dimanche 5 mars 2006 · 16h47

noir sur blanc, pensées en italique :: le pas sur le tout

Vie étirée entre l’écran du jour et l’écran du soir et tous les deux sont très petits. Il est de ma nature d’être enfermée. Note sur l’angoisse de l’orgasme. Petite note sur l’adhérence à ce fantasme selon lequel il faut signifier à l’autre, au partenaire amoureux, qu’il y a à redire à son désir. Je ne trouve pas le mode du mien dans la mesure où je ne le supporterais calqué sur aucun (pas tout x phi de x :: je privilégie le pas sur le tout). Et puis il y a l’insupportable qui  consisterait à consentir à son désir, de l’autre, à dire oui à son mode, sa modalité. Ce mode, cette modalité, mienne…

dimanche 11 mars 2007 · 22h09

du transfert de la certitude de l’angoisse à la certitude de l’acte

Angoisse constituée, angoisse constituante [...] La seule théorie qui nous intéresse, c'est la théorie de la pratique. S'agissant du Nom-du-Père, s'en passer s'en servir veut dire exactement, c'est au moins ce que je propose ici, se passer d'y croire, tout en s'en servant comme d'un instrument. Le hiatus de la croyance et de l'usage ne recouvre pas mais déplace celui de la théorie et de la pratique. Le hiatus de la croyance et de l'usage, à vrai dire, est essentiel au structuralisme, à toute approche structuraliste. Ce hiatus est au principe même de ce que Lévi-Strauss appelait "le bricolage", qui consiste à réutiliser, à recycler comme on dit, les produits maintenant déshabités des croyances d'un…

vendredi 21 août 2009 · 09h51

dans l’embrasure

vendredi 21 août 2009 - matin, heure digitale : 9:51. Cette nuit, rêve encore des Dames de Marie - cours de Chimie/Bio avec prof. contre laquelle NOUS NOUS révoltons.Entre 2 cours, nous nous réunissons, nous plaignons. sommes dans l'encoignure (( encoignure n.f. encoignure [ɑkɔɲyr] (de coin) Angle intérieur formé par deux murs qui se rencontrent: Placer un meuble dans une encoignure (coin).Remarque Dans ce mot, -coi- se prononce [kɔ], comme dans cogner.On peut aussi prononcer [ɑkwaɲyr] où -coi- se prononce normalement.)) l'embrasement ((embrasementn.m. embrasement LITT.1. Action d'embraser; grand incendie: L'embrasement d'une forêt. 2. Grande clarté rougeoyante: L'embrasement du ciel au soleil couchant. 3. Agitation qui conduit à de violents troubles sociaux: Cette loi a engendré…

dimanche 20 septembre 2009 · 21h35

Le mode selon lequel s’opère cette perte réelle de vie laisse des traces indélébiles de jouissance chez le sujet.

A cet égard, l'angoisse donne le signal de différentes modalités de rapport à l'objet. Le mode selon lequel s'opère cette perte réelle de vie laisse des traces indélébiles de jouissance chez le sujet. Ces traces, toujours identiques à elles-mêmes, sont au principe de la répétition, et c'est pour cela qu'elles sont en lien avec le symptôme. Savoir reconnaître ces traces, puis savoir y faire avec la jouissance - telle est l'éthique de la psychanalyse - passe par une élaboration signifiante qui met en jeu le rapport à l'Autre. Entre le sujet et l'Autre, nous retrouvons ce "petit bout perdu" qui va constituer l'objet que le sujet place dans l'Autre. "Faire de la jouissance une fonction"…

mardi 5 avril 2011 · 10h59

du temps gelé, de la guerre, du point g
— (de la lecture, de ma mère)

