mardi 1 octobre 2024 · 08h18

brux premier oct.

== 8h18==

Toujours Bruxelles, jusqu’à jeudi. Réveil à 4h. Inquiétée par l’invitation de mon frère à son mariage en Italie le 30 août.

== 16h52 ==

sur le tram 51
et soudain
tranquillité, lumière
du tram les grandes fenêtres 
rouler dans Molenbeek Saint-Jean
bordure du canal
bientôt, le petit château

fatigue, comme dans une bulle
vais à la maison de repos voir ma mère
j’aime ce Bruxelles

 

 

mercredi 2 octobre 2024 · 05h09

2 oct // Pensées inquiètes à propos du Proche Orient

— mer 2 oct 24, 5h09 —
Salon de ma mère, rideaux tirés.
Réveillée depuis 3 h du mat, il est 5 h. Je me demande ce que je vais faire. Je ne trouve pas. Pensées inquiètes à propos du Proche-Orient. Du Proche Orient. L’Iran a envoyé des missiles sur Israël. Lu dans FB des choses sur la violence à Bruxelles qui m’insécurisent totalement. Pas pour moi, bien sûr, pour J. J lui, malade. Peu, mais malade. Tousse et éternue. Il pense qu’il doit arrêter de fumer.
Je ne sais pas ce qui pourrait faire que je m’endorme.
Journée difficile hier à cause de la fatigue. [...]  Lire la suite >

jeudi 3 octobre 2024 · 07h33

jeu 3 // alzheimer et champignons

Dormi jusqu’à 6 heures, contente, départ dans quelques heures.

Je continue à tester les champignons médicinaux dont j’attends tellement. C’est quelque chose dont j’ai un peu honte, dont je ne parlerai pas beaucoup.

L’autre jour quand je suis arrivée dans la grande salle de la maison de repos, par deux fois ma mère m’a montré sa langue, indiquant qu’elle lui faisait mal et que je découvrais dans un état  lamentable. Je crois qu’il s’agit d’une mycose. Un muguet buccal, non? Il m’est arrivé quelquefois d’en avoir. Est-ce lié à Candida Albicans, s’agit-il-il de ce champignon? Il me semble que c’est ce qu’on lit. [...]  Lire la suite >

vendredi 4 octobre 2024 · 15h04

dysphagie

la dernière fois que j’ai vu ma mère, elle était assez sérieuse et m’a demandé plusieurs fois comment moi j’allais et que je lui raconte un peu… et aussi comment allait le travail…

mais en mangeant, elle a fait une fausse route, et même deux. la première, ça allait, même si j’ai eu le temps de voir de la panique dans ses yeux, mais c’est passé rapidement . la deuxième fois, c’était pas bien du tout. ça a duré, elle paniquait, je ne savais pas quoi faire, les personnes là non plus, qui lui ont tapé dans le dos, sur la poitrine, en lui disant de cracher… finalement, ça s’est calmé. mais elle n’était pas bien, épuisée, apeurée. bon elle a oublié après, mais quand même. [...]  Lire la suite >

lundi 7 octobre 2024 · 07h49

7 octobre :: Peinture décoloniale (et appropriation)

Rêvé que je faisais de la peinture ou que j’allais faire de la peinture, et qu’on allait venir voir ce que je faisais, et que j’étais très embêtée parce qu’on allait dire que je faisais de la peinture “décoloniale”. Plus tard, il me semble aussi que j’ai craint d’être accusée “d’appropriation”. J’espérais que je n’avais rien fait dans ce sens. Je n’avais pas envie que ces termes soient posés sur ce que je fais.
Je vais vers l’endroit où je fais de la peinture, appartement/atelier en hauteur et, au passage, après un instant d’hésitation, je prends par la main un enfant qui est là, un des enfants, très jeune, je l’emmène avec moi. C’est une présence fragile. Peut-être que je lui demande s’il veut venir avec moi, s’il veut faire de la peinture ou s’il veut prendre un goûter? Nous grimpons ensemble vers chez moi, comme on grimperait dans les nuages, et je sais que cet enfant n’a jamais connu ça, qu’on s’occupe de lui, jamais. C’est un enfant abandonné, orphelin. C’est donc une responsabilité et un peu émouvant. Et intimidant. Tout à la fois cet enfant, c’est une présence étrange, étrangère, inconnue. Je n’avais jamais fait ça jusqu’alors. Les peintures dites décoloniales sont là. Nous sommes comme sur un nuage. [...]  Lire la suite >

mercredi 9 octobre 2024 · 00h09

Kafka… Ce qu’il veut, c’est n’être qu’écriture…

Ce qu’il veut c’est n’être qu’écriture et non pas, comme on le traduit souvent, que littérature (il dit bien Schreiben et non Litteratur). L’écriture étant à comprendre comme une opération de survie psychique pour Franz Kafka, très explicite à de nombreuses reprises sur ce point.

