mardi 31 janvier 2006 · 12h12

mot d’ordre : travail

Obéisseuse

 

cela dit, si j’en crois ce qui me réveille la nuit, je ne ferais fondamentalement pas la différence entre écrire et n’importe quoi d’autre. et ce qui me réveille la nuit, ça n’est pas tant le désir d’écrire que le travail, que mon travail, celui auquel je travaille trop, qui n’a d’autre raison que de me nourrir et dont je ne suis pas particulièrement fière. celui que je fais à défaut d’arriver à en faire un autre (inhibition). pourtant, c’est lui, qui me réveille. lui, bien plutôt que l’écriture qui sur une échelle de valeur de l’idéal vaudrait pourtant mieux. pourquoi donc ce travail auquel je ne tiens pas, me réveille-t-il, la nuit. ce travail, et aussi, la colère, la rancœur. [...]  Lire la suite >

samedi 11 février 2006 · 13h21

de duve, la présentation de l’objet

l’impossibilité du fer

de Duve encore. je ne me souviens plus bien. l’exposition en 2000 aux Palais des Beaux-Arts de Bruxelles,  dont il a été le commissaire, Voici – 100 d’art contemporain,  que  j’ai tant aimée. dont j’ai offert à droite et à gauche le catalogue.

que dans l’œuvre d’art contemporain il s’agisse plutôt d’une présentation de l’objet – plutôt que de l’œuvre d’art comme lieu d’une énonciation (( avec le tableau comme  «ouverture, fenêtre » sur le monde et  déploiement de l’istoria.)) .

(serions passés d’un savoir dans le fantasme à un « ça voir » de la pulsion). [...]  Lire la suite >

jeudi 21 décembre 2006 · 23h13

la charge affective en moins

de l’allègement de la charge affective,

de nombreuses choses je vis
qui débarrassées sont
de leur
« charge affective ».

une histoire triste,

Ernst retrouve alors le souvenir suivant : très petit, au moment de la mort de sa sœur, il a commis une chose grave pour laquelle le père l’a battu. Il a alors fait une terrible colère et injurié son père, mais ne connaissant pas d’injures il lui a donné tous les noms d’objets qui lui passaient par la tête : « Toi lampe ! toi serviette ! toi assiette ! » Le père déclare : « Ce petit là deviendra ou un grand homme ou un grand criminel. » A partir de ce moment, son caractère se modifie : il était coléreux, il devient lâche. [...]  Lire la suite >

vendredi 23 février 2007 · 11h31

dernière séance (sur l’oeuvre d’une vie)

sur « l’œuvre ». le mot n’est pas de moi, de l’a.

parfois, quand je veux écrire, tout se ferme. concernant ce qui se dit en séance, de plus en plus, ça se ferme. ça ne veut pas.

« Mais est-ce que vous ne me parlez pas de l’oeuvre? Est-ce qu’il ne s’agit pas d’une définition de l’oeuvre, exactement ? » Je dis « oui ». Je dis « oui, oui… » Je suis étonnée. En pensée, j’ajoute que probablement s’il fallait mettre un mot sur ce que je viens de dire, ce serait celui-là. Fin de séance, il ajoute encore, l’a., enfin, je ne me souviens plus des termes exacts : « Il ne faut pas renoncer à l’œuvre, jamais ». « Il ne faut pas en rabattre sur l’œuvre. » [...]  Lire la suite >

vendredi 23 février 2007 · 23h03

Notre interprétation, c’est le processus de fabrication même…

« Nous ne détournons pas les objets, en assénant un point de vue, ou en les interprétant d’une manière supposée artistique, nous ne faisons que reproduire l’objet, comme de l’artisanat, poursuit Fischli. Notre interprétation, c’est le processus de fabrication même ; nous prenons notre temps, ou plutôt perdons notre temps, à imiter ces objets manufacturés. Et nous rendons un peu de valeur à quelque chose qui n’en aurait pas normalement. Notre idée est de restituer sa dignité au gobelet en plastique. »
Libération, « Fischli et Weiss – Le parti pris des choses », Jeudi 22 février 2007 (Autour de l’exposition « Fleurs et question », au musée d’Art moderne de la Ville de Paris) [...]  Lire la suite >

