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jeudi 13 août 2026 · 17h48

give me a lever and a place to stand, i can move the world
— valeur sentimentale

date de création :

13/08/2026

| date de mise à jour :

16/08/2026

rentrés, retour Paris hier après-midi après Donn, un peu paumée, rien (encore de grave). étrange comme tout de suite je reprends le chemin de mes anciennes habitudes, totalement abandonnées, perdues, pourtant tant à Donn qu’à Bruxelles, je m’installe dans mon coin de canapé.

Table des matières

Geneviève Flaven

chambre, 14h56. l’été venu, je consulte quelquefois le blog de l’atelier d’écriture de François Bon et sa session estivale, très tentée, à chaque fois, à chaque été, d’y participer. or, je ne m’y suis finalement pas bien intégrée. ou est-ce ce que je tente de me faire croire ? non, je ne me suis jamais intégrée à aucun groupe.  [...]  Lire la suite >

jeudi 13 août 2026 · 07h12

se faire une image

i should have made myself an image. j’aurais dû me faire une image.

i’m saying this. it’s unfair. i haven’t because i could’nt. maybe i could now.
je dis ça, c’est injuste. je ne l’ai pas fait parce que  je ne le pouvais pas. peut-être que je pourrais maintenant.

now that i’m aging.
que je suis devenue vieille.

( j’entends le craillement des corbeaux depuis l’autre côté des bâtiments d’en face.)

mardi 4 août 2026 · 08h16

bruxelles, dernier jour, promenade matinale

date de création :

04/08/2026

| date de mise à jour :

15/08/2026

Bruxelles, 4 août 2026, 8 heures, note audio, transcription automatique – Reste à ajouter les photos.

Contexte: je reviens d’une promenade matinale le long du canal, j’ai enregistré tout au long de ma marche. Une mauvaise manoeuvre m’a fait perdre une première version de la note, que je tâche de reprendre alors.

Pas très convaincant comme expérience. Ma voix, qui ressemble à celle de ma cousine, curieusement. De mes cousines. Voix de belge, de femme belge. Que faire de ce texte? Je n’ai rien fait pour retrouver le premier texte perdu. La promenade a cependant été très agréable. J’avais marché 9000 pas, je crois. Il y a un autre enregistrement qui traîne quelque part. Celui-ci date du dernier jour à B, juste avant le départ. Et curieusement, le précédent avait été enregistré à Paris, au matin du départ pour B. J’étais contente de cette promenade. D’avoir fait autre chose de ces heures où je me réveille avant tout le monde, d’être sortie, d’avoir profité de la fraîcheur du matin, d’avoir découvert ces endroits. [...]  Lire la suite >

mercredi 22 juillet 2026 · 11h28

des traces d’errances – les choses in-finies faites hier

mercredi 22 juillet, 4h du mat

Je me réveille
trop tôt la nuit
Mes pensées sont alors claires
par endroits désespérées
Mais je ne les écris pas.

Hier encore, j’ai vécu au fil de mon ordinateur et de mon téléphone.
Ce sont eux qui décident. J’y vais pour une chose, je tombe sur un onglet (de navigateur) ouvert ou un fichier (word ou jpg) et c’est là que je vais. Dès potron minet. Dès le matin tôt. Vers treize heures, rappelée à l’ordre (gentiment, patiemment) par Frédéric, je dois me faire violence pour m’arrêter, pour manger, pour m’extraire de ce dans quoi je suis prise.  Qui est toujours n’importe quoi, du moment que c’est sur l’ordinateur ou le téléphone.  Aussi vers quinze heures, ai-je décidé de tenter de m’interrompre, de m’arrêter, de prendre du papier, de trouver un carnet, et d’écrire ce que j’avais fait ce jour-là. Ailleurs que sur un écran.

L’idée était de noter ce que j’avais fait (plutôt que ce que je devais terminer). De trouver le moyen de m’adapter au fait que ma vie était cette errance où je ne termine rien, ou je ne décide rien à l’avance, de l’accepter, de trouver quoi en faire ou quoi en dire ou quoi en écrire. Quoi en tracer. Où le tracer.  Quelles grandes cartes dessiner. Ou comment le vivre — ouvertement — sans subir l’ire de ce qui voudrait qu’une chose soit autrement qu’in-finie, que non finie. Ce qui tient à ce qu’une chose ait un début et une fin. Quelles conséquences en tirer pour le rendre supportable? Quoi mettre au point?

