alzheimer (j’ai tellement embêté un médecin un moment qu’elle  a fini par me faire faire un scanner qui s’est avéré tout à fait bon), et que ma vie est toute orientée par ça : comment éviter ce malheur, comment le retarder autant que possible. Les souffrances par où j’ai vu ma mère passer, je ne crois vraiment pas que je puisse le supporter, ni d’ailleurs le faire supporter à mes proches. Mon analyste répond à ces inquiétudes que je ne suis pas mère. Je la regarde alors silencieusement.

(Il y a ce comme ma mère, il y a ce dans la peau de ma mère, il y a ce je suis ma mère. cela existe. il y a la maladie de ma mère, il y a les symptômes que j’ai repris d’elle, tout cela il y a. il y a d’ailleurs, tout au long de ma vie, jusqu’à très récemment, l’obligation où je me suis sentie de combattre à toute forces cette pente, surtout pas comme ma mère, surtout ne pas faire comme ma mère. ma foi, en mes vieux jours, après l’échec d’une vie entière, je peux dire : dans la peau de ma mère, y a des moments c’est doux . Il y a donc ce qui pourrait n’être « que » psychologique, et qui pourrait encore se modifier, bouger, et il y a ce dont j’ai fait l’expérience, de me soigner, à ma façon, cette autre façon d’être malade, sur laquelle je me trouve avoir finalement plus de prise. Car oui, le jour où j’ai pris du CBD, j’ai recommencé à dormir et cela me soigne de faire un régime anti-candida, le fait seulement de faire régime me soigne… Si je vais mal, je suis là, je tombe dans puits sans fonds, me hisser, m’accrocher au cadre d’un régime, me hisser, poser une jambe, puis l’autre, me relever, c’est une façon de retrouver une forme de régulation, de reprendre le contrôle,  de m’obséder d’autre chose que de l’inanité absolue de ma vie. Cela seulement, déjà, a ses mérites. Indépendamment des effets indéniables sur ma santé en général. )

Donc, secrètement, je mène mon petit combat. Qui passe par l’attention à la santé de mes intestins, mais aussi de mes dents et de mes gencives, la traque de toute manifestation d’inflammation, quelques précautions avec l’alimentation, l’accumulation de tout un arsenal de poudres et de potions,  et la recherche d’un travail d’écriture à mener. Ah, je suis  par ailleurs également convaincue que chaque que je fume, cela entraîne insomnies et fracassemeurs. Ce pourquoi j’ai finalement, récemment (enfin), totalement arrêté de fumer (Et si: une séance d’hypnose sur internet aura suffit.)

Mon analyste croit, elle, en l’écriture, point. 

Alzheimer : et si une mycose était à l’origine de la maladie ?

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samedi 1 février 2025 · 07h35

re: votre maman

bonjour, excusez-moi de n’avoir pas pris plus tôt le temps de vous répondre et vous remercier, c’était compliqué. je vois qu’elle va bien. qu’elle est toujours souriante et sociable. elle lit selon moi beaucoup moins bien, elle ne déchiffre plus, ne comprend plus rien. il y a quelques mois, elle me lisait avec intonation, intérêt et commentaires. mais, elle tente encore, ça l’intéresse encore. elle s’accroche. vous avez raison : elle cherche à lire, tant que possible. j’interprète ça comme une volonté de rester dans la communauté humaine, le monde du langage, de produire encore des mots, du sens, même s’il lui échappe. elle ne me reconnaît plus vraiment comme sa fille, elle ne sait plus vraiment ce que c’est, une fille, sa mère. mais le lien est toujours très fort. elle me reconnaît encore. et le lien à ses objets. cela fait plaisir à voir qu’elle connaisse les lieux, de la voir sortir de la chambre de la retrouver avec les autres devant la télé. la mise au lit reste difficile avec certain.e.s. elle se débat, frappe. je suis restée quelquefois pour la persuader qu’elle n’avait pas affaire à de mauvaises personnes. j’ai vu des gens qui s’en sortaient très bien. tout le monde ne sait pas qu’elle sait tenir debout. il est vrai qu’elle obéit difficilement. j’ai vu qu’elle recevait de nouveaux des antipsychotiques, dont j’ai lu qu’ils ne devaient pas être donnés plus de 6 ou 7 semaines et qu’il ne fallait y avoir recours qu’en dernier recours. cela m’a attristée, mais je n’ai plus la force de téléphoner, de chercher à comprendre. le directeur m’avait promis qu’on me préviendrait, qu’on ferait appel à moi en cas de difficultés, mais ça n’est pas le cas. certain.e.s trouvent ma mère difficile d’autres au contraire la trouvent facile et drôle… je trouve cependant que dans l’ensemble l’organisation est meilleure, bien meilleure. les aide-soignantes sont souvent à 2 pour la mise au lit et hier elles étaient même à deux pour le repas du soir: ça change tout.  les pensionnaires semblaient apaisé.e.s, souriant.e.s, satisfait. e. s.  [...]  Lire la suite >

