Sans titre
Sans titre

ce qui serait juste ce serait de n’avoir jamais qu’un seul livre sur sa table de nuit (si la lecture est bien comme l’amour).

17, dimanche, JOUR

Dimanche, 12:26.

Il fait froid  (0 degré).

Sommes F et moi réfugiés au lit. Me suis fait un thé au lait Anichaï. Mais il ne me paraît pas très parfumé. Peut-être trop vieux. Ou bien, je dois encore travailler à développer mon goût. Ajouté un demi bâton de cannelle, mais lui décidément était trop vieux. Je viens de lire que c’est un thé qui contient du gingembre. J’aurais dû en rajouter, j’en avais envie. Devrais avoir le courage de me laver les cheveux. Sortir, aussi, ce serait pas mal.

Du point de vue du sevrage, je crois que c’est OK,  je n’en ai pas pris longtemps finalement de l’Anafranil. Sinon que rêvé toute la nuit. Cette fois mes parents voulaient se séparer, ma mère voulait partir,  était partie. Je travaillais à la Commission européenne. Ma mère était venue se réfugier dans mon bureau. En très mauvais état, dévastée je dirais, considérablement vieillie. Logeait à Mainvault également (maison de l’oncle qui vient de mourir). Désemparée, je finissais par appeler Depels. Nous parlions de nous voir. Je ne suis pas sûre qu’il m’aie bien conseillée. J’expliquais à mon frère qu’il fallait leur faire comprendre,  comprendre à ma mère, que s’ils se séparaient, ils vieilliraient trop vite,  et devraient être placés. Ce qu’ils ne voulaient pas. Je montrais à JP un petit bijou, une légère chaîne en argent, qu’il fallait que mon père offre à ma mère pour la convaincre de son amour.

Hier, c’était bien un peu pénible. Énervée, et ces courbatures. Rien d’insurmontable. J’avais prévenu les autres autour de moi, interdit de me contredire ni d’user de la moindre ironie à mon égard. Demandé d’obéir aussi à quelques ordres. Ils ont été parfaits. Pour un mal de tête, suis arrivée à éviter l’aspirine en prenant un Earl Grey au miel.  Bu du Rooibos le midi en mangeant.

Soir,  sommes sortis manger des sushis. Bu deux verres de vin blanc. M’autorise à boire à l’extérieur et à l’intérieur les jours de fête.

Acheté des livres sur le Japon.

Ah oui,  téléchargé également deux applications pour apprendre de le japonais. L’une pour l’oral, l’autre pour l’écrit.

Soir, tout de même, nous avons fait des travaux, installé le chauffage dans la chambre:

20160117_170521

alors ,

croire qu’il n’y aurait que le semblant qui permette d’en découdre avec la jouissance?

rêve, le cargo demi-tour (2)

12h08

bon, je n’ai pas encore trouvé sur internet d’image de l’agrafe par le sinthome
mais:

L’œuvre (de Joyce) avait-elle besoin d’être publiée ? Pas nécessairement. Le sinthome oui, le nécessitait. Que Joyce ait voulu sa publication, c’est une question qui a pu rendre perplexe Lacan. Dès lors, elle est une agrafe (elle fait le quatrième) qui épingle le symptôme comme social, lui laissant enfin une entrée. C’est ce que Joyce appelle son tour de farce. Son dire magistral est plutôt pour Lacan tour d’écrou qui libère et serre en ses tours la réserve, montrant ainsi qu’un nouage est possible sans père, à cette condition bien sûr de s’en être chargé. A la force du dénouage et renouage, le sinthome (écrivons-le de sa dernière écriture), élève la condition d’artiste à ce paradigme: se faire fils nécessaire.

« LOM du XXI siècle », Marie-Hélène Roch

et de marie-hélène roch, encore :

L’intérêt maintenant est d’examiner ce qui lui a permis de rabouter en place de cette fêlure, de réduire et tasser le glissement de l’imaginaire, c’est-a-dire du rapport au corps. Il n’est pas Joyce qui, lui, produit une écriture comme sinthome pour réparer le détachement de l’ego, mais il pourra prendre congé du lien à l’analyste sans que cela se dénoue pour autant, avec une agrafe (pur produit de l’analyse).

