lundi 22 août 2011 · 17h56

atténuations presqu’insensibles

lundi 22 août

10 :52

arrivés à donn hier soir.

au dîner, beaucoup bu (( il faut toujours quand j’arrive à donn, et que mes beaux-parents y sont, que je m’assomme, alcooliquement, dès que j’arrive, pour m’aider à les affronter. en général, dès que je me sens un peu assommée, j’arrête, mais là, j’ai continué.)) , parlé plus que de raison, mais sans en souffrir. j’ai essayé de dire, du mieux que je pouvais, et en tous les cas je n’ai pas été comprise. à peine entendue. aussi par des personnes qui pensaient avoir beaucoup moins bu que moi. [...]  Lire la suite >

dimanche 1 janvier 2017 · 05h41

où je découvre sans m’en étonner qu’effectivement le tabac, la cigarette donne des idées suicidaires

1er janvier 5h41 du mat : où je découvre
sans m’en étonner
qu’effectivement le tabac, la cigarette donne des idées suicidaires :

http://m.topsante.com/medecine/addictions/arret-du-tabac/prevenir/fumer-pourrait-donner-des-envies-suicidaires-249019

cela fait des jours et des mois et des années que j’ai arrêté de fumer. si ce n’est que j’ai continué à fumer à chaque fois que je voyais des gens qui fumaient. comme je vois très peu de monde, on ne peut vraiment pas dire que je fume. enfin comme je vois très peu de monde qui fume, mais ça m’arrive. 

eh bien, cette cigarette que je reprends de temps en temps, il me devient à chaque fois plus difficile de ne pas la faire suivre, dans les jours qui suivent, par d’autres. d’autres cigarettes. et donc, il m’est arrivé, deux ou trois fois, depuis que j’ai arrêté de fumer, de reprendre la cigarette, c’est-à-dire d’aller jusqu’à RACHETER des cigarettes. et ces cigarettes-là, dont je ne fumais qu’une ou deux par jour, il m’a à chaque fois été obligatoire d’y renoncer, dans de grandes difficultés. car je les supporte de moins en moins, les cigarettes, et c’est sur mon humeur, essentiellement, qu’elles ont les plus pitoyables effets. non seulement, je deviens alors colérique, prenant la mouche pour un rien, mais en plus, à chaque fois, me reviennent, petit à petit, insidieusement des idées suicidaires. et quand elles ne sont pas suicidaires, ma foi, elles sont à mon encontre d’une brutalité, d’une méchanceté crasses. [...]  Lire la suite >

mardi 14 novembre 2017 · 06h54

ce qui se passe quand je craque

J’ai fumé. Hier et avant-hier. À chaque fois, une cigarette. J’ai acheté un paquet de cigarettes, l’ai planqué au rez-de-chaussée, dans le couloir, sous la première marche de l’escalier de service, et j’y descends à chaque fois que je veux m’en griller une. C’est comme ça que je fais quand je craque. Je craque toujours aux mêmes heures, en début de soirée, vers 18h. Moment où je ressens le plus mon désœuvrement.

Là, il est 6h48, je suis dans le canapé fuchsia, j’écris dans le noir sur mon téléphone, enfoncée dans un coin, le coin gauche, le meilleur, un coussin sous le coude gauche et Chester venu sur mes genoux faire ses papattes (( « Faire ses papattes » : c’est l’expression de Frédéric pour désigner ce que font les chats lorsqu’ils s’installent sur vous, et vous pétrissent du bout de leurs pattes (papattes) antérieures. )). Je bois du thé dans une toute petite tasse, il fait très noir encore, Chester en a fini avec les pattes, s’installe sur mon ventre, douce chaleur[...]  Lire la suite >

jeudi 10 septembre 2020 · 09h20

Jeudi 10 septembre 2020

10:20

Réveillée depuis 5h30, je crois. 

