mardi 2 mai 2006 · 11h17

manque et symptôme et plein et sinthome
— // intermittences du désir constance de la jouissance

je suis payée pour lire : "Cette différence, propre à Lacan, du symptôme et du sinthome, nous montre bien pourquoi nous avons aussi besoin de deux termes comme ceux de désir et de pulsion. Le désir a ses intermittences tandis que la pulsion a sa constance. Il y a du côté du désir tout un jeu de masques et il est incessamment travaillé par une négativité interne, si je puis m’exprimer ainsi, alors que, du côté de la pulsion, nous avons une positivité plus ou moins grande. ¦ ¦ ¦ ... Du côté symptôme et vérité, tout repose sur le manque. Du côté sinthome et jouissance, il n’y a pas de manque. ... ¦ ¦…

mardi 6 janvier 2009 · 13h39

Et sans savoir pourquoi, disent toujours : Allons

même l’ignorance ne peut rien contre cela qui nous environne. tu pleurais hier soir. petit. viens encore. pleure. petit. dis. la maladie aussi nous attend. il faudra du courage, encore dire oui. nous ne sommes responsables que de nous-mêmes, c’est ce que je crois. la lumière est dedans. la lumière est dehors.  vouloir ce qui est proche, vouloir ce qui vous arrive, même qui vous arrive à l’improviste, et vous fait mal « La joie est l’affect spinoziste du rapport au réel, l’affect auquel on peut atteindre lorsqu’on ne croit plus aux caprices du sort, mais lorsqu’on s’égale à lui, que l’on s’accorde avec lui, sur un mode qui est proche de l’éternel retour de…

mardi 7 juillet 2009 · 08h43

(où il est question de l’abjection)

la journée d'hier s'est extrêmement bien terminée (une fois que j'ai eu fini d'écrire ici, et que je sois allée à mon rendez-vous psy). réveillée ce matin en sursaut à quatre heures et demi en pensant à "l'abject".  à "l'abjection" dont parle miller   dans son dernier cours de cette année, comme d'un concept auquel lacan tenait particulièrement. à cette lecture je m'étais demandée où se se situerait l'abject dans ma vie, où je situerais l'abject dans ma vie... "Jadis, c’était en 1966, je lui disais, ayant sous les yeux et compulsant les épreuves, comme on dit, de ses Ecrits, qu’il aurait fallu faire un « Index des concepts » de son enseignement. Il me répondit :…

mardi 6 octobre 2009 · 09h31

Que nul n’entre dans le XXIe siècle s’il n’est hypomane…

La communication immédiate caractérise l’époque, pour le meilleur et pour le pire. Elle a du bon : augmentation de notre puissance d’agir, liberté croissante, agilité, faculté permanente de faire salon, mise en commun des ressources intellectuelles, la vie quotidienne vécue à plusieurs… enfer ou paradis… [...] Le pire ? Pas de doute, c’est une tyrannie. La contemplation, la méditation, la mélancolie, l’acédie, la dépression, l’otium, le loisir, la lenteur, les langueurs, le flâner, le musarder, le baguenauder, le glander, non pas seulement le dimanche de la vie de la triade sacrée Hegel-Kojève-Queneau, mais même le sacro-saint Week-end franchouillard, et, par dessus le marché, « les sanglots longs des violons de l’automne… » - toutes ces…

mercredi 3 août 2011 · 18h33

Jacques-Alain Miller, Lire

"... Et donc, tout bien pesé, j'ai choisi le titre suivant : lire un symptôme, to read a symptom. Ceux qui lisent Lacan ont sans doute ici reconnu un écho de son propos dans son écrit 'Radiophonie' que vous trouvez dans le recueil des Autres Écrits, page 428. Il souligne là que le juif est celui qui sait lire. C'est ce savoir lire qu'il s'agira d'interroger en Israël, le savoir lire dans la pratique de la psychanalyse. Je dirais tout de suite que le savoir lire, comme je l'entends, complète le bien dire, qui est devenu parmi nous un slogan. Je soutiendrais volontiers que le bien dire dans la psychanalyse n'est rien sans le savoir…

vendredi 26 avril 2013 · 17h41

La pudeur est la forme royale de ce qui se monnaie dans les symptômes en honte et en dégoût.