jeudi 3 juillet 2025 · 11h11

Visite du mercredi 2 juillet

Ma mère hier, à la salle à manger, à table, m’accueille en me tendant les bras, où je fonds sans délai. Sa joliesse, sa douceur, le ton plus bas, plus calme qu’à l’habitude, les mots qu’elle nous glisse pour dire son contentement de me voir, de nous voir, Frédéric et moi, et les mots qu’elle retrouve pour dire qu’elle n’est pas sûre d’avoir grand-chose à me dire. Je suis prise dans son orbe. Nous nous asseyons. Le repas n’est pas servi, je lui montre les photos que j’ai ramenées. Elle les étale devant elle, en jeu de cartes, me dit d’écrire qui est qui, sinon elle oublie tout. [...]  Lire la suite >

vendredi 4 juillet 2025 · 14h32

visite du jeudi 3 juillet 25
— Tu veux qu'on aille quelque part ? Parce que je vais avec toi.

Hier, j’arrive en retard, après qu’elle a mangé… Quelques mots avec G à propos de ce qui s’est passé la veille. Ma mère, elle, est très souriante et demande assez vite à ce qu’on aille à la chambre:
Tu veux qu’on aille quelque part ? Parce que je vais avec toi. On y va ?
— On y va.
G prévient qu’il la mettra au lit très tôt, la première. Je lui dis :
— Tu vois bien, c’est quand toi ça t’arrange.
— Non, non, répond-il, c’est que…
Enfin, blablabla… Et tout à la fois, je m’excuse (je passe ma vie à ça), je sais que je suis trop énervée en ce moment. J’ai juste pas trop envie qu’on me raconte des histoires. En même temps, les histoires… Le sel de la vie… [...]  Lire la suite >

dimanche 3 mai 2026 · 06h43

dimanche 3 mai 2026 – 06:43 – adolescente j’étais réveillée par ma mère qui rangeait la vaisselle

3 mai 2026 14 mai 2026 2 499 mots 11–16 minutes

en cours d’écriture

J’abandonne (provisoirement). Je projette de tenter une édition papier qui travaillerait avec les incises, qui ont débordé ce texte de toutes parts et dont je ne sais que faire, toutes parlent du moment dont je voulais parler. Donc, je vois une mise en page à la façon des manuscrits du Moyen-Age. Il faudrait aussi que je travaille à un enregistrement vocal.

06h43. mai 2026. ça faisait longtemps que je n’écrivais plus au matin. l’idée était d’écrire ce qui s’est passé hier, ce que je fais depuis quelques jours maintenant, ce que je fais dans le blog1.  [...]  Lire la suite >

mardi 12 mai 2026 · 08h17

mardi 12 mai 2026 – les lettres et les régimes d’été

05:40… Au boulot…

les lettres

Me suis encore laissée aller hier, à suivre inconsidérément des fils dans le blog et suis tombée sur un écrit de septembre deux-mille…… deux-mille quoi? douze? qui m’a ramenée à une lettre de cet été-là, de la mi-août, dont je dis qu’elle est le seul écrit de cet été, que je me me suis mise à relire, dont je me suis trouvée alors gênée par la façon dont elle était écrite, gênée peut-être en raison de ce qu’elle était restée sans réponse, qu’elle devait comporter en elle-même la racine de ce rejet, au point que j’ai tenté alors de la ré-écrire… pour finalement, je crois, par la dépublier, la passer en privé.  [...]  Lire la suite >

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