lundi 5 janvier 2009 · 00h02

… j’appris un peu plus tard qu’il donnait des cours de littérature à l’université, ce qui lui procurait stabilité économique et temps pour se consacrer à la lecture et à la recherche, qu’il avait déjà deux enfants, un garçon et une fille.

les-vacances

toutes les photos sont de jules. prises le jour où nous avons fait le sapin de noël. au premier jour des vacances. maintenant, c’est fini, les vacances.
lundi 5 janvier 2009 · 14h12

lire forme d’inconscience

il a recommencé à neiger. ça ne va pas du tout. rien à voir avec la neige : les vacances sont finies.

/

ce n’est que quand frédéric est là que je peux me sentir quitte de l’obligation de travailler.

l’amour facile en ce moment et cela m’est nouveau. l’amour m’est facile, cela m’est nouveau ( question des préliminaires, d’ailleurs, au passage, tant que j’y suis, balayée. point ne m’en faut. il fallait n’y pas penser.)

nuance,

il faudrait juste qu’il apprenne à s’endormir ma lampe de chevet allumée. phrase qui n’est pas belle. [...]  Lire la suite >

mardi 6 janvier 2009 · 13h39

Et sans savoir pourquoi, disent toujours : Allons

même l’ignorance ne peut rien contre cela qui nous environne. tu pleurais hier soir. petit. viens encore. pleure. petit. dis. la maladie aussi nous attend. il faudra du courage, encore dire oui. nous ne sommes responsables que de nous-mêmes, c’est ce que je crois. la lumière est dedans. la lumière est dehors.

 vouloir ce qui est proche, vouloir ce qui vous arrive, même qui vous arrive à l’improviste, et vous fait mal

« La joie est l’affect spinoziste du rapport au réel, l’affect auquel on peut atteindre lorsqu’on ne croit plus aux caprices du sort, mais lorsqu’on s’égale à lui, que l’on s’accorde avec lui, sur un mode qui est proche de l’éternel retour de Nietzsche : vouloir ce qui est proche, vouloir ce qui vous arrive, même qui vous arrive à l’improviste, et vous fait mal.» Jacques-Alain Miller, « Les us du laps », 26 janvier 2000. [...]  Lire la suite >

mercredi 7 janvier 2009 · 16h36

on m’a si souvent dit que j’avais un accent étranger

ma mentalité de midinette m’a joué  un petit tour.

de l’utilité d’être parfois un peu parano : se resituer dans l’adversité, le sentiment de l’adversité, voire le sentiment imaginaire de l’adversité, sortir de la concorde du nous.  de quel nous parlais-je ? celui d’une communauté qu’il me plaît à imaginer, à laquelle je me souhaite appartenir // la solitude d’une cause et  ses communautaires moments.  j’en connais moi ( dans leur nuit)  qui ne se connaissent aucune cause. or  moi non plus moi non plus,  je ne la connais (communauté d’insavoir). j’en sais. j’en saurais. moi qui suis fille du doute et de [...]  Lire la suite >

dimanche 11 janvier 2009 · 23h24

il faut qu’une porte soit ouverte et fermée

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8.

moins quatre degrés.

sans que je comprenne pourquoi, et sans que je veuille d’ailleurs comprendre pourquoi, une porte s’est fermée dont  je m’éloigne. c’est le soir, c’est le noir, c’est l’image qui me vient à l’esprit. sous les paupières, je me vois m’éloignant dans un brouillard sombre et parcouru de fumées.

bouleversée, disais-je.

comme si tout ce que je  faisais s’était trouvé remis en  cause. je ne suis plus du tout qui j’étais.

or il semble que je sache y faire, face à ce genre de phénomène.  qui si exceptionnellement souvent m’arrive. que je sache y faire aussi bien qu’un anxiolytique.  mes « fortifications à la vauban ». mais c’est qui ce Vauban ? [...]  Lire la suite >

lundi 12 janvier 2009 · 10h08

お元気ですか、 きょうはすごい吹雪になりました 庭の写真を送ります またメールください

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je me demande si j’ai gagné.

mais tu m’écris,

De: « こちらにんじんシンプルライフ »
À: « こちらにんじんシンプルライフ »
Envoyé: Lundi 12 Janvier 2009 03:38:33 GMT +01:00 Amsterdam / Berlin / Berne / Rome / Stockholm / Vienne

お元気ですか、

きょうはすごい吹雪になりました

庭の写真を送ります

またメールください


mardi 13 janvier 2009 · 23h53

La possibilité d’avoir peur s’approche comme s’approche le vent d’une capitale de province.

12.1

Le bruit lent des voitures.

Allongée nue à l’exception de son slip au fond d’une cave sous les couvertures, c’est l’hiver la peau brûle surtout les cuisses. Draps rêches. Cette fois, c’est le soir. De petits cœurs battent faiblement sous la peau, seule la lampe de chevet est allumée. Nul bruit, personne n’habite au-dessus. Elle, couchée sur le dos, éteint. Se tourne sur le côté, visage tourné vers la rue. Écarte d’elle les couvertures. C’est une époque où il n’y a pas encore internet. Songe à JL qui quelque part raconte comment, une nuit après avoir traversé Dieu sait quelle plaine sibérienne, il rejoint une femme qui l’attend dans une grange, la pénètre et fournaise. A la surprise de découvrir une fournaise entre ses cuisses. Elle, glisse une main, s’étonne de la découvrir glacée, entre ses jambes. Frissonne. Ramène le drap sur ses jambes. Ses pensées vont vers Marcel Proust. Elle songe au lit de l’écrivain. Son lit, sa chambre, son asthme, se couche sur le dos, glisse son poing fermé sous son slip pour s’endormir.  [...]  Lire la suite >

