mardi 5 juillet 2005 · 17h28

la fiction de ma vie

séance d’hier
– la fiction, j’en rêve…
– vous en REVEZ?
– ben oui, pour me débarrasser de la psychanalyse. me débarrasser de moi.

au sortir: je n’ai pas du tout envie qu’on pense que je veux voudrais devrais pourrais écrire de la fiction. qu’on pense que mon désir soit là . et qu’à  nouveau on veuille m’en embarrasser.

le jour après: mais souligner que je « rêve » de la fiction, n’implique pas nécessairement qu’on pense que mon désir soit là .

je veux me débarrasser de l’écriture. je veux me débarrasser de mon lien malade à  l’écriture. je veux justement cesser de « rêver » d’écrire. ça en passe par écrire. ça en passe par écrire, ça en passe par le faire. ce blog pourrait me le permettre.  [...]  Lire la suite >

mardi 22 novembre 2005 · 09h03

dans la série les écrits volent les paroles restent

Dans le De bello gallico (VI, 13), décrivant la société gauloise du Ier siècle, Jules César
rapporte ceci des druides celtes : « Un grand nombre de jeunes gens viennent s’instruire chez [eux], beaucoup viennent de leur propre chef se confier à  leur enseignement, beaucoup sont envoyés par leurs parents et leurs proches. On dit qu’ils apprennent là  par coeur un très grand nombre de vers : certains restent donc vingt ans à  leur école. Ils sont d’avis que la religion interdit de confier cela à  l’écriture ».
[…]
Les études, en Irlande, duraient douze ans, vingt ans en Gaule d’après César, et la matière de l’étude, uniquement orale et versifiée, comportait, outre la récitation des scéla («récits»), le droit, la généalogie, la poésie et tout ce qui concernait la spécialisation. Pourtant les Celtes n’ignoraient pas l’écriture […] Mais l’écriture était interdite en tant qu’archive ou moyen de transmission du savoir traditionnel parce que, par rapport à  la parole, elle est morte et fixe éternellement ce qu’elle exprime. Tous ses emplois ne peuvent être que magiques ou incantatoires. Le gaulois, langue sacrée et savante, a disparu avec toute sa littérature parce qu’il
n’a jamais été une langue écrite et, sans la christianisation qui a propagé l’étude des écritures, l’irlandais aurait subi le même sort ou au moins n’aurait presque rien laissé de sa littérature mythologique. Le droit irlandais considère encore comme seule preuve concluante «la mémoire concordante » de plusieurs personnes.
[…]
Le livre EST donc le problème ; le livre est même tout le problème ou plutôt
l’industrialisation du livre
avec tout ce que, dès son origine, elle implique et qui, peu à  peu, s’enchaîne dans un ensemble de dispositifs de plus en plus contraignants : la standardisation, le formatage, les conventions, les collections, le marketing, les publics, les critiques, les auteurs, les autorités, les genres, les éditions critiques, originales, princeps, etc. C’est le livre et ses principes de « fixation », de figement temporel, qui rendent intéressants la recherche des antécédents aux écrits qu’il enferme.
[…]
Or, la littérature, comme nous le savons tous, même si nous ne voulons pas toujours
accepter toutes les conséquences de ce savoir, existait bien avant le livre et, dans beaucoup de régions du monde encore – mais là  encore notre ethnocentrisme culturel occidental nous aveugle souvent – existe sans aucun recours au livre. [...]  Lire la suite >

mardi 10 février 2009 · 15h38

~2401 (just for fun)

julesestunpeuseulnon

tellement de musique ici que j’aime parfois avoir le sentiment d’avoir découvert qq choses toute seule comme une grande de mon côté, tu me diras si . nouveau nom de blog …  l’Agence de l’Amant de MadAme MULLER

http://www.myspace.com/nnobra

A quoi sert l’écriture? Je puis seulement énumérer les raisons pour lesquelles j’imagine écrire: 1. pour un besoin de plaisir, qui, on le sait bien n’est pas sans rapport avec l’enchantement érotique ; 2. parce que l’écriture décentre la parole, l’individu, la personne, accomplit un travail dont l’origine est indiscernable; 3. pour mettre en œuvre un « don », satisfaire une activité distinctive, opérer une différence; 4. pour être reconnu, gratifié, aimé, contesté, constaté; 5. pour remplir des tâches idéologiques ou contre-idéologiques; 6. pour obéir aux injonctions d’une idéologie secrète, d’une distribution combattante, d’une évaluation permanente ; 7. nour satisfaire ses amis, irriter ses ennemis; 8. pour contribuer à fissurer le système symbolique de notre société; 9. pour produire des sens nouveaux, c’est-à-dire des forces nouvelles, s’emparer des choses d’une façon nouvelle, ébranler et changer la subjugation des sens; 10. enfin, […] pour accréditer ainsi la valeur supérieure  d’une activité pluraliste, sans causalité, finalité ni généralité comme l’est le texte lui-même.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

vendredi 20 février 2009 · 14h33

à la recherche du lien entre la pensée et l’autofiction (véronique s’interroge sur les liens de la pensée, de l’autofiction, du n’importe quoi, de la pulsion, de l’obsession, de l’obsessionalisaion (contemporaine), de l’écriture)

“ […] l’église, les dessins des vitraux, c’était la Bible du pauvre, pour les gens qui savaient pas lire. Pour moi la télé aujourd’hui, c’est le coran du pauvre.