"Le désir n’a rien à voir avec l’instinct, guide de vie infaillible, qui va droit au but, qui conduit le sujet vers l’objet dont il a besoin, celui qui convient à sa vie et à la survie de l’espèce. Même si l’on cherche son partenaire dans la réalité commune, l’objet du désir se situe dans le fantasme de chacun. Le Séminaire (( Il s'agit du séminaire à paraître en juin 2013, Le désir et son interprétation, texte établi par Miller J.-A., La Martinière & Le Champ freudien)),  cherche à expliciter la dimension du fantasme : à ce niveau-là, il y a entre le sujet et l’objet un ou bien - ou bien. Au niveau de…

vendredi 30 janvier 2015 · 20h10

les bonnes intentions que Lacan n’avait pas

Tandis que Lacan, lui, il étend son « je suis méchant » à la position du sujet, je ne dirais pas de l'inconscient, mais à proprement parler il l’étend au sujet de la pulsion. Cette "inversion de la paranoïa", si on l'isole ainsi, permet de mettre en série nombre d'énoncés de Lacan avec lesquels il jouait à surprendre, scandaliser, émouvoir son auditoire. Par exemple, quand il lui arrive de dire "Je n'ai pas de bonnes intentions" et même "à la différence de tout le monde", il parade en être méchant. N'oublions pas que les bonnes intentions, on dit que l'enfer en est pavé, on n'a pas attendu Lacan pour s'en méfier de la bonne intention.…

dimanche 8 mars 2015 · 16h33

«Un répartitoire sexuel» par Jacques-Alain Miller – I

J’ai terminé le cours de la dernière fois par un dialogue que m’apportait l’actualité. Une dame dit – Je suis prête à tout. Et le monsieur répond, en manière d’objection – Plutôt à pas tout. L’apologue de la dame au volant Cela m’a été illustré il y a un instant, au moment où je me précipitais vers ce lieu, conduit par une dame. J’arrive un tout petit peu plus tard que je n’arrive en retard d’habitude. C’est que nous avons été arrêtés par la police. Je suis encore sous le coup de la surprise de l’énumération qui est sortie de la bouche du Pandore de service, qui, sautant au bas de sa petite camionnette, dans…

lundi 9 mars 2015 · 17h23

«Un répartitoire sexuel» par Jacques-Alain Miller – II

Je m’aperçois que je ne me suis pas interrogé sur pourquoi j’avais reçu spécialement un grand nombre de lettres depuis la semaine dernière, des lettres commentant ce que j’avais pu dire, ou me reprenant sur un certain nombre de points. J’avoue que j’ai laissé ça un peu de côté. Certaines de ces lettres abondaient dans mon sens, d’autres m’interprétaient, ce à quoi j’avais prêté le flanc, en contant, en commençant, une anecdote personnelle. On a vu que, derrière le héros professant, il y avait une femme qui conduisait – ce qui est tout à fait exact, comme je l’avais moi-même indiqué. J’ai eu aussi un message du monsieur de l’histoire, où à la fois il…

jeudi 19 mai 2016 · 11h50

le monde

Qu’est-ce qui est le réel ? Cette  question est devenue instante dans  la philosophie à partir de  Descartes. Celui qui a eu là-dessus l’aperçu le plus net, le plus  clair, le mieux centré, c’est le  nommé Heidegger, dans un article  de 1938 qui s’appelle  « L’époque des  conceptions du monde » et qui  souligne que c’est à partir  de Descartes qu’à proprement  parler le monde est devenu une  image conçue, une image conçue  par le sujet  (( Heidegger emploie le mot de  Bild, qui est à  proprement parler l’image spéculaire ; quand on parle de l’image  originaire, on dit  Urbild)) , et que c’est à partir de Descartes que tout  ce qui est là, le discours  philosophique…

