mardi 13 janvier 2009 · 23h53

La possibilité d’avoir peur s’approche comme s’approche le vent d’une capitale de province.

12.1 Le bruit lent des voitures. Allongée nue à l'exception de son slip au fond d'une cave sous les couvertures, c'est l'hiver la peau brûle surtout les cuisses. Draps rêches. Cette fois, c'est le soir. De petits cœurs battent faiblement sous la peau, seule la lampe de chevet est allumée. Nul bruit, personne n'habite au-dessus. Elle, couchée sur le dos, éteint. Se tourne sur le côté, visage tourné vers la rue. Écarte d'elle les couvertures. C'est une époque où il n'y a pas encore internet. Songe à JL qui quelque part raconte comment, une nuit après avoir traversé Dieu sait quelle plaine sibérienne, il rejoint une femme qui l'attend dans une grange, la pénètre et…

vendredi 8 janvier 2016 · 11h27

musique (comme tu veux)

il faut que j'apprenne à me créer mon espace, il faut que je l'accepte, il faut que je cesse d'être de nulle part, il faut que je me fasse ma place. c'est comme pour la musique. cela fait des années que je n'écoute plus "ma musique". que je n'écoute plus que la musique de f., la musique de l'autre. ma musique, si je la choisis, si je fais cela, crée un espace qui devient le mien. il faut que je cesse d'attendre tout de l'autre. pourquoi dis-je cela. ce n'est pas de ça qu'il s'agit. je n'attends pas toute la musique de f. je n'ose pas faire exister ma musique. le faire, mettre de la…

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