Je connais la tentation du n’importe quoi, le n’importe quoi comme violence ultime infligée à la langue, à la littérature, à la justification qu’elles (la langue et la littérature) s’efforcent de donner à toute chose, au sens qu’elles ne cessent de chercher et qu’elles inventent à défaut de le trouver, le n’importe quoi alors comme ravage, comme blasphème, comme attentat, comme suicide. J’y cède quelquefois. 495 - Le blog de Éric Chevillard Mais si la littérature a cherché toujours à donner ou inventer du sens, n'est-ce pas moins sûr pour la langue. Qu'elle veuille ou cherche à s'accommoder du moindre sens. Dites, si cela vous facilite la vie, la langue maternelle. Dites la-langue-de-la-mère. Si cela…
le n’importe quoi selon chevillard ; mais lalangue
Oubli de certains noms communs, métier et littérature
mer 2 mai 2012 (#oubli J'ai toujours trouvé extraordinaire (sans jamais chercher à en faire plus que ça état) la façon dont le sens de certains mots persiste à m'échapper. Comme celui d'hérésiarque ou de de démiurge. Ou celui de solipsisme et d'idiosyncrasie. Vrai que je n'ai jamais aimé interrompre ma lecture par de fastidieuses consultations du dictionnaire, toujours compté sur le contexte. Or, certains mots résistent. Mais de découvrir leur sens via le dictionnaire ne suffit pas à ce que je les intègre. A moins que ça ne tienne à leur sens. A quelque chose qui me rebute dans leur sens. A moins que ça ne tienne à leur forme. Qui le sait? Qui le saura ? ) #littérature Lis Fictions, de…
une demande de conseils
Cher FB, Suite à votre dernier mail, j'ai rouvert mon blog, lequel était fermé depuis 2016, me demandant s'il ne serait pas possible que je bénéficie de votre accompagnement pour en faire quelque chose. Je ne pense pas pouvoir y arriver seule. Que cela fasse office de manuscrit à mener à la publication. Je voudrais soit arriver à faire du blog un objet davantage lisible. Soit, arriver à en extraire, et travailler séparément en vue d'une publication papier, certaines parties, certains sujets. Ce pourrait être les rêves. Mais ce pourrait bien d'autres choses. Comme par exemple, ce à quoi je tiendrais beaucoup, mais qui n'est pas encore fait, témoigner, en m'appuyant sur les textes existants, de…
Kafka… Ce qu’il veut, c’est n’être qu’écriture…
Ce qu’il veut c’est n’être qu’écriture et non pas, comme on le traduit souvent, que littérature (il dit bien Schreiben et non Litteratur). L’écriture étant à comprendre comme une opération de survie psychique pour Franz Kafka, très explicite à de nombreuses reprises sur ce point. : https://carnetpsy.fr/kafka/