dimanche 10 mai 2026 · 10h11

dimanche 10 mai 2026 – a week after // les incises et le manque d’un principe d’arrêt

Hippomène et Atalante (v. 1615-1625), de Guido Reni. Dans les Les Métamorphoses d’Ovide, Atalante prend du retard sur Hippomène parce que, curieuse, elle s’attarde à ramasser les pommes d’or qu’il a laissé tomber.
Temps de lecture 7–10 minutes

Une semaine après, j’ouvre l’oeil à 6 heures, et je pense au texte écrit dimanche dernier, il y a une semaine donc et auquel j’ai travaillé hier encore, celui du dimanche 3 mai, presque à la même heure, juste un peu plus tard.

Je l’ai considérablement gonflé jeudi, je crois, à Donn. Sommes rentrés vendredi. Gonflé à partir du court instant où je range la vaisselle, où j’avais rangé quelque couverts ce matin-là. A cet instant revenu où j’ai « cherché ma respiration » (et cet endroit-même si mal écrit et qui donc m’appelle, m’appelle),… S’ensuit une réflexion sur le geste, une emballée, réflexion qui enchaîne lourdement les pensées eues, eues comme seules potentialités, les ramène des limbes où elle flottaient si légères, si distantes. M’enrobant, m’accompagnant doucement. Texte que j’ai encore relire. [...]  Lire la suite >

lundi 11 mai 2026 · 05h50

lundi 11 mai 2026 – toute chose est par moi soupçonnée comme susceptible de receler un trésor,

05:50 : Hier, je relis ces Extraits et notes de lecture de l’avant-propos du livre Le discours mélancolique de Marie-Christine Lambotte

Je tombe là-dessus:

Certains de ce qu’elle appelle les « signifiants essentiels de la mélancolie » me sont très familiers, comme par exemple le tout et le rien, le tout ou rien, dont j’ai beaucoup fait état ici. Le destin est de moi une figure moins approchée (si ce n’est peut-être au travers de la lecture du livre d’Imre Kertész, Etre sans destin1, qui m’a tellement frappée), l’avant/l’après n’est pas non plus repéré par moi — cela ne veut pas dire qu’il n’y ait pas —, même si c’est quelque chose que probablement j’espère, j’attends, je convoque, je tente de concevoir, qu’il y ait quelque chose un jour qui puisse faire rupture dans le fleuve morne des jours, de la perpétuelle présence, et qui s’est rarement présenté (…). un événement qui historicise. L’apparent caché, il me semble que je vis tout le temps avec. Si nous parlons de la même chose, elle et moi, Marie-Claude Lambotte et moi-même, l’apparent caché (de l’inconscient) est bien l’objet de ma visée, de mon désir, se trouve derrière toutes les petites réalité de la vie et lui donne tout son prix. Son seul prix. L’insaisissable qui me lie à la vie. (Cela dit, l’ « apparent caché », je ne comprends pas cette nomination, cette appellation et je dois retrouver le livre.) La réalité comme une surface plate : en effet. Où toutes les choses se valent : en effet, depuis le début de l’écriture du blog, j’essaie de trouver ce qui fera qu’une chose vaudra plus qu’une autre. Il y a eu toute cette recherche sur l’indifférence de la pulsion. Il y a ce que mon écriture même révèle, trahit, toute chose est par moi soupçonnée comme susceptible de receler un trésor, cela qui est induit par la psychanalyse, par la supposition de l’inconscient. L’écriture n’est qu’un outil au service du dévoilement de ce trésor. D’où mon trop grand respect pour ce que j’ai écrit, mon incapacité à jeter, à juger de ce que je fais, une confiance trop absolue à ce qui se révèle malgré soit : si cela a été écrit, est-ce qu’il n’y a pas quelque chose à débusquer derrière. Que toutes les choses se valent, pour moi, c’est ça.  [...]  Lire la suite >

mardi 12 mai 2026 · 08h17

mardi 12 mai 2026 – les lettres et les régimes d’été

05:40… Au boulot…

les lettres

Me suis encore laissée aller hier, à suivre inconsidérément des fils dans le blog et suis tombée sur un écrit de septembre deux-mille…… deux-mille quoi? douze? qui m’a ramenée à une lettre de cet été-là, de la mi-août, dont je dis qu’elle est le seul écrit de cet été, que je me me suis mise à relire, dont je me suis trouvée alors gênée par la façon dont elle était écrite, gênée peut-être en raison de ce qu’elle était restée sans réponse, qu’elle devait comporter en elle-même la racine de ce rejet, au point que j’ai tenté alors de la ré-écrire… pour finalement, je crois, par la dépublier, la passer en privé.  [...]  Lire la suite >

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