“ je me voyais plutôt avec MacGyver. Un type qui peut te déboucher les chiottes avec une canette de Coca, réparer la télé avec un stylo Bic et te faire un brushing rien qu’avec son souffle. Un vrai couteau suisse humain.

Al Pachino, je suis sûre que personne pouvait lui tirer son goûter. Direct il sort le semi-automatique, il t’explose le pouce, tu peux plus le sucer le soir avant de t’endormir. Terminé. [...]  Lire la suite >

lundi 12 mars 2012 · 21h48

quel support pour l’écriture

L'auteur exprime une profonde lutte intérieure liée à l'acte de l'écriture. Elle ressent une quête de liberté par l'écriture, mais est coincée par des questions pratiques sur le lieu, le moment et le support adéquat pour écrire. Elle s'interroge sur le fait d'écrire sur des supports existants, comme dans les pages de livres ou des fichiers Word, cherchant à s'installer dans un espace déjà défini qui lui offrirait une sécurité. Elle évoque aussi son passé d'écriture, où elle s'est lancée dans la fiction et a connu une perte importante : le vol de son sac avec ses carnets, suivi de la saisie de ses écrits par la police, ce qui a profondément altéré sa capacité d'écrire librement dans des carnets. Cette expérience traumatique semble l'avoir dissuadée d'écrire de la même manière par la suite. En somme, le texte illustre une recherche de liberté créative entravée par des problèmes matériels et des souvenirs douloureux. (Extrait Chat GPT)

jeudi 23 février 2017 · 15h34

23 février 2017 – le mauvais choix

Cela fait une mois (j’ai commencé le 17 janvier, nous sommes le 23.2) que j’essaie de faire un certain travail qui aurait dû être facile et que je rate : tous les jours, éventuellement tous les deux jours, je change de méthode, de chemin, de moyen pour arriver au résultat que je dois atteindre,  il s’agit d’un site internet, persuadée que le choix que j’ai fait n’est pas le bon,  que ce n’est pas ça.

J’ai commencé ce travail dans beaucoup d’angoisse, laquelle est tombée lorsque j’ai avoué ce fantasme (si de ça qu’il s’agit, dans l’idée donc qui me poursuit, d’avoir fait le mauvais choix) à la personne pour qui je dois faire ce travail, personne un peu magicienne, pensant que je serais guérie, puisque de toute façon, il le fallait.  [...]  Lire la suite >

mardi 10 avril 2018 · 07h37

mar. 10/04/2018 07:37

Madame, 

Je me permets de vous écrire,  parce qu’après je serai partie jusqu’au 29 avril  et que je n’arriverai peut-être pas à vous dire si clairement (si j’arrive seulement à vous l’écrire) et qu’il devient urgent que j’éclaircisse, évacue. 

Ce que je veux, c’est arriver à parler. Si j’écris, c’est pour cela, c’est cela, j’écris la perte de la parole, la déprise, c’est ce symptôme que je traque, qu’est-ce qui a fait qui fait que je ne parle que je ne rentre pas en parole que je n’aie rien à dire que je laisse la parole à l’autre. Franck Berger m’avait aidée par rapport à ça, me disant Ce qu’on ne peut dire,  il faut l’écrire. Ça m’avait rassurée (je me trouvais fautive).  Et pendant des années, j’ai cherché à écrire ce qui sépare la pensée de l’écriture, ce qui fait de la pensée une écriture à rejoindre, rejoindre ce qui ne cesse pas de s’écrire de l’écriture. Mais, aujourd’hui je vois qu’il s’agissait de chercher à l’écrire pour que ça puisse rejoindre la parole.  [...]  Lire la suite >

jeudi 20 mai 2021 · 06h42

Catherine Millot – L’appel du vide… (extrait d’Abîmes ordinaires)

il était venu à mon secours en répondant que je pratiquais l’otium cum dignitate

ici, les photos de ces pages d’Abîmes intérieurs ordinaires de Catherine Millot, qui m’ont tenue en haleine, que je n’ai cessé de me remémorer, de vouloir retrouver, qu’il me faut interroger encore, aimer encore, vouloir encore ; les photos faute d’avoir le temps de les recopier, ce que je ferai plus tard…

jeudi 20 mai 2021 · 07h43

toute-une-à-une-seule chose

il m’apparut au réveil que ma façon d’être toute-une-à-une-seule-chose, tant d’années durant ardemment combattue, tant cela s’apparente à un gouffre, est peut-être le meilleur moyen de lutter contre le sentiment d’errance qui fait le fond de mes jours, de tenir un fil sans le lâcher, d’avancer sur le vide – comme je me réveillai dans l’envie de reprendre ce texte lu hier soir, sur la mélancolieen lieu et place de quoi, comme j’ouvrais mon téléphone, je publiai les photos de ces pages, merveilleuses, que je relus par le même occasion, de Catherine Millot dans Abîmes ordinaires (et non pas « intérieurs », comme je l’ai certainement noté, et qu’il me faut immédiatement corriger !) [...]  Lire la suite >

