jeudi 9 mai 2002 · 16h44

le salaire de l’horreur / off cause

L’impasse au travail a parfois le visage du rapport que fantasme le sujet à celui qui le met au travail. Le rapport fantasmatique. C’est l’Autre qui veut, que je travaille. Il en jouit, que je me meure au travail. Je me meurs, je me tue au travail. Meurs, tue-toi. Pour quelle gloire de l’Autre ? Quelle gloire, ou seule subsistance ? Nourris-toi des sueurs de mon labeur. Nourris-toi et tais-toi, nourris-toi, et étrangle-toi, que je n’entende plus que ta voix. Mon patron. Ah, mon patron. Ma patronne. Mon chef, mon supérieur. Cette engeance. Qui ne rêve de rien d’autre que de me foutre dehors, sauf que c’est moi qui rêve, ces cauchemars. J’ai rêvé cette…

mardi 31 janvier 2006 · 07h33

les pensées qui réveilleraient

Semaine dernière avais pensé que si pensées me réveillaient, c’est peut-être qu’elles le voulaient , que je me réveille. Quelques temps déjà que je les incrimine de mes réveils nocturnes – mes pensées ou ce désir de pensée – et que je me demande ce qu’elles viennent faire là, pourquoi elles veulent, persistent. Et donc, m’étais dit que peut-être c’était simplement ça : elles le veulent, me réveiller, que je le fasse – me lève. (Me lève et travaille). Je n’obéis pas. Sauf aujourd’hui, voilà

mardi 31 janvier 2006 · 12h12

mot d’ordre : travail

Obéisseuse   cela dit, si j’en crois ce qui me réveille la nuit, je ne ferais fondamentalement pas la différence entre écrire et n’importe quoi d’autre. et ce qui me réveille la nuit, ça n’est pas tant le désir d’écrire que le travail, que mon travail, celui auquel je travaille trop, qui n’a d’autre raison que de me nourrir et dont je ne suis pas particulièrement fière. celui que je fais à défaut d’arriver à en faire un autre (inhibition). pourtant, c’est lui, qui me réveille. lui, bien plutôt que l’écriture qui sur une échelle de valeur de l’idéal vaudrait pourtant mieux. pourquoi donc ce travail auquel je ne tiens pas, me réveille-t-il, la nuit.…

jeudi 13 avril 2006 · 12h11

face à l’ab on dan ce du m a chinique, le traitement du hasard
— à la main : rien ;; à la main plus rien ;;;

traiter l'abondance  que faire face à l' abondance  ?  //  l'abondance  v i r t u e l l e  .  y aller au hasard  / / /   ?   / /   au hasard, faute de mieux . évidemment ça manque .  totalement d'efficacité . évidemment ça n'a rien de / OR / parce que nous sommes confrontés à des machines nous pensons que /  face   au mode de production des machines nous aimerions que /  leur efficacité est-elle pour autant - ENVIABLE  / ? / // alors au hasard si le hasard existe, au hasard / alors au hasard et tant que le hasard convient / peut faire méthode / a de quoi faire concurrence…

mardi 2 mai 2006 · 11h17

manque et symptôme et plein et sinthome
— // intermittences du désir constance de la jouissance

je suis payée pour lire : "Cette différence, propre à Lacan, du symptôme et du sinthome, nous montre bien pourquoi nous avons aussi besoin de deux termes comme ceux de désir et de pulsion. Le désir a ses intermittences tandis que la pulsion a sa constance. Il y a du côté du désir tout un jeu de masques et il est incessamment travaillé par une négativité interne, si je puis m’exprimer ainsi, alors que, du côté de la pulsion, nous avons une positivité plus ou moins grande. ¦ ¦ ¦ ... Du côté symptôme et vérité, tout repose sur le manque. Du côté sinthome et jouissance, il n’y a pas de manque. ... ¦ ¦…

dimanche 2 août 2009 · 10h38

l’amour pré-génial

02 08 09 L'amour pré-génial Cette nuit, rêvé d'A Z et de JP. JP est mon frère. Anne Z  fut un moment une très grande amie. Oui, je l'aimais vraiment beaucoup beaucoup. Elle était en analyse chez l'analyste chez qui je suis maintenant. Rêvé de P-E D aussi. 1/ Je dois travailler pour JP, il m'engueule du fait de mon retard et de ce que toutes les idées, dit-il, viennent de lui. C'est faux. Je lui raccroche au nez, lui disant que dans ce cas, c'est terminé. J'essaie d'expliquer ce qui vient de se passer à mes parents. Je pense lui envoyer un mail pour lui dire que c'est faux, que les idées ne viennent…

vendredi 15 avril 2011 · 16h31

Beau, su, est – Le symptôme du père

vendredi 14 ou 15 avril 2011Le rêve :"Je travaille pour quelques jours à E. (( E = société où travaillais autrefois, à Bruxelles, dont j'ai démissionné pour venir vivre à Paris, avec l'homme que j'avais rencontré, F.))  Il y fait sombre. Je m'y sens seule et parano, avec l'impression de travailler mal que je connais si bien. En fin de journée, j'erre dans mon ancien quartier, sur la place où j'habitais, qui ne lui ressemble pas.  J'ai rendez-vous avec D*, mon analyste d'alors.  J'attends l'heure du rendez-vous dans un café en face de chez lui, qui en fait en face de chez moi, le café se trouvant lui à l'emplacement... de son cabinet à lui... son…

lundi 23 avril 2012 · 11h30

lundi 23 mai 2012, 11h30, sortir de là sans se faire tuer

lundi 23 mai avril 2012, 11h30, toujours à donnery, partons je crois demain, je suis très triste, j'essaie de le cacher, j'essaie ça. lu hier le dernier livre de jean-philippe toussaint, est-ce bien de ce prénom qu'il s'agit? je ne sais pas. je ne sais plus. l'urgence et la patience. il y parle de l'écriture et de ses lectures, des lectures qui l'ont marqué. beckett, dostoievski, kafka, proust. il me donne envie de les relire. il a commencé à écrire à 20 ans. je ne vois pas comment je pourrais m'y mettre à 48. urgence et patience, je crois ça s'appelle.   cauchemar, cette nuit:   le lieu de mon TRAVAIL, très immense lieu, à…

samedi 1 juin 2013 · 15h40

lettres de jouissance de simon hantaï (autoportrait d’une exposition en jardinière)

