oh mon amourmon amour mon amourmon amour est-ce qu'il ne reste que ces mots, les seuls dont je veuxmon amour, je ne veux plus qu'une plainte, de la maison vide elle est sortie presque courant, elle est expulsée, il fait froid tu sais tu n'entends, elle veut aller face à la plaine elle veut aller face à la peine face à la ronde plaine verte en bord interne de la ville. sortie presqu’en courant, elle veut le bout d’un monde et qu’il se crée ou s’évide elle va au bord de la plaine verte elle y va pour voir elle veut s’arrêter face à la plaine elle veut voir l’espace où elle…
#boost 00 | parc
#boost 01 | champ de terre
pour le moment je ne connais de terre que celle comme une mer où l'on se noie. un champ visqueux de terre retournée abandonné brun sous un ciel bas. un vaste champ de guerre, de deuxième guerre, un champ de terre de guerre, un champ d'hiver, de courtes vagues noires et brunes que ne ponctue plus aucune écume. grand champ de terre d'une guerre disparue que couvrent aujourd'hui les gravats. terre de guerre où tu t'enterres terre où tout s'enferre imagine, de glaise tu te lèves ils se lèvent de glaise zombies de l'espoir de l'histoire vers le soleil couchant leur clin d'œil jeté vers toitoi qui spectre le tableau rappelle la mère rappelle le filsdis-leur que tu viens pour le café…
#01 | nuit d’été
ST2 / liminaire Dans terreur, il y a terre. Cette nuit-là, j’entends : dans terreur, il y a terre. ST4 Erre : lieu d’errance. Ton erre favorite. Comme une erreur. ST2 Vers les trois heures, j’ai ouvert à la terreur des coupables, mon maître. La nuit avançant, à entendre ses jugements sévères, j’ai eu besoin de mordre, de mordre la poussière, et j’ai mordu la terre, sa pomme. Elle était fraîche et boueuse et je me repaissais loin des regards, avilie, les yeux sur la fenêtre ouverte à l’absence des dieux et des pierres des yeux. Dans la chambre flottait les cendres d’une fine lune. Je roulais au sol. ST4 Atterrer. Etymologie. D’abord, ça a été littéralement…
nuit d’été, encore
fini par envoyer hier à FB la nouvelle version du texte nuit d'été. ça veut dire terminé. ça veut dire qu'il faut passer au suivant, à l'atelier suivant. nuit encore de doutes. entre autres sur la reprise des termes de lait noir et lait blanc, surgis quand j'ai ajouté le champ de terre, qui lui venait de ma première tentative (champs de terre). faut-il revenir en arrière, les effacer. et l'illustration, magnifique selon moi, de l'épouse de celan, lestrange dont j'ai oublié le prénom. pourquoi cette façon d'appuyer. ce que je dis là, en vérité, je voudrais n'avoir pas à l'expliquer. première version (de mémoire) : "la terre seule continue de vaquer. je regarde la…
#boost 02 | porte dérobée (prop 1)
petite il était un endroit que je regagnais parfois où je parvenais en poussant dans la porte dérobée d'un mur du couloir dans la montée d'escalier que rien ne laissait deviner que j'étais seule à connaître je me souviens de la grande ouverture déchirure du sentiment d'être petite de l'extraordinaire d'un mur qui s'ouvre de la profondeur des espaces qui s'ouvraient à moi comme une succession ouverte en éventail de pièces d'espaces de vie d'appartements que j'explorais lentement où je rêvais de pouvoir m'installer et vivre qu'aucune lumière du dehors ne pénétrait sans qu'il y fasse complètement sombre où je ne rencontrais personne dont les lieux se modifiaient quelque peu à chacune de mes visites c'était…
mercredi 19 février 2025
BOOST - Hier je suis parvenue à quelque chose sans en être vraiment satisfaite j'y repensais au réveil je vais essayer de trouver une version qui ait sa propre logique son propre motif. plutôt que d'esquinter celui de la consigne. garder les portes, mais trouver le moyen de compléter le tour de la maison. un tour en survol avec les premiers souvenirs venus. un survol en fantôme. glisser. j'y perds le heurt et le geste de la consigne, la surprise, mais tant pis. beaucoup de portes ouvertes dans la maison. ce n'est que du couloir de la cage d'escalier qu'elles étaient fermées, séparant les étages. j'ai rêvé de ma belle-mère, deuxième nuit de suite. hier elle…
vendredi 21 février 2025
nombreux rêves je retiens seulement du dernier que nous n'arrivons pas à nous débarrasser des déchets. il y a de constantes tentatives et des échecs constants. peut-être n'est-ce pas tout à fait le rêve. au réveil j'ai ce sentiment qu'encore une fois dans ma journée d'hier je suis passée d'une chose à l'autre sans rien rejeter ni privilégier. j'ai alors l'idée qu'il faut du déchet qu'il faut rejeter certaines choses qu'il faut faire des choix et je me souviens vaguement du rêve. il y a l'idée — pressante, auto-accusatrice, angoissante — qu'il faut en fait rejeter sous peine que tout passe au déchet. dans le rêve il me semble il y a de ça. et…
#boost 02 | les portes ( v2)
