embêtée d’avoir envoyé cette lettre à O. mais qu’y puis-je maintenant, c’était une erreur.
suis au salon, fait tout noir, tête tourne. tapoti tapota sur le ptit téléphone. un peu d’Instagragra. Syrie, Jenine, North Gaza, ce si beau texte d’office_for_soft_architecture – zut, what is her name again? Lisa Robertson. I started timid in water and I started timid in the worldly. I started timid all over. I had not story because it was submsersed. I had no education other than to carry. I could’nt seize the words right away. Because most of memory was forbidden. I had to construct it. c’est son travail #riverwork… je recopie ses mots et je me donne un tout petit peu l’impression de les avoir écrits… Traduction DeepL : J’ai commencé timide dans l’eau et j’ai commencé timide dans le monde. J’ai commencé timide partout. Je n’avais pas d’histoire parce qu’elle était submergée. Je n’avais pas d’autre éducation autre que celle de porter. Je ne pouvais pas saisir les mots tout de suite. Parce que presque toute la mémoire était interdite. Je devais la construire. peut-être que je ressens d’autant plus la timidité quand elle écrite en anglais et qu’elle ne se montre pas tout à fait à moi… Ou peut-être que je rate vraiment quelque chose à ne pas savoir comment traduire « in the worldly ». « I started timid in water and I started timid in the worldly. » cette répétition est magnifique.
in the worldly…
worldly adjectif : mondain, terrestre, matériel, The monk renounced his worldly possessions, laïque
c’est la pleine lune. me recoucher.
départ à B toutalheur. oui, c’est ça qui m’a réveillée. ma mère, le médecin que je ne suis pas parvenue à joindre, les infirmières-chefs, etc.
beaucoup à faire avant de partir.
tête tourne.
— 09:55 —
cette nuit, les vertiges ont continué couchée (comme de l’eau dans la tête), sont toujours là. ça s’est enclenché hier aux Galeries Lafayette – je cherchais un pull pour F, c’est Noël -, au moment où je suis passée dans des salles découvertes un peu à l’écart, salles de soldes spéciales, façon déstockage, il n’y avait plus aucune décoration, la lumière était plus basse, les vêtements entassés dans des bacs, la musique plus forte, de la techno, il n’y avait plus personne, une vendeuse tout de même, que j’ai interrogée : il n’y a pas un problème, là, avec la musique, le son, c’est bizarre ? non, elle m’a dit non, non, c’est peut-être vous qui n’aimez pas, j’ai dit non je ne crois pas, non, c’était très désagréable, j’avais l’impression d’entendre double, douloureux même. de retour dans la partie principale du magasin le problème s’est maintenu. il y avait un monde de dingue, les lumières était éblouissantes, brillantes, pas moyen de mettre un pied devant l’autre, je me suis dégagée de là comme j’ai pu. là, ça s’est transformé en acouphène, à droite, et j’ai l’impression d’une perte d’audition. peut-être une nouvelle forme de migraine. cette nuit, je pensais que je mourais.
tout mettre en branle pour le départ.