Il y a deux jours, je rêve d'un amoncellement, d'un empilement vertical de "caddies" au dessus duquel je vais me percher, me réfugier, extrême précarité, je tente de diriger les mouvements des caddies, qui sont vifs, accélérés, imprévisibles, avec mon corps. Cet empilement de "cas"  (les "cas" de "caddies") désignant pour moi le "K" du "K-rante" (40) du 40-45 / date de la guerre / à laquelle je dis, à la suite de ma lecture de R. Warshasky,  que "mon temps s'est figé". Date à laquelle, depuis laquelle, l'histoire ne peut pas se faire. Qui ne s'intègre pas à la suite des nombres à laquelle pourtant elle appartient. En sixième latine, sixième latine A, je…

jeudi 30 août 2012 · 08h06

carla et la souplesse

comment le dire, ce rêve, et que je ne m'en sois pas étonnée plus tôt ( non, je m'en suis étonnée plus tôt, mais je ne me suis pas encore formulé cet étonnement)... je revenais de voir ma mère hospitalisée, il y avait eu ce drame des toiles aussi. il me devenait, il est devenu, de plus en plus impératif que je règle ce problème d'angoisse quand je suis avec elle, ce trou où je bascule et cette rage qui me prend, cette rage, colère, haine. à quoi l'attribuais-je cette angoisse? mais bien plus à un trop grand amour de moi pour ma mère, quelque chose que je voulais rapprocher de ce que lacan avance…

vendredi 17 mai 2013 · 10h59

le trou dans le cv

Confusément réveillée ce matin dans le souvenir du principe de réalité. Très simplement venu là comme s’il ne m’avait jamais quittée. Son concept. Allons, me dis-je, vraiment de ma vie n’ai-je rien fait d’autre que de m’inquiéter de la postérité, n’aurais-je travaillé, voulu œuvrer,  que dans l'appréhension que tout ce que j’ai vécu, in fine si attachant, soit oublié, disparaisse ? Une fois remise de cet instant-de-voir, ce propos supportait  d’être nuancé et repartais-je à la recherche des grandes raisons de ma vie. Le principe de réalité n'est-il pas cela qui régit nos vies, à quoi je n'ai jamais su me plier, auquel j'ai cherché par tous les moyens d'échapper ? Ce qui pourrait expliquer que mon…

mercredi 26 juin 2013 · 17h08

Quelle croyance pour l’inconscient?

la troupe d'un autre monde (rêve du 21 au 22 juin) "A la piscine avec de nombreux amis, des hommes, que je trouve assez séduisants et c'est réciproque. Je nage sous l'eau. Beaucoup de monde. Arrivée d'une drôle de troupe, tribu, qui vit sous une large tente hexagonale, une yourte. Ils s'installent dans le fond de la piscine, ils sont à l'abri de l'eau et continuent de vivre normalement, interdisant l'accès de la tente aux nageurs. Ils prennent beaucoup de place. - Au réveil, certains indices de la suite du rêve me donneront l'impression qu'il s'agit avec cette troupe de l'inconscient et de ses habitants. - Ils ont un chef, cérémonieusement, servi par tous les…

dimanche 17 novembre 2013 · 19h13

Untitled

Quant à l'orgasme, il a un rapport essentiel avec la fonction que nous définissons comme la chute du plus réel du sujet. (...) Combien de fois vous aura-t-il été dit qu'un sujet aura eu, je ne dis pas forcément son premier, mais un de ses premiers orgasmes, au moment où il fallait prendre en toute hâte la copie d'une composition ou d'un dessin qu'il fallait rapidement termine ? Et puis, on ramasse quoi ? Son œuvre, ce sur quoi il était essentiellement attendu. Quelque chose est à arracher de lui. C'est le ramassage des copies. À ce moment-là, il éjacule. Il éjacule au sommet de l'angoisse. JL, Le séminaire, Livre X, L’Angoisse, p. 198.

