l our d

l’asperge était seule et elle était sur le bord de la table

vous dites : que la vie devînt de chacun l’œuvre – vous dites d’art – l’œuvre d’art .

(j’entends une voix qui s’éloigne : detached detached)

que je m’alourdisse et vous rejoigne : que l’œuvre sera cela dont vous vous serez détaché.

pesamment j’ajoute encore, cela justement à quoi vous aurez renoncé.

dernière séance (sur l’oeuvre d’une vie)

sur « l’œuvre ». le mot n’est pas de moi, de l’a.

parfois, quand je veux écrire, tout se ferme. concernant ce qui se dit en séance, de plus en plus, ça se ferme. ça ne veut pas.

« Mais est-ce que vous ne me parlez pas de l’oeuvre? Est-ce qu’il ne s’agit pas d’une définition de l’oeuvre, exactement ? » Je dis « oui ». Je dis « oui, oui… » Je suis étonnée. En pensée, j’ajoute que probablement s’il fallait mettre un mot sur ce que je viens de dire, ce serait celui-là. Fin de séance, il ajoute encore, l’a., enfin, je ne me souviens plus des termes exacts : « Il ne faut pas renoncer …
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Beau, su, est – Le symptôme du père

vendredi 14 ou 15 avril 2011

Le rêve :

« Je travaille pour quelques jours à E.1  Il y fait sombre. Je m’y sens seule et parano, avec l’impression de travailler mal que je connais si bien. 

En fin de journée, j’erre dans mon ancien quartier, sur la place où j’habitais, qui ne lui ressemble pas.  J’ai rendez-vous avec D*, mon analyste d’alors.  J’attends l’heure du rendez-vous dans un café en face de chez lui, qui en fait en face de chez moi, le café se trouvant lui à l’emplacement… de son cabinet à lui… son cabinet se trouvant à l’endroit où j’habitais. Nous habitions l’un en face l’autre.  Il vient me chercher, m’a vue depuis sa fenêtre, me


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Ce que tu fais

Ton symptôme, ton œuvre,  ce que tu fais.
La nuit,  c’est ce que tu fais.
Le symptôme seul fait.
Il faut toujours être un peu analyste.
Travailler l’obscur, où les lois sont différentes.
Travailler l’obscur. Là où il n’y a pas de loi.
Écrit de nuit.

Tu crains ton absence de persévérance. Ton symptôme au moins ne te décevra pas.

Le philosophe Giorgio Agamben : « La pensée, c’est le courage du désespoir »

Article publié par Télérama le 10/03/2012, propos recueillis par Juliette Cerf : http://www.telerama.fr/idees/le-philosophe-giorgio-agamben-la-pensee-c-est-le-courage-du-desespoir,78653.php

Le capitalisme ? Une religion. L’homme ? Un animal désoeuvré. La loi ? Trop présente.  Le philosophe italien analyse avec sagacité notre société et ses dérives « biopolitiques ».

[…]

La théologie est maintenant très présente dans votre réflexion. Pourquoi ?

Les dernières recherches que j’ai entreprises m’ont montré que nos sociétés modernes, qui se prétendent laïques, sont au contraire gouvernées par des concepts théologiques sécularisés qui agissent avec d’autant plus de puissance qu’ils ne sont pas conscients. Nous n’arriverons jamais à saisir ce qui se passe aujourd’hui sans comprendre que le capitalisme est en réalité une religion. Et, comme le disait Walter Benjamin, il s’agit de


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