La psychanalyse est parfois comme un rêve dont il est difficile de sortir.
Sans titre
Sans titre
mes nuits seules comptent
j’irais bien à la piscine
Une piscine a débordé, considérablement. Nous arrivons au bord, Jules et moi. J’ai envie de rentrer dans l’eau, voir si elle n’est pas trop froide, traverser la piscine, voir de l’autre côté. L’eau n’est pas trop froide, je peux la pénétrer, Jules heureusement ne me suit pas.
Je suis rentrée dans l’eau dont le mouvement s’est rapidement amplifié, a considérablement monté. Il y avait moyen de s’accrocher à l’eau et je le faisais. Il fallait s’accrocher très fort, en fait. Parce que l’eau vous saisissait, vous emportait, dans un mouvement tournoyant, montant considérablement, puis, soudainement se relâchant, vous relâchant, vous laissant retomber dans le vide, vous rattrapant, vous relâchant… Je songeais, je disais, que ça valait toutes les attractions foraines du monde. C’était énorme et à chaque fois différent, ne laissant pas le loisir de s’habituer au mouvement. [...] Lire la suite >
Sans titre
puisque rien ne semble plus pouvoir faire sens alors
puisque rien ne semble plus pouvoir faire sens
alors
gloire au moment où tu as quelque chose à faire avec ton corps
gloire à ce devoir et
où tu obéis
gloire au moment où tu obéis
où tu fais quelque chose avec ton corps
depuis que tout sens ne cesse de disparaître
qu'il ne reste plus que le sacré
que tu loges
dans cette sensation du corps qu'il reste
la sensation
le silence, la naissance d'un rythme
comme d'une phrase
qui résonne loin, par delà la fenêtre
rythme et beauté
mouvements dans la cuisine
Sans titre
i should never have stopped dancing
said she to herself
