Chère Hélène Parker, Je vous demande de ne plus attendre de moi que j’écrive. De me laisser libre de ça. Je n'arrive pas à le formuler, mais autant cela m'a surprise, cela m'a fait plaisir, cela a été important que vous appréciez ce que j’écrivais, autant, ça ne peut pas devenir impératif (je veux dire que j'ai alors pensé que vous attendriez que j'écrive, que vous seriez déçue si je ne le faisais pas). Je n'osais pas vous le dire, car j'ai aimé votre appréciation. Vous êtes devenue celle qui a aimé ce que j'écrivais. Ce qui me lie à vous d'une façon très spéciale, car vous avez pu reconnaître quelque chose qui ne l'espérait…
Fr…éronique
#12 | oreillers de l’auteure
encore une autre nuit, encore le noir et la chaleur agréable des draps les fenêtres ouvertes malgré la mi-septembre des disputes dans la rue et qu'est-ce qui dans ce moment est extraordinaire tout en ne l'étant absolument pas qu'y a t il qu'elle voudrait retenir encore empêcher la nuit d'avancer de passer de s'en aller la vie de reprendre quelle vie le monde et son travail alors que dans sa tête rien qui ne trouve à s'élaborer rien elle le sait qui ne trouvera à s'écrire jusqu'à satisfaction à s'écrire jusqu'à avoir apporté satisfaction. l'auteure ne s'en sort pas. l'auteure s'est maintenant levée, elle est dans la pièce où il fait orange la nuit, elle tapote…
#12 | 0=Thomas Bernhard, le fauteuil à oreilles
— du ratage, la héraulte
#été2023 #12 | Thomas Bernhard, le fauteuil à oreilles Notes sur la consigne Long monologue du fauteuil à oreilles, tiré de Des arbres à abattre de Thomas Bernhard. Réception dans grand appartement viennois. Narrateur assis dans un fauteuil à oreilles - des "oreilles comme des antennes, comme un appareil auditif". Long monologue de 40 minutes. Le narrateur ressasse. Bribes de conversations qu'on entend mêlées à des souvenirs - 20 ans plus tôt le narrateur fréquentait ces gens. Publié après-coup sur Facebook Je pourrais dire que je regrette de n'avoir pas lu le monologue du fauteuil aux oreilles avant d'écrire ma 12, mais ce serait faux, je crois que le lire m'aurait rendu d'autant plus impossible…