Pour première fois depuis longtemps, travaillé chi au lit, petite circulation, essayé, comme hier au café. Hier, pas continué à écrire. Hier, finalement pris médicament le… comment s’appelle-t-il, Ariprazole est son nom générique. Dans l’après-midi, pour me calmer, m’étais tellement énervée contre E, me sentais si troublée par ce que l’analyste avait indiqué que je ne devais plus rêver de le quitter, songer que cela soit possible, souhaitable. « Pensez-vous que vous iriez mieux ? » Oui, je le crois. J’ai parlé de partir lorsqu’Anton aurait 18 ans, mais selon elle, ce sera toujours douloureux, quelque soit l’âge. Et alors, et alors? Le médicament m’a endormie, mais ensuite, au réveil… Aaah, je n’ai jamais vraiment aimé écrire un journal. Je pensais ne plus retourner voir H. J’oublie toujours son nom. De famille. Je suis partagée. Suis je en difficulté à cause du manque de cigarette ? Autre chose ? Édouard dirait que c’est à cause d’autre chose, que je me suis mise en manque de cigarette. Un manque pour couvrir un manque. Enfin, celui-là est bien réel, maintenant, même s’il n’agit que comme couverture. Je crois que je devrais attendre pour en juger, d’être sortie de sa zone. Je pensais m’aider à en sortir par le médicament. Mais, j’ai l’esprit embrouillé par tous ces écrits de psychotiques que je lis en ce moment. Est-ce qu’il s’agit de psychose chez Carrère ? Maniaco-dépressif ? Bipolaire de type II, dit-il. Et moi ?  [...]  Lire la suite >

mardi 3 novembre 2020 · 11h01

l’accident de ma mère

Hier, dentiste. M’a arrangé les dents de devant. Ça a été assez long, 2 heures. Je ne m’y attendais pas, à ce qu’on a fait. Le résultat est joli, inespéré. On peut craindre cependant, je crains, que ça ne tienne pas.

Soir, après minuit, n’arrivais pas à dormir. Et soudainement ai pensé au rêve du dentiste assassiné et… c’est devenu affreux… instantanément. 

Je me suis souvenue de l’accident de ma mère, à ses dents de devant, quand elle était petite, j’essayais de me rappeler ce qui lui était arrivé, elle avait, je crois mais je me suis mise à douter, je l’ai toujours su, mais là, je me rendais compte compte que je l’avais oublié, reçu une porte en pleine figure, ce qui lui avait explosé les dents de devant. Ma tante, Titi, avait claqué cette porte. Et je me demandais si le souvenir était exact. Et comment il était possible qu’un accident similaire soit arrivé une génération après, quand l’un de mes cousins a claqué une porte sur son frère, en verre, ce qui a entraîné une très importante blessure au bras.  [...]  Lire la suite >

jeudi 13 mai 2021 · 12h01

à Hélène Parker – vouloir l’aveu

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jeudi 2 septembre 2021 · 07h31

Paris, jeudi 2 septembre – F devient fou

chère,

m’endormant, je m’étais dit que : j’avais du sentiment pour vous.

le rêve de cette nuit – Frédéric devient fou
c’est la nuit. nous sommes F et moi dans la même chambre, pas dans le même lit. une chambre qui m’évoque quelque chose de celle de ma cousine Sylvie, dans l’enfance. nous dormons mal. il se réveille souvent. il me parle. il me propose une cigarette. il sort de la chambre. le couloir éclairé où il va est bien celui de l’appartement de ma tante Rose. il revient. s’approche de mon lit, est au pied de mon lit. me parle. c’est là que j’ai oublié : je crois que je peux dire qu’il est agressif, d’une façon telle que je pense qu’il est « devenu fou ». il y a autre chose, de plus précis, flagrant, mais je ne m’en souviens pas, ça vient de m’échapper (un triangle, une pyramide, qui lui sort du crâne ?).
– il y a chez moi, au moins au réveil, le sentiment que voilà, vous mon analyste n’êtes plus là, moi qui avais du sentiment pour vous, et Frédéric devient fou. –
il s’éloigne de moi, retourne à son lit. et tout d’un coup, je veux cette cigarette dont il m’a parlé, impérativement. je vais vers son lit, il est tout emmêlé dans sa couverture, je m’approche, le réveille, il cherche la cigarette, elle est, à moitié allumée, à moitié écrasée, à moitié fumée, contient-elle du shit, dans les draps, il me la donne, est-ce que je tire un coup dessus. il y a toujours dans la pièce la lumière allumée du couloir, tamisant sa pénombre.
couchée à nouveau, un enfant vient vers moi (figure spectrale qui évoque le « Père ne vois-tu pas que je brûle? » de Freud), se tient à la même place que celle de Frédéric auparavant, au pied de mon lit, plaintif et muet, un piteux bandage en oblique lui barre la bouche, qu’il aura lui-même mis, voulant camoufler quelque chose, est-ce une tache noire, des taches noires, c’est la lèpre. il y a cette question : où a-t-il attrapé ça, qui prévaut à : comment le guérir. est-ce la cigarette sur laquelle j’ai tiré. il y a un soupçon qui tombe sur F. il y a la consultation par Frédéric d’un médecin-guérisseur qui lui dit d’une grosse voix, alarmé : mais oui, souviens-toi, tu as eu la lèpre (en des temps anciens, sombres – les colonies ? ), et cela pouvait revenir à tout moment, tu pouvais redevenir contagieux du moment que tu te mettrais en colère. il y a le souvenir de son agressivité.
tout le vocabulaire du rêve est plus fin que celui-là.
alors, le bon médicament est donné à l’enfant (Jules ?), qui va guérir. [...]  Lire la suite >

