mais – que nous mourrerons
me fait t’am et désir
nous mourrons
t’am, dés.
le monde à distance d'une lettre
mais – que nous mourrerons
me fait t’am et désir
nous mourrons
t’am, dés.
« Autrement dit, l’homme de la reprise ne s’estime pas posséder sa propre consistance ontologique, il ne vise donc pas ce qu’il sera mais ce qu’il aura été, il vit au futur antérieur. Il y a pour lui, quelle que soit son activité, une fidélité à lui-même, c’est pourquoi il lui est possible de regarder le passé comme relié à son présent : parce que ce qu’il a entrepris dans le passé composé ce qu’il est, cela peut soutenir son propre sens sans illusions sur sa propre essence toujours déjà inscrite sur le fonds de l’absence ontologique de sa propre mort révélée dans et par l’ennui.« [...] Lire la suite >
non, je connais pas l’ennui, mais je connais l’angoisse. et si je me divertis, c’est pour la vaincre elle. (probablement n’aurai-je pas beaucoup plus que du mépris pour ce qui me divertit.)(futur antérieur, point de vue du mort, de la mort, du moment où ça sera arrêté, du point de vue de l’arrêt.) (point de vue du suicidé, aussi: de l’attentatée du suicide. tentée, ratée, du s. , de ce que l’on dirait du mort, de la morte. )
rapidement j’ajoute, eau au moulin, à propos de l’homme revenu, d’Afrique, l’Africain :
Contrairement à la loi qui veut que le meilleur livre soit celui qu’on est en train d’écrire, le texte au présent le déçoit. Sachs estime qu’il sera bon au futur antérieur. En effet, il sera bon une fois mort.
Maurice Sachs le désoeuvré, Thomas Clerc, p. 36.
Son obsession pour la valeur – Suis-je bon? Suis-je mauvais?…
Ibid., p. 37.
Sors d’un rêve si long, comment l’écrire, si long si bon. Tout à l’heure psychanalyste, on est lundi, cette envie de lui donner une toile de mon père, apparue clairement au sortir du rêve. Cette question aussi : pourquoi l’inconscient me ferait-il pareil « cadeau » – ce tableau d’une boucle bouclée, d’un parcours de mon analyse.
Comment est-ce que ça a commencé?
« Je suis chez mes parents avec Dimitri, un ancien amoureux.1Dimitri, dirai-je à l’analyste, le seul amour qui fût réciproque, idéalement réciproque. Une flambée courte et puissante d’amour réciproque. Les choses vont plutôt bien entre nous. Puis, c’est de l’ordre de moi qui ne veux plus. A lieu alors l’accident parodontologique . J’ai une maladie des gencives. Mon… (mot manque), ma couronne a sauté, a explosé, je risque quelque chose de très grave. C’est une couronne qui couvre plusieurs dents, en bas à gauche. Je suis en danger de mort. Je veux voir mon parodontiste, mais je n’ai pas son numéro de téléphone. Je veux donc partir de suite. Je sors. Y aller. Je pensais que savais où c’était mais c’est chez Dimitri que je vais, je me suis trompée. Je me rends compte que je ne sais pas du tout où il habite. [...] Lire la suite >
L’action du sujet dans le fort/da est exemplaire. En nommant le vide créé par l’absence de la mère à l’aide de l’alternance présence/absence de la bobine, le sujet la détruit comme objet, mais il constitue cette action même comme objet en la répétant. Le sujet « élève son désir à une puissance seconde (…) Le symbole se manifeste d’abord comme meurtre de la Chose, et cette mort constitue dans le sujet l’éternisation de son désir. »15 Le fort/da n’est plus seulement scansion, mais véritable fondement de l’édifice subjectif du désir. La mélancolie, sacrifice suicide, s’identifie à cette mort du sujet qui se nomme dans le même temps où il s’éternise. Par là, le sujet se fait pur sujet de l’éternité du désir. La mélancolie ne se situe plus à partir du narcissisme, mais à partir des effets du parasite langagier. Plus exactement, le sacrifice narcissique est subordonné au sacrifice symbolique. [...] Lire la suite >