lundi 28 juin 2021 · 15h15

la nature de mon corps

Nathalie est fâchée sur moi et j'en suis fâchée. je tente de me faire excuser en lui disant que je suis bipolaire. je lui parle aussi de ce qui peut s'atteindre dans le corps, du corps, se vivre. j'exige alors d'être ramenée "quelque part". nous partons en taxi. arrivée cage aux ours, explosion. je repars dans ma rue seule et heureuse, avec le taximan.

samedi 2 octobre 2021 · 11h53

4 octobre 2020 – réalité vérité réel

Ecrit en commentaire à un texte sur Facebook très remonté contre Emmanuel Carrère, l’accusant entre autres de proposer aux grands déprimés de se faire faire une cure de bonne conscience auprès de réfugiés sur une île grecque, tout en travestissant  la réalité des faits alors qu’il se targue de toujours vouloir dire la vérité, ce dont il fait même le cœur de son livre et de son écriture.

Certains écrivent, d’autres pas. Certains s’y autorisent, d’autres pas. Certains y sont obligés, d’autres pas. À toutes sortes d’égards, écrire est maladie, écrire fait partie de la maladie, écrire est sa guérison. Peut-on enlever l’écriture à Emmanuel Carrère ? Qui le peut ? [...]  Lire la suite >

lundi 23 septembre 2024 · 02h23

23 septembre 24 à 02h 23 min

Deux heures du matin ! Et j’ai de nouveau passé la journée d’hier à regarder une série, la saison 2, la suite de la veille, alors que ça devient du grand n’importe quoi et pour apprendre finalement qu’il y aurait encore une saison 3! Olala, je n’en peux plus. Et puis mal aux dents. je n’ai plus d’huile de nigelle. Je ne sais pas pourquoi l’analyste continue de dire que j’écris bien. Je lis encore la bio de Kafka. F m’a sortie pour voir un film que j’ai trouvé bien, que nous avons trouvé superbe en vérité, de Kurosawa, d’Akira Kurosawa, Entre le ciel et l’enfer, le titre ne ressemble pas au film. Hélas, je n’ai plus de lait (je bois une Ricoré). Deux heures du matin ! Frédéric avait un peu de fièvre. Il n’entend plus de l’oreille droite.  [...]  Lire la suite >

mercredi 9 octobre 2024 · 00h09

Kafka… Ce qu’il veut, c’est n’être qu’écriture…

Ce qu’il veut c’est n’être qu’écriture et non pas, comme on le traduit souvent, que littérature (il dit bien Schreiben et non Litteratur). L’écriture étant à comprendre comme une opération de survie psychique pour Franz Kafka, très explicite à de nombreuses reprises sur ce point.

: https://carnetpsy.fr/kafka/
vendredi 18 octobre 2024 · 09h29

ven., 18 oct. 24 _ le cahier noir et la colle du réel

journal de classe
qu’ai-je fait hier sur le site?
bien sûr, je ne m’en suis pas tenue à ce que j’ai dit, j’ai pas imprimé #Obiégly et j’ai travaillé dessus, tout publié en privé. me suis trouvée effectivement confrontée à des choses dont ne veux pas parler là, ai dû faire des coupes,  ce qui n’est pas mon fort. songé, de loin, à son cahier noir, à Obiégly. il faut que je trouve le moyen de supporter d’être seule avec mon cahier noir, m’y résoudre. qu’il y ait le cahier noir, secret, et puis l’autre, publié. je ne serais possédée par aucune autre volonté que celle de publier un cahier noir. comment consentir à camoufler. c’est bien là que je ne suis pas écrivain, toujours faut-il que je colle au réel (j’y tiendrais trop). de là à dire qu’il n’y a pas de métaphore pour moi… ou : trouver le moyen de me décoller, de m’arracher d’un certain réel, le réel/réalité, auquel non seulement je tiens mais je m’accroche, et…. plonger dans l’inconnu (comme Frisson l’écureuil). je ne pense pas que ça puisse arriver. cela m’est pourtant arrivé.

 

mercredi 8 janvier 2025 · 04h22

de vocalises silencieuses in the middle of the night et de leurs conséquences

je me suis réveillée vers 3 heures, il est 4h22, je suis dans le canapé du salon, assez fatiguée mais j’ai l’impression que je ne suis pas prête de dormir. je n’ai pas fait d’instagram puisque j’ai désactivé mon compte. un jour, on ne saura plus ce que c’est instagram. à la place j’ai mis de l’ordre dans mes photos sur onedrive. un jour on ne saura plus ce que c’est onedrive.

la pièce est éclairée avec la toute fine guirlande led, si fine qu’elle est un peu indémêlable, que jules avait tout de même un peu démêlée et installée. [...]  Lire la suite >

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