vendredi 1 décembre 2006 · 10h39

lendemain (de séance 4)

10:39

extraordinairement dormi. réveillée par un bruit extérieur. de longs instants je me demande quel jour on est. vendredi. presque comme si je pourrais en déduire qui je suis. l’impression d’émerger d’un sommeil profond est vraiment agréable.

je pense aux rêve que je viens de faire. je suis sûre que ce sommeil a été rendu possible de par la séance d’hier (pourquoi faut-il que cette phrase, elle, soit si difficile à écrire ?) jules lui aussi dort. c’est si étrange si plaisant que je me demande si je n’ai pas hier par inadvertance pris une quelconque drogue. [...]  Lire la suite >

vendredi 1 décembre 2006 · 11h25

s4 (petite note)

11:25

massala, c’est quoi?

c’est un curry spécial, indien, c’est un mélange d’épices.

c’est difficile à préparer?

non, non. c’est surtout les ingrédients, qui sont difficiles à rassembler. à paris, je ne sais pas où il faut aller.
j’omets de dire que je pensais qu’il fallait que j’aille dans le 13ème, où se trouve son cabinet, pour trouver tous ces ingrédients.

vous pensez qu’il n’a pas assez prêté attention au poulet massala?
pleurs, pleurs, pleurs.

au moment où nous nous quittons : vous ne savez pas ce que ça veut dire, massala? non? je vais faire des recherches. [...]  Lire la suite >

dimanche 3 décembre 2006 · 11h18

tout du moins

// ici, tout le monde dort encore. (d’ici, non plus, je ne supporte plus le so-called « template », modèle, j’en avais pris un tout fait, dark-cash, pour être sûre de ne plus passer mon temps à y travailler, je pensais que c’était bien, j’avais renommé le blog « format standard » ; et voilà, voilà que je ne le supporte plus non plus ce template. bon tant pis.)

(en tout cas moi je fais vraiment un blog).//

l’horreur, le chiffre : 64.4 (kg). (pour 1m76). alors quoi vais-je recommencer à fumer – je le voudrais bien. mais. si les yeux ne m’étaient pas si gonflés au réveil le matin, je recommencerais. diète donc, à la diète. (oh ce courage que j’ai eu de monter sur la balance, oh ce courage). (maintenant, il faut maigrir, et tout le monde sait bien que c’est impossible). (quand je mets des parenthèse, en ce qui me concerne, je m’en rends compte, c’est comme de parler un ton plus bas, écrire un ton plus bas.) (j’ai lu chez d’autres ces parenthèses, chez un autre en particulier, je m’en suis inspirée, oh c’était il y a fort longtemps maintenant, mais chez lui, c’était un homme, ça l’est toujours, ses parenthèses me donnait l’idée de rendre compte de « l’esprit d’escalier », c’est tout à fait à tort, l’ « l’esprit d’escalier » ça n’est pas du tout ça, « l’esprit d’escalier », je connais bien ça, ou tout du moins, l’ai-je très bien connu, aujourd’hui de parler, je ne rêve même plus; c’est bien ça, non, l’esprit d’escalier, après-coup, se dire, oh j’aurais pu dire telle ou telle chose – et d’é-lucubrer/chafauder. ses parenthèses, plutôt, ça rend certainement compte, très bien compte, d’un certain fonctionnement de la pensée, qui ne relève pas de l’esprit d’escalier, mais qui donne bien le sens d’un dédale, d’1 labyrinthe, de quelque chose dans quoi on s’est engagé et dont on ne sait pas comment on va sortir, dont il n’est pas sûr d’ailleurs qu’on veuille sortir; il est à mon sens, le premier, et le meilleur, à l’avoir fait, donc, cet homme qui accumulait des parenthèses, même s’il eut de nombreux imitateurs, de nombreux suiveurs – c’est qu’il y s’agit, à mon sens, d’1 procédé qui traduit un mode de pensée proprement moderne – enfin, non pas la pensée, mais sa traduction. de pensée, le monde probablement n’a pas tant changé, tout du moins de ce point de vue là, du point de vue de ses possibilités de dérivations, auxquelles aujourd’hui l’écriture colle, colle au mouvement, au flux, enfin tout ça est connu, au flux plutôt qu’à la recherche, la croyance, la foi, la visée, d’1 sens qui soit arrêté, qui s’arrête. c’est pourquoi, dans le cas de ses parenthèses, des miennes aussi d’ailleurs, je crois qu’on peut parler de « dérivation métonymique », même si j’hésite un peu à le faire, parce que je pense que quand on parle, tout du moins quand on écrit, il faut essayer de ne pas se soutenir seulement d’un savoir su un jour, qu’il y faut un savoir su encore, c’est-à-dire qu’il faut le re-savoir, le savoir à nouveau, qu’on ne peut pas se contenter d’ânonner; je sais maintenant que je ne suis pas la seule à oublier, oublier ce que je sais, je l’ai compris, je pensais qu’il n’y avait que moi, moi, certainement j’oublie remarquablement vite, les choses, on les sait un temps, le plus souvent, essentiellement, ou peut-être uniquement, au moment où on les apprend, dans le moment où on les comprend. après, c’est l’oubli. surnagent éventuellement certains mots, mais ce n’est pas sûr qu’on sache encore ce qu’ils désignent malgré qu’on s’autorise encore à les utiliser. « dérivation métonymique », j’ai retenu ça. le « peu-de-sens » de la métonymie, disait lacan, le « pas-de-sens » de la métaphore. le « pas » en dehors. Jules se réveille. [...]  Lire la suite >