"Poperinge. La maison de mes grands parents, du côté de ma mère. Nous allons loger là un moment. Mes cousins – Jo, Dirk et Roos – sont là. Je ne sais pas pourquoi nous sommes là. Nous sommes réfugiés un moment là. Le lieu était inhabité. Nous travaillons à l’arrière du jardin, à un coin du chemin qui courait tout autour. Je veux replanter une fleur reçue en cadeau. Je ne sais pas du tout de quel côté de l’angle du chemin la mettre. Je la mets d’abord contre le mur du fond, à un endroit où elle recevra le soleil toute l’après-midi, sur un petit promontoire où elle se niche parfaitement, telle la Vierge…

vendredi 25 novembre 2016 · 19h32

Ce qui est sûr c’est que hors-corps le langage est mort.

Y avait ça qui traînait dans mes tiroirs. Qu'on n’aille pas croire que j’y parle à un(e) autre que moi. J'essaie de mettre au clair des trucs et ça ne marche pas comme je veux. Surtout, je ne pense pas que j'arrive à rendre ça  potable à quiconque ne s'intéresse pas un tant soit peu à la psychanalyse. Ça m'a travaillée, fatiguée, inquiétée, excitée, tenue éveillée, jusqu'à trop. Jusqu'à ce que ça devienne trop et que je doive l'oublier, oublier que je ne suis pas arrivée à écrire ce que je voulais, qui est resté je ne sais où, quelles limbes. Là, j'ai pris suffisamment de distance que pour pouvoir le publier. C'est-à-dire que je…

jeudi 23 février 2017 · 15h34

23 février 2017 – le mauvais choix

Cela fait une mois (j'ai commencé le 17 janvier, nous sommes le 23.2) que j'essaie de faire un certain travail qui aurait dû être facile et que je rate : tous les jours, éventuellement tous les deux jours, je change de méthode, de chemin, de moyen pour arriver au résultat que je dois atteindre,  il s'agit d'un site internet, persuadée que le choix que j'ai fait n'est pas le bon,  que ce n'est pas ça. J'ai commencé ce travail dans beaucoup d'angoisse, laquelle est tombée lorsque j'ai avoué ce fantasme (si de ça qu'il s'agit, dans l'idée donc qui me poursuit, d'avoir fait le mauvais choix) à la personne pour qui je dois faire ce…

samedi 24 février 2018 · 11h16

24 février 2018

rêvé de Rachel, elle n'allait pas bien, pas bien du tout. moi, tout près d'elle (comme à un banc d'école ?) sur lieu de stage peut-être. on se parlait, comme deux élèves, copines. elle allait se reposer, je m'occupais d'elle. rêvé aussi sorte viol au bureau. avais eu travail en plus qui n'avait rien à voir avec le boulot. 2 travaux différents. au départ n'avais presque rien à faire, mais là, débordée. pour l'un des deux travaux, surveillée par 2 enfants. à un moment dans le bureau, je fais un long pet, à un moment où je marche. je suis, gênée, sors, reviens, m'excuse, dis que c'est maladie, les 2 enfants m'énervent, je veux qu'ils…

jeudi 20 mai 2021 · 06h42

Catherine Millot – L’appel du vide… (extrait d’Abîmes ordinaires)

ici, les photos de ces pages d'Abîmes intérieurs ordinaires de Catherine Millot, qui m'ont tenue en haleine, que je n'ai cessé de me remémorer, de vouloir retrouver, qu'il me faut interroger encore, aimer encore, vouloir encore ; les photos faute d'avoir le temps de les recopier, ce que je ferai plus tard... il était venu à mon secours en répondant que je pratiquais l'otium cum dignitate Le refus du travail relevait du défi mon étrangeté légitime... s'efforcer de se tenir prêt, mais pour qu'elle venue ? Que mon existence pût se résoudre à cette oscillation aussi dérisoire qu'énigmatique, que cette vaine entreprise en constituât peut-être le sens ultime me remplissait parfois de stupeur. être la…

mardi 17 janvier 2023 · 05h00

mardi 17 janvier – tensions
— Balle dans la tête.

05:00 — "Balle dans la tête". Je finis par prendre mon téléphone pour le noter. Ça fait un moment que ça dure. J'interromps la répétition,  je note : "Balle dans la tête".  Je me lève. C’est le petit bout de phrase qui se répétait dans ma tête jusqu’à ce que j’allume le téléphone sous la couette pour le noter, avec l’infime sursaut physique qui l’accompagne à chaque fois, d’en accuser l’impact. Une parmi tant et tant d’autres variations qui régulièrement se font entendre de moi. Des phrases très courtes : "Meurs, Tue-toi, Tu es morte, Crève, Tu vas sauter par la fenêtre." Le plus souvent, dès que j’en sors, je ne me souviens plus des…

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