En faire état, d’une manière ou d’une autre.

Je reprends ici ma récapitulation d’hier (quelle folie) :

19 juillet à la mer
Contrairement à ce que je me proposais de faire, il a d’abord fallu  que j’écrive  à propos de ce que j’avais commencé dimanche. Probablement contrainte par quelque chose que j’aurai vu sur l’un de mes écrans. Une photo, je crois, de Jules, de Jules, le 19 juillet 2012 2014 à la mer, sur la digue de Nieuwpoort. Il a 9 ans.
J’avais vu dimanche les photos de ce séjour à la mer avec ma mère, et m’étais souvenue d’un dialogue plus ou moins imaginaire tenu entre elle et moi, écrit dans un carnet que j’ai voulu retrouver, que j’ai retrouvé, que j’ai dicté à Evernote pour le transcrire plus rapidement, que je veux  maintenant publier ici.
(N’allons pas maintenant chercher à finir cela; que je n’aille pas maintenant chercher à finir cela.)
Revoyant hier les photos de Jules, auxquelles je tiens tellement, j’ai pensé que je pourrais peut-être en faire une édition papier (plutôt qu’une publication ici). Je n’avais fait aucune belle photo de ma mère. Elle était assez mal coiffée. Tout était plus compliqué alors, entre nous. Heureusement, j’en avais fait 2 tout de même. Me permettant de me souvenir que ça avait eu lieu, ce séjour ensemble.

Hier, 21 (était-ce-ce le premier jour de l’été?)
les erreurs
J’ai commencé à passer/perdre du temps sur Patreon où j’ai dans un élan subi publié un court texte sur l’erreur. Un moment d’enthousiasme. J’étais tombée ici une erreur, qui ne correspondait tellement à rien, qui me paraissait à ce point ininterprétable, que je m’en étais trouvée ravie. Cela se trouvait dans le texte d’un cauchemar abominable (fait en juillet 2021), que certains éléments m’obligent (pour le moment) à publier en privé.  J’y parlais d’une chaise « cannelée » plutôt que « cannée ». Je ne vais pas m’étendre là dessus encore.
patreon 
De mon Patreon, je ne sais que faire et devrais y renoncer. Dans ces réseaux sociaux, je ne suis jamais là que pour socialiser, que dans un rêve de socialisation; or la seule chose certaine c’est que je n’y socialise pas le moins du monde. C’est un leurre, ce dont je devrais tirer les conséquences. Il n’y a là-bas que Boris Dunant et Ahn Mat. François Bon et ses ateliers. Ce qui est pourtant important, qui compte, mais pour autant faut-il que j’y publie moi-même? Je connais la réponse. Je n’ai d’autre raison d’écrire que celle de mon isolement et cette écriture m’isole davantage encore, vu qu’elle est ce qui me maintient dans mon coin de canapé.

J’écrivais là-bas :

ah, les erreurs, les erreurs, les erreurs, les grossières erreurs. celles qui furent si effrayantes, celles qui m’ont tant effrayée. qui m’ont tant empêchée. tant tout empêché. qu’y aurait-il d’autre à célébrer? aujourd’hui à célébrer. mettre en avant, aimer. à quoi croire d’autre ? (petit coup de folie)

der Irrtum, die Irrtümer
verhängnisvoller Irrtum  ; großer Irrtum ; fundamentaler Irrtum 

idée pour un nouveau nom: Irrtum, Véronique Irrtum

Irrtum : IXe s – Nom structurellement dérivé de irre (« égaré », « confus », « dérangé », «fou»)

