jeudi 3 novembre 2005 · 09h48

olala, de l’histoire et autres calembredaines

du travail encore trop. la nuit trouée par l’idée que je dois fermer ici, faute de temps.

mon histoire? je la connais, à  un siècle ou deux près. je retiens plein de choses, pas les chiffres. idem pour les noms de pays. ça tient à  ma structure, l’hystérie. enfin, c’est ce que je crois, ai longtemps cru. condamnée à l’atemporel.
entendais à  la radio hier deleuze, encore, dans son abécédaire, parlant de ce que ce serait pour lui, être de gauche : penser le monde, pouvoir penser au-delà  de son quartier.*
lui, n’avait pas pensé à  moi.
le monde, j’y pense, je le conçois, mais à  moins d’un grand effort, il est ici et maintenant et de toujours et de partout. c’est ce qui m’a poussé à  dire que l’histoire, c’était la castration.
la hache de l’histoire vient ordonner. je n’arrête pas de la retourner sur moi et puis aussi aux alentours, rien n’y fait : les morceaux se recollent par miracle, le chaos redevient magnifique. à noter aussi que l’inconscient non plus ne connaît pas le temps. c’est ce que j’appelle être hystérique :
d’une part maintenir le savoir, 1 certain savoir, auquel il est nécessaire de croire, dans l’Autre, de préférence masculin et assez souvent mort ( S barré –> S1, Sbarré dans le désir de S1, S1 dans l’Autre). d’autre part, vouloir promouvoir seulement ce qui à  la hache échappe (S barré sur petit a, petit a le secret, la vérité). le silence n’y suffit pas. [...]  Lire la suite >

vendredi 5 novembre 2010 · 15h45

le symbolique est de soi impératif (Jean-Luc Nancy)

9 Ce qui spécifie l’impératif catégorique, en revanche, c’est qu’il ordonne sans conditions. Le caractère de commandement n’est pas dans la dépendance d’une fin donnée par ailleurs : il est intrin­sèque. De soi, c’est un commandement. Autrement dit, ce qui est commandé et le fait du commandement sont une même chose, ou plus exactement s’entr’appartiennent de manière nécessaire. Il n’y a pas ici le concept d’une fin, d’une part, et d’autre part une vo­lonté qui peut vouloir ou ne pas vouloir cette fin, et qui doit si elle la veut se plier à une contrainte. Il y a au contraire le concept d’une fin qui enveloppe en elle-même la volonté de cette fin et la soumis­sion de cette volonté à l’impératif de cette fin. Le caractère impé­ratif est impliqué dans le concept ou dans la catégorie de la fin. [...]  Lire la suite >

vendredi 4 janvier 2013 · 12h46

Dans le monde ancien et tout contracté des « localités », les choses, les discours, les œuvres avaient à croître et à devenir.

Dans le monde ancien et tout contracté des « localités »,  les choses,  les discours,  les œuvres avaient à croître et à devenir. Ils avaient à se propager de bouche en bouche ou de main en main, et ils se propageaient en étoile, au petit bonheur, se différenciant et se symbolisant toujours davantage, et formant des mondes culturels distincts les uns des autres,  avec leur légendes,  leurs mythes,  leurs rites propres.  Dans le monde contemporain de la mondialité,  rien ne se propage plus : tout est déjà immédiatement  propagé, déjà universel,  déjà connu de tous. Un récit,  soumis au régime du « mondial » ne se développe pas,  ne se transmet pas : il atteint immédiatement sa forme définitive. Aussi n’est-il jamais traité comme discours.  Il ne se donne pas comme texte à déchiffrer,  mais comme « reportage »,  bloc de réel à l’état pur. L’événement est trop vite su, figé mondialement dans son « quoi » sans devenir, pour faire germer un récit. (( Cédric Lagandré, Le monde des asphodèles,  « Le protocole du sens » ,  p.  81, 82.)) [...]  Lire la suite >

lundi 14 janvier 2013 · 15h47

de l’autoroute (Lagandré vs Lacan, du nom-du-père à l’usage)

