lundi 21 août 2006 · 09h26

le devoir de suicide
— rêve réellement extraordinaire, cauchemar

Je crois que nous sommes devant la mer. J’ai déjà, en cachette, peut-être dans l’autocar, avalé, à moins que je ne les tienne encore en main, les 5 cachets avec lesquels je compte me suicider. Je ne sais pas si je commence mon suicide, si ce sont les premiers cachets de mon suicide, ou si ce sont les premiers et derniers, les seuls. Je ne sais pas si je commence alors à mourir. Toujours est-il que les cachets que je prends et que je ne vais cesser de reprendre à partir de là vont commencer à faire leur effet.

Il y a une chose que nous allons faire deux fois, devoir faire deux fois. C’est une épreuve, un exercice difficile – c’est lié au devoir de suicide ou au fait que nous postposons le suicide, à la situation dans laquelle nous sommes. La première fois, ça se passe sans trop de difficultés, nous arrivons à le faire. La deuxième fois, ça va devenir si difficile, l’épreuve, que, moi qui suis partie devant, qui mène les autres, vais finir par abandonner, ce qui entraînera mon réveil.. J’avalerai au cours de cette épreuve plusieurs fois des cachets. A la fin, les autres s’en apercevront, le « chef » aussi. Qui se demande également s’il va le faire, si c’est le moment de le faire, qui ne sait pas quoi me dire. Personne ne sait quoi me dire par rapport à mon suicide. [...]  Lire la suite >

lundi 18 mai 2009 · 11h50

ennui, angoisse, divertissement et futur antérieur

non, je connais pas l’ennui, mais je connais l’angoisse. et si je me divertis, c’est pour la vaincre elle. (probablement n’aurai-je pas beaucoup plus que du mépris pour ce qui me divertit.)(futur antérieur, point de vue du mort, de la mort, du moment où ça sera arrêté, du point de vue de l’arrêt.) (point de vue du suicidé, aussi: de l’attentatée du suicide. tentée, ratée, du s. , de ce que l’on dirait du mort, de la morte. )

dimanche 16 août 2009 · 09h39

Roger et les simili-mystiques

roue-astrale

Dimanche matin

Donn, joli Donn, beau Donn, Donn aimé… 10 heures. sommes tous là, en pijama, tous = nous, f , v et j + parents de f. mais retournerais bien me coucher.

~

que de rêves.

poursuivie méchamment par Roger et une bande de simili-mystiques (façon l’homéopathe). Roger me coupe à la lame de rasoir, me fait sur le bras de longues coupures et des coupures appuyées comme celles que je me suis faites plus jeune (tentatives de suicide). je me demande si je vais mourir.

[ dans ce rêve, des histoires de poisson aussi, dans très peu d’eau. des sortes de vers verts. des petits poissons mangés par de très gros.] [...]  Lire la suite >

lundi 5 novembre 2012 · 09h48

Ma mère veut se suicider

Lundi 5 novembre 2012

Bruxelles.

Rêvé que mère voulait se suicider.

Père rentrait à la maison, tard le soir, allait se coucher.  Mère vient alors me voir, voulait me donner moitié d’une certaine somme d’argent très importante qu’elle avait été retirer à la banque,  une fortune.  Je ne comprenais pas qu’elle me donne cet argent que je refuse, dont j’aurais pourtant bien eu besoin.  J’insiste pour savoir ce qui se passe, elle me dit les larmes aux yeux qu’elle voulait le faire avant que Jean-François ne revienne, qu’elle voulait se tuer. [...]  Lire la suite >

vendredi 11 octobre 2013 · 14h46

je ne me remets pas de mon analyse,

je ne me remets pas de mon analyse, je n’arrive pas à me remettre de ma rencontre avec la psychanalyse. je n’arrive pas à tourner la page.  à passer à autre chose, à quitter mon passé. à sortir de la rancœur pour ce que j’éprouve comme un échec dont j’attribue la faute aux autres, à ceux qui furent mes analystes, puisqu’il finit même par y en avoir plusieurs. je n’arrive pas non plus à cesser vouloir écrire.

