jeudi 28 juillet 2005 · 10h00

en garde (I)

La femme qui écrit les mots sur cette page s’est vue prise en défaut. Quelque chose, une petite chose, une chose importante, malgré sa vigilance, son application, le quadrillage qu’elle tente d’opérer des heures de sa vie, lui a échappé, s’est vu happé par l’oubli. Elle a raté un rendez-vous. Cela l’a mise dans une colère noire. 
mercredi 19 octobre 2005 · 10h42

un père à faire
— (coincée)

rêvé il y a deux nuits que mon père n’était pas mon père.

je rencontre mon « vrai » père. lui parlant de mon père (du vrai dans la « réalité »), je dis « mon père » et m’en excuse auprès de lui : c’est lui qui toute ma vie a fait pour moi office de père, qui a été un père pour moi, non pas celui qui aujourd’hui se présente comme étant mon père. il ne m’en veut pas, il sait que mon père, qui s’avère donc n’être pas mon père, est mort.

ce nouveau père est physiquement assez massif. plutôt muet. il ressemble à  un personnage du téléfilm dont j’avais vu la veille la fin où il s’avérait être un homme d’affaires, plutôt que l’agrégé de lettres qu’on avait essayé de le faire passer. qu’il fût un homme d’affaires, tout de suite je le pense un peu mafieux, véreux, pas clair.
dans la réalité, j’ai sur mon père un travail à  faire, pour mon père. c’est à  ce travail que je suis coincée. ce travail. qui m’angoisse. ce travail que mon père m’a demandé de faire, de son vivant, sur son lit de mort.
ce père qu’éventuellement mon rêve désidéalise. « d’affaires » plutôt que « de lettres ». et dès lors « moins clair ».
je n’en sais rien.
pour faire ce travail il vaut mieux être « d’affaires », plutôt que « de lettres ». plutôt être soi-même d’affaire (femme d’a), plutôt que de lettres (comme le vrai père). d’où l’angoisse. et le changement de père.
le père à  faire. à  faire le père.

(l’angoisse, la mauvaise humeur vient de là : quand il s’agit de prendre une place à  lui réservée jusque là . un « faire comme », voire un « faire mieux » que le père (souvenir de la mauvaise humeur de freud sur l’acropole, liée à  la culpabilité qui l’envahit d’être arrivé si loin, d’avoir accompli son rêve d’enfant (celui de voyager) et de se trouver maintenant face à  qq chose, l’acropole, que son père, vague petit homme d’affaire, n’aurait pas même rêvé de voir, faute de culture. enfin, je ne suis pas sûre que son père fût homme d’affaire, disons homme de petit métier.))
évidemment, comme à  chaque fois, j’accuse l’autre de m’empêcher de faire ce que j’ai à  faire.
je veux dire que dans la réalité il y a « ce père à faire », l’angoisse, je rumine; j’ai mes humeurs, et j’accuse f de m’empêcher.
mercredi 19 octobre 2005 · 11h08

coincée (l’acropole)

mardi 21 février 2006 · 12h01

donc ce don

donc ce don qui n’aurait pas (été fait), (l’impossible), on peut l’écrire Sbarré –> S1 (mathème de l’hystérie) quand on l’attendrait du père (entendre ici du signifiant dans son ensemble, si ce n’est que le S1, ça n’est pas du tout le signifiant dans son ensemble)
mais on l’écrit comment, quand c’est de la mère, que c’est attendu, quand c’est attendu de celle qui a « tout » donné.

ou est-ce que ça s’écrit exactement de la même façon?