: https://carnetpsy.fr/kafka/
mercredi 9 octobre 2024 · 00h24

Kafka, après sa demande en mariage à Felice Bauer

C’est dans sa correspondance avec Felice Bauer qu’il déploie de façon précise le plus grand pan de son mal-être. En effet, après avoir formulé sa première demande en mariage explicite dans sa lettre du 16 juin 1913, il enchaîne en dévoilant à sa destinataire une profonde déhiscence en lui:

« Car je ne suis rien, rien du tout […]. Porter un jugement sur les gens et m’identifier à eux, cela je m’y entends un peu […]. Je n’ai aucune mémoire, je ne me rappelle ni ce que j’apprends, ni ce que je lis, ni ce que je vis, ni ce que j’entends, je n’ai de mémoire ni pour les êtres ni pour les événements, je me fais l’effet de rien avoir vécu, de n’avoir rien appris […]. Je ne peux pas penser, en pensant je me heurte continuellement à des limites, je peux encore saisir certaines choses isolées au vol, mais une pensée cohérente et susceptible de développement m’est absolument impossible. En fait, je ne sais pas non plus raconter ; bien plus, je ne sais même pas parler ; quand je raconte quelque chose, j’ai le plus souvent un sentiment analogue à celui que pourraient avoir de petits enfants qui s’essaient à faire leurs premiers pas. » [...]  Lire la suite >

mercredi 9 octobre 2024 · 00h24

Kafka parle de lui dans lettre à Felice Bauer après sa demande en mariage

C’est dans sa correspondance avec Felice Bauer qu’il déploie de façon précise le plus grand pan de son mal-être. En effet, après avoir formulé sa première demande en mariage explicite dans sa lettre du 16 juin 1913, il enchaîne en dévoilant à sa destinataire une profonde déhiscence en lui :

« Car je ne suis rien, rien du tout […]. Porter un jugement sur les gens et m’identifier à eux, cela je m’y entends un peu […]. Je n’ai aucune mémoire, je ne me rappelle ni ce que j’apprends, ni ce que je lis, ni ce que je vis, ni ce que j’entends, je n’ai de mémoire ni pour les êtres ni pour les événements, je me fais l’effet de rien avoir vécu, de n’avoir rien appris […]. Je ne peux pas penser, en pensant je me heurte continuellement à des limites, je peux encore saisir certaines choses isolées au vol, mais une pensée cohérente et susceptible de développement m’est absolument impossible. En fait, je ne sais pas non plus raconter ; bien plus, je ne sais même pas parler ; quand je raconte quelque chose, j’ai le plus souvent un sentiment analogue à celui que pourraient avoir de petits enfants qui s’essaient à faire leurs premiers pas. » [...]  Lire la suite >

mercredi 9 octobre 2024 · 08h03

geekerie toujours menaçante / Notion, Evernote, blog

Notion’s Geekery

Voilà, 2 jours d’exploration de Notion et je ne sais pas si je continue avec ou pas. Je l’ai testé pour récupérer les notes d’Evernote.  Ça s’est fait tout seul vraiment très facilement, et je me suis trouvée face à cette quantité invraisemblable de données que j’ai commencé à manipuler sur mon Mac.

Notion offre probablement plus de possibilités qu’Evernote, tout en étant moins intuitif, moins joli. Et fonctionne mieux qu’Evernote qui devient n’importe quoi. Les possibilités sont plus nombreuses, peut-être infiniment plus nombreuses, mais demandent pas mal de mises au point, de chipotages, dont je n’ai pas nécessairement envie. Ça me fait penser à WordPress, or je n’ai pas envie de m’investir dans Notion comme je me suis investie dans WordPress[...]  Lire la suite >

jeudi 10 octobre 2024 · 10h36

Présentation de ma langue : 2
— dans la série Les grandes énigmes

ma langue  – ce pays où je suis pourtant sujet du verbe, où je prospère, se refuse à ce que je m’y incarne, à ce que je m’y incarne au lieu habituel de l’incarnation, dans le corps circonscrit par sa peau et son image dans le regard de l’autre

elle ne trouve à s’inscrire, elle ne trouve à m’inscrire, que comme corps que de lettres
je pourrais me dire femme de lettres
(comme femme de l’être, de l’être de jouissance)

elle ne se refuse pas à toute incarnation
elle pense que l’incarnation est le lieu de ce qui ne supporte pas le nom
elle parle de la chair
dont les frontières sont extensibles, imprévisibles
elle dit que l’incarnation, pour elle, ma langue, ne peut jamais être que le lieu, à tout instant , du manque de nom
elle dit que ce manque est une prière constante et le lieu de son adoration
à elle, ma langue
le lieu de ce qu’elle se refuse à sacrifier
elle dit que ce manque n’a de nom que dans le temps de la nomination, le temps de l’énonciation du nom
n’a que ce temps là, cet instant-là
dans ce temps, dans le souffle de la voix qui prononce
dans un  baptême toujours à refaire, toujours miraculeux
où la goutte d’un nom se dépose dans le creux de son manque, de sa langue, de son être pour aussitôt s’évaporer la laissant abasourdie, ravie, évanouie [...]  Lire la suite >

samedi 12 octobre 2024 · 06h09

de 2012 le perdu mois de mai + je vis dans un bureau de police

Sam., 12 oct. 24 , 06:09,

D’hier la journée encore passée sur l’ordinateur.