Du fait même qu’il m’en propose le plastron, parmi les autres, au cours de sa dérive, et que je m’en saisisse rapidement, le lui désignant comme un enjeu, il va se dire et se faire maverick. Ce mot anglais désigne, au sens propre, un animal non marqué au fer, c’est-a-dire détaché du troupeau, comme pourrait l’être un veau ou un cheval ; au sens figuré, il signifie anticonformiste. Maverick, c’est l’homme libre. Ce plastron est un peu plus souple que les autres, et présente l’avantage (je l’apprendrai dans le recueil de ses effets) de rassembler une série métonymique et de nommer sa jouissance avec un mot de la langue anglaise (langue de la branche paternelle de sa famille). Il marque sa position de sujet libre. Il va même s’en tatouer. Une façon, dira-t-il, de tatouer la mort et de trouver le mors, le frein dans la langue. Il s’en fait un blason sur une chevalière qu’il porte au doigt, de sorte que lorsqu’il la tourne d’un certain côté, c’est le signe pour les jeunes femmes qu’il est à prendre (il est ainsi chevalier de la dame) ; retournée de l’autre côté, principe de mesure, cela signifie qu’il est déjà pris. Ce blason dont il invente lui-même le dessin, fait contrepoids entre un père déclassé et une famille maternelle d’origine noble. C’est un S1 qui agrafe réel et symbolique, liant l’imaginaire. C’est un capiton dans le texte de lalangue. Il va se dire, se faire maverick, et il ne sera plus fou.

A partir de ce nom qui fixe sa jouissance et sa position de sujet libre, il va pouvoir rassembler les faits de son histoire, sa dispersion ; ce nouveau nom va borner l’instabilité du signifiant. Il va se maintenir dans un lien social, non plus en chassant les reflets, mais en devenant surveillant dans un lycée privé. Ce nouveau nom a l’avantage de l’inclure tout en le laissant libre puisque c’est son choix insondable. Il lui permet de désamorcer la pulsion de mort, la jouissance qui insiste jusque dans son patronyme (il est composé de deux syllabes paradoxales, l’une évoquant la mort, l’autre (anglaise), la fuite, la liberté) qui restera toujours son nom social, mais débarrassé du réel de l’impératif. Avec maverick, il trouve le jeu de pouvoir continuer à être cheval sans identification rigide, sans licou puisque c’est le sujet libre, mais il n’est plus sans mors, sans principe d’arrêt. D’un sans marque, il a fait sa marque. C’est pourquoi je dis que maverick est une invention, un pur produit de l’analyse qui l’a amène à se passer du lien a l’analyste, au bout de sept ans d’efforts.

Se briser à la pratique des nœuds, Marie-Hélène Roch

maintenant, chercher l’image.

ce n’est pas comme si le fait que vous me connaissiez encombre des milliards de panavinengen

paris, 14 juillet

trop de télé hier

aujourd’hui : rien d’autre que du ménage – tandis que je me promettais d’écrire ce que j’avais fait hier. mais pourquoi au fond, écrire,  je ne sais plus.

il y a deux nuits, rêvé qu’on m’avait volé ma selle (?) – la selle de mon vélo, je précise. je voulais m’en aller, m’enfuir, retrouve mon vélo : mais il n’a plus de selle.

étions à donn. ce week-end.

SNV80151-1024

quelques longueurs dans la piscine, du bonheur. manger parler boire et (… grossir). peut-être que nous faisons tous des efforts et ces efforts s’avèrent faciles. des efforts pour être gentils. pour faire attention les uns au autres.

la nuit de samedi à dimanche je me réveille en pensant au fait que si on inscrivait jules à l’école alsacienne comme le souhaite son grand-père, il souffrirait de ce que nous le surclassions.  pourquoi l’inscrire là ? lui offrir toutes ses chances ? lesquelles ? quelle elle est sa classe sociale ?  (existe-t-il une classe sociale qui n’aime pas spécialement l’argent? l’intelligence est permise dans toutes les classes sociales, non ?)

c’est f. qui me m’avait fait remarquer que l’ENS était réservée à une certaine classe sociale – dont, me disait-il-il, nous ne faisons pas partie.