Champ du sujet   Champ de l’Autre
 Sbarré   –>  S1
a // S2

ce don donc, qui a directement à voir avec ce que j’écrivais (délire) ici : qui est bien ce don qu’il s’agit de ne pas cesser d’attendre et de ne surtout pas recevoir / rester pauvre démunie / et de cet aphrodisiaque dénuEment ne pas cesser d’accuser l’autre (le doigt vengeur, les humeurs, la rumination – saloperies) . [...]  Lire la suite >

lundi 10 avril 2006 · 13h17

avertissement (dans le noir)

je pense qu’au frontispice de ce blog, on pourrait écrire : « il n’y a pas de rapport sexuel ». comme ça, les gens sauraient, qu’une fois passé ça, une fois rentrés dans le blog, ils seraient là-dedans, dans la douleur de ça. ou déjà plus la douleur. dans ce qui se soupçonne d’elle. elle ne serait pas connue pure. dans le doute d’elle déjà. dans ce qui s’essaie d’écrire, à écrire ça. les restes d’elle. ces restes qui ont les humeurs nombreuses.

samedi 9 décembre 2006 · 13h25

séance 5 – en partie privé

En souriant je lui avais dit que faire l’amour me mettait de bonne humeur.

Rattrapée en ce moment par l’angoisse, appelons-ça ainsi, qui à nouveau me réveille le matin.

Je parle du plaisir que je ne supporte plus. Du plaisir sexuel. De ce que j’appelle moi le plaisir sexuel. J’essaie de parler de la distinction que je fais entre plaisir et jouissance. Je parle de celle à laquelle il me faudrait absolument dire non, la phallique, de jouissance, et de celle qu’il me faudrait défendre à tout prix, à mon coeur corps défendant, l’Autre – l’Autre jouissance. Je lui précise que je dis ça comme ça pour le dire vite, pour le dire de façon ramassée, que j’utilise ces concepts lacaniens, sans savoir si c’est de la bonne façon. [...]  Lire la suite >

lundi 9 février 2009 · 22h53

CR (rapide) de la semaine dernière

toute la semaine dernière de mauvaise humeur (depuis que vu l’analyste et remise à travailler). d’abominablement mauvaise humeur.

(n’aura-t-il suffi que je dise, ici même, que je dise, que cela ne m’arrivait plus, que la colère m’avait quittée pour que je tombe en colère le lendemain même?! et comme de nulle part / humeur pour de vrai tombée du ciel / ensorcelée et crapauds sautant hors de ma b / monde recroquevillé autour de moi / foudre. semaine de raison et de combats où j’ai même fait ma tva et suis allée au cinéma, cela me prit le mercredi.  quand j’entendis la voix de la fille femme,  vis son visage, je compris que du film le scénario était basé sur le livre d’un auteur que j’aime bien, qui m’embrouille la tête mais que j’aime bien, à propos de qui j’ai déjà écrit ici, annie ernaux, R-NO, c’est son nom. [...]  Lire la suite >

dimanche 2 janvier 2011 · 02h22

l’inconscient tellement encombrant

l’inconscient tellement
encombrant

/

comment pourrais-je espérer
léguer
ça ?

/

qu’est-ce qui m’inquiète
encore ?
jules

seulement jules.

ce que je vais lui laisser. ce que je peux lui donner. comment ne pas l’empoisonner. moi qui le suis tant, poisonnée.

//

pourquoi vouloir écrire, sinon pour espérer que ça l’aide un jour, l’allège, qu’il comprenne – mais lui assignai-je ce destin-là : qu’il me comprenne, qu’il soit celui qui me comprenne ? est-ce cela que je fais ? ce n’est pas ce que je veux. pas du tout. c’est qu’il me semble que si peu est dit, de ce qui est. si peu je dis, de ce qui m’est. et l’inconscient, justement, et cette expérience-là, dont il me semble que rien, dans le monde, finalement, ne témoigne, de façon distincte. qui me semble partout renié.

/

étudier la grammaire. retourner aux basics.

/

que retiendra-t-il des cris qui ont été les miens, hier. ou avant-hier. mauvaise humeur, crise. inopinée, inattendue, venue de nulle part. que j’assume pourtant, qui est pleine d’histoire, d’histoires, de travail. que f. assume également. supporte.

le cri seulement lui restera-t-il, la haine d’un moment ?

