je voulais dire comme si la parole . je voulais dire ici , ces lieux qui n’en sont pas ( hors-lieux de, les blogs , internet , etcaetera) , comme si lieux de parole , la voix en moins . je parle de la voix débarrassée de sa chair , voix : viande en moins . son seul os , comme qu idirait . - où la chair serait le réel la présence réelle physique ( : péché (de chair mon père) - l’os , ce qu’il en reste , subsiste , pendant qq temps ( le signifiant aux allures clean sèches ( pense à l’amaigrie .
[ comme si – ici , les hors
(Oui, j’ai rêvé. D’un homme qui me demandait ma voix.
(Oui, j'ai rêvé. D'un homme qui me demandait ma voix. Oui, j'ai rêvé encore. Ou plutôt non, une voix, la nuit, est venue m'a expliqué cette lettre que je m'étais adressée et que mon père m'avait donnée, m'a expliqué comment cette lettre tournait autour de mon père, ou plutôt comment mon père était venu se placer là, par hasard, au lieu du retour de cette lettre vers moi. Mais je n'ai pas bien retenu et ça n'a pas beaucoup d'importance. C'est juste un peu drôle (ces explications théoriques qui me viennent la nuit, poursuivent mes élucubrations). Il y a deux nuits, je n'ai pas du tout dormi trop inquiète à propos de tout ce travail…
les muettes voix des pensées
réveillée une fois de plus à 4h30. furieuse, j'avais peur. je me suis levée, allée au salon, me suis dit voilà, je ne le saurai pas, jamais, le pourquoi de mes réveils, il fallait m'y résoudre, à ça. c'est alors que j'ai eu l'idée de la voix. je me réveille, j'écoute. je me réveille, j'entends. je me suis dit, c'est ça, ce serait pour ça que je me réveille, pour entendre cette voix. la voix de mes pensées. j'avais un ami poète qui disait que quand il écrivait, il entendait une certaine voix, qu'il écrivait pour entendre cette voix-là. moi, ce serait pareil, alors, point d'interrogation, ce serait pareil, j'écrirais pour entendre cette voix, ma…
lendemain, (le son du corps) (mon amour de ce son)
13.08.09 non, non, je n'ai pas dormi avant sept heures trente ce matin. Viens de voir Détruire dit-elle de Duras. C'est très beau. Les voix d'abord. Je suis encore dans ces voix de Duras. Quand je faisais du théâtre, R. m'avait appris à parler comme les personnages de Duras, comme Duras. (( Voici comment il faut faire, ça marchait très bien, avant de dire une phrase, penser "Elle dit : " et que ce qu'on dise ce soit ce qu'"Elle" dit. (Elle dit : ) Voilà, c'est ça, le truc.)) Je n'avais pas vu ce film. Avais peur d'être déçue, de la trouver pompeuse, ennuyeuse. Tout de suite les voix vous entraînent vous ne savez…
lendemain, 9 heures – l’âtre éventuel
14.08.09 réveillée par Jules . "forcée" à me lever. sommes à table, cuisine, la petite table carrée, en pin, de la cuisine, j'écris yeux fermés, Jules prend (prend! comme s'il s'agissait de médicament!) mange ses céréales, yeux collés, j'ai oublié hier d'enlever mes lentilles. il fait clair. le babil de Jules, les sons du dehors, le verre qui se fracasse dans les poubelles. que de rêves! mon père revenu (de la mort). malade. croisé dans Bruxelles en pijama, plus petit que moi, mais mon père, reconnu, plus petit, senti au moment de nos embrassades. près de la grand-place. "Pourquoi n'as-tu rien dit ? Que fais-tu ici ?" "Je n'étais pas sûr". je dois acheter un disque pour…
Oubli de certains noms communs, métier et littérature
mer 2 mai 2012 (#oubli J'ai toujours trouvé extraordinaire (sans jamais chercher à en faire plus que ça état) la façon dont le sens de certains mots persiste à m'échapper. Comme celui d'hérésiarque ou de de démiurge. Ou celui de solipsisme et d'idiosyncrasie. Vrai que je n'ai jamais aimé interrompre ma lecture par de fastidieuses consultations du dictionnaire, toujours compté sur le contexte. Or, certains mots résistent. Mais de découvrir leur sens via le dictionnaire ne suffit pas à ce que je les intègre. A moins que ça ne tienne à leur sens. A quelque chose qui me rebute dans leur sens. A moins que ça ne tienne à leur forme. Qui le sait? Qui le saura ? ) #littérature Lis Fictions, de…
Gravité
"Car dans Gravity, les hommes ont perdu ce qui leur donnait leur lest. Les corps sont déjetés dans l’apesanteur, les voix ne portent plus, rien de ce qui faisait l’étoffe d’un sujet n’existe plus. Objets parmi les objets de consommation, les corps chutent dans le tout-à-l’égout de l’espace.Ce qui ordinairement leste un sujet n’est pas l’objet du commerce ou de la technologie, mais autre chose de plus insaisissable et qui fait la cause de son désir, ce que Lacan nomme objet a." Sur l'objet-voix qui fait cordon ombilical relie à terre mère, sauvant Pierre, Stone - elle se retrouve à hurler doucement comme loup comme chien puis cris du bébé, Inuit, voix qui l'accouchent, d'où,…
