“Un livre ne commence ni ne finit,
écrivait Mallarmé,
tout au plus fait-il semblant”
*
***
tu sais non ça ne va pas du tout
*
blancs mensonges
,

« je te demande de refuser ce que je t’offre
parce que ce n’est pas ça. »
partons en suisse. au retour, ma mère sera là.
ô mère

(bruit et fureur)
c’est la nuit. je me réveille au son de ces mots : « bruit et fureur » . angoisse incroyable. je me lève pour en sortir. mère ici, suis dans salle de bain. hier soir f disait : « ta mère, c’est violence et bruit ». alors qu’elle est si silencieuse, j’ai acquiescé mentalement . l’effet qu’elle fait . que dire de cette angoisse. les mots, les phrases que j’entends, me répète, qui déjà s’en vont. « j’ai plus de corps que de nom ». repris du solian, me lave les dents. dans mon « délire », je pensais que j’allais être hospitalisée.
pourtant, j’étais sur la piste d’un nouvel objet – léger, presque drôle, envoyé par un rêve fait en suisse la semaine dernière, où figuraient des tranches de pamplemousses en forme de tranches d’ananas (trouées, de douces couleurs différentes). c’était si léger. si léger. j’avais pensé : « ah, c’est comme la salade mangée hier soir qui m’avait parue si délicieuse, de par sa légèreté même ». j’avais pensé, le voilà qui s’offre à moi, cet objet, l’objet rien, sous de nouveaux auspices d’ah! délices! [...] Lire la suite >
je tombe sur cette phrase
« … chaque analyste porte la responsabilité de transmettre ce qu’il a appris de sa propre expérience de l’inconscient. Ainsi se sont succédées plusieurs générations d’analystes depuis Freud. «
( et tandis que je ne suis pas analyste, je me sens la même responsabilité.)
1er janvier
From Evernote:
1er janvier
bon jour pour la laverie et surtout anniversaire de jules.
allons au resto tout a l’heure, à trois. au resto italien, tout
près de son école. ecris sur mon téléphone reçu, ça ne marche pas
mal, meme si je ne sais pas encore où sont les accents. voudrais
me promettre de ne plus faire d’internet cette annee, ce voeu,
mais c’est même pas sûr que sois pas occupée à en faire pour
l’instant…
sais pas trop où j’en suis, me sens jouée par les médicaments et
la nicotine dont je ne cesse d’essayer de me sevrer.
l’inconscient tellement encombrant
l’inconscient tellement
encombrant
/
comment pourrais-je espérer
léguer
ça ?
/
qu’est-ce qui m’inquiète
encore ?
jules
seulement jules.
ce que je vais lui laisser. ce que je peux lui donner. comment ne pas l’empoisonner. moi qui le suis tant, poisonnée.
//
pourquoi vouloir écrire, sinon pour espérer que ça l’aide un jour, l’allège, qu’il comprenne – mais lui assignai-je ce destin-là : qu’il me comprenne, qu’il soit celui qui me comprenne ? est-ce cela que je fais ? ce n’est pas ce que je veux. pas du tout. c’est qu’il me semble que si peu est dit, de ce qui est. si peu je dis, de ce qui m’est. et l’inconscient, justement, et cette expérience-là, dont il me semble que rien, dans le monde, finalement, ne témoigne, de façon distincte. qui me semble partout renié. [...] Lire la suite >
désastre (la chute de la maison …)
j’habite la cave de la rue waelhem. côté gauche, en descendant les escaliers, normalement inhabité. j’ai habité du côté droit, dans la cuisine-cave.
quelque chose se passe, se casse, un mur se divise, des plaques s’en effondrent.
je crois que je monte prévenir mes parents. mon père est encore en vie.
je redescends avec ma mère. sommes en haut des escaliers de la cave. elle me parle d’aller voir de l’autre côté, du côté où j’habitais avant. ça me fait penser au garage de la rue tiberghien. il y a peut-être des toiles dedans, des œuvres de mon père. les murs continuent à s’effondrer. ça m’effondre également. je suis très inquiète. ma mère descend. elle me fait savoir qu’effectivement des choses horribles sont arrivées. je descends. [...] Lire la suite >