samedi 3 décembre 2016 · 14h42

de l’objet du désir à sa cause (la jouissance)
— du saumon à l'huître

Jacques-Alain Miller, La clinique lacanienne, cours du 27 janvier 1981 SOURCE : http://jonathanleroy.be/wp-content/uploads/2016/01/1981-1982-Scansions-dans-lenseignement-de-Jacques-Lacan-JA-Miller.pdf Extrait : Nous pourrions nous en tenir là, si nous n’avions la reprise par Lacan du concept de métonymie non plus à partir du désir, mais à partir de la jouissance. Nous avons pendant des années fait valoir le désir comme métonymie, alors que “Radiophonie” fait valoir que ce qui est en jeu dans la métonymie, c’est la jouissance. Je dirais que ce texte, qui n’est pas le dernier mot de la théorie de Lacan, est pourtant un passage tout à fait obligé pour atteindre la suite de son enseignement. Il formule que le métabolisme de la jouissance n’est rien d’autre que…

samedi 3 décembre 2016 · 16h21

po(l)issonneries

Jacques-Alain Miller, La clinique lacanienne, cours du 27 janvier 1982 SOURCE : http://jonathanleroy.be/wp-content/uploads/2016/01/1981-1982-Scansions-dans-lenseignement-de-Jacques-Lacan-JA-Miller.pdf Je vais aujourd’hui vous amuser un petit peu. Je suppose que je vais m’amuser aussi. J’ai un très gros rhume et j’ai pris ce qu’il fallait pour que ça ne paraisse pas. Il n’empêche que cela ne m’a pas mis forcément de bonne humeur. Je voulais faire un cours sur l’huître mais je n’ai pas eu le temps de faire l’enquête qu’il fallait pour traiter ce sujet, à savoir d’abord d’aller en manger, puis d’introduire l’érudition nécessaire pour que ça devienne amusant. Je voulais parler de l’huître, puisque Lacan lui-même nous a invités à trouver un rapport entre l’huître et l’hystérique. Si…

samedi 3 décembre 2016 · 17h36

métaphore/métonymie II. chabert et le reste de saumon de belle bouchère

 Jacques-Alain Miller, La clinique lacanienne, cours du 3 février 1982 SOURCE : http://jonathanleroy.be/wp-content/uploads/2016/01/1981-1982-Scansions-dans-lenseignement-de-Jacques-Lacan-JA-Miller.pdf Extrait : La belle bouchère, donc.  Elle nous embarrasse.  Elle nous embarrasse parce que toute l'analyse du désir de l'hystérique est là présentée comme une affaire de signifiants. Dans son désir, elle est tout entière une affaire de signifiants. Vous vous souvenez avec quel brio Lacan resserre sa métaphore et sa métonymie. Il fait valoir que dans le rêve, qui est très bref, tout tourne autour du saumon, du signifiant saumon qui, puisque la belle bouchère précise que c'est en fait du caviar qu'elle désire, est un signifiant substitué au caviar. Il y a donc là métaphore. Du côté de la métonymie,…

mardi 7 janvier 2025 · 09h30

paranoïa renoncée et paranoïa inversée de Lacan

On le sait, je me relis. Je relis depuis hier un rêve fait en 2012, en décembre 2012, "J'aurais tué Nathalie F". Dans l'analyse de ce rêve où je vais aller en prison pour avoir tué quelqu'un, je cite rapidement la "paranoïa renoncée" de Lacan : Et ensuite, il cherchera à donner à la psychanalyse un nouveau fondement avec le langage. Ainsi, je vois la passion de Lacan traverser son enseignement, la passion qu’il subit d’être seul. Et en même temps, son mouvement propre est celui d’échapper à la clinique que promeut la passion d’être seul. Si Lacan a commencé par une clinique de la paranoïa dans sa thèse de psychiatrie, s’il a ensuite, et…

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