dimanche 5 mars 2006 · 20h48

Théorie du nom juif par Jean-Claude Milner
— la mise hors-jeu du nom, c'est la Loi

Extraits : " C'est que les noms m'importent. Ils m'importent en particulier à propos des Juifs. A la différence de millions de gens sur la surface de la Terre, je ne crois pas que les Juifs soient une race; je ne crois même pas que par des voies culturelles, ils aient acquis des caractères qui les feraient se ressembler entre eux (au sens où nous disons, en conversation, que les Français sont ceci, les Allemands sont cela, etc). Les Juifs, c’est un nom. Catherine Kintzler [voir l'article dans une fenêtre "popup"] fait l'éloge de la Révolution Française et de la République. Je m'y associe. Mais l'éloge, sous ma plume, serait intrinsèquement relié à la question des…

samedi 3 juin 2006 · 08h10

pas top, des règles de la circulation et de la jouissance des biens matériels

L’OMS a défini la santé mentale comme l’absence de trouble. Le DSM qui permet la mondialisation du traitement hygiéniste des masses humaines décline quatre catégories de troubles de la conduite : conduite agressive, fraude et vol, violation des règles établies, destruction des biens matériels. Avec cette définition du trouble, la santé mentale devient le respect des règles établies de la circulation et de la jouissance des biens matériels. Ces catégories sont celles des experts français lorsque, à l’occasion, ils publient un rapport sur la santé de l’enfant et de l’adolescent. L’utilisation de la génétique y fait sa triste réapparition : des populations dites à risque montreraient une « susceptibilité génétique » au TOP (Trouble Oppositionnel…

mardi 17 novembre 2009 · 11h08

la politique du symptôme, la politique de l’autruche

"Cet engagement-là relève d’une décision politique, non pas de la politique du symptôme qui est la politique de l’autruche : avoir pris acte d’un réel, mais en même temps refuser d’en tirer les conséquences. Et, en particulier, croire qu’il y en a un, au moins un, qui le fera pour nous. La politique du symptôme - politique du pire parce que c’est celle du père - comporte la croyance à l’Autre : qu’il soit gentil ou méchant, détesté, ignoré ou aimé, est secondaire au regard du fait de le faire consister. L’affect - colère, tristesse, etc., naît en ce point-là où l’Autre se remet à exister. Le trop dont on pâtit - le pathos -,…

samedi 27 avril 2013 · 10h10

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Je ne suis ni de droite ni de gauche. Mes parents étaient catholiques,  ma rencontre de la psychanalyse m'a permis de m'éloigner du sacrifice de moi-même que leur catholicisme exigeait de moi.  C'est ce qui me reste de catholique qui me situe aujourd'hui politiquement à gauche. À certains égards viscéralement, passionnément. Quand cela n'a rien de politique, mais répond de ce qui reste de la façon dont j'ai été dressée au sacrifice.  Lequel fabrique encore aujourd'hui,  par en dessous,  le levain de ma  jouissance. Pour moi cela ne relève pas de la politique mais de l'inconscient. La psychanalyse lacanienne m'a appris à me défier du sacrifice. Du sacrifice, du don de soi, de l'oblativité, de…

dimanche 28 avril 2013 · 09h59

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Le monde n'a jamais beaucoup existé pour moi,  le monde au sens de Lagandré, celle dont la conscience aiguë fait la passion politique, autrui bien davantage. L'humain. J'y tiens encore beaucoup. Et de cette façon, séparée de son environnement,  de l'organisation de son environnement. Cet attachement, cet intérêt primordial me viennent-ils également de la religion,  du catholicisme ? Pour partie,  oui. L'intérêt pour l'amour,  la passion,  le lien. Cela tient-il au fait que je sois une femme,  tient-il à mon hystérie (que je ne souhaite pas du tout renier,  mais vers laquelle bien plutôt retourner)? C'est une chose que je dois encore préciser ici,  la façon dont le monde existe,  pour Cédric Lagandré. Pour peut-être…

