vendredi 6 septembre 2024 · 09h47

« Pour avoir un effet, il faut « influencer de l’intérieur » – c’est ce que dit le lapin une minute avant de disparaître dans la gueule du lion. »

« Pour que ça ait de l’effet, il faut « influencer de l’intérieur » – c’est ce que dit le lapin une minute avant de disparaître dans la gueule du lion. »
Ruchama Marton

Il faut que les opposants au gouvernement israélien s’adressent au monde en admettant leur impuissance et laissent tomber le concept de changement de l’intérieur, il faut qu’ils reconnaissent leur faiblesse et demandent de l’aide. En outre, les opposants au gouvernement devraient exiger que le droit international soit imposé à Israël, exiger l’imposition de sanctions contre Israël et son gouvernement et le déploiement d’une force internationale à Gaza et dans les territoires occupés. Seule une intervention extérieure peut sauver les Israéliens d’eux-mêmes et mettre fin à l’oppression actuelle des Palestiniens. [...]  Lire la suite >

mardi 17 septembre 2024 · 09h50

pour les psys, non posté sur FB

mais de quelles horreurs de quelles ignominies parlez vous ? de celles qui ont lieu depuis bientôt 1 an à Gaza ? De ce qui se passe dans les territoires occupés ? du nombre de morts et d’enfants morts ? et de blessés charcutés hachés explosés ? des tortures subies des humiliations de l’indifférence du monde ? mais qu’est-ce que vous croyez, à quoi croyez-vous, qui vous rende indifférents à ce malheur-là ? est-ce que vous ne voyez pas que l’armée la plus morale du monde commet aujourd’hui des crimes innommables ? est-ce que vous aussi pensez qu’il faut et suffirait d’appuyer sur un bouton pour se débarrasser du problème de Gaza ? est-ce que ça ne vous arrive pas d’aller sur des comptes d’Instagram (ou de Telegram) qui filme ce qui se passe là-bas ? est-ce que vous ne savez pas ? ou est-ce que vous n’y croyez pas ? et le protocole Hannibal, est-ce que ce n’est pas l’horreur ? est-ce qu’on peut ignorer tout cela ? de quel type de déni s’agit-il ? tuer un homme c’est tuer un homme, quelle que soit sa nationalité ou sa religion. ou est-ce que les Palestiniens ne sont pas humains ? à quoi sert la justice, si c’est pour les avoir jugés tous coupables ? bien sûr qu’il faut pleurer les otages israéliens et ils l’ont été et le sont encore, mais quand est-ce qu’on pleure les morceaux de chairs ramassés dans les débris et transportés dans des sacs en plastique ? les enfants amputés orphelins mangés par la gale les poux la poliomyélite ? mourants de faim ? oubliés du monde qui assiste pourtant à leur détresse, en direct. dans quel dystopie vivons-nous, où va notre humanité ? pour eux, ce n’est pas l’horreur totale, absolue ? Rien d’ignominieux, d’atroce ? [...]  Lire la suite >

dimanche 22 septembre 2024 · 04h45

désespoir industry instagram palestine gym danse recettes cuisine amis sociabilité

Paris, nuit. De nouveau réveillée à 4 heures. Me suis levée pour écrire et  comme d’hab au lieu de ça tout de suite captée par Instagram. Il est 4h 45. 

Hier, coup de fil avec J. Il est bien, il va bien, il est content, être seul, vivre seul lui plaît. Il fait face. Dit-il et je le crois et j’en suis heureuse. À nous de respecter ça, d’apprendre à nous passer de lui, à ne plus nous occuper de lui. Ça fait un vide. À construire une nouvelle relation. À nous occuper de nous.

Je dis ça et ça fait 2 jours que je regarde une série. Industry. Saison 1, avant-hier et seulement la moitié de la saison 2 hier. [...]  Lire la suite >

lundi 23 septembre 2024 · 02h23

23 septembre 24 à 02h 23 min

Deux heures du matin ! Et j’ai de nouveau passé la journée d’hier à regarder une série, la saison 2, la suite de la veille, alors que ça devient du grand n’importe quoi et pour apprendre finalement qu’il y aurait encore une saison 3! Olala, je n’en peux plus. Et puis mal aux dents. je n’ai plus d’huile de nigelle. Je ne sais pas pourquoi l’analyste continue de dire que j’écris bien. Je lis encore la bio de Kafka. F m’a sortie pour voir un film que j’ai trouvé bien, que nous avons trouvé superbe en vérité, de Kurosawa, d’Akira Kurosawa, Entre le ciel et l’enfer, le titre ne ressemble pas au film. Hélas, je n’ai plus de lait (je bois une Ricoré). Deux heures du matin ! Frédéric avait un peu de fièvre. Il n’entend plus de l’oreille droite.  [...]  Lire la suite >

lundi 7 octobre 2024 · 07h49

7 octobre :: Peinture décoloniale (et appropriation)