où l’on touchera un mot de la jouissance afférente à la honte et à la culpabilité (avec du Dostoïevski dedans)
MARDI MATIN, huit mars 2016, 10 h 53 minutes. F bureau, J école. Malheur de malheur, j'ai craqué avant-hier et j'ai acheté un paquet de cigarettes. Venions de rentrer de Donn, c'était le début de soirée déjà avancé, nous n'allions pas déballer les valises plus avant, elles resteraient probablement ouvertes au sol jusqu'à jeudi. Assis dans le canapé, Jules jouait à Portal 2. Dans son fauteuil, F faisait ses trucs sur ordi. J'errais. Soudain, j'ai vu sur la table du salon ce livre qui y traîne depuis un certain temps, probablement par moi sorti de la bibliothèque pour des raisons oubliées, Le sous-sol de Dostoïevski ! J'ai dit alors à J. que j'allais me servir…
L’objet voix, extrait (Rose-Paule Vinciguerra)
Comment enfin dans l’analyse, le sujet est-il confronté à la voix ? C’est sous la forme d’une voix venant de l’Autre de la façon la plus radicale, sous la forme d’un « Que veux-tu ? » qu’il la rencontre, en fin d’analyse notamment. À partir de là, pour le sujet, pourra s’opérer un retournement sur lui-même faisant apparaître le point où sa jouissance la plus têtue insiste. Ce Che vuoi ?, dit Lacan, est l’ouvre-bouteille d’un flacon dont le contenu est à découvrir [46]. Dans l’analyse, ce Che vuoi ? va confronter le sujet à la béance du désir de l’Autre concernant son être, à celle de son propre désir en tant qu’Autre. Il renvoie au…
Jeudi 29 décembre
7h58, hier soir 4 gouttes de cbd 20. Là au lit, 20% batterie de mon téléphone, dans le noir. Réveil. Je ne sais pas comment, quand ça a commencé, les idées de suicide, très jeune. Je ne sais pas ce qui les a provoquées. Il n'y en n'avait pas rue Tiberghien, je crois. C'est rue Waelhem. Donc plus tard, mais quand ? Lors de la troisième année d'études secondaires ? Quel âge avais-je ? Tu vois, V, tu ne connais plus l'âge, ce qui ne t'étonne pas, te connaissant, mais il y a cette phrase amusante, en échange : Quel âge avais-je ? Mes premiers souvenirs de pensée au suicide remontent à la table de…
La voix de ma tante
Aujourd'hui, j'ai compris combien c'est ta voix qui me manqueCe dont tu vois je ne me doutais pasC'était tous les ans la même chose, à cette époque de la grande fêteJe me trouvais soudain plus seule encore qu'à l'habitudeDes jours durant, agitée, abattueMalgré moi plongée et replongée dans un passéDont l'éclat me revenait par bribesCelui des papiers brillantsSurtout celui de ta voix riantQui s'élançait dans l'escalier traversait la maison envoyait ses ordres s'adressait aux uns et autres et lançait un maelström d'activités pour préparer la fêteDes jours et des jours durant, année après année, les mêmes gestes répétés Je te suivais me glissais dans ton sillage à l'abri de ton ombre, je pouvais agir. Te…
Subject: LES POÈTES DU SPLEEN « VALSE MÉLANCOLIQUE ET LANGOUREUX VERTIGE ! » (BAUDELAIRE, LES FLEURS DU MAL)
Very dear D and G, Avant tout vous souhaiter une très bonne année à toutes les deux! Par rapport au cartel que nous avons envisagé de faire sur la poésie, je vous envoie ce lien sur un article (lu pendant ces vacances) sur le son dans la poésie et en particulier chez Baudelaire, Leopardi et Pessoa. ( article originairement trouvé là, aujourd'hui disparu : https://eduscol.education.fr/odysseum/les-poetes-du-spleen-valse-melancolique-et-langoureux-vertige-baudelaire-les-fleurs-du-mal) Il y est d’abord question d’abord questions des bruits de la nature, du vent, et même du vent des acouphènes… Recouvert par le son des feuilles Le bruit, l'immense bruit du vent Me dépouille de ma pensée : je ne suis personne, je crains d'être bon (Pessoa) Ensuite des bruits…
enfances #06 | voix
– Je suis exaspérée– Ce n'est alors pas le jour– Non, en effet, mais c'est le dernier– Dernière minute Je veux me souvenir de la voix de mon père, je me souviens, je le vois. Est-ce que je me souviens, de sa voix? Quelque chose de sa voix est là, fragile, nécessitant une attention extrême, une tension. (Qui ouvre un point particulier de l'espace de l'espace de l'attention, un point où quelque chose de sa voix revient, revient à l'existence, qui s'entend à peine, une évocation s'élève dans l'espace de la pensée. Qui se juxtapose à une image de lui qui s'impose, vive et forte.) Etrangement, je le voix vois, penché sur le tiroir d'une…