vendredi 3 septembre 2021 · 11h01

BXL, ven. 3 sept – ne vois-tu pas que je brûle

Jeudi 2, suite du rêve raconté plus tôt, dans le train vers Bruxelles, 10h30

Dans la même chambre : de ma cousine S. Ai-je pensé à elle récemment? Peut-être hier. Pourquoi? Lui parler du psoriasis de mon frère. Toutes ces maladies auto-immunes qui se multiplient dans la famille. Elle-même gravement atteinte. Côté de mon père, donc, plutôt. Pourquoi ne l’ai-je pas appelée, ma cousine, manque de temps, toujours. Un coup de fil : briser dans l’habitude, dans le train-train.

Sylvie, dans l’enfance, dite « garçon manqué » et moi très petite fille (et comment j’y tenais à mes tresses, à mes jupes). [...]  Lire la suite >

mardi 3 janvier 2023 · 18h28

Mardi 3 janvier 23 – colère seconde

4 gouttes hier, réveillée vers 6 h, OK. Avais pris psylocybine aussi, parce que m’étais énervée stupidement contre moi-même. Avais travaillé longtemps au calendrier des divers évènements liés à l’inscription de J dans une école d’art, pour finalement m’apercevoir que m’étais trompée dans les dates. Me suis mise à râler exagérément, F était près de moi dans le canapé, mais crains que J également ne m’aie entendue… Le problème c’est que, dès que je râle, je m’en veux de râler, je m’en veux de me mettre en colère et de l’exprimer, et que cette colère seconde s’ajoute à ma colère seconde, ce sont des feux qui s’amplifient tandis que monte une angoisse sourde qui me coupe du monde. C’est un basculement (dans un état autre). C’est de F que je tenais à être entendue. Ce n’est qu’après que je me suis dit que J aussi m’avait peut-être entendue. Il faisait de la peinture. Il était dans sa chambre. Est-ce que sa porte était ouverte ? Quelle idiote! Je suis sortie finalement, faire des courses pour le dîner et acheter une cigarette. [...]  Lire la suite >

lundi 9 décembre 2024 · 06h53

de l’effet de quelques cigarettes (3)

je dois tout à fait renoncer à écrire jamais. et à publier. c’est la conclusion de ces récentes tentatives de travail sur le blog qui m’ont hier complètement démoralisée. j’écris un journal pour moi et basta.

il fallait cependant que j’écrive ceci, si je m’en tiens à ce que je n’écris d’ordinaire pas, à ce qui fait symptôme, c’est déjà bien. je veux écrire comment j’ai été si mal un jour, et pourquoi, et comment le lendemain, tout avait disparu : 

quand je me suis réveillée vendredi, j’étais « mal » – je mets des guillemets parce que je ne sais plus ce que ça recouvre cet « être mal », cet envahissant désagrément dont je n’ai  alors d’autre recours que de me recommander d’avoir la patience d’attendre qu’il passe -, et je ne savais pas pourquoi, mais c’était au point que j’ai eu très envie de fumer, comme si une cigarette allait régler ça, et je pensais que je donnerais le reste du paquet à H, s’il venait au soir, ou à M, ah oui, c’était le jour du concert de F et les membres du groupe devaient venir loger à la maison, les 5 membres, et c’est peut être à cause de ce concert et de cette venue chez nous que j’allais si mal (alors qu’a priori j’aime plutôt ça, a priori ou a posteriori, mais pas quand le moment se rapproche, en vrai). F est parti vers 18h30 pour accueillir les musiciens et préparer la salle,  quand il m’a prévenue qu’ils viendraient ici, les musiciens, avant le concert, je suis sortie m’acheter à manger et des cigarettes[...]  Lire la suite >

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