mercredi 8 octobre 2014 · 17h04

Frédéric Lordon – La révolution n’est pas un pique-nique

[e t Frédéric Lordon (( Frédéric Lordon est Directeur de recherche au CNRS, économiste passé chez les philosophes. Développe un programme de recherche spinoziste en économie politique et en sciences sociales. A récemment publié Capitalisme, désir et servitude (La Fabrique, 2010), D'un retournement l'autre, comédie sérieuse sur la crise financière (Seuil, 2011) et La société des affects (Seuil, 2013)  )) de sous-titrer son exposé :"Analytique du dégrisement" --- Or ça, je ne lui trouve rien de dégrisant à son analyse : que du contraire : pour ma part ça m'a bien COMPLÈTEMENT grisée...] j'ai trouvé là, http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/la-revolution-n-est-pas-un-pique-153918 , le texte complet.  Notes : penser la révolution sans se raconter des histoires, partir d'une étroite ligne…

jeudi 9 octobre 2014 · 19h47

le saisissement moelleux des corps

ce... « saisissement moelleux des corps » de Frédéric Lordon, comme il dit bien comment le capitalisme nous fait jouir . consommer est jouissance ( ça dé-pense , ça jouit) . nous cantonne au régime du chacun pour soi . et nos désirs se réduisent à ce que nous dictent nos addictions - l'addiction qui concerne la jouissance possible, celle du besoin rassasié (ce besoin que Lacan oppose au désir) . le capitalisme joue de ça, produire un discours qui nous autorise=pousse à jouir en dépit du désir (parce que le désir lui n'a rien à voir avec ça, le désir ne veut pas jouir . ) capitalisme appareille nos corps aux objets qu'il produit…

vendredi 12 décembre 2014 · 14h20

Variations sur Deux notes, Philippe Cullard

Exposé à Strasbourg le 7 mars 1999, à la Journée d'étude Metz-Nancy-Strasbourg, "L'enfant, l'adolescent et l'agressivité". La partition de la symptomatologie infantile que Lacan expose, en quelques lignes denses, dans ses "Deux notes" (( Lacan (J.), "Deux notes sur l'enfant", Ornicar?, n° 37, Paris, Navarin éditeur, 1986, p. 13-14. ))  remises à Jenny Aubry, peut en imposer, à une première lecture - parfois retenue dans notre communauté - pour une correspondance avec la dichotomie classique névrose-psychose. Cependant, dans le commentaire de Jacques-Alain Miller intitulé "L'enfant et l'objet" (( Miller (J.A.), "L'enfant et l'objet ", Colloque EEP à Lausanne, 1er et 2 juin 1996,  La petite girafe, 18, Institut du champ freudien, décembre 2003, p. 7. ))…

dimanche 14 décembre 2014 · 12h35

je suis à la campagne, j’ai mal à la tête, aux dents. je suis au lit. j’ai passé la journée au lit. c’était bien. je vous écris, finalement.

je suis à la campagne, j'ai mal à la tête, aux dents. je suis au lit. j'ai passé la journée au lit. c'était bien. je vous écris, finalement. j'ai besoin de vous, je crois, pour sortir un peu d'une sorte de sentiment d'irréalité. je vous écris pour arriver à m'écrire, bien sûr, quelque chose de  valable, quelque chose qui compte, pour moi.  la semaine dernière, ou la semaine d'avant, j'avais écrit à mehdi belhaj kacem (suis pas sûre que ça s'écrive comme ça). eh oui. je vous en fais l'aveu. c'est ma midinette-attitude. j'avais fini par écouter son exposé sur le nihilisme que fer qu'élise avait posté ici même et j'avais eu envie de lui…

lundi 12 janvier 2015 · 15h17

cette peine que l’on me vole

je relis ce texte, qui m'avait tellement énervée hier, et me trouve n’avoir finalement pas grand chose à y redire... pas grand chose, si ce n’est que je ne suis pas française, que le concept de France me passe un peu par-dessus la tête et que je crains que cette remarque sur le Un de l’islam ainsi que cette mention des 3 chevaliers de l’apocalypse, ne participent du discours qui cherche à stigmatiser des populations musulmanes qui le sont déjà suffisamment, quand c’est à elles, que moi je pense aujourd’hui (chacun son histoire, son nom, son trauma). et puis, toujours, chez Milller, ce désir d'aller trouver à l'intérieur de la religion islamique ce qui la…

