mercredi 19 octobre 2005 · 11h08

coincée (l’acropole)

Et si nous nous demandons (Freud parle ici de lui-même et de son frère, avec qui il avait entrepris ce voyage en Grèce) pourquoi nous nous étions gâché dès Trieste le plaisir d’aller à  Athènes, nous touchons à  la solution du petit problème. Il faut admettre qu’un sentiment de culpabilité reste attaché à  la satisfaction d’avoir si bien fait son chemin : il y a là  depuis toujours quelque chose d’injuste et d’interdit. Cela s’explique par la critique de l’enfant à  l’endroit de son père, par le mépris qui a remplacé l’ancienne surestimation infantile de sa personne. Tout se passe comme si le principal, dans le succès, était d’aller plus loin que le père, et…

samedi 1 août 2009 · 23h00

Berlinpinpin (que je peigne peigne peigne)

Premier août 2009 – 23h59 Disais donc pas trop contente d'être revenue de Berlin. A Berlin fort impressionné par une exposition → Ici les noms des peintres dont je ne me souviens pas. Berlin / couleurs Paris / gris Ce soir, F nous emmène boire un verre tous les 3 dans sa gentillesse nous invite à boire un à verre à Bastille. C'est pour faire « façon-Berlin ». Passés à Châtelet (Les Halles) aussi. Là, il dit : A Berlin ça nous aurait plu. Faux faux faux je lui dis que non. Une exposition sur les rêves. Une exposition sur les rêves. Que je trouve si belle. J'achète le catalogue. Quel est le nom de ce peintre?…

dimanche 26 février 2012 · 11h54

cette absence de nom et la mienne

"Se trouver dans un trou, au fond d'un trou, dans une solitude quasi totale, et découvrir que seule l'écriture vous sauvera. Être sans sujet aucun de livre, sans aucune idée de livre, c'est se trouver, se retrouver devant un livre. Un immense vide. Un livre éventuel. Devant rien. Devant comme une écriture vivante et nue, comme terrible, terrible à surmonter.(…) Si je n'avais pas écrit, je serais devenue incurable de l'alcool. C'est un état pratique d'être perdu sans plus pouvoir écrire… (…) Je ne sais pas comment je me suis tirée de ce que l'on peut appeler une crise, comme on dirait crise de nerfs ou crise de lenteur, de dégradation. (…) Quand on sort…

mercredi 2 mai 2012 · 08h50

Oubli de certains noms communs, métier et littérature

mer 2 mai 2012 (#oubli J'ai toujours trouvé extraordinaire (sans jamais chercher à en faire plus que ça état) la façon dont le sens de certains mots persiste à m'échapper. Comme celui d'hérésiarque ou de de démiurge.  Ou celui de solipsisme et d'idiosyncrasie. Vrai que je n'ai jamais aimé interrompre ma lecture par de fastidieuses consultations du dictionnaire, toujours compté sur le contexte. Or, certains mots résistent. Mais de découvrir leur sens via le dictionnaire ne suffit pas à ce que je les intègre. A moins que ça ne tienne à leur sens. A quelque chose qui me rebute dans leur sens. A moins que ça ne tienne à leur forme. Qui le sait? Qui le saura ? ) #littérature Lis Fictions, de…

dimanche 26 octobre 2014 · 18h24

Re: livres du moment / Artistes sans oeuvres et Rien ne s’oppose à la nuit

j'ai terminé, il y a quelques temps, la lecture de jean-yves jouannais, Artistes sans œuvres, aussitôt reprise pour ne pas le perdre de suite, ce livre que j'avais aimé. je l'ai perdu quand même, je suis faite de sable. cette nuit j'ai pensé, parce que je pense à n'importe quoi, pendant que dorine faisait voyage en ritaline, que le livre aurait aussi bien pu s'appeler Artistes sans noms, puisque c'est d'eux aussi bien qu'il est question dans ce livre, des noms que ne se font pas toujours les artistes. livre qui m'a soutenue le temps de sa lecture, car il absout, ou le tente, tant de l’œuvre que du nom. c'est-à-dire de l'absence d’œuvre que…

lundi 18 mai 2026 · 16h20

le prix à payer (du pas vers l’autre)

lundi 18 mai il était prévu que j'aille à Bruxelles, je n'arrive pas à prendre un billet, aujourd'hui peut-être. je vais assez mal, c'est relatif. c'est physique et  me demande ce qui le provoque. je dis c'est physique, mais c'est mental. physique et mental.  je ne sais comment en parler. ça fait des jours que je suis sur le bord de la migraine. en ce jour qui s'entrouvre, ça s'aggrave encore. peut-être est-ce d'avoir trop travaillé. que s'est-il passé, que se passe-t-il? #vaisselle tout avait pourtant bien commencé, hier, par une vaisselle, me disant qu'il faudrait que toujours je commence le jour de cette façon, toute empreinte de la sérénité que me procurait l'idée de…

jeudi 13 août 2026 · 17h48

dans l’ordre de ma mère
— la valeur sentimentale

rentrés, retour Paris hier après-midi après Donn, un peu paumée, rien (encore de grave). étrange comme tout de suite je reprends le chemin de mes anciennes habitudes, totalement abandonnées, perdues, pourtant tant à Donn qu'à Bruxelles, je m'installe dans mon coin de canapé. Geneviève Flaven ma chambre, 14h 56. l'été venu, je consulte quelquefois le blog de l'atelier d’écriture de François Bon et sa session estivale, très tentée, à chaque fois, à chaque été, d'y participer. or, je ne m’y suis finalement pas bien intégrée. ou est-ce ce que je tente de me faire croire ?ou est-ce ce que je tente de me faire croire ? non, je ne me suis jamais intégrée à aucun…

vendredi 4 septembre 2026 · 08h02

l’été aux fenêtres ouvertes – vendredi 4 sept. 08:02

Bruxelles au bout d'une nuit d'insomnie Il est 8h, je vais essayer de dormir, je me suis recouchée. La fenêtre de la chambre est ouverte, un battant est ouvert. Mais les rideaux sont restés tirés. Ils se balancent légèrement. La porte est également ouverte. La porte de la chambre retenue par une chaise. Comme le faisait ma mère.  Nous avons terminé une bonne part du travail hier. Au soir, M. est venue, c'était bien agréable. C'est elle qui logera au grenier. On a bu et fumé. Je suis très contente du travail qu'on a fait, du résultat. Jules m'a pas mal aidée. La cage d'escalier est propre. C'est bien plus agréable. Au premier aussi tout…

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