J’ai importé sur le blog les notes Evernote de 2012 et me suis lancée dans la relecture du mois de mai1 qu’arrivée en fin de journée, j’ai trouvé très maigre. Avec l’impression de n’en n’avoir rien ramené qui tienne le coup jusqu’à aujourd’hui, interrogeant probablement encore cette pratique persistante du carnet chez moi. J’ai cherché de quoi le nourrir davantage, mais n’ai même pas retrouvé de photo de ce mois-là. Probablement perdues me suis-je dit à regret. Et donc ce matin encore, me lève pleine d’angoisse, me proposant de vérifier dans mes emails si je ne trouverais pas d’autres traces écrites, d’autres dépôts écrits de ce mois disparu. [...]  Lire la suite >

dimanche 13 octobre 2024 · 07h02

vis ma vie de blog, transe, carcan et parataxe

13 oct 24

7h 22, éveillée depuis 3h du mat, je vais bientôt me recoucher. Découragée par la façon dont je fais avancer le travail sur le blog. Hier, attardée toute la journée sur… le mois de janvier 2023! Cela en dépit des décisions et du travail de la veille, cela probablement parce que je venais d’importer ce mois dans le blog depuis Evernote (via Diarium). Quelque chose attire mon attention, je n’y résiste pas. Ce peut être n’importe quoi à proprement parler : c’est pur et simplement l’impulsion de la pulsion et je je m’empare de  strictement n’importe quel objet : qu’il s’agisse d’un problème de fond ou de forme, il faut que je m’y attelle sans tarder. Cela me met dans un état de transe que rien n’arrête. Cela n’est pourtant pas tout à fait sans cause particulière, cela n’est pas tout à fait indifférent, me dis-je pour me rassurer, (cela peut-être se rattache-t-il à un projet plus grand que moi, qui me dépasse, peut-être faut-il que j’y croie, à ce qui en moi serait plus grand que moi, quoi donc, sinon : tu vas mourir et il ne restera rien de toi), il s’agissait tout de même, hier comme la veille, d’un regard en arrière, d’un regard sur ce que j’ai pu écrire, voulu écrire, d’un sentiment d’effroi à voir le peu qui reste, à voir tout ce qui est perdu et la prise alors démesurée d’une envie de compléter, d’aboutir à quelque chose qui soit, in fine, tout simplement, lisible. Puis, quand la nuit vient, la tristesse m’envahit, le désarroi, le sentiment d’avoir été menée par le bout du nez, de n’avoir pas vu le jour passer, de m’être une fois de plus laissé dériver, désamarrée.  Comment y consentir, à cette façon d’avancer dans la dérive ? Ou comment ne pas écouter le jugement que je porte sur moi et mener le projet jusqu’au bout, dans la dérive mais les rives de ce blog. Comment consentir à cette jouissance plus forte que moi. Pourquoi ne pas y consentir. C’est que le projet est démesuré. Je me rassure, je me dis :  commence par un mois, commence par une semaine, choisis un seul sujet, fixe-toi une année. Cela déjà, sera bien. Or je sais que je ne peux compter sur cet engagement. 

l’objet blog

Dès que j’ai cet objet du blog en main, dès que je me mets à le manipuler, tout m’y intéresse, tout m’appelle. Je n’ai aucun sens d’aucune priorité, valeur. Cette nuit, avant que je ne me lève, j’étais une fois de plus tenue éveillée à la pensée de sa mise en page. Je rêve maintenant de quelque chose de beaucoup plus épuré, je rêvais de noir et blanc, je voyais  ce que je voulais, touy en étant posséder âr  que l’envie d’ajouter encore des images. Il faut probablement que je parle de la virtualité de cette objet, de ses possibles, de l’impossible de ses possibles, et e ses modifications constantes. Mais pour en dire quoi? Et c’est parce qu’il s’offre à être perpétuellement retravaillé, je rêve de le voir imprimé, fini. Mort terminé détaché. Détaché de moi, sorti de ma tête, manipulable par les autres. Si je pouvais arriver à ça.  Une petite part, l’en détacher, en faire une petite publication séparée, qui existe dans le monde, qui puisse être tenu en main, qui prenne de la place, physiquement, que je puisse envoyer à des amis, etc.

Je songeais cette nuit aussi à cette notion découverte hier dont j’oublie à l’instant le nom, à propos de la révolution induite à la littérature par Mallarmé. Le parataxe…

Donner forme au manque de liens de coordination, de subordination. Accepter la juxtaposition d’éléments disparates.  [...]  Lire la suite >

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