— 11:51 — réveillée ce matin à six heures, envoyé deux mails à H puis rendormie jusqu'à maintenant, 11h50 ! voilà qu'il me répond déjà. j'avais craint d'écrire trop long et remis de répondre à son précédent mail, mais apparemment, non. Hier pris 2 Reishi, mais je ne sais plus ce qui aide ce qui n'aide pas. je crois que je vais arrêter avec ça. peut-être un temps Lion's Mane à cause de l'espoir, mais. bu de l'eau chaude avec du citron et de vinaigre de cidre. hier, avec F, film/concert à la maison de la culture du Japon, GiFT avec Kayo venue du Japon pour l’expo de Tori Kudo organisée par F à la…
incidemment
le mauvais interrupteur sur lequel on appuie malencontreusement
insomnies pas pu m'endormir hier soir, tout allait bien, j'avais lu, manqué plusieurs fois de m'endormir, éteint la lumière, fermé les yeux, quand tout d'un coup, j'ai senti que non, que c'était trop tard, je ne m'endormirais pas, plus. c'est très étrange ce moment où quelque chose me signale que c'est fini, que j'ai quitté la zone d'endormissement que j'entre dans l'insomnie. lisant, j’avais peut-être attendu trop longtemps. c'est comme avoir malencontreusement appuyé sur le mauvais interrupteur. il devait être aux alentours de minuit. Frédéric a éteint sa lumière. vers une heure trente, je me suis levée et j'ai pris unanxyolitique, 1/4.agacée par ces insomnies.depuis combien de temps ça dure, maintenant ? je crois depuis…
kafka, continuer, finir
ce chapitre du 1er tome du Kafka de Reiner Stach : "Le disparu : perfection et déchéance", extraits : p. 409 ... Kafka voulait finir ses grands projets... ce qui comptait pour lui n'était pas le travail, mais bien le résultat. Le cheminement n'était pas une fin en soi, pas du tout.. p. 410 Ce que Kafka admirait le plus, et qu'il chercha avec obstination - on est tenté de dire avec une obstination incorrigible - jusque dans ses ultimes tentatives, était un absolu parachèvement formel, dans le détail comme dans l'ensemble. Cela signifiait avant tout qu'un texte littéraire devait se déployer de façon parfaitement organique à partir de son germe fictionnel et imaginaire, sans…
“Un livre ne commence ni ne finit, écrivait Mallarmé, tout au plus fait-il semblant”
blog donc rien fait hier de ce que prévu mais remontée dans le temps espérant trouver par où commencer (le texte extrait du blog) pour aller vers cette "crise de fin d'analyse" remontée jusqu'à 2011, plus précisément jusqu’à décembre 2010 (!) , avec ce texte de Mallarmé (ça m’a paru un particulièrement bon début) : “Un livre ne commence ni ne finit, écrivait Mallarmé, tout au plus fait-il semblant” il ne me reste plus qu'à trouver comment faire semblant (de faire semblant). là, je relis et sélectionne les posts qui pourraient faire partie d'une catégorie nouvellement créée que j'ai appelée, au moins provisoirement, Une fin d'a, pour aller donc vers cette crise de fin. peux…
Bruxelles
Premier croissant de lune. J'ai dormi très tard, jusqu'à 9 heures, peut-être suite à anxyolitique de la nuit d'avant. sinon, je ne sais pas. quelque chose de reposant dans la journée d'hier ? je ne sais pas. Le voyage vers ici. qui n'est d'ordinaire pas supporté par moi. me suis levée parce que pensé au fait que si je ne travaillais pas un peu au blog, ne fût-ce que mentalement, j'oublierais tout le travail pendant le séjour ici et tout serait à refaire. Je pense surtout au fait que non repris dans la suite des jours, ça ne tient pas, à moins de suivre au fur et à mesure, ce qui n'est plus possible puisque…
Vie de Laura (extraits)
— atelier du samedi 9 novembre, Raconter une vie, avec Roxane Gay
Dire ce qu'elle aime, Laura, elle le sait d’abord pas, pas tout de suite. Un peu comme quand elle était petite et qu'il lui fallait dire quelle était sa couleur préférée. Elle aurait bien choisi le rouge et n'osait pas. Comme si c'était le bleu qu'il fallait, le bleu qui convenait, le bleu qui lui convenait. Alors elle répondait bleu, y mettait même une certaine conviction, presque jusqu'à y croire elle-même. Elle avait peut-être toujours eu un certain souci des conventions, avec le désagréable sentiment de ne savoir absolument pas ce qui convenait. Sans doute lui manquait-il quelque chose, sans que l’on sache quoi. Au jeu des préférences, elle disait donc bleu, ce qui ne…