c’est très grave, puisque très régulièrement, comme cela s’est passé récemment, je veux mourir. je ne suis plus que pleine du désir de mourir et de la peine qu’il en soit ainsi et que mon fils ait une telle mère, pleine du désir de mort.  c’est toujours quelque chose dont il est difficile de parler, ça a toujours été comme ça. ce désir est là depuis très longtemps et le suicide reste, aujourd’hui, mon issue de secours.  je voudrais que cela ne soit plus, que ce désir de mort disparaisse. j’ai compté sur la psychanalyse pour ça, mais ça n’a pas vraiment marché, puisque cela réapparaît. qu’est-ce qui a causé cette réapparition, cette fois. peut-être la conversation eue avec F, où j’ai senti qu’il devait avoir raison, qu’il n’y avait plus rien à attendre d’une psychanalyse, que je l’avais essayé, que c’était fini, au moment où, ne m’en sortant plus, je recommençais de penser à voir un psychanalyste. [...]  Lire la suite >

samedi 25 octobre 2014 · 12h53

Mehdi Belhaj Kacem et la théorie du complot

extraits:

que la thématique du complot se confond peut-être bien avec la littérature elle-même… identité du littéraire moderne et de la persécution… théorie oblique du complot

la question de la phrase… je suis obsédé par cette question de la phrase. et plus exactement à ce qu’à mes risques et périls j »appellerais les phrases héroïques… questionnement sur l’héroïsme venu à la lecture de Philippe Lacoue-Labarthe… espèce d’antonin artaud de l’université  … héroïsme qui est celui de baudelaire ou de benjamin … « qu’on peut soutenir que la littérature moderne ne naît non pas avec le roman mais avec l’auto-biographie…  » la question autobiographique s’est mêlée à un délire du complot … héroïsme moderne … lien entre héroïsme autobiographique et thématique du complot … Benjamin : la modernité doit se placer sous le signe du suicide ; suicide n’est pas un renoncement mais une passion héroïque … c’est la conquête de la modernité dans le domaine des passions et c’est vers cette époque que l’idée du suicide a pu pénétrer les masses laborieuses … on se dispute une gravure qui représente le suicide d’un ouvrier anglais par désespoir de ne pouvoir gagner sa vie…  [...]  Lire la suite >

dimanche 26 octobre 2014 · 18h24

Re: livres du moment / Artistes sans oeuvres et Rien ne s’oppose à la nuit

j’ai terminé, il y a quelques temps, la lecture de jean-yves jouannais, Artistes sans œuvres, aussitôt reprise pour ne pas le perdre de suite, ce livre que j’avais aimé. je l’ai perdu quand même, je suis faite de sable.

cette nuit j’ai pensé, parce que je pense à n’importe quoi, pendant que dorine faisait voyage en ritaline, que le livre aurait aussi bien pu s’appeler Artistes sans noms, puisque c’est d’eux aussi bien qu’il est question dans ce livre, des noms que ne se font pas toujours les artistes. livre qui m’a soutenue le temps de sa lecture, car il absout, ou le tente, tant de l’œuvre que du nom. c’est-à-dire de l’absence d’œuvre que de l’absence de nom. [...]  Lire la suite >

lundi 27 octobre 2014 · 13h49

malade de pensée / l’impression est toujours forte

Malade de pensée.
Cherche en ce moment à quoi me raccrocher. L’impression que me font mes lectures (( aussi bien que les conférences que j’écoute, dont je poste les vidéos ici. ))  est toujours forte. Mais je ne sais que faire de cette force ni ce qu’elle signifie.
De quoi s’agit-il de quoi s’agit-il ? Que fais-je ? Peut-être cherchai-je seulement à me raccrocher au monde.
S’il me fallait parler / témoigner de ce qui
M’affecte
Torture
Le plus
Il s’agirait probablement de mes pensées
Elles qui me sont le plus familières
Elles qui sont la matière de mon malheur
Lequel ne doit pas être si grand dira-t-on dès lors
C’est que j’y suis enfermée
Et un peu plus de jour en jour
De jouir en jouir
Une forêt de pensées forêt vierge dont j’espère probablement pouvoir extraire l’une ou l’autre liane que je puisse alors tendre à un autre, autre être humain
AUTRE ÊTRE HUMAIN
Et que ferions nous alors une fois que nous serions à deux voire plus la main sur ma liane
Et la liane trahit la pensée trahit la forêt vierge [...]  Lire la suite >

vendredi 12 décembre 2014 · 14h20

Variations sur Deux notes, Philippe Cullard

Jacques Muller, Mère et enfant, 1971

Exposé à Strasbourg le 7 mars 1999, à la Journée d’étude Metz-Nancy-Strasbourg, « L’enfant, l’adolescent et l’agressivité ».

