samedi 2 avril 2005 · 09h33

le goût de la castration

Comment donnerai-je à  mon enfant le « goût de la castration». Si la castration se situe du côté de l’histoire, du tranchant de la date, de la coupure dans le temps. Du côté de la parole, du renoncement à une vérité toute, à une identification ultime, définitive. Comment la rendre suffisamment séduisante qu’il ait le goût la force de sortir du tout à la consommation immédiate, du tout à  l’immédiateté, l’instant ? Il faudrait pour cela que j’aie pour moi-même mieux pu jouir de ces choses que je voudrais lui donner à  mon tour, après qu’elles m’aient été donné par mes parents - l’art, la culture, le goût de la lecture, de la science, du savoir.…

mardi 5 juillet 2005 · 17h28

la fiction de ma vie

séance d'hier - la fiction, j’en rêve... - vous en REVEZ? - ben oui, pour me débarrasser de la psychanalyse. me débarrasser de moi. au sortir: je n’ai pas du tout envie qu’on pense que je veux voudrais devrais pourrais écrire de la fiction. qu’on pense que mon désir soit là . et qu’à  nouveau on veuille m’en embarrasser. le jour après: mais souligner que je "rêve" de la fiction, n’implique pas nécessairement qu’on pense que mon désir soit là . je veux me débarrasser de l’écriture. je veux me débarrasser de mon lien malade à  l’écriture. je veux justement cesser de "rêver" d’écrire. ça en passe par écrire. ça en passe par écrire, ça en passe…

jeudi 14 juillet 2005 · 14h49

se faire honte

jarrivenchantéelaveillej’ai luterminédanslavoiture la note de miller sur la honte (je ne dis pas que ce n’est pas pénible d’écrire tout ça, ça l’est) à l’analyste mardi je dis : « le problème, ça a toujours été de signer. comme si...» là, j’hésite presque longuement. je crois que je lui ai dit « ...comme si rien n’était à la hauteur, ne pourrait être à la hauteur de ce nom». surprise, pas convaincue, j’ajoute que non, ce n’est pas ça. je parle de la note de miller, sur la honte. je n’en dis pas vraiment grand chose. mais ça me mène tout de même à dire que je crois que maintenant je pourrais signer de mon nom.…

vendredi 17 novembre 2006 · 10h16

séances 1 & 2

la semaine dernière, séance 1 : - Vous trouvez que j'ai l'air soûl? je reprends la dessus hier, séance 2. être l'alcool de l'autre. et c'est comme si c'était reparti pour un tour. que je revienne sur ces histoires m'étonne. reparti pour un tour, des accents différents, des échos différents, mais dans ce que je raconte j'entends toute une série de signifiants qui sont toujours présents dans ma vie, délestés aujourd'hui d'une bonne part de leur poids dramatique. il y a rue, fille de rue, mon nom; travail, travail de rue, fille de joie. cette rue où je n'arrive toujours pas à aller aujourd'hui - mais qui encore m'enchante exalte dès que j'y descends. il…

vendredi 17 novembre 2006 · 12h59

séances 1 & 2 (des suites)

à delphes, j'avais dit "je m'aime prisonnière" - je me l'étais formulé ainsi le jour où je m'étais aperçue que je ressortais régulièrement "la prisonnière" de proust. j'avais ajouté : "et f. est un excellent gardien. un excellent protecteur." du moins est-ce ainsi que je me le concocte, ainsi qu'il me le faut imaginer. "protecteur", le mot m'avait quelque peu dérangée. (l'homme que mon oncle a tué était un "proxénète", un ami à lui, mais qu'il s'est mis à soupçonner de vouloir mettre à la rue, "protéger", "soutenir", une femme, "sa petite rose des champs", dont il était platoniquement amoureux.) (fantasmatiquement, dans la relation proxénète/prostituée quelque chose s'arrange pour les femmes. quelque chose se voit…