les changements de nom
Ensuite, dans la suite de cette idée de changement de nom, j’ai repris le brouillon d’un texte récent autour de Leonard Cohen et du changement de nom.
I said Father change my name.
Tout est beau dans chacun de ces mots.
Je ne voulais pas publier l’entièreté du texte sur Patreon, parce que je m’y dévoile trop, pour lequel il avait néanmoins d’abord été conçu, et je l’ai donc publié complété ici. J’ai fait beaucoup de recherches sur les concerts de Leonard Cohen dans le désert, avec les soldats, pendant la guerre avec l’Egypte. Aussi sur l’image de la couverture du disque. J’ai regardé beaucoup d’images du Rosaire des philosophes.  « Le Rosarium Philosophorum ou Rosaire des philosophes, est un texte alchimique du XVIe siècle qui présente une série d’images allégoriques et de vers poétiques, symbolisant les processus de transformation alchimique et la quête de l’illumination spirituelle, souvent interprété comme un guide des mécanismes internes de la pierre philosophale. »  Il me reste encore à lire/écrire là-dessus.  Je m’intéresse à beaucoup de choses, mais rien ne me retient suffisamment longtemps, fort. Et puis j’oublie.  Découvert le poète Rûmî, auquel Cohen se réfère, Jalal ad-Din Muhammad ar-Rumi. Tout ça pour aller vers la chanson de Cohen, qui n’en n’a pas vraiment besoin. Pour l’amour. 

« I am not of this world, nor of the next, nor of Paradise, nor of Hell;
I am not of Adam, nor of Eve, nor of Eden and Rizwan.
My place is the Placeless, my trace is the Traceless;
‘Tis neither body nor soul, for I belong to the soul of the Beloved.
I have put duality away, I have seen that the two worlds are one;
One I seek, One I know, One I see, One I call.
He is the first, He is the lest, He is the outward, He is the inward »
Jalal ad-Din Rumi (1207-1273):
Poems from the Divan-I Shams-I Tabriz, c. 1270 CE

Nouveau nom : Véronique Desfailles. Pas mal.

Je relève la tête
: C’est le jour, maintenant c’est le jour, par la longue série de fenêtres hausmaniennes je vois la longue série des fenêtres hausmaniennes de la rue d’en face. Les ouvriers ont commencé à travailler. Ca me donne une idée de l’heure. Je vais me faire une Ricoré. Il faut que j’arrête ça là.
Je donne ici un poème que je traduis de l’anglais ce matin. C’est le poème du jour tiré de A year with Rumi : daily readings de Coleman Barks.  Je pense qu’il s’agit d’adaptation par Coleman Barks de poèmes de Rûmî, qui dit en proposer des « versions » et qui travaille en fait à partir de traductions déjà existantes, non pas à partir du  persan, qu’il ne connaît pas :

Neither This Nor That

I may be clapping my hands,
but I do not belong to a crowd of clappers
I’m neither this nor that. I’m not part of a group
that love flute music, or one that loves gambling,
or one that loves drinking wine.

Those who live in time, descended from Adam,
made of earth and water, I’m not part of that.

Do not listen to what I say as though these words
came from an inside and went to an outside.

Your faces are very beautiful, but they are wooden cages.
You had better run from me, my words are fire.

I have nothing to do with being famous
or with making grand judgments or feeling shame.

I borrow nothing. I do not want anything
from anybody. I flow through all human beings.
Love is my only companion.

When union happens, my speech goes inward,
toward Shams*. At that meeting
the secrets of language are no longer secrets.

Ni ceci, ni cela

Je frappe peut-être dans mes mains,
mais je n’appartiens pas à une foule d’applaudisseurs.
Je ne suis ni ceci, ni cela. Je ne fais pas partie d’un groupe
qui aime la musique de flûte, ou qui aime les jeux d’argent,
ou qui aime boire du vin.

Ceux qui vivent dans le temps, descendants d’Adam,
faits de terre et d’eau, je n’en fais pas partie.

N’écoutez pas ce que je dis comme si ces mots
venaient d’un intérieur pour aller vers un extérieur.

Vos visages sont très beaux, mais ce sont des cages en bois.
Vous feriez mieux de fuir loin de moi, mes paroles sont du feu.

Je n’ai rien à voir avec la célébrité,
ni avec les grands jugements ou la honte.

Je n’emprunte rien. Je ne veux rien
de personne. Je coule à travers tous les êtres humains.
L’amour est mon seul compagnon.

Lorsque l’union se produit, ma parole se tourne vers l’intérieur,
vers Shams*. À cette rencontre,
les secrets du langage ne sont plus des secrets.