Rêvé que je faisais de la peinture ou que j’allais faire de la peinture, et qu’on allait venir voir ce que je faisais, et que j’étais très embêtée parce qu’on allait dire que je faisais de la peinture “décoloniale”. Plus tard, il me semble aussi que j’ai craint d’être accusée “d’appropriation”. J’espérais que je n’avais rien fait dans ce sens. Je n’avais pas envie que ces termes soient posés sur ce que je fais.
Je vais vers l’endroit où je fais de la peinture, appartement/atelier en hauteur et, au passage, après un instant d’hésitation, je prends par la main un enfant qui est là, un des enfants, très jeune, je l’emmène avec moi. C’est une présence fragile. Peut-être que je lui demande s’il veut venir avec moi, s’il veut faire de la peinture ou s’il veut prendre un goûter? Nous grimpons ensemble vers chez moi, comme on grimperait dans les nuages, et je sais que cet enfant n’a jamais connu ça, qu’on s’occupe de lui, jamais. C’est un enfant abandonné, orphelin. C’est donc une responsabilité et un peu émouvant. Et intimidant. Tout à la fois cet enfant, c’est une présence étrange, étrangère, inconnue. Je n’avais jamais fait ça jusqu’alors. Les peintures dites décoloniales sont là. Nous sommes comme sur un nuage. [...]  Lire la suite >

samedi 12 octobre 2024 · 06h09

de 2012 le perdu mois de mai + je vis dans un bureau de police

Sam., 12 oct. 24 , 06:09,

D’hier la journée encore passée sur l’ordinateur.

J’ai importé sur le blog les notes Evernote de 2012 et me suis lancée dans la relecture du mois de mai1 qu’arrivée en fin de journée, j’ai trouvé très maigre. Avec l’impression de n’en n’avoir rien ramené qui tienne le coup jusqu’à aujourd’hui, interrogeant probablement encore cette pratique persistante du carnet chez moi. J’ai cherché de quoi le nourrir davantage, mais n’ai même pas retrouvé de photo de ce mois-là. Probablement perdues me suis-je dit à regret. Et donc ce matin encore, me lève pleine d’angoisse, me proposant de vérifier dans mes emails si je ne trouverais pas d’autres traces écrites, d’autres dépôts écrits de ce mois disparu. [...]  Lire la suite >

mardi 15 octobre 2024 · 06h24

quel jour, le quinze, quelle heure 6 heures 20, Paris, Palestine

Il est 6h24.

##Diarium Palestine

Hier, j’ai importé sur le site tout ce que j’ai bien pu écrire dans Diarium autour de la Palestine.

Je l’ai fait à cause d’une note publiée, mais laquelle ? où il était question de la Palestine. Une note de septembre. Un moment où j’ai regardé une série pendant 3 jours de suite, Industry. Je fais ça quand je ne sais vraiment plus quoi faire dans la vie. Nous revenions je crois de B.

J’y parlais d’un besoin de continuité et de la continuité dans le récit qu’offrait les séries…. mais aussi… la Palestine. C’est non-stop. Illimité, sans limite. [...]  Lire la suite >

mercredi 16 octobre 2024 · 08h58

à J.

Tu as cessé de publier sur la P. Est-ce que tu sais pourquoi ? Ce n’est pas un jugement. Ça m’intéresse. Je n’arrive pas à ne pas. Je diminue, je diminue beaucoup. Je cesse de regarder nombre de contenus. Mais c’est tout le temps là. Et je continue d’être choquée par le silence de ceux qui n’en parlent pas.  Mais non, pas par ton silence, bien sûr, d’ailleurs nous en avons parlé. Non, je crois qu’il s’agit surtout du silence de certains de mes proches, dans ma famille, et d’amis, d’anciens amis, juifs par ailleurs, d’anciens collègues, qui publient régulièrement encore des photos des otages. Ces amis qui ne sont peut-être plus mes amis.  Je pense même qu’ils pensent du mal de moi et n’osent pas me le dire. Oui. Je suppose. Enfin, je réfléchis beaucoup à tout ça sans trouver rien qui me convainque, qui s’inscrive en opinion. Je me trouve surtout stupide. [...]  Lire la suite >