vendredi 11 septembre 2009 · 10h04

et voilà qu’arrive Bentham et son « jouer à la punaise vaut bien lire de la poésie si la quantité de plaisir est la même

eva hesse contingence
eva hesse : contingence

« et voilà qu’arrive Bentham et son ‘jouer à la punaise vaut bien lire de la poésie si la quantité de plaisir est la même’

qu’est-ce qui dans cette phrase de Bentham choque Freud ?

ce n’est pas qu’il soit question de plaisir, de jouissance qui pose problème, c’est
l’élision de la qualité.

peut-on faire l’économie de la qualité?

qu’est-ce que la qualité?

quel est le rapport de
la jouissance et
de la quantité,
du nombre,
du chiffre.

// dira-t-on
la jouissance est chiffrage
le désir
déchiffrage. //

(quand Jules
fait son
« exposition » dans
mon
bureau.
s’assoit à côté de son « œuvre » qu’il nous a invitées à regarder, contempler.
il nous interroge:
alors, quel est le chiffre
où est le chiffre
vous le voyez? c’est quoi
le chiffre?
(ici, c’est probablement une interprétation qui est demandée. au moins, cette demande, je l’ai entendue.)) [...]  Lire la suite >

vendredi 8 octobre 2010 · 15h37

moi aussi, moi non plus

Contrairement à la loi qui veut que le meilleur livre soit celui qu’on est en train d’écrire, le texte au présent le déçoit. Sachs estime qu’il sera bon au futur antérieur. En effet, il sera bon une fois mort.
Maurice Sachs le désoeuvré, Thomas Clerc, p. 36.

Son obsession pour la valeur – Suis-je bon? Suis-je mauvais?…
Ibid., p. 37.



jeudi 18 novembre 2010 · 15h15

perdre

Si l’objet anal est corrélé au narcissisme, c’est aussi que la tendance à détruire, corrélée à sa défense, produit la tendance à retenir, à garder, à conserver. Et c’est là une fonction du narcissisme : ça conserve. L’objet anal, c’est aussi pour Freud qui le tient des obsédés : les enfants, le pénis, l’argent. Toute chose à garder ou à détruire, à perdre plutôt.
Ici, le texte complet : Les objets de l’obsessionnel, conférence de Philippe La Sagna

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samedi 9 janvier 2021 · 09h31

Fr…éronique

Chère Hélène Parker,

Je vous demande de ne plus attendre de moi que j’écrive. De me laisser libre de ça. Je n’arrive pas à le formuler, mais autant cela m’a surprise, cela m’a fait plaisir, cela a été important que vous appréciez ce que j’écrivais, autant, ça ne peut pas devenir impératif (je veux dire que j’ai alors pensé que vous attendriez que j’écrive, que vous seriez déçue si je ne le faisais pas).

Je n’osais pas vous le dire, car j’ai aimé votre appréciation. Vous êtes devenue celle qui a aimé ce que j’écrivais. Ce qui me lie à vous d’une façon très spéciale, car vous avez pu reconnaître quelque chose qui ne l’espérait pas, modifiant l’estime que j’ai de moi, l’améliorant. [...]  Lire la suite >

lundi 16 janvier 2023 · 07h20

Lundi 16 janvier – Tout ce qui s’écrit

7h20

Hier 2 gouttes et demi CBD 20 % Full SpectrumJe veux repasser à 2 .

Je me sens mieux. Plus centrée. Je l’attribue au fait que je suis arrivée à écrire plusieurs jours de suite.

J’écris maintenant dans One Note, et plus dans Evernote. Dans One note sur téléphone.

Je commençais à avoir trop de problèmes avec Evernote. 

