« Restait à nommer l’amour du réel lui-même, (( Ethique et pulsion ou De la psychanalyse comme style de vie, Philippe De Georges, Editions Payot Lausanne, Psyché, p. 85 )) et c’est le pas franchi par deux analystes de l’Ecole, Franceso Hugo-Freda et Virginio Baïo. Cet amour-là est, nous dit Miller, le plus proche de la haine, car celui tient le plus compte de l’objet. La haine est à entendre ici comme la plus lucide des passions: loin de porter sur les seuls semblants, elle vise, comme l’injure, le noyau de réel qu’indexe l’objet a. » mon secret c’est l’envers de l’amour l’inavouable pour moi c’est là où ça n’aime pas et ça me poursuit…
l’amour du réel
Evénement Lacan (2) – l’événement là-camp
— (et le rêve du Sang N)
Je reviens aux rêves de L'événement Lacan. Je veux noter maintenant tout ce qui me vient à l'esprit à propos de ces rêves. Dans le premier rêve, il s'agit donc d'un "Événement Lacan", d'une réunion, d'une conférence, d'une table ronde autour de "L'événement Lacan." Dans le second rêve, il s'agit d'un enfant ébouillanté. D'abord, je ne peux m'empêcher de penser que l'arrivée d'un enfant, auquel le premier rêve se réfère également, avec le bébé de 4 mois dans l'assemblée, constitue un événement autrement plus événementiel que n'importe quel "Evénement Lacan". A la naissance de Jules, j'avais dit ça, que la naissance, le moment de la naissance, quand il est sorti de moi, avait constitué le…
N
— Je pensais que c'était un rêve, mais non.
Je pensais que c'était un rêve, mais non. N est bien la lettre qui m'arrive au corps quand. La triste ou l'horrible qui me prend toute, dont le sang s’infiltre en mes veines, me sépare et du reste du monde. La lettre du moment où mon corps prend possession de moi.
séance 5 – en partie privé
En souriant je lui avais dit que faire l’amour me mettait de bonne humeur. Rattrapée en ce moment par l’angoisse, appelons-ça ainsi, qui à nouveau me réveille le matin. Je parle du plaisir que je ne supporte plus. Du plaisir sexuel. De ce que j’appelle moi le plaisir sexuel. J’essaie de parler de la distinction que je fais entre plaisir et jouissance. Je parle de celle à laquelle il me faudrait absolument dire non, la phallique, de jouissance, et de celle qu’il me faudrait défendre à tout prix, à mon coeur corps défendant, l’Autre – l’Autre jouissance. Je lui précise que je dis ça comme ça pour le dire vite, pour le dire de façon…
un doute de l’amour
Cependant, quelle que soit l'explication qu'on donne à cette «constellation» si étrange de l'amour et de la haine, son existence est mise hors de doute par les observations faites sur nos malades, et il devient facile de comprendre les phénomènes énigmatiques de la névrose obsessionnelle lorsqu'on les rapporte à ce seul facteur. Si, à un amour intense s’oppose une haine presque aussi forte, le résultat immédiat en doit être une abolie partielle, une incapacité de décision dans toutes les actions dont le motif efficient est l’amour. Mais cette indécision ne se borne pas longtemps à un seul groupe d’actions. Car d'abord, quels sont les actes d’un amoureux qui ne soient pas en rapport avec sa…
Fr…éronique
Chère Hélène Parker, Je vous demande de ne plus attendre de moi que j’écrive. De me laisser libre de ça. Je n'arrive pas à le formuler, mais autant cela m'a surprise, cela m'a fait plaisir, cela a été important que vous appréciez ce que j’écrivais, autant, ça ne peut pas devenir impératif (je veux dire que j'ai alors pensé que vous attendriez que j'écrive, que vous seriez déçue si je ne le faisais pas). Je n'osais pas vous le dire, car j'ai aimé votre appréciation. Vous êtes devenue celle qui a aimé ce que j'écrivais. Ce qui me lie à vous d'une façon très spéciale, car vous avez pu reconnaître quelque chose qui ne l'espérait…
L’objet suicidé du mélancolique, Marie-Claude Guillaume
https://www.association-freudienne.be/pdf/bulletins/3-06_Guillaume_53.pdf Le Bulletin Freudien n° 53 - Mars 2009 C’est une rencontre avec un texte, l’autobiographie d’Althusser, qui est à l’origine de ce texte-ci, une rencontre qui a nourri mes questions pendant pas mal de temps, une rencontre avec un texte résistant, un texte insistant, une rencontre avec l’énigme d’une structure. Et la lecture du livre de M.-Cl. Lambotte, Le discours mélancolique 1, dans le cadre du séminaire sur la mélancolie avec Nicole Stryckman et d’autres, l’année passée, m’a amenée à cette mise en forme provisoire de certaines de ces questions. J’ai choisi ici de mettre en tension deux étonnements : l’expression suicide de l’objet2 chez Lacan, à propos de la mélancolie, et l’acte, le…
dimanche 22 janvier
Lit. Ah, il est 7 heures du mat, j'ouvre un œil et le téléphone, j'écris le fracassemeur du moment: Tu te hais, tu te hais, tu te hais... À quoi je rétorque : Mais pourquoi ? Pourquoi ? Si seulement tu m'expliquais ça. Évidemment, pas de réponse. Je me lève. Ricoré, salon noir. Dommage qu'il ne le soit pas davantage. La lumière orange qui filtre de la rue est regrettable. Difficile passage chez le coiffeur hier, et retour à la maison. Tellement intimidée sur place. Les lumières si fortes. Le jeune coiffeur très charmant, gentil. Et l'horreur de me voir dans le grand miroir si éclairé. Je vois tout de suite que je n'aurais pas…