mercredi 23 octobre 2024 · 12h35

on a chacun ses plus ou moins grandes obsessions

on a chacun ses plus ou moins grandes obsessions. je sais d’où vient que je sois obsédée par la Palestine et ce que commet aujourd’hui Israël. ça ne s’apaisera pas. ce serait lié à quelque chose de l’ordre du trauma et à la façon dont ça s’est combiné en moi pour y répondre, pour s’organiser, une organisation que je traite comme une maladie, considère comme une maladie, par où je cherche à m’absoudre, ce n’est pas moi, c’est la maladie, cette maladie honteuse qui m’a conduite à mener une vie d’inutile et d’exilée, dont le destin ne trouve à s’accomplir que dans le ratage, auquel je cherche seulement à donner un peu d’allure, à défaut d’en avoir aucune. partout: maladie. et chaque instant de ma vie tout entier tourné vers moi-même, à tenter de trouver grâce à mes propres yeux. depuis le diagnostic toutefois, relativement récent, j’ai pu finalement renoncer à exiger de moi des choses impossibles et me suis pardonnée beaucoup. diagnostic que j’ai endossé comme un nouveau costume et qui me tient. [...]  Lire la suite >

vendredi 15 novembre 2024 · 14h41

racines (au nom de l’impossible)

i really feel stuck
into this conflict
israel/palestine
like being stuck, at the heart, of 
the conflict
between good and evil
and feeling guilty for it
how to step out of it
without betraying humanity

je me sens vraiment coincée dans ce conflit
I/P
c’est comme être coincé au cœur du conflit
le seul peut-être s’il en est
du bien et du mal
et s’en sentir coupable

Poursuivre la lecture racines (au nom de l’impossible)
samedi 30 novembre 2024 · 12h42

on a chacun ses plus ou moins grandes obsessions

version du texte publié sur Facebook

on a chacun ses plus ou moins grandes obsessions. je sais d’où vient que je sois obsédée par la Palestine et ce que commet aujourd’hui Israël. ça ne s’apaisera pas. ce serait lié à quelque chose de l’ordre du trauma et à la façon dont ça s’est combiné en moi pour y répondre, pour s’organiser, une organisation que je traite comme une maladie, considère comme une maladie, par où je cherche à m’absoudre, ce n’est pas moi, c’est la maladie, cette maladie honteuse qui m’a conduite à mener une vie d’inutile et d’exilée, dont le destin ne trouve à s’accomplir que dans le ratage, auquel je cherche seulement à donner un peu d’allure, à défaut d’en avoir aucune. partout: maladie. et chaque instant de ma vie tout entier tourné vers moi-même, à tenter de trouver grâce à mes propres yeux. depuis le diagnostic toutefois, relativement récent, j’ai pu finalement renoncer à exiger de moi des choses impossibles et me suis pardonnée beaucoup. [...]  Lire la suite >

lundi 2 décembre 2024 · 08h34

instagram ce matin

sur une place ensoleillée, deux enfants se serrent dans les bras,  se séparent, l’un s’éloigne vers la gauche, le visage grimaçant, l’autre avance grave vers la caméra. il s’apprête à faire un an de prison. d’autres jeunes se tiennent là, debout, témoins de la scène. ça se passe en Cisjordanie, quelque part.

extérieur. scène de foule, dense, compacte, beaucoup de femmes, il me semble, voilées, tentent de s’acheter du pain. au travers d’une fenêtre découpée dans des cloisons de tôles, probablement solidement renforcées pour résister à la pression d’une foule affamée, de longs bras se tendent, de longs doigts, les visages de voix  qui supplient. sous-titres : prends mon argent, prends-le maintenant. la femme qui prononce ces mots est refoulée. ces gens veulent acheter du pain.
sous une tente une femme au sol pleure la dépouille de son enfant morte, étouffée par cette foule.
d’autres encore sont mort.es à Gaza en achetant du pain. [...]  Lire la suite >

vendredi 18 avril 2025 · 13h43

vendredi 18 avril 2025 // Nouveau commentaire sur votre article « #boost #08  | moments »

Nouveau commentaire sur votre article « #boost #08  | moments »

Commentaire : 

Texte et codicilles me retiennent. IA, pas IA, je trouve le texte très inspirant, je suis le miroir de ce texte, lecture (donc). La version bloc me fatigue, je préfère, de loin, la version poème et ses échos. Sans aucune idéologie de ma part, je ne comprends pas la partie sur la Palestine, je ne vois pas ce qu’elle a à faire là (pas d’échos). Ma lecture a véritablement commencé à agir à partir de « un moment vide, inconfortable, », jusqu’au bout (sauf Palestine, où j’ai été éjecté du texte). Merci pour ce beau texte (mais ChatGPT se trompe, je pense qu’il y a encore un travail possible dessus ;) ) [...]  Lire la suite >

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