(photos prises au resto, aujourd’hui, ou plutôt hier, premier janvier 2011, jour du 6è anniversaire de jules)

//

(f, l’autre jour : mais tu parles tout le temps de toi, racontes toujours ta vie. moi : mais c’est ce que j’ai de mieux…)

mercredi 27 avril 2011 · 12h01

mercredi 27 avril 2011

me force à écrire.
hier vu analyste (mardi au lieu mercredi en raison lundi pâques)
revenus samedi de donn.
devions y aller semaine dernière de mardi à jeudi
il faisait très beau
me sentais très bien
dehors
corps
je pensais que là – à donn – je pouvais commencer à avoir un corps, recommencer à avoir un corps.

j’aime le dehors-  le dehors de donn j’aime le vent – ou l’air – j’aime ce que j’y vois – je ne sais pas que j’y aime – j’aime les arbres  la distance la lumière  l’espace l’air – je ne sais pas ce que j’aime à donn mais j’étais ravie, vérit [...]  Lire la suite >

lundi 22 août 2011 · 17h56

atténuations presqu’insensibles

lundi 22 août

10 :52

arrivés à donn hier soir.

au dîner, beaucoup bu (( il faut toujours quand j’arrive à donn, et que mes beaux-parents y sont, que je m’assomme, alcooliquement, dès que j’arrive, pour m’aider à les affronter. en général, dès que je me sens un peu assommée, j’arrête, mais là, j’ai continué.)) , parlé plus que de raison, mais sans en souffrir. j’ai essayé de dire, du mieux que je pouvais, et en tous les cas je n’ai pas été comprise. à peine entendue. aussi par des personnes qui pensaient avoir beaucoup moins bu que moi. [...]  Lire la suite >

dimanche 18 septembre 2011 · 11h25

l’oublieuse (ô solitude)

Il arrive souvent que des choses me bouleversent, sans que je ne m’en rende nécessairement compte.

Si ce bouleversement se prolonge, se renforce – de façon dramatique -, sur plusieurs jours, je peux alors éventuellement l’interroger, éventuellement poser un lien avec ce qui l’a causé. Mais, il s’agit alors d’une interrogation consciente, et donc  teintée d’une sorte de doute. ( Je ne pense pas qu’il y ait en moi d’autre lieu pour la certitude que l’inconscient. Or mon lien à l’inconscient serait si serré, que je ne pourrais m’empêcher d’attendre, sans concession, que la conscience m’offre cette même sorte de certitude.  Ce qui est à proprement parler impossible.) Aussi, n’arrive-t-il (pratiquement) jamais que j’en parle, de ce qui me bouleverse. Non, que je ne le veuille, mais faute de le repérer, et ensuite faute d’arriver à m’en assurer.  [...]  Lire la suite >

vendredi 16 décembre 2011 · 21h44

les orphelins remplaçables.

et puis il y a quelques jours, mercredi,  j’ai rêvé que j’étais orpheline. non, pas moi, une petite fille, blonde. c’était un peu moche car les adultes pouvaient choisir les enfants et les garder pour la matinée ou l’après-midi, à leur convenance. ensuite ils les ramènent et peuvent en reprendre un, le même ou un autre si l’enfant qu’ils avaient choisi avait été un peu difficile, ne leur convenait pas. j’éprouvais un sentiment bizarre à cette  idée que les adultes choisissent les enfants et donc en rejettent certains. les enfants passent les nuits à  l’orphelinat. la seule chose que doivent faire les adultes, c’est conduire les enfants à l’école puis les récupérer.  je me dis que les enfants ne passent pas beaucoup de temps avec eux mais que c’est sans doute mieux que rien. quelque chose se passe dans l’école avec les enfants en présence des adultes. image isolée d’une petite fille de dos, avec de longs cheveux blonds, très raides, coupé cut, très droits, dans l’obscurité, devant une porte vitrée. [...]  Lire la suite >

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