dimanche 16 octobre 2005 · 17h45

je vais bien
— la jouissance est une limite. tant que c'est le désir qui est à l'oeuvre.

je n’ai pas le temps d’écrire ici . je ne le prends plus . vouloir coller à la réalité pour la décrire est absurde, il y a toujours quelque chose qui la dépasse de très loin.  * céder ce qu’il faut de jouissance afin de ne pas avoir à  céder sur mon désir. * je pensais : "les faux impossibles" : ceux qui se mettent en place pour que le désir ne trouve pas son chemin, sa limite. * lacan : la jouissance est une limite. j’ajoute : alors, elle en ferait office tant que le désir est à  l’oeuvre. tant qu’elle s’inscrit dans le champ du désir. hors ce champ, elle est limite illimitée. lacan…

mardi 18 octobre 2005 · 11h10

coincée

depuis hier enfoncée. coincée. il y a très longtemps, à  ça, ce "coincée", un ami m’avait répliqué : qu’est-ce que tu sais dans ton coin? presque rougissante, j’ai cru qu’il me disait : qu’est-ce que tu sais dans ton sexe? ce matin, plutôt je me dis, d’abord je me dis (méthode) : que faire de ce savoir que je reste seule à  savoir (savoir qui n’est dès lors qu’en puissance, en passe).

mercredi 19 octobre 2005 · 10h42

un père à faire
— (coincée)

rêvé il y a deux nuits que mon père n’était pas mon père.je rencontre mon "vrai" père. lui parlant de mon père (du vrai dans la "réalité"), je dis "mon père" et m’en excuse auprès de lui : c’est lui qui toute ma vie a fait pour moi office de père, qui a été un père pour moi, non pas celui qui aujourd’hui se présente comme étant mon père. il ne m’en veut pas, il sait que mon père, qui s’avère donc n’être pas mon père, est mort.ce nouveau père est physiquement assez massif. plutôt muet. il ressemble à  un personnage du téléfilm dont j’avais vu la veille la fin où il s’avérait être un…

mercredi 19 octobre 2005 · 11h08

coincée (l’acropole)

Et si nous nous demandons (Freud parle ici de lui-même et de son frère, avec qui il avait entrepris ce voyage en Grèce) pourquoi nous nous étions gâché dès Trieste le plaisir d’aller à  Athènes, nous touchons à  la solution du petit problème. Il faut admettre qu’un sentiment de culpabilité reste attaché à  la satisfaction d’avoir si bien fait son chemin : il y a là  depuis toujours quelque chose d’injuste et d’interdit. Cela s’explique par la critique de l’enfant à  l’endroit de son père, par le mépris qui a remplacé l’ancienne surestimation infantile de sa personne. Tout se passe comme si le principal, dans le succès, était d’aller plus loin que le père, et…

jeudi 20 octobre 2005 · 12h00

rêvé que je faisais du théâtre

rêvé que je faisais du théâtre autres comédiens "professionnels" sont 2 ou 3 sommes disséminés sur la scène, complètement nue. je n’ai pas grand chose d’autre à  faire que de rentrer en scène, suivre une trajectoire assez longue qui la coupe en oblique. dire ou faire qq chose. de là  retraverser la scène, de nouveau trajectoire assez longue, vers un comédien à  qui je dois dire qq chose et qui probablement aussi me dit qq chose. les autres non plus, n’ont pas grand chose à  faire. une ou deux trajectoires sur la scène qui la coupe en diagonales, en zigzags, non en V. des phrases, des paroles qu’ils se lancent. il ne s’agit pas seulement…

dimanche 30 octobre 2005 · 00h15

– Vous lisez le journal?

Vous lisez le journal? Je ne lis pas souvent le journal. J’ai l’impression que ce serait mieux que je liseplusouventlejournal. Intimement, je ne le sais pas. Je ne sais pas pourquoi. Pour la conversation, c’est certain, c’est mieux. J’ai ouvert le journal aujourd’hui, lu, ce chiffre, et qu’est-ce qu’il peut bien vouloir dire, lu donc, et je l’aurai oublié très vite, d’ailleurs, tout de suite, je me suis demandée et le tsunami, combien de morts ça a fait, plus aucune, la moindre idée, quelle importance, fondamentalement, le chiffre, et pourtant, 54.000 morts, au Pakistan. J’en fais quoi, moi, de ça. Je l’oublie. Le chiffre. Pas le désarroi. Autrefois, je disais l’impuissance. Je disais: ces informations…

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