* Shams est la rencontre la plus importante faite par Rûmî, c’est par lui qu’il devint qui il est. Il sera à la fois son maître et son ami. Après sa disparition, Rûmî signera de son nom, Shams de Tabriz, certains de ses poèmes les plus importants, tel que celui-ci, dont est probablement tirée la version de Coleman Barks : https://sourcebooks.web.fordham.edu/source/1270rumi-poems1.asp 
Shams signifie soleil.

Je ne devrais pas, mais j’ajoute encore cet extrait :

What is to be done, O Moslems? for I do not recognize myself.
I am neither Christian, nor Jew, nor Gabr [Magian], nor Moslem.
I am not of the East, nor of the West, nor of the land, nor of the sea;
I am not of Nature’s mint, nor of the circling heavens.
I am not of earth, nor of water, nor of air, nor of fire;
I am not of the empyrean, nor of the dust, nor of existence, nor of entity.
I am not of India, nor of China, nor of Bulghar, nor of Saqsin;
I am not of the kingdom of ‘Iraqain, nor of the country of Khurasan.
I am not of this world, nor of the next, nor of Paradise, nor of Hell;
I am not of Adam, nor of Eve, nor of Eden and Rizwan.
My place is the Placeless, my trace is the Traceless;
‘Tis neither body nor soul, for I belong to the soul of the Beloved.
I have put duality away, I have seen that the two worlds are one;
One I seek, One I know, One I see, One I call. [...]  Lire la suite >

mardi 21 juillet 2026 · 17h02

I said, « Father change my name »

Je suis de nouveau prise par le désir de changer de nom. Me reviennent des mots (plus ou moins approximatifs) d’une chanson de Leonard Cohen : « I see you’ve changed your name again« . je ne m’en souviens pas plus. Dans Duck Duck Go (femme sous influence, lubie d’arrêter avec Google), je tape « L Cohen change your name again ». je tombe sur plusieurs chansons où il est question de changement de nom. Ca me fait plaisir.

Celle-ci, est pour moi poignante au possible, la supplication même :

I asked my father,
I said, « Father change my name. »
The one I’m using now it’s covered up
with fear and filth and cowardice and shame.
 [...]  Lire la suite >

dimanche 19 juillet 2026 · 11h37

depuis le geste inventé

j’ai écrit ce texte en commentaire à un texte d’Ahn Mat qui m’avait d’abord laissée sans voix. je ne trouvais pas, je n’ai pas trouvé les mots pour lui dire mon admiration. il y parle du retour à la vie de son père, de sa sortie du coma après un AVC. ce dont son père parle en écrivant  : « étrange résidu de vie et de mort ». 

c’est là : https://lesnuitsechouees.blogspot.com/2026/07/675.html?m=1

merveille de ce qui est décrit ici, où je reconnais tant de choses que je n’écrivis pas moi-même et qui reviennent.
la faim de ce regard « d’avant le nom des choses ».
« Tu regardes nos visages. Tu regardes les objets. Tu regardes ta main longtemps, comme si elle t’était rendue et que tu n’étais pas encore sûr de vouloir la reprendre. »
la reprise de l’écriture, au feutre sur un tableau effaçable. cette écriture tremblée, la même, si semblable. les infirmières avaient utilisé de grandes feuilles de soin, c’est là-dessus qu’il écrivait, mon père. je retrouve quelquefois ces feuillets, je ne sais pas exactement où elles sont rangées. assez vite, il y avait dessiné aussi, c’était son métier, peintre. ce sont des pages pleines d’humour, de curiosité pour les autres, de générosité.
cela me frappe aussi chez le vôtre, sa générosité, son intérêt pour les soignants, ses remerciements.
« Tu écris : le Vietnam est numéro un. »
ce qui se reconnaît de ce que vous nommez : l’irréductible.
et de ce retour parmi vous, votre écriture qui se rapproche de sa nécessité et de ce qui se contient de l’amour dans une main qui se tend. une main qui se tend, venue de la grandeur d’un geste inventé et qui se passe de mots. [...]  Lire la suite >

mercredi 8 juillet 2026 · 10h02

climat

very dear,

ce matin, je suis découragée, j’ai peur. tout le monde dort, je t’écris, fenêtres grand ouvertes. Jules est chez nous pour les vacances.