si on l’inscrit dans cette école, il souffrira parce qu’il n’aura pas les vêtements qu’il faut – parce que nous ne les lui offrons pas, que nousne lesaimons pas et que nous n’en avons pas l’argent -, mais aussi parce qu’il n’aura pas l’accent qu’il faut, le discours, les façons, les manières, et les vacances, les voyages, la voiture, les maisons…

est-ce qu’il n’est pas trop petit pour être confronté à tout ça? et en même temps, là où il est, ça n’est pas non plus son « milieu social ».

paris 15 juillet

piscine de paris aujourd’hui. bonheur encore et facilité. seule une phrase me reste du rêve de cette nuit : ce n’est pas comme si le fait que vous me connaissiez encombre des milliards de panavinegen. est-ce qu’on ne dirait pas que ça veut dire quelque chose? pour la dire, il faut « aspirer », « avaler »  le « g » de « panavinegen ». ce n' »st pas un « g » dur, c’est un « g » belge, flamand.

Sans titre

j’ai grossi

1_63 / 2_11 – I (je me complique l’existence)

Questions diverses

1/ Quid de la relation :

désir de l’analyste – (jouissance du) sinthome

Cette jouissance du sinthome, n’est-ce pas quelque chose qui s’atteint se rejoint au-delà de la possibilité « d’être analyste »? il existe du sinthome là où il n’y a pas nécessairement d’analyste?

Ce que je voudrais interroger également : un point où désir et jouissance se rejoignent, trouvent à s’accorder.

2/

« Mais si on tient que le sujet ne se réduit pas, dans sa fonction la plus essentielle, au psychologique, son exclusion hors du champ du nombre s’identifie à la répétition, ce qu’il s’agit de montrer. »

(Jacques-Alain Miller, « La suture »)

 

Exclusion hors du champ du nombre –> répétition –> sinthome?

ou prise en dehors de la suite du nombre –> répétition –> sinthome ?

Il y a deux jours, je rêve d’un amoncellement, d’un empilement vertical de « caddies » au dessus duquel je vais me percher, me réfugier, extrême précarité, je tente de diriger les mouvements des caddies, qui sont vifs, accélérés, imprévisibles, avec mon corps.

Cet empilement de « cas »  (les « cas » de « caddies ») désignant pour moi le « K » du « K-rante » (40) du 40-45 / date de la guerre / à laquelle je dis, à la suite de ma lecture de R. Warshasky,  que « mon temps s’est figé ». Date à laquelle, depuis laquelle, l’histoire ne peut pas se faire. Qui ne s’intègre pas à la suite des nombres à laquelle pourtant elle appartient.

 

En sixième latine, sixième latine A, je dessine à la professeur d’histoire et de latin, Mme Chapeau, qui le demande, une ligne de temps où j’inscris 4 dates : 40-45 ; 0 ; 33 (âge de la mort du christ). J’ajoute ensuite 14-18 parce qu’effectivement je connais cette date (qui vient doubler 40-45).

Dessous cette ligne,  j’explique  que l’histoire ne peut être prise considérée comme une suite de dates, que l’histoire c’est passionnant, mais que cette passion ne tient pas dans les dates.

Aujourd’hui, aurais-je à dessiner une ligne du temps, elle serait la même.

Identifiée, passionnément… crucifiée, à la guerre (40). Promise, dans le prénom de ma mère, à la lecture du point G. « LUTGARDE »,  « art du G lu, art de lire le point G ».  G qui est de guerre, dit de guerre par mon père, de jouissance silencieuse en ma mère.

On voit qu’il y a là comme un raccourci entre le G de quarante et celui du prénom de ma mère.

C’est un raccourci, un raccord, fait il y a bien longtemps, inoublié, en analyse, au départ d’un rêve où il était question d’un G (le GSM, le téléphone), et du point G (à propos duquel j’avais entendu un émission radiophoniuqe).