La partition de la symptomatologie infantile que Lacan expose, en quelques lignes denses, dans ses « Deux notes » (( Lacan (J.), « Deux notes sur l’enfant », Ornicar?, n° 37, Paris, Navarin éditeur, 1986, p. 13-14. ))  remises à Jenny Aubry, peut en imposer, à une première lecture – parfois retenue dans notre communauté – pour une correspondance avec la dichotomie classique névrose-psychose.

Cependant, dans le commentaire de Jacques-Alain Miller intitulé « L’enfant et l’objet » (( Miller (J.A.), « L’enfant et l’objet « , Colloque EEP à Lausanne, 1er et 2 juin 1996,  La petite girafe, 18, Institut du champ freudien, décembre 2003, p. 7. )) , cette division de Lacan en, d’une part, symptôme relevant du couple des parents, et d’autre part, symptôme du ressort de la relation prévalente mère-enfant, n’est clairement plus référable à cette opposition simple de structure. Ce commentaire constitue, au surplus, une synthèse lumineuse de l’enseignement de Lacan et balise, de façon tout à fait renouvelée, le champ clinique et théorique de l’enfant dans la psychanalyse, non sans empiéter largement sur celui de cet enfant vieilli qu’est l’adulte. Plus qu’un pont, il établit même une continuité. [...]  Lire la suite >

dimanche 1 janvier 2017 · 05h41

où je découvre sans m’en étonner qu’effectivement le tabac, la cigarette donne des idées suicidaires

1er janvier 5h41 du mat : où je découvre
sans m’en étonner
qu’effectivement le tabac, la cigarette donne des idées suicidaires :

http://m.topsante.com/medecine/addictions/arret-du-tabac/prevenir/fumer-pourrait-donner-des-envies-suicidaires-249019

cela fait des jours et des mois et des années que j’ai arrêté de fumer. si ce n’est que j’ai continué à fumer à chaque fois que je voyais des gens qui fumaient. comme je vois très peu de monde, on ne peut vraiment pas dire que je fume. enfin comme je vois très peu de monde qui fume, mais ça m’arrive. 

eh bien, cette cigarette que je reprends de temps en temps, il me devient à chaque fois plus difficile de ne pas la faire suivre, dans les jours qui suivent, par d’autres. d’autres cigarettes. et donc, il m’est arrivé, deux ou trois fois, depuis que j’ai arrêté de fumer, de reprendre la cigarette, c’est-à-dire d’aller jusqu’à RACHETER des cigarettes. et ces cigarettes-là, dont je ne fumais qu’une ou deux par jour, il m’a à chaque fois été obligatoire d’y renoncer, dans de grandes difficultés. car je les supporte de moins en moins, les cigarettes, et c’est sur mon humeur, essentiellement, qu’elles ont les plus pitoyables effets. non seulement, je deviens alors colérique, prenant la mouche pour un rien, mais en plus, à chaque fois, me reviennent, petit à petit, insidieusement des idées suicidaires. et quand elles ne sont pas suicidaires, ma foi, elles sont à mon encontre d’une brutalité, d’une méchanceté crasses. [...]  Lire la suite >

mercredi 2 juin 2021 · 17h52

« tout entier pris dans le sacrifice, sans aucun recours »

L’action du sujet dans le fort/da est exemplaire. En nommant le vide créé par l’absence de la mère à l’aide de l’alternance présence/absence de la bobine, le sujet la détruit comme objet, mais il constitue cette action même comme objet en la répétant. Le sujet « élève son désir à une puissance seconde (…) Le symbole se manifeste d’abord comme meurtre de la Chose, et cette mort constitue dans le sujet l’éternisation de son désir. »15 Le fort/da n’est plus seulement scansion, mais véritable fondement de l’édifice subjectif du désir. La mélancolie, sacrifice suicide, s’identifie à cette mort du sujet qui se nomme dans le même temps où il s’éternise. Par là, le sujet se fait pur sujet de l’éternité du désir. La mélancolie ne se situe plus à partir du narcissisme, mais à partir des effets du parasite langagier. Plus exactement, le sacrifice narcissique est subordonné au sacrifice symbolique. [...]  Lire la suite >

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