mardi 2 février 2016 · 02h14

c’est pas-tout qui est politique

pas-tout est politique (c'est pas-tout qui est politique) (l'universalisme du tout ne convient à rien) au politique également il convient un concept incomplet (qu'il s'affiche comme tel, annonce la couleur) pour ma part, le politique concerne le vivre ensemble, la polis, le comment faire pour vivre-ensemble et ne saurait se réduire à un moment révolutionnaire qui n’arrivera pas et dont le fantasme emprisonne la pensée et  inhibe l'action. l'art se coltinerait le même impossible, l'impossible du vivre-ensemble. (il peut ouvrir des moments de possible aussi bien que révéler la cruauté de l'impossible, de même que la part de responsabilité de tout un chacun)

mardi 2 février 2016 · 11h52

pas-tout est politique

pas-tout est politique (c'est pas-tout qui est politique) (l'universalisme du tout ne convient à rien / ne convient qu'à rien) au politique également il convient un concept incomplet (qu'il s'affiche comme tel, annonce la couleur) pour ma part, le politique concerne le vivre ensemble, la polis, le comment faire pour vivre-ensemble et ne saurait se réduire à un moment révolutionnaire qui n’arrivera pas et dont le fantasme emprisonne la pensée et  inhibe l'action. l'art se coltinerait le même impossible, l'impossible du vivre-ensemble. (il peut ouvrir des moments de possible aussi bien que révéler la cruauté de l'impossible, de même que la part de responsabilité de tout un chacun) ~~ alors aussi, et qui touche à…

mercredi 29 juin 2016 · 12h35

Le philosophe Giorgio Agamben : « La pensée, c’est le courage du désespoir »

Article publié par Télérama le 10/03/2012, propos recueillis par Juliette Cerf : http://www.telerama.fr/idees/le-philosophe-giorgio-agamben-la-pensee-c-est-le-courage-du-desespoir,78653.phpLe capitalisme ? Une religion. L'homme ? Un animal désoeuvré. La loi ? Trop présente.  Le philosophe italien analyse avec sagacité notre société et ses dérives "biopolitiques".[...]La théologie est maintenant très présente dans votre réflexion. Pourquoi ?Les dernières recherches que j'ai entreprises m'ont montré que nos sociétés modernes, qui se prétendent laïques, sont au contraire gouvernées par des concepts théologiques sécularisés qui agissent avec d'autant plus de puissance qu'ils ne sont pas conscients. Nous n'arriverons jamais à saisir ce qui se passe aujourd'hui sans comprendre que le capitalisme est en réalité une religion. Et, comme le disait Walter Benjamin, il s'agit de la plus…

mardi 19 juillet 2016 · 11h19

Demain, le film

Passons sur une esthétique pub parfois agaçante (extrêmement agaçante, NdE) , l'efficacité du propos l'emporte. Il y a cinq chapitres : et si l'on réinventait la nourriture, l'énergie, l'économie, la démocratie, l'éducation ? Le puzzle éclaté des milliers d'initiatives prend forme et permet de croire que c'est possible. Et puis il y a les « héros » : pas de bon documentaire sans bons personnages. Parmi eux, le Britannique Rob Hopkins impose son humour et son esprit aussi incisif que constructif. En 2006, ce professeur de permaculture a lancé le mouvement Villes en transition à Totnes, dans le sud de l'Angleterre, pour sensibiliser ses habitants au problème du pic pétrolier et organiser, sur place, un…

lundi 1 août 2016 · 11h17

la parole, l’écrit et le crédit

nous sommes de retour à paris depuis hier. je me réveille, il est 4h20. c’est plus ou moins la même heure tous les jours. je songe à ce documentaire sur la création de l’argent que j’ai commencé à regarder l’autre jour dans la voiture en route vers Orléans. il s’y confirme ce que j’avais appris dans Demain, que la monnaie fiduciaire, les pièces et billets que nous connaissons, ne forme qu’une partie infime de l’ensemble de l’argent (j’ai retenu 8%), le reste, la monnaie scripturale, n’étant que chiffres inscrits dans les ordinateurs des banques privées. et que donc, effectivement, l’argent ne naît que du crédit accordé par les banques. ce n’est qu’à partir du moment…

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