Ce raccourci je l’ai refait récemment, au sortir d’un cours de Miller, comme il avait évoqué la fixation et la jouissance féminine1 –   quand je me suis souvenue d’une sensation d’enfant. Lorsque, soi-disant malade, feignant la maladie, diagnostiquée cependant par une médecin d’angine blanche, je pouvais passer la journée dans le lit de mes parents, à la place de ma mère. Quelquefois alors je me mettais à entendre le temps ralentir, s’allonger. Mon corps lui-même s’allongeant, par différentes parties, élastique, s’étirant à volonté et à l’infini – et tout cela, dans cette lenteur entendue. J’étais à la place de ma mère. Dont je pourrais dire qu’elle est pourrait être ma place de sinthome aujourd’hui – c’est ce que j’entends au cours de Miller, l’inertie du sinthome.

Ah oui, le lien du G de la guerre de quarante, au G, comme point de jouissance ?

Je passe sur un rêve que j’ai fait qui me désigne explicitement dans la répétition du quarante, comme double même d’elle, de ma mère double dont j’ai la coutume, auquel il ne faudrait pas que je me tienne, dont la culpabilité cependant m’a enfin quittée, ce qui explique que je puisse enfin avancer, sortir de la seule répétition du double, du double du double, pour répéter, réitérer seulement l’Un (sans double) -, dans la répétition d’un 40 d’abord, d’un 4 ensuite, au cours d’rêve qui se passe, pour partie au moins,  au moyen-âge, dans une moyenne d’âge (40).

Mais, le temps gelé : est-ce qu’on l’entend déjà dans ce que j’ai écrit jusqu’à présent? Ou cela doit-il être davantage précisé?

Dire : l’angoisse ne me saisit plus qu’en présence de ma mère. La pétrification. J’ai été vers ça, dans les derniers temps de mon analyse, l’envie, le désir, de lever ça, pour pouvoir rétablir un contact avec elle, un contact qui rende mieux justice à l’amour que j’ai pour elle. L’angoisse vis-à-vis de l’école (ECF) s’étant quant à elle atténuée. Au point que je puisse me demander même si elle n’a pas complètement disparu, c’est à tester, et si elle n’a pas trouvé à être remplacé par un désir, devenu tactique, ou qui se voudrait tel (je me découvrirais des ambitions sans nom, inavouables…), l’école n’étant pas de l’approche la plus facile. Et puis elle demanderait à ce que je quitte mon lit – où, heureusement, je peux encore réfléchir fortement, et établir mes plans d’action (hé hé hé).

La guerre, Le point g, Ma mère.

« 40 », c’est le dit, disais-je, de mon père, pas un jour où il ne nous parlait de la guerre et des juifs. Pas un jour. Pas une personne qu’il ne rencontrait qu’il n’abordait en lui parlant de la guerre. L’extraordinaire, c’est qu’il aurait eu toujours quelque chose de nouveau à raconter. C’était toujours autre chose. L’extraordinaire, c’est que ça faisait lien, que ça le faisait vraiment parler avec la personne qu’il rencontrait, que ça faisait point de rencontre, et que mon père était considéré comme très sympathique. Mes frères également, mes 2 frères, parlaient avec lui, de la guerre, nous, ma mère et moi, nous nous taisions. Et bablabli et blabla bla, je n’y arriverai pas, pas aujourd’hui, et c’est BASTA.

3/

« De même, l’existence d’un objet ne lui vient que de tomber sous un concept, aucune autre détermination ne concourt à son existence, si bien que l’objet prend son sens de sa différence d’avec la chose intégrée, par sa localisation spatio-temporelle, au réel. » (Ibid., « La suture »)

4/

« Par où vous voyez la disparition qui doit s’effectuer de la chose pour qu’elle apparaisse comme objet – qui est la chose en tant qu’elle est une. »    (Ibid. )

 

concept –> disparition de la chose / apparition de l’objet = la chose en tant que Une = cet objet donc qui vient à exister

 

Nota bene:

A/ sur le « plus un », la réitération, et l’addiction : dirait-on (j’ai oublié ce à quoi j’avais pensé ce matin)

« une cigarette encore, donne-m’en une, la dernière » (ferré) – un verre de plus, le dernier, un tweet de plus, un clic de plus, un chips de plus

un en plus, le même, je réitère donc j’addicte

les accointances du sinthome et de l’addiction – difficile d’admettre le n’importe quoi du sinthome, le n’importe quel Un, du moment qu’il est Un, du sinthome – surtout si l’on pense à la « racine du refoulé » – qui n’est pas n’importe quoi, qui ferait la différence. relire à propos de l’addiction le cours de Miller, le dernier (9), et l’avant dernier (8).

