sur une place ensoleillée, deux enfants se serrent dans les bras, se séparent, l’un s’éloigne vers la gauche, le visage grimaçant, l’autre avance grave vers la caméra. il s’apprête à faire un an de prison. d’autres jeunes se tiennent là, debout, témoins de la scène. ça se passe en Cisjordanie, quelque part.
extérieur. scène de foule, dense, compacte, beaucoup de femmes, il me semble, voilées, tentent de s’acheter du pain. au travers d’une fenêtre découpée dans des cloisons de tôles, probablement solidement renforcées pour résister à la pression d’une foule affamée, de longs bras se tendent, de longs doigts, les visages de voix qui supplient. sous-titres : prends mon argent, prends-le maintenant. la femme qui prononce ces mots est refoulée. ces gens veulent acheter du pain.
sous une tente une femme au sol pleure la dépouille de son enfant morte, étouffée par cette foule.
d’autres encore sont mort.es à Gaza en achetant du pain.
ancien ministre de la défense israélienne, entre 2002 et 2005, Mooshe Yaalon parle de nettoyage ethnique. « en réalité, dit-il, on chasse les Arabes. » il prend également la défense des jeunes qui refusent d’être enrôlés et sont emprisonnés. « officier dans l’armée d’Hitler, il aurait refusé de faire certaines choses », dit-il.
le dos d’une femme fouettée en Iran.
la tête d’un enfant qui émerge d’un amoncellement de gravats.






le rapport imaginaire (a-a’ du rêve des 2 + 1 chiens). je me sens bien surtout dans un rapport à 2. c’est peut-être pour ça que je repensais à Annick cette nuit. les liens que j’ai créés avec certaines femmes. les meilleures amies. certains hommes aussi. les amours. mon lien aux autres est toujours passé par une seule personne, une personne à la fois. je pourrais dire (reprenant l’erreur de la phrase précédente) : mon lien aux autres passe par un double (qui me représente). Frédéric aujourd’hui. dans le monde pas-sans-l’autre est ma formule.

