mardi 2 avril 2013 · 09h15

comme une sorte d’atelier à ciel ouvert

Comme une sorte d'atelier à ciel ouvert.* Aucun lecteur ne peut suivre ce travail en transformation perpétuelle. C'est un objet mouvant dont il faudrait que j'arrive à extraire certains morceaux  pour les publier sous une forme qui devienne définitive,  que je ne puisse plus modifier. Soit sous forme de livre, soit ailleurs sur l'internet,  mais plus chez moi,  de façon à ce que je ne puisse plus intervenir,  modifier encore.  Que je m'en sépare donc, quitte l'état de gestation...  * Atelier, oui,  je me suis rendu compte que c'était ça que je reproduisais : l'atelier de mon père. L'atelier où il travaillait,  où nous ne pouvions pas rentrer... Ce lieu secret,  interdit,  de son désir. 

mercredi 3 avril 2013 · 11h19

Les écrivains, les lecteurs et les médias – Prose et poésie chez Houellebecq

Rien ne pourra faire que Houellebecq en couverture de Libération,  son portrait pleine page + les 4 pages qui lui sont consacrées  ne fassent partie de la lecture qu'on a de lui ni d'ailleurs de sa propre écriture. Et c'est comme ça. On en sait beaucoup trop des écrivains aujourd'hui. Ainsi par exemple, ce que dévoile Houellebecq de sa sexualité dans La possibilité d'une île, me déplaît-il souverainement. Ce n'est pas son écriture qui est en cause,  c'est lui,  sa petite personne. Qu'on me rétorque que c'est de la fiction, je n'en crois rien. Houellebecq aime les petites jeunes, les jolis corps fermes, c'est la beauté pour lui.  Et il ne me donne pas l'impression…

samedi 6 avril 2013 · 14h49

de l’usage à l’Un

Étrange mutisme que celui du réel "mondialisé"; autrefois le mutisme de la matière intriguait, semblait un commencement de parole, faisait énigme: d'être ainsi et pas autrement donnait aux choses un air louche qui regardait les hommes, leur imposait des conduites, des pratiques, des rituels. [....] Mais maintenant que le verrou divin a sauté, que le mot de l'énigme n'est plus qu'un mot, faute d'énigme, la bizarrerie du réel nous est devenue indifférente. La domination technique paraît démystifier à l'avance ce qui reste de mystère (ce qui n'est pas dominé le sera un jour), et l'objectivation de l'existence humaine annule la singularité des destins. [...] Comment le panthéisme a-t-il pu se dissoudre sans reste dans l'athéisme?…

vendredi 26 avril 2013 · 17h41

La pudeur est la forme royale de ce qui se monnaie dans les symptômes en honte et en dégoût.

"Le désir n’a rien à voir avec l’instinct, guide de vie infaillible, qui va droit au but, qui conduit le sujet vers l’objet dont il a besoin, celui qui convient à sa vie et à la survie de l’espèce. Même si l’on cherche son partenaire dans la réalité commune, l’objet du désir se situe dans le fantasme de chacun. Le Séminaire (( Il s'agit du séminaire à paraître en juin 2013, Le désir et son interprétation, texte établi par Miller J.-A., La Martinière & Le Champ freudien)),  cherche à expliciter la dimension du fantasme : à ce niveau-là, il y a entre le sujet et l’objet un ou bien - ou bien. Au niveau de…

vendredi 26 avril 2013 · 19h27

Usages du corps, corps usagés par Damien Botté

Aujourd’hui, l’Organisation Mondiale de la Santé préconise de manière hygiéniste trente minutes de marche rapide par jour, comme si faire du sport tous les jours devenait un devoir voire un droit. L’OMS serait-elle influencée par la lecture d’un ouvrage d’anticipation de Georges Perec , où dans une île imaginaire dénommée W, la population vit toute unie pour le sport ? Toujours est-il que certains êtres parlants confondent désir et devoir, désir et contrainte, désir et jouissance, et font du sport pendant des heures chaque jour. Pourquoi tant de personnes, notamment depuis les années 1970 et l’apparition du signifiant jogging, courent-elles autant et longtemps, parfois tous les jours ? Les psychanalystes sont rarement de grands passionnés…

samedi 27 avril 2013 · 04h23

Ce que tu fais

Ton symptôme, ton œuvre,  ce que tu fais. La nuit,  c'est ce que tu fais. Le symptôme seul fait. Il faut toujours être un peu analyste.Travailler l'obscur, où les lois sont différentes.Travailler l'obscur. Là où il n'y a pas de loi. Écrit de nuit. Tu crains ton absence de persévérance. Ton symptôme au moins ne te décevra pas.

samedi 27 avril 2013 · 10h10

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Je ne suis ni de droite ni de gauche. Mes parents étaient catholiques,  ma rencontre de la psychanalyse m'a permis de m'éloigner du sacrifice de moi-même que leur catholicisme exigeait de moi.  C'est ce qui me reste de catholique qui me situe aujourd'hui politiquement à gauche. À certains égards viscéralement, passionnément. Quand cela n'a rien de politique, mais répond de ce qui reste de la façon dont j'ai été dressée au sacrifice.  Lequel fabrique encore aujourd'hui,  par en dessous,  le levain de ma  jouissance. Pour moi cela ne relève pas de la politique mais de l'inconscient. La psychanalyse lacanienne m'a appris à me défier du sacrifice. Du sacrifice, du don de soi, de l'oblativité, de…

dimanche 28 avril 2013 · 09h59

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Le monde n'a jamais beaucoup existé pour moi,  le monde au sens de Lagandré, celle dont la conscience aiguë fait la passion politique, autrui bien davantage. L'humain. J'y tiens encore beaucoup. Et de cette façon, séparée de son environnement,  de l'organisation de son environnement. Cet attachement, cet intérêt primordial me viennent-ils également de la religion,  du catholicisme ? Pour partie,  oui. L'intérêt pour l'amour,  la passion,  le lien. Cela tient-il au fait que je sois une femme,  tient-il à mon hystérie (que je ne souhaite pas du tout renier,  mais vers laquelle bien plutôt retourner)? C'est une chose que je dois encore préciser ici,  la façon dont le monde existe,  pour Cédric Lagandré. Pour peut-être…

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