il est bien possible que j’aie toujours des raisons de m’inquiéter, que je me trouve toujours dans l’actualité l’une ou l’autre « bonne » raison de m’inquiéter. par où je m’empresse de stuffer ma vacuité, de remplir ma vacuité. mon inquiétude est telle, que je me vois comme un oiseau de mauvais augure. un oiseau, une oiselle ; une vieille oiselle, oisive oiselle qui voudrait crier l’alerte.

en ce moment c’est le temps, le climat, ce qui arrive, ce qui est là. les canicules qui se succèdent. après celle de mai et de juin (les plus de 40), cette troisième qui s’entame.  [...]  Lire la suite >

lundi 6 juillet 2026 · 08h41

questions sur le scroll infini et la gratification

https://www.instagram.com/reel/DaP6hzciRkW/

« toutes les 3 secondes , une récompense »

selon les neuro-biologistes, lorsque nous scrollons, toutes les 3 secondes notre cerveau éprouve une récompense . mais quelle est cette récompense ? quelle serait cette récompense ? le like ? combien pourtant continuent sans 1 like ? qu’est-ce qui dès lors contente , fait récompense ? ou qu’est-ce qui fait promesse ? est-ce la possibilité d’interagir ? est-ce que je cherche l’accroche par où j’interagirai ? plutôt que de rester seule dans mon canapé avec un livre ? il m’a semblé que si l’on ne saisissait pas la nature de la gratification du scroll, on ne pouvait pas la combattre . [...]  Lire la suite >

lundi 6 juillet 2026 · 07h57

« On a perdu le contrôle » — Olivier Hamant : Survivre à l’effondrement grâce à la robustesse

J’ai regardé hier cette interview d’Olivier Hamant sur Elucid qui m’a passionnée. Passionnée parce qu’elle permet de comprendre ce qui s’est passé et qu’elle offre des voies pour le futur. Je suis très inquiète par ce qui se passe actuellement avec le climat — les fortes chaleurs de mai, la canicule de juin dont on sort, celle dans laquelle on rentre. Il y a ce sentiment de « bascule climatologique », c’est fait, là voilà, ça a lieu cette année, cet été, ça se passe en France, avec l’effroi à l’idée qu’on en soit à vivre l’été le plus froid des étés à venir alors qu’il est déjà invivable et l’effroi, à l’idée que tout le territoire brûle, et des conséquences que ça comportera encore sur le climat, ce que ça entraînera encore comme événements météorologiques. [...]  Lire la suite >

vendredi 3 juillet 2026 · 06h49

de la crème sur le visage

1er juillet 12h22

salle de bain, debout je passe très lentement de la crème sur mon visage de la main droite il fait très calme fenêtre sur cour entr’ouverte — un rideau vert face à la chaleur de la semaine dernière, une robe tablier verte. je passe de la crème sur mon visage
sur le menton
sur la mâchoire
la mandibule
   à droite
  la mandibule
à gauche

je sens ma main sur l’arrête de l’os qui masse au passage la gencive du bas et ça m’émeut étrangement je communique avec les os ( ce que je me dirais si je me disais quelque chose) je remonte dans la joue ça plonge dans creux s’enfonce je frotte du bout des doigts la gencive du haut sensibilité pointilleuse du philtrum* me voilà à l’os plus haut mais comment s’appelle-t-il zygomatique l’attention monte ça répond ailleurs dans le corps, frisson à la surface du ventre, je vais vers le nez remonte l’arrête passage entre les 2 sourcils l’arcade sourcilière, douceur douceur, etc. je me dis que je me fais du bien.le temps semble se ralentir, les sons, tout rentre en suspens, c’est l’été, trêve à 20 degrés entre 2 canicules, paris, salle de bain sur cour, des voix des gestes peu nombreux entendus. de l’autre côté de l’appart, côté rue, me parviennent d’autres bruits encore, quelques uns (cri assourdi, klaxon lointain, travaux caverneux). les doigts jouent dans la chair dans le sable le corps en tension. je me dis que je me fais du bien, et ce n’est pas que l’hydratation. [...]  Lire la suite >

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