dimanche 19 novembre 2006 · 10h45

des suites

demi-sommeil, des suites encore et encore... révélation: mais non, ça ne tient pas, cette idée que dans les relations amoureuses je m'inscrirais moi comme celle mise à la rue et l'autre comme le souteneur, protecteur. non, même si à presque tous les coups, ou presque toutes les femmes , ça leur fantasmatiquement fait qq chose, ces histoires de putes/maquereau - là j'invente, écoutez , c'est ce que j'imagine, moi, cela fait très longtemps que je cherche à leur trouver des universaux aux femmes , pour le moment j'en suis pratiquement à devoir me contenter de "il n'est pas une femme qui jouisse comme une autre femme" soit "toutes les femmes jouissent différemment les unes des…

vendredi 24 novembre 2006 · 09h49

séance 3,

Aujourd'hui, c'est le lendemain de la séance. (Bon sang combien de temps, je vais tenir le coup, dans ce template, du template de ce blog, je parle. essayer de tenir, le plus longtemps possible.) J'étais arrivée disant : "J'ai rêvé que je vous donnais deux lettres d'1 mot, mais je ne sais plus lequel. Déjà dans le rêve, je ne savais plus lequel. 2 lettres : 2 L. Double L, j'ajoute, comme disait ma mère quand elle épelait son nom, son nom de femme mariée. Je vous donne ses ces lettres, dans le rêve, et je crois qu'elle sortent de son nom à elle. Mais pas du tout. Elles proviennent du nom de mon père.…

vendredi 1 décembre 2006 · 10h39

lendemain (de séance 4)

10:39 extraordinairement dormi. réveillée par un bruit extérieur. de longs instants je me demande quel jour on est. vendredi. presque comme si je pourrais en déduire qui je suis. l'impression d'émerger d'un sommeil profond est vraiment agréable. je pense aux rêve que je viens de faire. je suis sûre que ce sommeil a été rendu possible de par la séance d'hier (pourquoi faut-il que cette phrase, elle, soit si difficile à écrire ?) jules lui aussi dort. c'est si étrange si plaisant que je me demande si je n'ai pas hier par inadvertance pris une quelconque drogue. le plus étonnant, c’est comment cet analyste m’agrée. et vraiment je ne saurais pas dire à quoi cela…

vendredi 1 décembre 2006 · 11h25

s4 (petite note)

11:25 massala, c'est quoi? c'est un curry spécial, indien, c'est un mélange d'épices. c'est difficile à préparer? non, non. c'est surtout les ingrédients, qui sont difficiles à rassembler. à paris, je ne sais pas où il faut aller. j'omets de dire que je pensais qu'il fallait que j'aille dans le 13ème, où se trouve son cabinet, pour trouver tous ces ingrédients. vous pensez qu'il n'a pas assez prêté attention au poulet massala? pleurs, pleurs, pleurs. au moment où nous nous quittons : vous ne savez pas ce que ça veut dire, massala? non? je vais faire des recherches. un déplacement est opéré.

samedi 9 décembre 2006 · 13h25

séance 5 – en partie privé

En souriant je lui avais dit que faire l’amour me mettait de bonne humeur. Rattrapée en ce moment par l’angoisse, appelons-ça ainsi, qui à nouveau me réveille le matin. Je parle du plaisir que je ne supporte plus. Du plaisir sexuel. De ce que j’appelle moi le plaisir sexuel. J’essaie de parler de la distinction que je fais entre plaisir et jouissance. Je parle de celle à laquelle il me faudrait absolument dire non, la phallique, de jouissance, et de celle qu’il me faudrait défendre à tout prix, à mon coeur corps défendant, l’Autre – l’Autre jouissance. Je lui précise que je dis ça comme ça pour le dire vite, pour le dire de façon…

mardi 19 décembre 2006 · 12h00

avant/après, séance – de l’intime

abominable rêve cette nuit. j'ai peine à m'en souvenir. je sais seulement que mon père me demande si... certaines caresses. en fait il ne dit rien, mais je comprends. il a son air plaintif, malade. je m’enfuis. je me dis tout de suite que je ne dirai rien à ma mère. puis quand je la vois, je le lui dis aussitôt. elle me pose des questions, je lui dis que ça s'est déjà passé auparavant, elle me dit qu'elle s'en doutait. c'est tout.  en me réveillant je me demande si ça s'est vraiment passé, mais je sais bien que non, je me demande à quoi ça correspond, pourquoi ce rêve-là, et si ça n'expliquerait pas…

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