La femme qui écrit les mots sur cette page s’est vue prise en défaut. Quelque chose, une petite chose, une chose importante, malgré sa vigilance, son application, le quadrillage qu’elle tente d’opérer des heures de sa vie, lui a échappé, s’est vu happé par l’oubli. Elle a raté un rendez-vous. Cela l’a mise dans une colère noire.
en garde (I)
malade, je vous dis
malade
et qui plus est,
c’est les vacances
un père à faire
— (coincée)
rêvé il y a deux nuits que mon père n’était pas mon père.je rencontre mon "vrai" père. lui parlant de mon père (du vrai dans la "réalité"), je dis "mon père" et m’en excuse auprès de lui : c’est lui qui toute ma vie a fait pour moi office de père, qui a été un père pour moi, non pas celui qui aujourd’hui se présente comme étant mon père. il ne m’en veut pas, il sait que mon père, qui s’avère donc n’être pas mon père, est mort.ce nouveau père est physiquement assez massif. plutôt muet. il ressemble à un personnage du téléfilm dont j’avais vu la veille la fin où il s’avérait être un…
coincée (l’acropole)
Et si nous nous demandons (Freud parle ici de lui-même et de son frère, avec qui il avait entrepris ce voyage en Grèce) pourquoi nous nous étions gâché dès Trieste le plaisir d’aller à Athènes, nous touchons à la solution du petit problème. Il faut admettre qu’un sentiment de culpabilité reste attaché à la satisfaction d’avoir si bien fait son chemin : il y a là depuis toujours quelque chose d’injuste et d’interdit. Cela s’explique par la critique de l’enfant à l’endroit de son père, par le mépris qui a remplacé l’ancienne surestimation infantile de sa personne. Tout se passe comme si le principal, dans le succès, était d’aller plus loin que le père, et…
donc ce don
donc ce don qui n'aurait pas (été fait), (l'impossible), on peut l'écrire Sbarré --> S1 (mathème de l'hystérie) quand on l'attendrait du père (entendre ici du signifiant dans son ensemble, si ce n'est que le S1, ça n'est pas du tout le signifiant dans son ensemble) mais on l'écrit comment, quand c'est de la mère, que c'est attendu, quand c'est attendu de celle qui a "tout" donné. ou est-ce que ça s'écrit exactement de la même façon? Champ du sujet Champ de l'Autre Sbarré --> S1 a // S2 ce don donc, qui a directement à voir avec ce que j'écrivais (délire) ici : qui est bien ce don qu'il s'agit de ne pas…
avertissement (dans le noir)
je pense qu’au frontispice de ce blog, on pourrait écrire : « il n’y a pas de rapport sexuel ». comme ça, les gens sauraient, qu’une fois passé ça, une fois rentrés dans le blog, ils seraient là-dedans, dans la douleur de ça. ou déjà plus la douleur. dans ce qui se soupçonne d'elle. elle ne serait pas connue pure. dans le doute d'elle déjà. dans ce qui s'essaie d'écrire, à écrire ça. les restes d'elle. ces restes qui ont les humeurs nombreuses.