racines (au nom de l’impossible)
i really feel stuckinto this conflictisrael/palestinelike being stuck, at the heart, of the conflictbetween good and eviland feeling guilty for ithow to step out of itwithout betraying humanity je me sens vraiment coincée dans ce conflitI/Pc’est comme être coincé au cœur du conflitle seul peut-être s’il en estdu bien et du malet s’en sentir coupable (qu'est-ce qui en moi se rejoint dans la pensée à ce conflit, dans la pensée de ce conflit, dans son irrésolution aussi bien que dans la volonté de m'en séparer, dans un désir (binaire et primaire) du bien contre le mal. qu'il y ait le mal et que ce soit clair et que l'on soit du côté du bien et que…
comme fortement angoissée (présomption)
comme fortement angoissée mais j'exagère. hors d'haleine à bout de souffle dans la cour de la psy. aussi parce que j'ai écrit ce texte à H. aussi à cause de ma mère. étrange ces réactions physiques, dont je ne sais rien, strictement rien de ce qui les motive. rien ne me vient à l'esprit. il n'y a que ces malaises. je suis tout le obligée de présumer.
compliqué
compliqué en ce moment envie de regarder des séries, de jouer aux cartes, de passer du temps sur les RS restée au lit je crois toute la journée, pas le courage au matin d'appeler maison de repos finalement appelé l'après-midi pour parler à l'infirmière en chef, mais c'était trop tard j'a pu parler à l'infirmier par contre, à R, et à ma maman (!) j'ai écrit alors à mes frères: "coucou j'ai eu R, l'infirmier au téléphone il fera attention à maman dans les prochains jours... il a dit que si l'un de mes frères vient, il pourra lui dire ce qu'il a observé Je n'ai pas eu l'infirmière chef, j'ai appelé trop tard elle…
une liste de plaintes oubliées
— de comportements défectueux ou manquants
mais qu'est-ce que je voulais écrire, en me réveillant ce matin, qu'est-ce que je voulais écrire à mon analyste ? que voulais-je écrire à Hélène Parker. différents points, quatre ou cinq, dont il m'apparaissait qu'on pouvait sans doute les qualifier de plaintes, de symptômes même. une liste très simple de comportements défectueux ou manquants, dont je parle peu, dont je ne parle pas. dont je ne parle plus ? (le fait que je ne sorte jamais? que je ne m'occupe de rien? que ce soit F qui s'occupe de tout? que je ne gagne pas d'argent? que je ne prépare pas à manger? que je sois totalement inadéquate face aux exigences pratiques de la vie?)…
déchet du jour
m'apprête à faire du sport et n'en n'ai tellement pas envie
en même temps
j’ai toujours eu des hauts et des bas à intervalles réguliers qui se sont raccourcis avec les ans. aujourd’hui, il me semble que je ne suis pas loin d’avoir des hauts et des bas "en même temps".
à l’heure de nulle part
peu de choses continuent à tenir (aucun travail que je puisse tenir sur la longueur) je ne publie plus que des choses sans suite à n'importe quel moment ou de n'importe quel moment (n'importe quelle année, mois, jour) ce sont les dates (que la machine connaît, la machine blog) qui tiennent lieu de rampes artificielle, d'édifice. par là me réintégrant quelque peu à l'histoire. c'est pourquoi la page MOD est la vraie page d'accueil de ce blog
on a chacun ses plus ou moins grandes obsessions
version du texte publié sur Facebook on a chacun ses plus ou moins grandes obsessions. je sais d'où vient que je sois obsédée par la Palestine et ce que commet aujourd'hui Israël. ça ne s'apaisera pas. ce serait lié à quelque chose de l'ordre du trauma et à la façon dont ça s'est combiné en moi pour y répondre, pour s'organiser, une organisation que je traite comme une maladie, considère comme une maladie, par où je cherche à m'absoudre, ce n'est pas moi, c'est la maladie, cette maladie honteuse qui m'a conduite à mener une vie d'inutile et d'exilée, dont le destin ne trouve à s'accomplir que dans le ratage, auquel je cherche seulement à…