Je regrette que tout ne soit plus rassemblé en un seul endroit. Tout, les moindres notes. Tout ce qui s’écrit. 

Mais, je devrais m’en réjouir. 

En effet, cela m’oblige à séparer les notes de journal du reste. Des notes de courses. Ou des notes techniques. Ou des copies d’articles… Pour moi,…, tout ça est de même valeur.

C’est ce avec quoi je me suis battue pour les blogs. J’y mettais tout, et je pensais que l’utilisation de catégories et de mots clés me permettrait d’extraire à un moment donné telle ou telle partie, et je n’y suis simplement pas arrivée. Idem, l’idée d’un livre, le livre serait extrait de ce tout du blog. Évidemment, en soi, le blog constitue déjà une forme d’extraction. Fait déjà office de « canalisation », non de « localisation de la jouissance » dont j’ai appris la notion samedi :
=&0=&=&1=&=&2=&

mardi 24 janvier 2023 · 10h03

Tout ce que j’écris, j’y tiens. Hélas,

8h, juste réveillée. 3 gouttes de CBD hier. Des rêves. Pensée sortie de la nuit : Tout ce que j’écris, j’y tiens. Hélas, tout ce que j’écris, j’y tiens. Je n’arrive pas à faire de tri. Une sorte de méconnaissance de la valeur. Ou de refus ?  Quoique ce soit qui sorte de moi et qui arrive sur le papier, je le garderais. Comme s’il s’agissait toujours de moi. Comme s’il allait s’agir de moi. Comme si enfin il s’agirait de moi. Dit comme ça, est-ce que c’est anal? C’est anal ça? Le caca de Freud dont l’enfant ne veut pas se défaire, et puis qu’il offre. Comme si c’était précieux. Comme si c’était plus moi que moi. Comme si ça pourrait tenir lieu de moi. (C’est l’espoir que ça en vienne à former quelque chose, le portrait ou l’avatar qui me manque. Le portrait imaginaire.) En même temps que c’est lié à ce qui reste, à ce qui va rester. Lacan disait pourtant que ce n’est pas les écrits qui vont rester, mais les paroles. Faute de paroles, alors les écrits. Ce qui de moi ne passe pas à la parole, je l’investis dans n’importe quelle écriture, je l’investirais. Tout ce que j’écris, j’y tiens, comme s’il s’agissait de ma chair. Corps de lettres. A quoi je tiens aussi : au moment où ça sort, où ça s’écrit, la façon que ça a de résonner, le seul rythme des doigts sur le clavier, qu’il s’agisse du téléphone ou de l’ordinateur. La voix dans la tête, cet entendre, et le rythme, le tapotement, la petite musique. Ca, donne de la valeur à ce que j’écris, indûment. Je ne me rends pas compte. Que la sorte de plaisir que je prends n’est pas ce qui fera la valeur de ce que j’écris. Tandis que rien, fondamentalement, ne compte, pour moi. C’est que rien ne compte. Et puis, il y a cette idée aussi, héritée de ma pratique de la psychanalyse, que derrière ce que l’on dit, quoique l’on dise, n’importe quoi, il pourrait toujours y avoir… un secret caché, un trésor. Que c’est là véritablement que ce qui compte se terre. A moins que. A moins que. Comme j’en avais l’intuition l’autre jour, je ne préfère camoufler ce à quoi je tiens plus particulièrement à l’abri de tout le reste, en mimant l’indifférence. Car il y a bien des moments où je sens une terrible brûlure. Et donc, tout aplanir. Faire semblant, de rien. [...]  Lire la suite >

samedi 28 janvier 2023 · 11h13

samedi 28 janvier, 9h25 – trop de HHC
— l'inhibition due à un simili travail de deuil // ce qui tient à l'ombre, tient à l'ombre avec force

samedi 28 janvier 2023
9:25 Hier, 3 gouttes + hhc (trop fort)

Dans le noir de la chambre
Étranges pensées cette nuit. Et sentiment de corps délocalisé. Je ne m’en suis pas rendue compte tout de suite, seulement quand j’ai décidé de m’éloigner de mes pensées en me concentrant sur corps. Mon corps n’était pas là où je m’attendais qu’il soit. Je l’attribue au HHC.