séance 5 – en partie privé
En souriant je lui avais dit que faire l’amour me mettait de bonne humeur. Rattrapée en ce moment par l’angoisse, appelons-ça ainsi, qui à nouveau me réveille le matin. Je parle du plaisir que je ne supporte plus. Du plaisir sexuel. De ce que j’appelle moi le plaisir sexuel. J’essaie de parler de la distinction que je fais entre plaisir et jouissance. Je parle de celle à laquelle il me faudrait absolument dire non, la phallique, de jouissance, et de celle qu’il me faudrait défendre à tout prix, à mon coeur corps défendant, l’Autre – l’Autre jouissance. Je lui précise que je dis ça comme ça pour le dire vite, pour le dire de façon…
CR (rapide) de la semaine dernière
toute la semaine dernière de mauvaise humeur (depuis que vu l’analyste et remise à travailler). d’abominablement mauvaise humeur. (n’aura-t-il suffi que je dise, ici même, que je dise, que cela ne m’arrivait plus, que la colère m’avait quittée pour que je tombe en colère le lendemain même?! et comme de nulle part / humeur pour de vrai tombée du ciel / ensorcelée et crapauds sautant hors de ma b / monde recroquevillé autour de moi / foudre. semaine de raison et de combats où j’ai même fait ma tva et suis allée au cinéma, cela me prit le mercredi. quand j’entendis la voix de la fille femme, vis son visage, je compris que du film…
l’inconscient tellement encombrant
l'inconscient tellement encombrant / comment pourrais-je espérer léguer ça ? / qu'est-ce qui m'inquiète encore ? jules seulement jules. ce que je vais lui laisser. ce que je peux lui donner. comment ne pas l'empoisonner. moi qui le suis tant, poisonnée. // pourquoi vouloir écrire, sinon pour espérer que ça l'aide un jour, l'allège, qu'il comprenne - mais lui assignai-je ce destin-là : qu'il me comprenne, qu'il soit celui qui me comprenne ? est-ce cela que je fais ? ce n'est pas ce que je veux. pas du tout. c'est qu'il me semble que si peu est dit, de ce qui est. si peu je dis, de ce qui m'est. et l'inconscient, justement, et cette…
mercredi 27 avril 2011
me force à écrire. hier vu analyste (mardi au lieu mercredi en raison lundi pâques) revenus samedi de donn. devions y aller semaine dernière de mardi à jeudi il faisait très beau me sentais très bien dehors corps je pensais que là - à donn - je pouvais commencer à avoir un corps, recommencer à avoir un corps. j'aime le dehors- le dehors de donn j'aime le vent - ou l'air - j'aime ce que j'y vois - je ne sais pas que j'y aime - j'aime les arbres la distance la lumière l'espace l'air - je ne sais pas ce que j'aime à donn mais j'étais ravie, vérit a ravie, donn c'est un ravissement…
atténuations presqu’insensibles
lundi 22 août 10 :52 arrivés à donn hier soir. au dîner, beaucoup bu (( il faut toujours quand j'arrive à donn, et que mes beaux-parents y sont, que je m'assomme, alcooliquement, dès que j'arrive, pour m'aider à les affronter. en général, dès que je me sens un peu assommée, j'arrête, mais là, j'ai continué.)) , parlé plus que de raison, mais sans en souffrir. j'ai essayé de dire, du mieux que je pouvais, et en tous les cas je n'ai pas été comprise. à peine entendue. aussi par des personnes qui pensaient avoir beaucoup moins bu que moi. crise de « fracassemeur » durant la nuit. mais plus légère que celle que j’ai déjà décrite ici. le…
l’oublieuse (ô solitude)
Il arrive souvent que des choses me bouleversent, sans que je ne m'en rende nécessairement compte. Si ce bouleversement se prolonge, se renforce - de façon dramatique -, sur plusieurs jours, je peux alors éventuellement l'interroger, éventuellement poser un lien avec ce qui l'a causé. Mais, il s'agit alors d'une interrogation consciente, et donc teintée d'une sorte de doute. ( Je ne pense pas qu'il y ait en moi d'autre lieu pour la certitude que l'inconscient. Or mon lien à l'inconscient serait si serré, que je ne pourrais m'empêcher d'attendre, sans concession, que la conscience m'offre cette même sorte de certitude. Ce qui est à proprement parler impossible.) Aussi, n'arrive-t-il (pratiquement) jamais que j'en parle,…
les orphelins remplaçables.
et puis il y a quelques jours, mercredi, j'ai rêvé que j'étais orpheline. non, pas moi, une petite fille, blonde. c'était un peu moche car les adultes pouvaient choisir les enfants et les garder pour la matinée ou l'après-midi, à leur convenance. ensuite ils les ramènent et peuvent en reprendre un, le même ou un autre si l'enfant qu'ils avaient choisi avait été un peu difficile, ne leur convenait pas. j’éprouvais un sentiment bizarre à cette idée que les adultes choisissent les enfants et donc en rejettent certains. les enfants passent les nuits à l’orphelinat. la seule chose que doivent faire les adultes, c’est conduire les enfants à l’école puis les récupérer. je me dis…
49
jules ne sait pas faire de noeud. j'ai 49 depuis 2 jours. j'ai reçu un nouveau téléphone. je tape là, sur ce nouveau téléphone. La mauvaise humeur est revenue dans ma vie.