B/ cet Un de la fixation bloque la pulsion (dit Miller) – dans mon cas, bloque au redoublement, ça double, ça se bloque, et ça redouble  – ma mère, encore, épelant le nom (du père)  disait : « M – U – double L – E – R »  (où l’on oit que le double n’est pas la répétition, la réitération.)

que me pardonnent tous ceux que j’ai doublés, mais je continuerai dorénavant de la faire,  et probablement pas sans jouissance, parce qu’il ne s’agit plus seulement de doubler. il y a de L tout seul, ou du G tout seul ou du cas tout seul soit de l’un, tout seul. sans Autre.

 

Notes:
  1. les notes du cours concerné:

    I

    Avant : désir interdit –> jouissance

    II

    Ensuite : la jouissance est pensée au-delà – positivée comme celle d’un corps qui se jouit. C’est un événement de corps – ça s’oppose à l’interdiction, ça n’est pas articulé à la loi du désir.

    Le choc, la contingence, le pur hasard, ça n’est pas dialectique, mais objet de fixation, non pris dans la loi du désir.

    C’est comme ça, par ce biais, que Lacan a pu rencontrer la jouissance féminine – la part qui existe sans subir l’interdiction, qui n’est plus centrée sur le Penisneid, fonction négative, qui n’est pas prise du côté dialectique, de l’Aufhebung ça efface le « perdre pour retrouver » (un enfant, c’est encore mieux que l’organe qui manque). Ça ne se transmute pas en maternel.

    Faut voir comment ça fonctionne du côté homme.

    Au 2 mars…

    []

~

please, do not
know

1er janvier

à la laverie

From Evernote:

1er janvier

bon jour pour la laverie et surtout anniversaire de jules.
allons au resto tout a l’heure, à trois. au resto italien, tout
près de son école. ecris sur mon téléphone, ça ne marche pas
mal, meme si je ne sais pas encore où sont les accents. voudrais
me promettre de ne plus faire d’internet cette annee, ce voeu,
mais c’est même pas sûr que sois pas occupée à en faire pour
l’instant…
sais pas trop où j’en suis, me sens jouée par les médicaments et
la nicotine dont je ne cesse d’essayer de sevrer.

l’inconscient tellement encombrant

l’inconscient tellement

encombrant

/

comment pourrais-je espérer

léguer

ça ?

/

qu’est-ce qui m’inquiète

encore ?

jules

seulement jules.

ce que je vais lui laisser. ce que je peux lui donner. comment ne pas l’empoisonner. moi qui le suis tant, poisonnée.

//

pourquoi vouloir écrire, sinon pour espérer que ça l’aide un jour, l’allège, qu’il comprenne – mais lui assignai-je ce destin-là : qu’il me comprenne, qu’il soit celui qui me comprenne ? est-ce cela que je fais ? ce n’est pas ce que je veux. pas du tout. c’est qu’il me semble que si peu est dit, de ce qui est. si peu je dis, de ce qui m’est. et l’inconscient, justement, et cette expérience-là, dont il me semble que rien, dans le monde, finalement, ne témoigne, de façon distincte. qui me semble partout renié.

/

étudier la grammaire. retourner aux basics.

/

que retiendra-t-il des cris qui ont été les miens, hier. ou avant-hier. mauvaise humeur, crise. inopinée, inattendue, venue de nulle part. que j’assume pourtant, qui est pleine d’histoire, d’histoires, de travail. que f. assume également. supporte.

le cri seulement lui restera-t-il, la haine d’un moment ?

