mercredi 19 octobre 2005 · 10h42

un père à faire
— (coincée)

rêvé il y a deux nuits que mon père n’était pas mon père.je rencontre mon "vrai" père. lui parlant de mon père (du vrai dans la "réalité"), je dis "mon père" et m’en excuse auprès de lui : c’est lui qui toute ma vie a fait pour moi office de père, qui a été un père pour moi, non pas celui qui aujourd’hui se présente comme étant mon père. il ne m’en veut pas, il sait que mon père, qui s’avère donc n’être pas mon père, est mort.ce nouveau père est physiquement assez massif. plutôt muet. il ressemble à  un personnage du téléfilm dont j’avais vu la veille la fin où il s’avérait être un…

mardi 28 novembre 2006 · 23h45

(Oui, j’ai rêvé. D’un homme qui me demandait ma voix.

(Oui, j'ai rêvé. D'un homme qui me demandait ma voix. Oui, j'ai rêvé encore. Ou plutôt non, une voix, la nuit, est venue m'a expliqué cette lettre que je m'étais adressée et que mon père m'avait donnée, m'a expliqué comment cette lettre tournait autour de mon père, ou plutôt comment mon père était venu se placer là, par hasard, au lieu du retour de cette lettre vers moi. Mais je n'ai pas bien retenu et ça n'a pas beaucoup d'importance. C'est juste un peu drôle (ces explications théoriques qui me viennent la nuit, poursuivent mes élucubrations). Il y a deux nuits, je n'ai pas du tout dormi trop inquiète à propos de tout ce travail…

mardi 19 décembre 2006 · 12h00

avant/après, séance – de l’intime

abominable rêve cette nuit. j'ai peine à m'en souvenir. je sais seulement que mon père me demande si... certaines caresses. en fait il ne dit rien, mais je comprends. il a son air plaintif, malade. je m’enfuis. je me dis tout de suite que je ne dirai rien à ma mère. puis quand je la vois, je le lui dis aussitôt. elle me pose des questions, je lui dis que ça s'est déjà passé auparavant, elle me dit qu'elle s'en doutait. c'est tout.  en me réveillant je me demande si ça s'est vraiment passé, mais je sais bien que non, je me demande à quoi ça correspond, pourquoi ce rêve-là, et si ça n'expliquerait pas…

mardi 16 janvier 2007 · 16h25

névrosé de guerre

séance. invitée à parler de mon père. en sortant je pense à ce fait, qu'il ne serait jamais arrivé qu'il ne parle pas de la guerre. quelle qu'était la personne qu'il rencontre, il fallait toujours qu'il lui parle de la guerre. (le jour où il lut un bouquin de freud et m'annonça gravement : je suis un névrosé de guerre.) mon père, lui, parlait de la guerre. mon père parlait sans difficulté. il pouvait parler avec n'importe qui. il parlait de l'histoire, il parlait des actualités, il parlait de l'art, il parlait de la guerre. il était d'un commerce agréable, ne manquait pas d'humour, et avait toujours qq chose à vous apprendre à propos de…

vendredi 25 mars 2011 · 22h34

1996, mon père écrit dans un carnet

2 février « Comment figurer cet intervalle, cet "interdire" où s'échangent des paroles, à la mesure de la résonance des souffles et des voix ?» [...] Mystère de la figurabilité. un simple intervalle qui fuit en profondeur selon l’axe du regard. la colonne signe figure, à puissance symbolique qui baliserait l’entre-deux de l’invisible et inaudible échange de paroles entre les acteurs du récit." Ces notes* de mon père témoignent de sa lecture d’un article de Louis Marin paru dans La part de l’œil, intitulé «Énoncer une mystérieuse figure », dont il recopie des extraits qu’il émaille de croquis. L' article s’articule autour de ce que Marin nomme « figurabilité du mystère » et « mystère de la figurabilité »…

vendredi 15 avril 2011 · 16h31

Beau, su, est – Le symptôme du père

vendredi 14 ou 15 avril 2011Le rêve :"Je travaille pour quelques jours à E. (( E = société où travaillais autrefois, à Bruxelles, dont j'ai démissionné pour venir vivre à Paris, avec l'homme que j'avais rencontré, F.))  Il y fait sombre. Je m'y sens seule et parano, avec l'impression de travailler mal que je connais si bien. En fin de journée, j'erre dans mon ancien quartier, sur la place où j'habitais, qui ne lui ressemble pas.  J'ai rendez-vous avec D*, mon analyste d'alors.  J'attends l'heure du rendez-vous dans un café en face de chez lui, qui en fait en face de chez moi, le café se trouvant lui à l'emplacement... de son cabinet à lui... son…

lundi 14 janvier 2013 · 15h47

de l’autoroute (Lagandré vs Lacan, du nom-du-père à l’usage)

Ils se consacrent à l'aménagement d'une existence confortable, affranchie du besoin de sens, et à laquelle suffit amplement la perspective d'une prolongation indéfinie. (( Cédric Lagandré, La plaine des asphodèles,  p.10. )) [...] s'annonce un "monde" commode à tout point de vue, ajusté sans médiation aux usages humains et réduit de force à ces seuls usages : un monde sans arrière-fond, sans possibilités secrètes, pas même orienté vers un mieux, visant sa seule perpétuation. (( Ibid., p.11)) [...] le monde ne fait plus question, son fait mystérieux ne les concerne plus. L'heure est à son aménagement, à sa rationalisation pour l'usage des hommes. (( Ibid., p. 15. )) Lire, se demander ce qu'il en est de cet "usage" ? Pour s' en expliquer, Cédric…

mardi 2 avril 2013 · 09h15

comme une sorte d’atelier à ciel ouvert

Comme une sorte d'atelier à ciel ouvert.* Aucun lecteur ne peut suivre ce travail en transformation perpétuelle. C'est un objet mouvant dont il faudrait que j'arrive à extraire certains morceaux  pour les publier sous une forme qui devienne définitive,  que je ne puisse plus modifier. Soit sous forme de livre, soit ailleurs sur l'internet,  mais plus chez moi,  de façon à ce que je ne puisse plus intervenir,  modifier encore.  Que je m'en sépare donc, quitte l'état de gestation...  * Atelier, oui,  je me suis rendu compte que c'était ça que je reproduisais : l'atelier de mon père. L'atelier où il travaillait,  où nous ne pouvions pas rentrer... Ce lieu secret,  interdit,  de son désir. 

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