mardi 13 mai 2014 · 09h34

flamme éternelle, parenthèse (prolégomènes sur le désir)

enchantée donc l'autre jour par soirée passée avec Dominique au Palais de Tokyo, une conférence avec Didi-Huberman (par ailleurs annoncée entrée libre sur papier et sur le site, sans qu'il soit fait mention qu'elle était conditionnée par l'achat d'une entrée pour l'exposition (10 euros (qui deviendraient zéro si je m'inscrivais comme demandeuse d'emploi)).) Arrivées tard, nous n'avons pas eu le temps de voir l'expo avant la conf, tandis qu'après, comme j'eus l'idée qu'il fallait que nous nous posions d'abord un petit peu, rapidement, avec une petite bière, pour pouvoir la visiter ensuite - avant la fermeture des lieux, à minuit, la petite bière est rapidement devenue 4 ou  5  - moyennant quoi nous sommes évidemment sorties sans…

vendredi 12 décembre 2014 · 14h20

Variations sur Deux notes, Philippe Cullard

Exposé à Strasbourg le 7 mars 1999, à la Journée d'étude Metz-Nancy-Strasbourg, "L'enfant, l'adolescent et l'agressivité". La partition de la symptomatologie infantile que Lacan expose, en quelques lignes denses, dans ses "Deux notes" (( Lacan (J.), "Deux notes sur l'enfant", Ornicar?, n° 37, Paris, Navarin éditeur, 1986, p. 13-14. ))  remises à Jenny Aubry, peut en imposer, à une première lecture - parfois retenue dans notre communauté - pour une correspondance avec la dichotomie classique névrose-psychose. Cependant, dans le commentaire de Jacques-Alain Miller intitulé "L'enfant et l'objet" (( Miller (J.A.), "L'enfant et l'objet ", Colloque EEP à Lausanne, 1er et 2 juin 1996,  La petite girafe, 18, Institut du champ freudien, décembre 2003, p. 7. ))…

vendredi 8 janvier 2016 · 11h27

musique (comme tu veux)

il faut que j'apprenne à me créer mon espace, il faut que je l'accepte, il faut que je cesse d'être de nulle part, il faut que je me fasse ma place. c'est comme pour la musique. cela fait des années que je n'écoute plus "ma musique". que je n'écoute plus que la musique de f., la musique de l'autre. ma musique, si je la choisis, si je fais cela, crée un espace qui devient le mien. il faut que je cesse d'attendre tout de l'autre. pourquoi dis-je cela. ce n'est pas de ça qu'il s'agit. je n'attends pas toute la musique de f. je n'ose pas faire exister ma musique. le faire, mettre de la…

mardi 1 mars 2016 · 15h26

un peu plus vite, peut-être ( et l’objet cruel de l’angoisse)

Donn, au lit, une Q suffisante de degrés, lundi 29 février, 23:16Je lis."Le ciel nous tombant sur la tête serait un bonheur. Caractère incompréhensible de Ia superstition gauloise. Quand ça arrive, c'est là, et sans doute n'y a-t-il rien dans tout ce qui arrive ou peut arriver qui soit aussi près de vite ou de rien. Savoir l'éclair garder serait la vraie, l'impossible devise. Art de vivre ennemi de la fiction, du rêve, du vague (rien est à l'opposé de vague).»"DP ; ou le Dictionnaire Portatif de Daniel Pommereulle" de Jean-Christophe Bailly  IN Ferdinand Gouzon, Daniel Pommereulle -  Huitièmement, qu'est-ce que la cruauté ? Editions Multiple, Paris, 2016,  p. 160.1er mars, mardi, Donn, 11h00DP : ... vie, vite, vide ...…

jeudi 3 mars 2016 · 15h40

donn, jeudi, 7:46, réveillée par oiseaux

jeudi, 7:46, réveillée par des oiseaux, 17 degrés, j’ai relancé le chauffage.   HIER – au réveil, angoisse à propos de ce que j’avais écrit la veille… à propos de l’angoisse justement et ennuyée à l’idée que nous ne soyons pas sortis, ou si peu, que nous n’ayons pas FROPITE-DE-LA-BELLE-NATURE – et les arbres.  aussi ai-je entraîné jules dehors et en avons-nous étreint quelques-uns, d’arbres.  puis, il est rentré, son heure d’écran approchant.1  de mon côté, j’ai prolongé la ballade avec le Ches. - Fer. et Pomm. , eux peut-être un peu trop confiance en la pensée pour moi. - à mon tour rentrée, me suis déplacée dans la cuisine,  manipulé des objets en faisant des pas, à droite, à gauche, en…

Top