Ils se consacrent à l’aménagement d’une existence confortable, affranchie du besoin de sens, et à laquelle suffit amplement la perspective d’une prolongation indéfinie. (( Cédric Lagandré, La plaine des asphodèles,  p.10. ))

[…] s’annonce un « monde » commode à tout point de vue, ajusté sans médiation aux usages humains et réduit de force à ces seuls usages : un monde sans arrière-fond, sans possibilités secrètes, pas même orienté vers un mieux, visant sa seule perpétuation. (( Ibid., p.11))

[…] le monde ne fait plus question, son fait mystérieux ne les concerne plus. L’heure est à son aménagement, à sa rationalisation pour l’usage des hommes. (( Ibid., p. 15. )) [...]  Lire la suite >

dimanche 28 avril 2013 · 09h59

Sans titre

Le monde n’a jamais beaucoup existé pour moi,  le monde au sens de Lagandré, celle dont la conscience aiguë fait la passion politique, autrui bien davantage. L’humain. J’y tiens encore beaucoup. Et de cette façon, séparée de son environnement,  de l’organisation de son environnement. Cet attachement, cet intérêt primordial me viennent-ils également de la religion,  du catholicisme ? Pour partie,  oui. L’intérêt pour l’amour,  la passion,  le lien. Cela tient-il au fait que je sois une femme,  tient-il à mon hystérie (que je ne souhaite pas du tout renier,  mais vers laquelle bien plutôt retourner)?
C’est une chose que je dois encore préciser ici,  la façon dont le monde existe,  pour Cédric Lagandré. Pour peut-être m’en rapprocher. Toujours dans ce souci d’éclaircir mon rapport au politique. Quand bien même il ne s’agirait jamais que de chercher à justifier mon désintérêt,  mon égoïsme.
Mais, nous avons en commun, Lagandré et moi, que nous croyons au lien, à sa fragilité, à sa mise en danger,  sa perte, aujourd’hui.
La lecture de Lagandré a refait exister le monde pour moi,  voire même m’a ouverte,  initiée à son concept,  du fait de sa propre précision conceptuelle. [...]  Lire la suite >

samedi 18 mai 2013 · 15h40

sur les traces du principe de réalité

Désireuse de retrouver ce qu’est le principe de réalité, suite à ces pensées de réveil de l’autre jour, je relis Freud.  C’est un vrai plaisir. Quelques extraits :

Sigmund Freud,  Essais de psychanalyse, Première partie – Au-delà du principe de plaisir (pbp – Petite Bibliothèque Payot)

augmentation / diminution quantité d’énergie

Aussi nous sommes-nous décidés à établir entre le plaisir et le déplaisir, d’une part, la quantité d’énergie (non liée) que comporte la vie psychique, d’autre part, certains rapports, en admettant que le déplaisir correspond à une augmentation, le plaisir à une diminution de cette quantité d’énergie.
[… ici un morceau de  phrase que je ne comprends pas (( « Ces rapports, nous ne les concevons pas sous la forme d’une simple corrélation entre l’intensité des sensations et les modifications auxquelles on les rattache, et encore moins pensons-nous (car toutes nos expériences de psycho-physiologie s’y opposent) à la proportionnalité directe ; » peut-être Freud tient-il à marquer par là son opposition à la « Révélétation de Fechner », Fechner auquel il se réfère explicitement par la suite (« Nous ne pouvons cependant… ») :  « Nous sommes le 22 octobre 1850. Alors qu’il est encore au lit, Gustav Fechner a une révélation. Il pense avoir résolu tout à coup une vieille énigme philosophique – celle de la relation entre l’âme et le corps. Il pense même avoir trouvé comment la mesurer : grâce à une équation mathématique simple reliant l’intensité de la sensation (ce que l’on ressent subjectivement) à celle du stimulus (la puissance du rayon lumineux qui a déclenché la sensation). L’histoire des sciences a retenu ce 22 octobre comme date de fondation de la psychophysique. » Wikipedia )) ]
il est probable que ce qui constitue le facteur décisif de la sensation, c’est le degré de diminution ou d’augmentation de la quantité d’énergie dans une fraction de temps donnée. (p.8) [...]  Lire la suite >

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