vendredi 18 novembre 2005 · 19h28

corps de fer, armure de pensées

Les corps de fer et les armures de la pensée* En 1974, Jacques Lacan soulignait, comme un trait de notre époque, la perte de la dimension amoureuse, renvoyant à  la substitution du Nom-du-Père par un ordre "rationalisé, bureaucratisé" supporté par le "être nommé-à quelque chose". C’est-à -dire que la chute des Noms-du-Père ne produit pas un vide anarchique mais qu’elle restitue un ordre que Lacan "avec des résonances weberiennes" appelle "de fer" , véritable signe d’une "dégénérescence catastrophique". En effet, le "nommer-à" dans cet ordre de fer est avant tout nominaliste et aspire à un fonctionnalisme radical en tant qu’il méconnaît ou délocalise le réel de l’autre, sa dimension d’objet, de reste incalculable. Ainsi, le "politiquement…

dimanche 22 mai 2011 · 11h00

où un rêve me force à me souvenir d’un autre rêve (viscéral)

dimanche 22 mai rêve hier marrant, m'y souvenais d'un rêve que j'avais déjà fait, me rappelais d'un rêve oublié, m'en rappelais donc, avec toutes les  virgules lacunes qui y attiennent. plusieurs personnes 2 hommes, 2 femmes ? font, faisons des choses (plus interdites qu'interdites, le plus interdit de l'interdit) (j'ai mis entre parenthèses, parce que pas sûre que ce soit ça) . j'accepte de le faire. je suis couchée sur le dos. me vois comme ça, je veux dire la caméra est là, la caméra du rêve, mais placée de façon à ce que je ne voie pas ce qui se passe dans mon ventre. je ne vois pas de mon point de vue, de mon point…

jeudi 31 janvier 2013 · 10h11

De l’art invendable.

En réponse à : J'en viens parfois à me demander s'il ne faudrait pas se mettre à fabriquer, à créer des objets d'art, de l'art, qui ne puisse pas se vendre. Est-ce possible de créer de l'art invendable. Non pas gratuit mais invendable ? Bon, je sors du sujet mais je poste quand même, je réfléchis tout haut et je partage.EV De l'art invendable. Je me demandais si ça ne serait pas vendu du moment où ça porterait le nom d'art, l'estampillage, la marque. / Ce à quoi travaille le Museum of Everything - faire sa marque, but prôné. Mais, s'agit ici de la marque d'un musée, pour, paradoxalement, exposer des gens qui ne se…

jeudi 21 novembre 2013 · 20h51

Le corps comme objet, né au XXè siècle
— Gérard Wajcman à l'Erg

Erg, séminaire 2011, Gérard Wajcman le corps comme objet né au xxè siècle / quel serait le maître-mot du xxI ? ça pourrait être la transparence / facebook - transparence de la vie privée, exposition de la vie privée ; wikileaks - transparence du pouvoir / sommes regardés / dans notre corps / soumis à des machines qui voient l'intérieur de notre corps "pour notre bien" _ neuro spin : voir la pensée / idée que tout peut se voir, y compris l'inconscient / projet du tout visible / vidéo surveillance / innocents en sursis / / corps lié aux machines depuis l'origine : le miroir / Le stade du miroir de JL / idée…

dimanche 8 juin 2014 · 15h01

au final, il ne restera plus que le don de son corps pour signifier son existence

là : http://www.flamme-eternelle.com/JOURNAL36.pdf "Cinquante-deux jours à ce rythme, ce sera dur? Dur, non, mais nécessaire. Tout d'abord, je n'ai rien d'autre à faire. Et surtout, comme l'ont démontré les Occupy Wall Street ou les manifestants sur la place Maïdan à Kiev, je vais donner mon corps, ma présence. C'est quelque chose dont je me sens capable. C'est le fait des gens qui doutent de la démocratie représentative et d'un système de délégation essoufflé. Au final, il ne reste plus que le don de son corps pour signifier son existence. Je serai peut-être fatigué, de mauvaise humeur, mais je serai là."

samedi 12 septembre 2015 · 12h59

j’irais bien à la piscine

Une piscine a débordé, considérablement. Nous arrivons au bord, Jules et moi. J'ai envie de rentrer dans l'eau, voir si elle n'est pas trop froide, traverser la piscine, voir de l'autre côté. L'eau n'est pas trop froide, je peux la pénétrer, Jules heureusement ne me suit pas. Je suis rentrée dans l'eau dont le mouvement s'est rapidement amplifié, a considérablement monté. Il y avait moyen de s'accrocher à l'eau et je le faisais. Il fallait s'accrocher très fort, en fait. Parce que l'eau vous saisissait, vous emportait, dans un mouvement tournoyant, montant considérablement, puis, soudainement se relâchant, vous relâchant, vous laissant retomber dans le vide, vous rattrapant, vous relâchant... Je songeais, je disais, que ça…

vendredi 20 mai 2016 · 10h49

Sur L’Envers de la biopolitique d’Éric Laurent, par François Regnault

Sur L’Envers de la biopolitique d’Éric Laurent, par François Regnault « Vous créez un frisson nouveau » Victor Hugo, à propos des Fleurs du mal de Baudelaire   Sans doute, ce livre* est-il un excellent exercice d’orientation. « Qu’est-ce que s’orienter dans la pensée », c’est une question que pose Kant en 1786, et pour laquelle il requiert la différence de la droite et de la gauche (en aucun sens politique, je vous prie de le croire). L’Envers de la biopolitique d’Éric Laurent, c’est "Comment s’orienter dans la psychanalyse ?"  En quoi, celui qui dira que si la psychanalyse ne le concerne pas alors ce livre non plus, fera l’erreur de ne pas voir que…

