sur une place ensoleillée, deux enfants se serrent dans les bras, se séparent, l'un s'éloigne vers la gauche, le visage grimaçant, l'autre avance grave vers la caméra. il s'apprête à faire un an de prison. d'autres jeunes se tiennent là, debout, témoins de la scène. ça se passe en Cisjordanie, quelque part. extérieur. scène de foule, dense, compacte, beaucoup de femmes, il me semble, voilées, tentent de s'acheter du pain. au travers d'une fenêtre découpée dans des cloisons de tôles, probablement solidement renforcées pour résister à la pression d'une foule affamée, de longs bras se tendent, de longs doigts, les visages de voix qui supplient. sous-titres : prends mon argent, prends-le maintenant. la femme qui…
instagram ce matin
il faut que je referme ici, ça ne va pas du tout !!!
je le ferai dès que j'en trouverai le temps....
de l’effet de quelques cigarettes (3)
je dois tout à fait renoncer à écrire jamais. et à publier. c'est la conclusion de ces récentes tentatives de travail sur le blog qui m’ont hier complètement démoralisée. j’écris un journal pour moi et basta. il fallait cependant que j’écrive ceci, si je m’en tiens à ce que je n'écris d'ordinaire pas, à ce qui fait symptôme, c’est déjà bien. je veux écrire comment j’ai été si mal un jour, et pourquoi, et comment le lendemain, tout avait disparu : quand je me suis réveillée vendredi, j'étais "mal" - je mets des guillemets parce que je ne sais plus ce que ça recouvre cet "être mal", cet envahissant désagrément dont je n’ai alors d’autre…
rien de définitif
pour la première fois depuis longtemps hier, travaillé et écrit hier d'une façon qui m'a rendue contente. non que je me sois dit, tiens je suis contente de ce que j'ai écrit, mais je me je me suis rendue compte, au souper, au dîner, que j'étais contente, joyeuse même. Je me suis mise à travailler à un vieux rêve de je ne sais quelle année, 2+1 chiens, un rêve très court, que j'avais trouvé beau, dont je n'avais pas tiré grand chose, mais dont il m'avait semblé qu'il en ressortait quelque chose (de beau) (d'important) qui parvient à dépasser subitement tout ce qui a lieu. une fois de plus, je ne me tenais à aucun…
s’il te plaît V
s'il te plaît, V, fais ça aujourd'hui. cette soupe non mixée potimarron pois chiche fenouil pousses d'épinards. et stp, V, aujourd'hui, retravaille au texte 2+1 chiens.relis le rêve, vois-le.le noir, le blancle n, le ble n, la hainele blanc, semblantfais une phrase sur les chiens (un chien maltraité n’ayant rien à dire sur son sort, n’ayant plus droit à la parole – voué à disparaître), sur l'immixtion des sujetset écris un texte de présentation des fracassemeurs.
que tu puisses ne pas avoir honte de moi
au lit dans le noir dans la chambrej'essaie de faire en sorte que tu puisses ne pas avoir honte de moi et dernière l'échec apparent, percevoir la réussite. quel échec ?la honte de ne pas avoir de métier, d'œuvre, de nomquelle réussite ?mince, réussite mince. celle en tout cas d'avoir su - comme je m'en suis rendu compte récemment - me dégager de toutes les situations trop anxiogènes pour moi, me permettant finalement, sans que ça puisse hélas jamais d'aucune façon être universalisable, recommandable, de vivre de façon vraiment privilégiée, à l'abri et souvent bien. (qu'est-ce que je pourrais, de ce que j'ai vécu, faire passer à l'universel? il y a une passion du symptôme.…
certaines œuvres me bouleversent, rares,
certaines œuvres me bouleversent, rares, transforment ma vie (ou me paraissent pleines d'une promesse de transformer ma vie ou m'offrent des pistes), d'autres, les plus nombreuses, je les vois de la même façon dont je regarde le reste du monde. elles s'ajoutent à ce que je perçois du monde et dont je ne peux, a priori, rien dire. c'est à la fois une expérience, une connaissance et une information supplémentaires, qui n'aboutiront peut-être jamais à un savoir que je puisse exprimer. qui pourraient cependant modifier ma façon de vivre. dont il me semble qu'elles augmentent la connaissance que j'ai du monde. ma connaissance, ma sensibilité, y opèrent des bougés. et puis, il y a celles…
réfléchir avec la beauté
je me suis levée je suis au salon il fait sombre j'entends le bruit d'un réveil les 4 rideaux sont tirés. éveillée dans pensées diverses et mauvaises. à propos du grand ratage de me vie . du manque de métier, de travail. d'Annick aussi. et du texte que je n'arrive pas à rattraper, sur les 3 chiens. ou pas suffisamment vite à mon goût. ce qui me fait craindre qu'une fois encore je l'abandonne. s'agissant du texte d'Éric Laurent, sur lequel je retravaillais également hier, il faut que je renonce à y comprendre quelque chose. c'est très étrange, ce texte. il comporte pour moi les plus grandes promesses (de compréhension) et entraîne les plus terribles…
embêtée
je suis tellement embêtée. j'ai été un moment contente de ce que j'avais écrit et j'en ai parlé à un ami, je lui ai envoyé un mail et lui ai donné l'adresse du site, le pauvre. je ne sais pas comment rattraper ça. j'étais si satisfaite que j'avais même ajouté l'URL dans mon profil instagram... bien sûr l'euphorie n'a pas duré longtemps et au retour de quelques courses de Noël qui m'ont étrangement rendue sourde, j'ai retiré la mention du site sur insta où j'ai traîné un peu tristement tandis que je me demande maintenant qu'écrire à l'ami pour lui épargner d'avoir à me tourner une réponse.
seriously embêtée, by night
embêtée d'avoir envoyé cette lettre à O. mais qu'y puis-je maintenant, c'était une erreur. suis au salon, fait tout noir, tête tourne. tapoti tapota sur le ptit téléphone. un peu d'Instagragra. Syrie, Jenine, North Gaza, ce si beau texte d'office_for_soft_architecture - zut, what is her name again? Lisa Robertson. I started timid in water and I started timid in the worldly. I started timid all over. I had not story because it was submsersed. I had no education other than to carry. I could'nt seize the words right away. Because most of memory was forbidden. I had to construct it. c'est son travail #riverwork... je recopie ses mots et je me donne un tout petit…