mercredi 14 janvier 2009 · 22h52

fin de partie

Everyday dearest orchid find a way and prey and prey and prey Behind the eye’s of your sister’s portrait Wine wind and pray on the minds Two dearest things One man with a gun and one with an arm It is a basic sensation, No it was a basic sensation, no it is a basic sensation A fantasmata of her mother Don’t avoid the straightforward answers but take the cold one with the cold arms Like a megaphone Too painful and no harm Maybe we have a second rate son Superhuman, acknowledged absurd subhuman? Provoke a frenzy in me my love, provoke a frenzy in me, provoke a frenzy in me my love Unconsious and screwed by all Does one expect an afterlife? No, I only wish for the after thrice Hand over with the devil’s trident And paint it the orchid because we have a second rate son He’s abrupt, rude, and undone Deism at hand Now you know I won’t go

je crois que dans cette chanson les gens sont morts et se sont fait tués. je n’en sais rien. il y un homme avec une arme et un avec un bras. c’est une sensation de base. c’était une sensation de base. non, c’est une sensation de base. écoutée mille fois.

vivre, une main passée par la fenêtre d’un appartement au 17è étage.

je ne veux pas faire le ménage je ne veux pas faire le ménage je ne veux pas faire le ménage je ne veux pas faire le ménage. et je ne veux pas faire mes papiers.

dis tu as oublié d’acheter du pain, et je n’ai plus rien à manger, la prisonnière [...]  Lire la suite >

jeudi 22 janvier 2009 · 13h11

vêtir ceux qui sont nus

22, midi

une tartine d’angoisse . dites-moi pas que c’est pas parce que je ne pense pas à vous que je pense pas à vous et que vous ne m’écrivez pas . beurre , miel .

 

 

une tarte de douleur. la tarte couloeuvre ?

prendre le téléphone en main : se faire aider .  se faraday . nous longions hier la rue des rosiers , le soir était tombé .  il ne faisait pas froid . trois tours de manège au métro saint-paul ,

 

 

beurre miel sucre brun tartine tarte .

chercher le numéro de tél. Psychiatre, ancien praticien hospitalier à l’hôpital Sainte-Anne. allo, est-ce que ce serait possible de vous voir ? paris 13è. pouvez-vous le 2 février à 14 heures? oui. [...]  Lire la suite >

dimanche 25 janvier 2009 · 15h47

vendredi 23 janvier 2009

levée facilement  pour conduire jules à l’école. revenue ici, rendormie jusqu’à 11 heures. lu de pirandello « vêtir ceux qui sont nus » (dont je n’avais plus aucun souvenir, en dehors du titre  que je continue à trouver beau). je traîne sur ce blog. sur les autres. pas le cœur. je ne fais rien de ce que je dois. je suis dans l’après-coup d’hier,  le rendez vous pris, le rendez vous annulé, la froideur, à mes oreilles, du psychanalyste. les pleurs interminables.  je me promets d’essayer de nettoyer cet après-midi. je mange une demi-tranche de saumon.  frédéric téléphone, je lui dis que je ne sais pas ce que j’ai, mais que je ne sais plus vivre sans eux. je lui redis que je ne comprends pas. que je ne peux plus rien faire quand ils ne sont pas là.
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lundi 26 janvier 2009 · 15h43

sam dim lun,

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samedi

réveillée à 13h30. faut-il que je sois fatiguée ou quoi?
après-midi, courses.
soir : godard, « DÉTECTIVE », au lit (des livres partout, dans le lit, dans les poches, dans les bouches, celui que je n’ai pas lu que lit l’entraineur, warner, johnny: « lord jim » de joseph conrad – à prendre à la bibliothèque)

Another (literary allusion) is to Joseph Conrad’s Lord Jim, carried around as a sort of I Ching by nightclub owner and fight promoter « Sir Jim, » full name Jim Fox Warner, played by gravelly crooner Johnny Hallyday. His mother gave him the book thirty years prior, saying that whenever he was stuck in life, all he had to do was crack the cover and the answer would come. He didn’t know that she meant literally. Every time he opens it, someone interrupts him, and he’s never consumed a word. (…)
http://avaxhome.ws/video/genre/art_house/jlg_detective.html [...]  Lire la suite >

mardi 27 janvier 2009 · 01h37

réjouissons_nous,

parce que vous croyez vraiment que c’est avec des mots qu’on écrit?

currently reading : gaddis, william. agonie d’agapé (( ah mais c’est qui cet agapé ? ce qu’enditwiki :

Agapē (ἀγάπη) est le mot grec pour l’amour « divin » et « inconditionnel », complétant la liste des mots grecs pour dire amour : Eros (l’amour physique), Agape (l’amour spirituel), Storgê (l’amour familial) et Philia (l’amour absolu). Les philosophes grecs du temps de Platon l’utilisaient dans un sens supposé universel, c’est-à-dire opposé à un amour personnel; cela peut signifier l’amour de la vérité, ou de l’humanité. Le terme était utilisé par les premiers chrétiens pour décrire l’amour spécial de leur Dieu, et l’amour de ce Dieu envers les hommes.)) . just started. cette fois, c’est moi qui ne dort pas. soif. (deuxième jour sans nicotine du tout (ni substitut nicotinik. [...]  Lire la suite >

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