lundi 16 novembre 2009 · 00h27

Il n’y a pas d’accord possible entre la chaussure et le pied.

[... ] « Le gnomon du psychanalyste ». Voilà un homme qui ose poser le problème de ce que c’est que devenir un analyste quand on est un homme ! Comment faire, quand on est un homme, pour devenir une femme, puisque l’analyste a une position de femme ? Lacan utilise le terme de gnomon p. 877 des Écrits. Je rappelle dans quel contexte. La division du sujet est un point-noeud, dit Lacan. Elle se noue à un manque – le manque du pénis de la mère. D’où le mathème que Lacan propose : (-j) / $. Le pas-de-savoir $ est articulé au pas-de-pénis (-j). Pas-de, Leonardo l’a fait remarquer, c’est non seulement le manque,…

mardi 17 novembre 2009 · 11h08

la politique du symptôme, la politique de l’autruche

"Cet engagement-là relève d’une décision politique, non pas de la politique du symptôme qui est la politique de l’autruche : avoir pris acte d’un réel, mais en même temps refuser d’en tirer les conséquences. Et, en particulier, croire qu’il y en a un, au moins un, qui le fera pour nous. La politique du symptôme - politique du pire parce que c’est celle du père - comporte la croyance à l’Autre : qu’il soit gentil ou méchant, détesté, ignoré ou aimé, est secondaire au regard du fait de le faire consister. L’affect - colère, tristesse, etc., naît en ce point-là où l’Autre se remet à exister. Le trop dont on pâtit - le pathos -,…

jeudi 19 novembre 2009 · 11h21

Untitled

essaie de me réeiller. vis raiment incoryablement en dehors du monde. hier u film de ruiz.généalogies d'un crime. aant-hier vu  film de bunuel, premier film de la période meicaine, oublié son titre, comédie musicale. commencé autre livre de ballard. un livre qu'il recommande de lire n'importe comment, en le prenant dans n'importe quel endroit. je ne sais pas d'où vient cette fatigue. l'automne? la ménopause ? je ais me faire un café.

vendredi 20 novembre 2009 · 11h25

je m’accrochai à la statue d’un ange dans le cimetière

" [...] J’entrai dans son bureau, et elle s’intéressa à deux interprétations dans ma cure. A l’âge de 5 ans, un jeune homme qui était pour moi comme un père, mourut le mien venant d’émigrer en France.  Après l’enterrement, je m’accrochai à la statue d’un ange dans le cimetière, et refusai de partir. Pendant longtemps, dans une analyse précédente dont j’ai parlé au cours des Journées, cela avait été interprété comme la peur de la mort. Une scansion de Jacques-Alain Miller a inversé l’interprétation et fait apparaître le désir d’y rester ou plutôt sa jouissance, la pulsion de mort. " Francesca Biagi-Chai : Le voile soulevé - Journal des Journées n°60

lundi 23 novembre 2009 · 11h05

si j’étois une autruche (j’ai un coup de fil à donner et j’hésite)

je suis fatiguée. hello, c'est dix heures huit minutes, c'est lundi et je suis fatiguée. je ne sais pas si je vais donner un certain coup de fil ou pas. est-ce que je le fais, est-ce que je tente de vérifier, encore, la nature de mon lien à la psychanalyse, ce qu'il me reste à en faire. rien. quelque chose. est-ce que j'essaie de débusquer chez moi, encore, "le désir de savoir". comment est-ce que je fais pour en finir vraiment avec l'idée de (ne pas) devenir psychanalyste. je dors? je continue comme je fais actuellement, je dors, je laisse passer le temps. j'attends. j'ai beaucoup attendu de la psychanalyse, j'ai cru que je lui…

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