samedi 9 décembre 2006 · 13h25

séance 5 – en partie privé

En souriant je lui avais dit que faire l’amour me mettait de bonne humeur.

Rattrapée en ce moment par l’angoisse, appelons-ça ainsi, qui à nouveau me réveille le matin.

Je parle du plaisir que je ne supporte plus. Du plaisir sexuel. De ce que j’appelle moi le plaisir sexuel. J’essaie de parler de la distinction que je fais entre plaisir et jouissance. Je parle de celle à laquelle il me faudrait absolument dire non, la phallique, de jouissance, et de celle qu’il me faudrait défendre à tout prix, à mon coeur corps défendant, l’Autre – l’Autre jouissance. Je lui précise que je dis ça comme ça pour le dire vite, pour le dire de façon ramassée, que j’utilise ces concepts lacaniens, sans savoir si c’est de la bonne façon. [...]  Lire la suite >

lundi 18 décembre 2006 · 23h28

done

j’ajouterai que j’ai également lu un bouquin d’échenoz qui n’a d’autre mérite que d’être rapide à lire + fait quelques tentatives, vaines, pour me rapprocher du poulet masala.
journée presque claire, froide. soirée maussade.
nb: bien sûr, j’ai également changé le template du lieu. demain c’est fête de noël à la halte-garderie. j’achèterai un gâteau. no news from ji.

mardi 19 décembre 2006 · 12h00

avant/après, séance – de l’intime

abominable rêve cette nuit.

j’ai peine à m’en souvenir. je sais seulement que mon père me demande si… certaines caresses. en fait il ne dit rien, mais je comprends. il a son air plaintif, malade. je m’enfuis. je me dis tout de suite que je ne dirai rien à ma mère. puis quand je la vois, je le lui dis aussitôt. elle me pose des questions, je lui dis que ça s’est déjà passé auparavant, elle me dit qu’elle s’en doutait. c’est tout. 

en me réveillant je me demande si ça s’est vraiment passé, mais je sais bien que non, je me demande à quoi ça correspond, pourquoi ce rêve-là, et si ça n’expliquerait pas « tous mes problèmes ». j’attends de pouvoir le raconter en séance, tout en doutant qu’il puisse en ressortir quelque chose – du moins dans l’immédiat. tandis que je vis une sorte de contentement de ce qu’arrive là quelque chose qui tranche, n’a pas sa place dans mes élucubrations actuelles. ce rêve comporte une certaine honte, honte pour père. l’air de rien, ce rêve bouscule tout. enfin, c’est un grand mot. crée un point de discontinuité dans le courant continu dans lequel je pensais être. [...]  Lire la suite >

jeudi 21 décembre 2006 · 23h13

la charge affective en moins

de l’allègement de la charge affective,

de nombreuses choses je vis
qui débarrassées sont
de leur
« charge affective ».

une histoire triste,

Ernst retrouve alors le souvenir suivant : très petit, au moment de la mort de sa sœur, il a commis une chose grave pour laquelle le père l’a battu. Il a alors fait une terrible colère et injurié son père, mais ne connaissant pas d’injures il lui a donné tous les noms d’objets qui lui passaient par la tête : « Toi lampe ! toi serviette ! toi assiette ! » Le père déclare : « Ce petit là deviendra ou un grand homme ou un grand criminel. » A partir de ce moment, son caractère se modifie : il était coléreux, il devient lâche. [...]  Lire la suite >

samedi 23 décembre 2006 · 12h18

poulet massala

Les recettes sont données pour 6 personnes

2 kg de poulet coupé en morceaux pas trop gros
3 oignons
6 gousses d’ail
5 tomates
2 pommes canada ou reinette
1 boîte de 400 g de lait de coco
1 c. à soupe de gingembre frais
1 bâton de annelle
3 anis étoilés
15 cosse de cardamome
50 g. de poudre de curry ou massala (mélange d’épices)
1 yaourt bulgare
4c. à soupe d’huile
1 citron vert 1 bouquet de coriandre fraîche
sel

Faites retirer la peau du poulet par le volailler ou le faire soi-même, c’est très facile. Mélanger la poudre de massala avec le lait de coco. On obtient une pâte épaisse. Enduire chaque morceau de poulet d’une bonne épaisseur de cette pâte et laisser mariner 2 heures environ à température ambiante. [...]  Lire la suite >

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