Je voulais faire l’exercice de relaxation « lourd », lequel consiste à penser « lourd » et à envoyer cette pensée dans le corps, dans chacune de ses parties, une à une, en essayant de n’en oublier aucune, en le remontant par exemple, depuis les pieds jusqu’à la tête –  orteils, pieds, mollets, genoux, cuisses, etc. Je me suis rendue compte qu’il me fallait chercher chacune de ces parties. J’avais en fait voulu commencer par « fesses » et j’ai découvert une sensation très étrange (très ample, très écrasé, d’ores et déjà, étalé, bassine, bassin plutôt débordant d’un liquide foncé). Ce que je faisais était probablement utile, mais je devais déjà me trouver dans un  état de relaxation passablement avancé. Je me suis alors concentrée sur les parties du corps qui touchaient le matelas,  mais quand j’ai voulu trouver le dessus du corps, je ne le trouvais pas, ça ne correspondait pas. Le dessus de la cuisse n’était pas en face de son dessous. Et c’est sans parler de l’intérieur. J’ai continué cependant. En me raccrochant au « tantien »1Le tantien, tout comme cet exercice de relaxation, l’expérience que j’en ai, remonte aux années tai chi, que je ne pratique plus aujourd’hui, dont la sorte particulière de saoir que j’en ai tiré continue de faire partie de moi., au centre du corps, que je sentais précisément.  J’ai essayé soit de retrouver sensation « normale », soit de me laisser aller dans la sensation anormale. [...]  Lire la suite >

Notes en bas de page

  • 1
    Le tantien, tout comme cet exercice de relaxation, l’expérience que j’en ai, remonte aux années tai chi, que je ne pratique plus aujourd’hui, dont la sorte particulière de saoir que j’en ai tiré continue de faire partie de moi.
mercredi 3 mai 2023 · 13h12

Extraits et notes de lecture de l’avant-propos du livre Le discours mélancolique de Marie-Christine Lambotte

Extraits relevés en cours de lecture

les numéros pages sont indiqués entre parenthèse

(p. 8) un certain type de discours dépressif que nous avons qualifié de « mélancolique » eu égard à son formalisme dépourvu d’affect et de fantaisie, à sa logique toute formelle et à l’impossibilité manifeste de cerner à son propos un quelconque récit

… l’originalité des formes d’organisation par lesquelles le mélancolique utilise son symptôme.

les signifiants essentiels de la mélancolie

Ainsi, comparativement à la dépression que nous considérons comme un état symptomatique transversal qui peut aussi bien concerner les névroses et les psychoses, et à la (p. 9) psychose maniaco-dépressive que nous considérons comme une psychose, nous avons cherché à caractériser plus précisément le discours mélancolique en fonction de ses signifiants essentiels, tels par le « rien » et le « destin » de même qu’en fonction de ses figures récurrentes telles le « tout ou rien« , « l’avant/l’après » et l' »apparent caché« . A considérer cette dernière figure, par exemple, la Vérité ou la vraie réalité serait pour le mélancolique « derrière les choses, là où ça brille » et la réalité quotidienne serait alors destinée à la masquer. Aussi bien est-ce pour cela que cette dernière se présente comme une surface plane, sans aucun relief et où tous les objets seraient subsitutables les uns aux autres et sans plus de valeur les uns que les autres. La réalité remplirait donc une fonction d’écran face cet objet du désir (l’objet petit a) sur lequel Lacan s’interroge relativement au sujet mélancolique et qui semble avoir affaire à cette expression de « suicide de l’objet » qu’il évoque comme hypothèse à la mélancolie dans la dernière leçon du Séminaire VIII : Le transfert. [...]  Lire la suite >

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