Très heureuse d’avoir trouvé sur le net, sur http://www.lacanchine.com/(une mine), cette thèse de Lu Ya-Chuan (( Thèse présentée à Paris VIII en 2010, dirigée par Gérard Wajcman et co-dirigée par Gérard Miller. )), intitulée (curieusement) (( Je suis au fond d’abord intéressée par la problématique inverse : Comment inscrire le taï chi dans la psychanalyse. Mais aussi, comment, d’ores et déjà, le taï chi se trouve-t-il inscrit dans la psychanalyse. En tout cas, c’est, quant à moi, bien plutôt le monde chinois que j’aimerais importer dans la psychanalyse, sûre qu’elle a beaucoup à y gagner. )) « Une autre voie pour les Chinois ou Comment la psychanalyse pourrait-elle s’écrire dans le monde chinois ? 路亞娟« [...]
Comment la psychanalyse pourrait-elle s’écrire dans le monde chinois ? I
samedi – chi et hystérie
6h26, nuit. j’ai beaucoup publié ici hier, ce qui me met mal à l’aise, me réveille.
je ne publie en général pas au fur et à mesure de ce que j’écris et c’est souvent au moment de publier, que je me relis, corrige, essaie de donner à ce que j’ai écrit l’allure d’un truc fini. je me suis forcée hier à publier beaucoup et vite. j’avais accumulé du retard. je n’aime pas non plus laisser passer trop de temps entre le moment de l’écriture et celui de la publication. écrire me permet de réfléchir à ce qui m’arrive, permet que je ne le subisse pas de trop. le délai que je prends avant publication me permet de prendre un petit peu de distance. et éventuellement de finir par boucler quelque chose, une petite unité de sens, quelque chose qui me permette d’avancer, de passer à autre chose. [...] Lire la suite >
Comment la psychanalyse pourrait-elle s’écrire dans le monde chinois ? partie II
Extraits de la thèse de Lu Ya-Chuan publiée sur http://www.lacanchine.com/Lu_01.html (voir partie I) :
Le Souffle – le Qi 氣 : esprit et matière
Le corps étant considéré dans la médecine chinoise comme un foyer d’énergie, il est un lieu d’interaction avec son environnement naturel. Renfermant la notion d’« énergie » ou « souffle », le Qi 氣 désigne à la fois tout constituant matériel du corps, mais aussi l’immatériel, le spirituel, l’agent des changements dont ce dernier est le lieu, une force vitale et existentielle, telle ou telle fonction à l’œuvre dans le corps, spécialisée le cas échéant dans un domaine ou un autre. [...] Lire la suite >
l’annonce faite à MC – objet : des nouvelles de ying et de yang
— L'été à l'heure chinoise
Dear Marie,
nous sommes à donn. je crains que ça ne soit un peu compliqué pour moi de venir te voir, comme nous en avions parlé, parce qu’en fait, tout simplement, je ne conduis pas (je suis malheureusement dépendante de mon copain pour ça (et d’ailleurs pour d’autres choses aussi). cela dit, tu es la bienvenue, quand tu veux. nous sommes encore là jusqu’à jeudi. après, hélas, c’est retour à la ville.
(je suis au jardin, je me suis un peu démenée à couper des branches d’ arbres; je fais une pause, sous les noisetiers, c’est bien.)
tu sais, ça fait des mois que je dors mal. que je me réveille toutes les nuits vers 4 heures. il faudrait que je vérifie quand ça a commencé, mais probablement au moment où j’ai arrêté les anti-dépresseurs. et ça au fond, je ne sais plus de quand ça date. attends, je vais vérifier : décembre 2015. voilà. donc, je ne dors plus bien depuis décembre 2015. cela dit, je suis beaucoup moins fatiguée. [...] Lire la suite >
Quelle présence du chi en Europe
— Donn, samedi 24 septembre
Samedi matin. Donn. Réveillée à 8h!
Eau chaude, avoine +lait de soja tiède.
Quelle présence du chi en Europe
Le chi devant être étant universel, je me pose la question de son apparente absence en Europe et dans les pays occidentaux.
Entre-nous, nous sommes probablement conva
Bonjour,
Avez-vous une idée de la raison pour laquelle on ne trouve de connaissances et d’étude du chi
Bonjour,
Le chi en Europe et dans les pays occidentaux n’est pas connu. Mais en a-t-il toujours été ainsi et ne disposerions-nous pas de sources qui attesteraient par le passé de sa présence, ou plus exactement de sa connaissance, de sa reconnaissance, de son utilisation, fût-ce à des fins médicinales. Je pense par exemple à des danses, à des rites, ou à la connaissance de plantes médicinales, soit à une forme de connaissance du corps lié à un savoir ancestral. [...] Lire la suite >
La vie des plantes, E. di Coccia
Il va falloir que je range ce livre, lu cet été, « La vie des plantes », c’est toujours un moment que je déteste. Je déteste ranger un livre, je déteste m’en séparer, il me semble toujours que je n’en ai pas fini avec lui, qu’il faudrait que je le lise encore, que je ne suis pas suffisamment parvenue à l’assimiler. Je déteste l’oubli qui menace. S’agissant de ce livre, dont je me suis sentie très proche, je me suis demandée quelle aura été son expérience à Emmanuele di Coccia, de ce souffle, par lequel il relie le ciel, la terre et les arbres. Le lisant à la campagne, il me semblait que ma propre expérience du lien avec cela qui nous environne, se renforçait, s’embellissait, se révélait de façon nouvelle. Le chi (ki) que je connais en tai chi m’a paru proche du pneuma, du souffle qu’il décrit. Je me demandais quelle expérience physique, quelle pratique peut-être, lui avait inspiré ce livre dont l’ample souffle m’a touchée comme rarement. [...] Lire la suite >
avoir un corps
Après toutes ces années de tai chi, de chi et de tai chi, il me semble que j’acquiers, que j’ai acquis un nouveau corps.
C’est un fait, c’est l’acquis, un corps. Par sa jouissance. La jouissance par les traçages intérieurs, enchanteurs. Les traçages de mondes, les dessins. Les géographies.
Être dit encore, reste. Reste à dire. Cela reste à dire encore. Ce corps acquis. La jouissance.
Les explorations auxquelles on procède, les manipulations intérieures, le bonheur qu’on y trouve, donnent un corps où il n’y en n’avait pas. Le corps se met à exister. [...] Lire la suite >
mercredi 11 janvier 2023
— « Il y a deux façons chez nous de devenir chamane : soit par la lignée, soit en ayant traversé des maladies ou des accidents »
Sept heures du mat, ou par là. Hier quatre gouttes. Levée à cause de trop de mots dans la tête, difficile à décrire, pas vraiment angoissant, mais ennuyant. Ça a commencé par « fracassemeurs » (mauvaises pensées, mots qui se répètent tel que « haine » ou « meurs » ou « tu es morte ») auxquelles j’opposais pensées « bonnes », puis ça s’est mélangé à des phrases ou des mots interrompus ou par des mots inexistants, des syllabes sans sens, le tout répété, martelé. Encore une fois sans angoisse, sans sentiment de malheur, mais j’ai préféré me lever. [...] Lire la suite >