lundi 23 mai 2016 · 11h55

le vide au corps

Enthousiasmant article de François Regnault, découvert sur Lacan Quotidien et repris ici, à propos du livre d'Eric Laurent, Sur L’Envers de la biopolitique - Une écriture de la jouissance. La bonne nouvelle en est délicieuse et j'en ai commandé le livre avant même que d’avoir terminé la lecture de l'article. Il est rare que j’arrive à réagir à ce que je lis et qui me bouleverse. Cette fois,  je me risquerai cependant, en m'en tenant à cette seule phrase : « Corps vide au regard de la jouissance, car en tant qu’Un, il ne contient rien, c’est un sac, dont les organes sont réservés, si vous voulez, à la médecine. » Si je puis me permettre, donc,…

mardi 30 août 2016 · 09h19

NUIT

3h56, rengaine qui me vient à l'esprit (( bon d'accord,  fumé hier, 2 cigarettes, me semble-t-il. et puis, je ne sais plus si j'ai déjà parlé de ces rengaines qui me visitent inopinément la nuit, probablement. ))   : "Je voudrais me Je voudrais me Je voudrais me Tuer Je voudrais me Je voudrais me Je voudrais me Tuer" Qu'opposer à cela ?  Tenter le mot "Vivre". Mais, nous sommes de retour à Paris, le matelas est chaud et mou et je ne sais à quoi m'appuyer, à quel endroit du corps (si ça fait sens de dire cela).  Je viens dans le salon avec ma couette. Je vais voir si je trouve une meilleure…

jeudi 13 octobre 2016 · 06h25

Re: langage, corps, inconscient

Que nous vivons dans un monde qui vit dans un tel mépris, déni du corps. Et qui privilégie le monde du langage au point qu'il oublie qu'en s'y transportant, en s'y installant, il entraîne avec lui son corps, en passager clandestin.    La raison de ce déni, c'est que le corps obéit à des lois du langage que le langage ignore. C'est que le corps réécrit les lois du langage. L'inconscient, c'est le fruit de la réécriture des lois du langage par le corps.    Le plus souvent le langage se donne comme pouvant vivre totalement en dehors du corps. C'est notre  pratique du langage privilégie cet aspect, qui est en cause. Notre pratique du…

lundi 6 novembre 2017 · 13h45

Lacan J., Le Séminaire, livre XXI, « Les non-dupes errent », leçon du 11 juin 1974, inédit

11 juin 1974 Voilà. J'ai dû faire quelques efforts pour que cette salle n'ait pas été aujourd'hui occupée par des gens en train de passer des examens et je dois dire qu'on a eu la bonté de me la laisser. Il est évident que c'est plus qu'aimable de la part de l'Université de Paris I d'avoir fait cet effort puisque, les cours étant finis cette année… ce que, bien sûr, moi j'ignore …cette salle aurait dû être à la disposition d'une autre partie de l'administration qui, elle, s'occupe de vous canaliser. Voilà. Alors, tout de même, comme ça ne peut pas se renouveler, passé une certaine limite, ça sera aujourd'hui la dernière fois de cette…

lundi 28 juin 2021 · 15h15

la nature de mon corps

Nathalie est fâchée sur moi et j'en suis fâchée. je tente de me faire excuser en lui disant que je suis bipolaire. je lui parle aussi de ce qui peut s'atteindre dans le corps, du corps, se vivre. j'exige alors d'être ramenée "quelque part". nous partons en taxi. arrivée cage aux ours, explosion. je repars dans ma rue seule et heureuse, avec le taximan.

mardi 27 juillet 2021 · 10h23

mar. 27 juillet :: dedans dehors (d’inanité sonore)

Chair, rocaille. Si l'on ne distingue ce qui se dit, un soupir s'entend. Dedans, dehors. Qu'est-ce qui me vaut ce qui s'apparenterait à de la joie. Une joie bien calme, qui ressemble au silence, au recueil. - Ce pays de merde ! Voix reconnue d'un clochard. Et l'absence de soleil.

lundi 14 novembre 2022 · 19h33

une force

il y a en moi une force qui me pousse à ne pas faire ce que je dois, et qui a dominé toute me vie, à ne pas faire ce que je dois et à me haïr. à me haïr et à me supprimer. (tentative d'articulation : je ne fais pas ce que je dois pour pouvoir me haïr) c'est la force la plus insidieuse qui soit, la plus dissimulée. je ne pense pas qu'elle s'exerce chez les autres de la même façon, ni qu'elle se soit exercée également en moi tout au long de ma vie. elle m'a cependant toujours rattrapée. je pense que je peux exprimer ceci à l'âge que j'ai, à 59…

mercredi 22 avril 2026 · 18h47

ma pensée trop vagabonde

ma pensée trop vagabonde. écrire, n’a jamais d’autre but, n’a plus jamais d’autre but, que de tenter d’en fixer le cours. chaotique chemineuse clocharde cloche désordonnée errante flottante fugitive galvaudeuse heurtée mendiant trimardeuse pouilleuse rôdeuse sans-abri sans-logis sdf familière clodo gueuse truande misérable instable bohémienne pauvre nomade malandrine clochette bohème bande aventurière voyageuse ribeleuse libertine coureuse ambulante rétive traînière flâneuse flottante couche-dehors comète chiffonnière camp-volante buissonnière va-nu-pieds * pieds nus je pense parfois que marcher pieds nus est une des choses que je préfère au monde, et qu'il faudrait que je l'écrive. checked. même la nuit, quand je me lève, obligée par l'insomnie et que mes pieds je les pose au sol le plus silencieusement…

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