petite il était un endroit que je regagnais parfois où je parvenais en poussant dans la porte dérobée d'un mur dans la cage d’escalier que rien ne laissait deviner que j'étais seule à connaître je me souviens de la grande ouverture déchirure du sentiment d'être petite de l'extraordinaire d'un mur qui s'ouvre de la profondeur des espaces qui s'ouvraient à moi comme une succession ouverte en éventail de pièces d'espaces de vie d'appartements que j'explorais lentement où je rêvais de pouvoir m'installer et vivre qu'aucune lumière du dehors ne pénétrait sans qu'il y fasse complètement sombre où je ne rencontrais personne dont les lieux se modifiaient quelque peu à chacune de mes visites c'était comme…
#boost 03 | peurs
ce que j'ai tenté de faire pour l'atelier, n'y suis pas arrivé. je ne l'ai pas publié sur le blog de l'atelier Tiers-Livre. échec. elle ne sait pas bien de quoi elle a peur elle ne sait pas bien. faut dire qu'elle est à l'abri, elle a son terrier, dans terrier il y a terre, dans terrier il y a taire. ce qu'elle sait. elle sait qu'elle n'a pas de place sur terre, qu’elle ne sait que se taire, qu'elle ne sait que se terrer. elle sait qu’elle sait se taire et se terrer. elle se reprend, se dit : ce sont des mots, ce ne sont que des mots que tu te dis, des…
#boost 04 | tenir tête à rien
Tenir tête à — absolument pas — tenir tête à rien — Je n’ai la tête à tenir tête à rien du tout — Tenir tête à — absolument pas — l’angoisse — Ce serait — la laisser complètement faire — ce serait — agir sans avoir prêté l’oreille à la claque de silence qu’elle a flanqué de sa paume entière à la terre entière — Entrer dans la lenteur Ce serait — assourdir sa façon d’assourdir — ce serait — pénétrer son corps d’obscurité —— glisser son noir dans ses yeux le couler dans sa bouche et ses dents ce serait couler son noir son sang noir dans ses oreilles et dans son sang dans sa moelle —…
samedi 8 mars 2025
atelier tenir tête à, d'après un texte de Paul Valet il n'empêche, je lis les autres de l'atelier et je reconnais bien chez moi ma façon de ne pas tenir tête, face à l'adversité. face à l'angoisse, écrivais-je, tenir tête à rien... tenir tête à rien qui au fil du texte devient rentrer dans ce rien, opposer au rien de l'angoisse un rien de réponse, un rien de ressenti, qui est quelque chose que j'ai peut-être appris avec le tai chi. en opposition à la réponse analytique, qui cherche toujours plus d'analyse. que j'aurais peut être trouvé sans le tai chi. agir en se bouchant à ce qu'elle bouche. et donc tenir tête à rien,…
#boost #08 | moments d’entre-deux
un moment vaches noires et blanches sur le pré vert sous le ciel bleu. le moment poitrine soulevée, le moment mouvement d’écoulement général, le moment d’éploiement, le moment d’amour, d’amour à toi. dans les voix douces et basses. un moment entre-deux, un moment d’entre-deux. un moment suspension, de nulle heure, de nulle part. un moment d’impossible transition. le moment où aucune main ne touche la peau, le moment où une main touche la peau, le moment où manquent les mots — l'appel de l'écriture. les moments se succédant. l’un sauvant de l’autre, l’un en vue de l’autre. l’un redoutant l’autre. l’un dans l’absolue ignorance de l’autre. dans l'oubli. les moments entraînant l'oubli. les moments ne…
mes difficultés avec l’atelier peurs et l’atelier moments
mes aventures avec chatgpt ont repris (aventures qu'il faut encore que je publie ici) et c'est chatgpt qui a opéré la dernière version du texte Boost publié hier (08 moments). c'est un échec. ✎ Edit du 24 juillet 26 : j'ai supprimé toutes les interventions de chat gpt et suis revenue à une première version du texte. mêmes difficultés qu'avec "peurs". forcé, le listage des peurs, comme celui des moments, n'entraîne pas une forme de révélation de ce qui est en jeu, ni les peurs ni les moments ne révèlent la moindre logique. en l'absence d'inspiration, ne m'appuyant que du hasard et des circonstances, j'attendais un peu de magie, il ne se passe rien. je ne décolle…
13 avril 07h24 // encore encore réfléchir aux valise, juste avant de partir
réveillée vers les quatre heures. beaucoup pensé à l'atelier TL, à ce qui s'y passe, à ce que j'y fais. pas seulement écrire, lire aussi. aux rapports avec les autres, aux zooms du lundi. à ma première expérience des ateliers, qui remonte à l'été 2023, à la façon dont les ateliers étaient alors devenus difficiles pour moi. la façon dont je m'y étais confrontée à des impossibles, à mes impossibles. à certains de mes impossibles. la surprise que ça avait été. l'invention que ça requérait. le temps. tout ça probablement parce qu'hier, passé la journée à relire dans le blog tout ce que j'avais déjà écrit autour de la valise, tentée que j'étais de trouver…
#boost 09 | moment valise — I try to be another dancer
le haut de pijama déjà plié et déposé sur le lit ouvert encore, devant lequel debout je me tiens, dos à la fenêtre matin gris parisien. il fait froid, un peu, il fera beau paraît-il. la veste à peluches de chez Uniqlo qui n’est plus douce, je la ferme, je la plie, ok, pour la valise. je la pose à côté du haut de pij. elle appartient à ma mère (à qui je dois la rendre, je la lui dois, devoir quelque chose à sa maman, ma fille est une voleuse, une veste de type "polaire" que je n’aurais jamais cru porter un jour, que je porte maintenant, par amour peut-être ou autre chose, depuis que…