du travail encore trop. la nuit trouée par l’idée que je dois fermer ici, faute de temps. mon histoire? je la connais, à un siècle ou deux près. je retiens plein de choses, pas les chiffres. idem pour les noms de pays. ça tient à ma structure, l’hystérie. enfin, c’est ce que je crois, ai longtemps cru. condamnée à l’atemporel. entendais à la radio hier deleuze, encore, dans son abécédaire, parlant de ce que ce serait pour lui, être de gauche : penser le monde, pouvoir penser au-delà de son quartier.* lui, n’avait pas pensé à moi. le monde, j’y pense, je le conçois, mais à moins d’un grand effort, il est ici et maintenant…
olala, de l’histoire et autres calembredaines
noir sur blanc, pensées en italique :: le pas sur le tout
Vie étirée entre l’écran du jour et l’écran du soir et tous les deux sont très petits. Il est de ma nature d’être enfermée. Note sur l’angoisse de l’orgasme. Petite note sur l’adhérence à ce fantasme selon lequel il faut signifier à l’autre, au partenaire amoureux, qu’il y a à redire à son désir. Je ne trouve pas le mode du mien dans la mesure où je ne le supporterais calqué sur aucun (pas tout x phi de x :: je privilégie le pas sur le tout). Et puis il y a l’insupportable qui consisterait à consentir à son désir, de l’autre, à dire oui à son mode, sa modalité. Ce mode, cette modalité, mienne…
les peaux jouent, rêve
Robe qui part du cou, l'enserre comme un collier, d'esclave, descend sur la poitrine, les seins, sans passer par les épaules, se resserre sur le ventre, repart sur les hanches, jusqu'aux genoux. C'est très joli. Je m'aperçois cependant que le bonnet droit de la robe est vide, mon sein droit manque. J'ôte la robe et vois avec horreur que toute la peau a « joué » sur les seins et sur le nombril. C'est indescriptible. La peau du trou du nombril n'est plus en face du trou. La matière à l'intérieur du téton n'est plus sous la peau du téton. Le sein n'est plus sous la peau du sein.La matière du sein n'est plus sous…
Anne Lysy : Lʼanorexie : Je mange rien (extrait 1)
[...] 1. Le rien, l’amour et le désir * (( Extrait de Lʼanorexie : Je mange rien de Anne Lysy sur le site du Pont Freudien)) C’est ainsi que j’ai sous-titré ce premier moment, qui reprend le Séminaire IV et « La direction de la cure » (( J. LACAN. « La direction de la cure », 1958, in Écrits. Paris, Seuil, 1966, pp. 585-645. )) . Lacan, dans les années 50, met en avant la prévalence, dans tout phénomène humain, de l’ordre symbolique, l’ordre du langage, qui préexiste au sujet et qui le détermine. Il l’appelle le grand Autre pour le distinguer comme au-delà, comme horizon des petits autres, les égaux, les comme moi, les pareils,…
samedi – chi et hystérie
6h26, nuit. j'ai beaucoup publié ici hier, ce qui me met mal à l'aise, me réveille. je ne publie en général pas au fur et à mesure de ce que j'écris et c'est souvent au moment de publier, que je me relis, corrige, essaie de donner à ce que j'ai écrit l'allure d'un truc fini. je me suis forcée hier à publier beaucoup et vite. j'avais accumulé du retard. je n'aime pas non plus laisser passer trop de temps entre le moment de l'écriture et celui de la publication. écrire me permet de réfléchir à ce qui m'arrive, permet que je ne le subisse pas de trop. le délai que je prends avant publication me permet de prendre…
métaphore/métonymie II. chabert et le reste de saumon de belle bouchère
Jacques-Alain Miller, La clinique lacanienne, cours du 3 février 1982 SOURCE : http://jonathanleroy.be/wp-content/uploads/2016/01/1981-1982-Scansions-dans-lenseignement-de-Jacques-Lacan-JA-Miller.pdf Extrait : La belle bouchère, donc. Elle nous embarrasse. Elle nous embarrasse parce que toute l'analyse du désir de l'hystérique est là présentée comme une affaire de signifiants. Dans son désir, elle est tout entière une affaire de signifiants. Vous vous souvenez avec quel brio Lacan resserre sa métaphore et sa métonymie. Il fait valoir que dans le rêve, qui est très bref, tout tourne autour du saumon, du signifiant saumon qui, puisque la belle bouchère précise que c'est en fait du caviar qu'elle désire, est un signifiant substitué au caviar. Il y a donc là métaphore. Du côté de la métonymie,…
de 1959 à 1975, la belle bouchère chez Lacan
Ci-dessous, quelques-uns des textes de Lacan où il traite de la Belle bouchère. 1 Livre VI, Le désir et son interprétation, p. 505 -10 juin 1959 2 Livre X, L'angoisse, p. 63 - 5 décembre 1962 3 Livre 11, 10 juin 1964 4 RSI, 11 mars 1975 Jacques Lacan, Le Séminaire, Livre VI, Le désir et son interprétation, p. 505 (10 juin 1959) Mais quelle est la fonction du désir insatisfait chez l’hystérique ? Lacan nous dit que l’hystérique, qui veut être aimée, doit, afin de soutenir le désir amoureux, désirer autre chose. Et pour que ce désir d’autre chose remplisse sa fonction de soutien du désir amoureux, il faut qu’il reste insatisfait. La belle…
A la recherche du nom perdu
"p. 41 ... Le mystère de cette efficience silencieuse qui dépasse les ressources conscientes... p. 42 Montaigne écrit à propos de l'effort pour se remémorer un rêve : "Plus j'ahane à le trouver, plus je l'enfonce en oubliance" p. 43 Pourquoi dans certains cas, la volonté de se rappeler quelque chose constitue-t-elle un obstacle? Est-ce là un obstacle inhérent à l'effort ou est-ce simplement que ma volonté s'exerce au mauvais moment, dans une mauvaise occasion? Et quand le nom me vient soudain aux lèvres, comme par un don des Muses , que s'est-il passé? Puis-je toujours dire sincèrement que c'est parce que j'avais renoncé à me souvenir, parce que j'avais supprimé toute intention? N'y a-t-il…
« tout entier pris dans le sacrifice, sans aucun recours »
L'action du sujet dans le fort/da est exemplaire. En nommant le vide créé par l'absence de la mère à l'aide de l'alternance présence/absence de la bobine, le sujet la détruit comme objet, mais il constitue cette action même comme objet en la répétant. Le sujet "élève son désir à une puissance seconde (...) Le symbole se manifeste d'abord comme meurtre de la Chose, et cette mort constitue dans le sujet l'éternisation de son désir."15 Le fort/da n'est plus seulement scansion, mais véritable fondement de l'édifice subjectif du désir. La mélancolie, sacrifice suicide, s’identifie à cette mort du sujet qui se nomme dans le même temps où il s’éternise. Par là, le sujet se fait pur…