10h20 il y a urgence, il y a mercredi, bientôt, la séance. peu de souvenirs, pas un cauchemar en tous cas. un truc affairé, ce que j'en écris déjà ré-inventé: immense bateau immense peut-être cargo il avance, il doit faire demi-tour (il le doit vraiment, c'est probablement une question de vie ou de mort, une question cruciale) il fait demi-tour une première fois, manœuvres gigantesques en fait, état de guerre, désordre total, insurrections, je ne trouve pas le mot. guerre n'est pas le mot. guerre civile, guerilla, guérilla urbaine. feux, saccages, rues demi-tour avorté, repart sur route première des jeunes, comment est-ce qu'on les a appelés, pendant les "événements récents en france", canaille? racaille? non,…
rêve, le cargo demi-tour
CR (rapide) de la semaine dernière
toute la semaine dernière de mauvaise humeur (depuis que vu l’analyste et remise à travailler). d’abominablement mauvaise humeur. (n’aura-t-il suffi que je dise, ici même, que je dise, que cela ne m’arrivait plus, que la colère m’avait quittée pour que je tombe en colère le lendemain même?! et comme de nulle part / humeur pour de vrai tombée du ciel / ensorcelée et crapauds sautant hors de ma b / monde recroquevillé autour de moi / foudre. semaine de raison et de combats où j’ai même fait ma tva et suis allée au cinéma, cela me prit le mercredi. quand j’entendis la voix de la fille femme, vis son visage, je compris que du film…
l’inconscient tellement encombrant
l'inconscient tellement encombrant / comment pourrais-je espérer léguer ça ? / qu'est-ce qui m'inquiète encore ? jules seulement jules. ce que je vais lui laisser. ce que je peux lui donner. comment ne pas l'empoisonner. moi qui le suis tant, poisonnée. // pourquoi vouloir écrire, sinon pour espérer que ça l'aide un jour, l'allège, qu'il comprenne - mais lui assignai-je ce destin-là : qu'il me comprenne, qu'il soit celui qui me comprenne ? est-ce cela que je fais ? ce n'est pas ce que je veux. pas du tout. c'est qu'il me semble que si peu est dit, de ce qui est. si peu je dis, de ce qui m'est. et l'inconscient, justement, et cette…
mercredi 27 avril 2011
me force à écrire. hier vu analyste (mardi au lieu mercredi en raison lundi pâques) revenus samedi de donn. devions y aller semaine dernière de mardi à jeudi il faisait très beau me sentais très bien dehors corps je pensais que là - à donn - je pouvais commencer à avoir un corps, recommencer à avoir un corps. j'aime le dehors- le dehors de donn j'aime le vent - ou l'air - j'aime ce que j'y vois - je ne sais pas que j'y aime - j'aime les arbres la distance la lumière l'espace l'air - je ne sais pas ce que j'aime à donn mais j'étais ravie, vérit a ravie, donn c'est un ravissement…
ne me quitte pas mais
8h40, je ne vais sans doute pas tarder à me recoucher. Rêve cette nuit. Avec Roger (à la place de Frédéric) dans sous-sol rue Waelhem. Roger s'enferme dans pièce avant (qui ressemble aussi à cave rue Tiberghien) . Ne me quitte pas mais ne veut pas de moi tout le temps près de lui. Fait des choses, est très actif. Moi, j'attends dans pièce à côté. Lui, de temps en temps vient près de moi, puis retourne dans sa pièce. Sommes avec Francis, ami de JP, homosexuel, très joli garçon. Reste parfois près de moi, parfois près de Roger. Ma famille et Jules ne sont pas loin de moi, mais sont entre-eux, comme si je…
l’annonce faite à MC – objet : des nouvelles de ying et de yang
— L'été à l'heure chinoise
15:12 Dear Marie, nous sommes à donn. je crains que ça ne soit un peu compliqué pour moi de venir te voir, comme nous en avions parlé, parce qu’en fait, tout simplement, je ne conduis pas (je suis malheureusement dépendante de mon copain pour ça (et d’ailleurs pour d’autres choses aussi). cela dit, tu es la bienvenue, quand tu veux. nous sommes encore là jusqu’à jeudi. après, hélas, c’est retour à la ville. (je suis au jardin, je me suis un peu démenée à couper des branches d' arbres; je fais une pause, sous les noisetiers, c’est bien.) tu sais, ça fait des mois que je dors mal. que je me réveille toutes les nuits vers…
Paris, jeudi 2 septembre – F devient fou
chère, m'endormant, je m'étais dit que : j'avais du sentiment pour vous. le rêve de cette nuit - Frédéric devient fou c'est la nuit. nous sommes F et moi dans la même chambre, pas dans le même lit. une chambre qui m'évoque quelque chose de celle de ma cousine Sylvie, dans l'enfance. nous dormons mal. il se réveille souvent. il me parle. il me propose une cigarette. il sort de la chambre. le couloir éclairé où il va est bien celui de l'appartement de ma tante Rose. il revient. s'approche de mon lit, est au pied de mon lit. me parle. c'est là que j'ai oublié : je crois que je peux dire qu'il est…
BXL, ven. 3 sept – ne vois-tu pas que je brûle
Jeudi 2, suite du rêve raconté plus tôt, dans le train vers Bruxelles, 10h30 Dans la même chambre : de ma cousine S. Ai-je pensé à elle récemment? Peut-être hier. Pourquoi? Lui parler du psoriasis de mon frère. Toutes ces maladies auto-immunes qui se multiplient dans la famille. Elle-même gravement atteinte. Côté de mon père, donc, plutôt. Pourquoi ne l'ai-je pas appelée, ma cousine, manque de temps, toujours. Un coup de fil : briser dans l'habitude, dans le train-train. Sylvie, dans l'enfance, dite "garçon manqué" et moi très petite fille (et comment j'y tenais à mes tresses, à mes jupes). Nous ne somme pas dans le même lit, F et moi, pas à la même…
Vendredi 30 déc 2022
7h54, hier soir 4 gouttes de CBD 20. Je suis rassurée, ça marche toujours. Suis à ma place habituelle dans le canapé, que je quitte très peu, dans le noir. Je vais relire ce que j'ai écrit hier. Chester le chat lorgne sur mes genoux alors que je voudrais déjà me refaire une Ricoré. Mes symptômes ont vraiment peu évolué depuis le temps que je fais une analyse. Je ne sors pas. Je vois très peu de monde. J'ai toutes les difficultés du monde à aller chez le coiffeur, à m'acheter des vêtements. Je ne parviens pas à "tenir mon ménage". Je cuisine quand ça me chante, subitement, et alors pendant quelques jours à l'affilée,…
Vendredi 20 janvier – Du coup, l’accord sur l’objet et punir F encore
10h59 Hier grève générale et manif retraite. Maintenant trop tard pour écrire. Tout à l'heure, musée du Louvre, expo Les Choses (derniers jours). Paris, place de la République, manif Retraite - 19.01.23, 15h22 12h33 F dit qu'on dit trop "Du coup", Google confirme. Entrer dans une pièce, dire "Du coup, on va où?" Alors qu'a priori on ne se situe dans les conséquences de rien.Et si justement il ne s'agissait pas, dans une sorte de souci de l"accord sur l'objet" que la parole tend à réaliser, d'évoquer la cause toujours manquante à l'être parlant et qui nous est commune à tous. L'évocation de cette solidarité-là. Nous pauvres humains, frappés par le langage, dans ces conséquences-là, l'évocation…