toute sa vie la rue...
(comment c’est)
(tte sa vie la rue) sur le souffle : parler de la générosité des m_achines, À vous
tte s v r, et puis ~ ce qui fait mal
to the street
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– les voleurs volent, les assassins assassinent –
[nous qui sommes d’après la shoah. - les travailleurs travaillent (JLG) -. mais nous avons le pain, et nous avons les jeux.]
je vais bien
— la jouissance est une limite. tant que c'est le désir qui est à l'oeuvre.
je n’ai pas le temps d’écrire ici . je ne le prends plus . vouloir coller à la réalité pour la décrire est absurde, il y a toujours quelque chose qui la dépasse de très loin. * céder ce qu’il faut de jouissance afin de ne pas avoir à céder sur mon désir. * je pensais : "les faux impossibles" : ceux qui se mettent en place pour que le désir ne trouve pas son chemin, sa limite. * lacan : la jouissance est une limite. j’ajoute : alors, elle en ferait office tant que le désir est à l’oeuvre. tant qu’elle s’inscrit dans le champ du désir. hors ce champ, elle est limite illimitée. lacan…
coincée
depuis hier enfoncée. coincée. il y a très longtemps, à ça, ce "coincée", un ami m’avait répliqué : qu’est-ce que tu sais dans ton coin? presque rougissante, j’ai cru qu’il me disait : qu’est-ce que tu sais dans ton sexe? ce matin, plutôt je me dis, d’abord je me dis (méthode) : que faire de ce savoir que je reste seule à savoir (savoir qui n’est dès lors qu’en puissance, en passe).
un père à faire
— (coincée)
rêvé il y a deux nuits que mon père n’était pas mon père.je rencontre mon "vrai" père. lui parlant de mon père (du vrai dans la "réalité"), je dis "mon père" et m’en excuse auprès de lui : c’est lui qui toute ma vie a fait pour moi office de père, qui a été un père pour moi, non pas celui qui aujourd’hui se présente comme étant mon père. il ne m’en veut pas, il sait que mon père, qui s’avère donc n’être pas mon père, est mort.ce nouveau père est physiquement assez massif. plutôt muet. il ressemble à un personnage du téléfilm dont j’avais vu la veille la fin où il s’avérait être un…
coincée (l’acropole)
Et si nous nous demandons (Freud parle ici de lui-même et de son frère, avec qui il avait entrepris ce voyage en Grèce) pourquoi nous nous étions gâché dès Trieste le plaisir d’aller à Athènes, nous touchons à la solution du petit problème. Il faut admettre qu’un sentiment de culpabilité reste attaché à la satisfaction d’avoir si bien fait son chemin : il y a là depuis toujours quelque chose d’injuste et d’interdit. Cela s’explique par la critique de l’enfant à l’endroit de son père, par le mépris qui a remplacé l’ancienne surestimation infantile de sa personne. Tout se passe comme si le principal, dans le succès, était d’aller plus loin que le père, et…
rêvé que je faisais du théâtre
rêvé que je faisais du théâtre autres comédiens "professionnels" sont 2 ou 3 sommes disséminés sur la scène, complètement nue. je n’ai pas grand chose d’autre à faire que de rentrer en scène, suivre une trajectoire assez longue qui la coupe en oblique. dire ou faire qq chose. de là retraverser la scène, de nouveau trajectoire assez longue, vers un comédien à qui je dois dire qq chose et qui probablement aussi me dit qq chose. les autres non plus, n’ont pas grand chose à faire. une ou deux trajectoires sur la scène qui la coupe en diagonales, en zigzags, non en V. des phrases, des paroles qu’ils se lancent. il ne s’agit pas seulement…
good bye
j’abricole. nous partons. demain, j’ai 42 ans.
de la nuit
voudrais pouvoir foncer à travers tout
de la nuit
maintenant il faudrait pouvoir aller vraiment très vite, très très très vite
– Vous lisez le journal?
– Vous lisez le journal?
Vous lisez le journal? Je ne lis pas souvent le journal. J’ai l’impression que ce serait mieux que je liseplusouventlejournal. Intimement, je ne le sais pas. Je ne sais pas pourquoi. Pour la conversation, c’est certain, c’est mieux. J’ai ouvert le journal aujourd’hui, lu, ce chiffre, et qu’est-ce qu’il peut bien vouloir dire, lu donc, et je l’aurai oublié très vite, d’ailleurs, tout de suite, je me suis demandée et le tsunami, combien de morts ça a fait, plus aucune, la moindre idée, quelle importance, fondamentalement, le chiffre, et pourtant, 54.000 morts, au Pakistan. J’en fais quoi, moi, de ça. Je l’oublie. Le chiffre. Pas le désarroi. Autrefois, je disais l’impuissance. Je disais: ces informations…