(photos prises au resto, aujourd’hui, ou plutôt hier, premier janvier 2011, jour du 6è anniversaire de jules)

//

(f, l’autre jour : mais tu parles tout le temps de toi, racontes toujours ta vie. moi : mais c’est ce que j’ai de mieux…)

désastre (la chute de la maison ..)

j’habite la cave de la rue waelhem. côté gauche, normalement inhabité.

quelque chose se passe, se casse, un mur se divise, des plaques s’ en effondrent.

je crois que je monte prévenir mes parents. mon père est encore en vie.

je redescends avec ma mère. sommes en haut des escaliers de la cave. elle me parle d’aller voir de l’autre côté, du côté où j’habitais avant, dans la « cuisine-cave ».   ca me fait penser au garage de la rue tiberghien. il y a peut-être des toiles dedans, des œuvres de mon père. les murs continuent à s’effondrer. ça m’effondre également. je suis très inquiète. ma mère descend.  elle me fait savoir qu’effectivement des choses horribles sont arrivées. je descends.

l’endroit me paraît dévasté, sans que je sache vraiment en quoi consiste cette dévastation. dans un état déplorable. quelqu’un habite là.  un sdf ou un drogué mais qui n’est pas là. une de ces personnes que mes parents avaient coutume d’accueillir, de loger chez eux avec nous. je râle que mes parents aient laissé faire ca (m’aient « remplacée » par ce sdf, aient laissé ces lieux se dégrader de cette façon, ces lieux qui étaient miens).  je râle très fort. les murs sont dénudés, arasés, troués. en dehors d’un lit peut-être, au milieu de la pièce, un matelas au sol, les pièces sont vides.  j’essaie de comprendre de grands écorchures circulaires dans le mur entre les deux fenêtres. je me demande si des signes y sont à lire.

plus tard.

il semblerait que le reste de la maison continue de s’effondrer. qu’elle soit complètement pourrie, qu’il ne doive bientôt plus rien en rester. des toiles non plus.

je suis vraiment affolée. je dis à quelqu’un qui passe que mes parents n’auront jamais les moyens de retrouver un endroit où loger. que c’est une catastrophe. ma mère a l’air de penser de même.

2011



lumière légèreté balbutiements.  ce que je voudrais.



Sans titre



f.  hier dit que c’est vrai mon blog est bizarre, comme je tentais d’expliquer à j. ce qu’est internet, ce qu’est un blog, le fait que j’aie un blog, et que j’en aie honte, que je ne l’assume pas du tout, que je ne suis jamais contente de moi. ah oui, il dit.



chers amis, sortez vos minuteurs et… EN AVANT!

Aujourd’hui, vous allez passer 15 minutes dans l’entrée de votre maison. Prenez tout le courrier, les chaussures et les vestes et rangez-les. Je suis toujours très surprise de la quantité d’objets qui semble s’accumuler dans ce coin! C’est un endroit qui, lorsque vous vous en occupez et le rangez complètement, vous renvoie un grand sentiment d’accomplissement car c’est ce que vous voyez en premier lorsque vous passez la porte!

better

tonnes d’ADJUVANTS en « ine »–> vu docteur G – certifie que tout ça c’est l’œdipe, simplement (je dis HA) et que ça ne peut aller que pour/vers 1 mieux.

de nouveau pas pu dormir

où j’en suis.

journée d’hier finalement bien passée, une fois que jules et moi nous sommes levés. jules très joyeux – gai on dit en belge. avons traîné ici, à faire plus ou moins rien. traîné au lit, ordinateur, un peu d’aspirateur pour moi, une mini sieste aussi pour moi, « je vais dormir un peu. ah oui, pourquoi? » pas lui dire que c’est histoire de trouver le courage de m’habiller. de redémarrer. il a ensuite pris un bain très long, où  je lui ai servi des crêpes. après, avons fait des courses au g20. j’en fais une lavette.

alors, accuser les hormones? c’est ça? et ce travail que je n’arrive pas à faire.

ah oui, toute la journée aussi me suis dit : ah oui, ranger tout de suite, ah oui, ranger tout de suite. puis au g20 j’avais acheté un collier pour le chat et je savais bien que et…

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il y du mieux


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depuis jeudi passée à paroxetine (deroxat) et bromazepam…

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Sans titre

– une cigarette

– tête occupée seulement par des listes

– et toujours cette phrase qui résonne : ranger tout de suite.

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Catégorisé comme rapides
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