samedi 1 février 2025 · 07h35

re: votre maman

bonjour, excusez-moi de n’avoir pas pris plus tôt le temps de vous répondre et vous remercier, c’était compliqué. je vois qu’elle va bien. qu’elle est toujours souriante et sociable. elle lit selon moi beaucoup moins bien, elle ne déchiffre plus, ne comprend plus rien. il y a quelques mois, elle me lisait avec intonation, intérêt et commentaires. mais, elle tente encore, ça l’intéresse encore. elle s’accroche. vous avez raison : elle cherche à lire, tant que possible. j’interprète ça comme une volonté de rester dans la communauté humaine, le monde du langage, de produire encore des mots, du sens, même s’il lui échappe. elle ne me reconnaît plus vraiment comme sa fille, elle ne sait plus vraiment ce que c’est, une fille, sa mère. mais le lien est toujours très fort. elle me reconnaît encore. et le lien à ses objets. cela fait plaisir à voir qu’elle connaisse les lieux, de la voir sortir de la chambre de la retrouver avec les autres devant la télé. la mise au lit reste difficile avec certain.e.s. elle se débat, frappe. je suis restée quelquefois pour la persuader qu’elle n’avait pas affaire à de mauvaises personnes. j’ai vu des gens qui s’en sortaient très bien. tout le monde ne sait pas qu’elle sait tenir debout. il est vrai qu’elle obéit difficilement. j’ai vu qu’elle recevait de nouveaux des antipsychotiques, dont j’ai lu qu’ils ne devaient pas être donnés plus de 6 ou 7 semaines et qu’il ne fallait y avoir recours qu’en dernier recours. cela m’a attristée, mais je n’ai plus la force de téléphoner, de chercher à comprendre. le directeur m’avait promis qu’on me préviendrait, qu’on ferait appel à moi en cas de difficultés, mais ça n’est pas le cas. certain.e.s trouvent ma mère difficile d’autres au contraire la trouvent facile et drôle… je trouve cependant que dans l’ensemble l’organisation est meilleure, bien meilleure. les aide-soignantes sont souvent à 2 pour la mise au lit et hier elles étaient même à deux pour le repas du soir: ça change tout.  les pensionnaires semblaient apaisé.e.s, souriant.e.s, satisfait. e. s.  [...]  Lire la suite >

dimanche 2 février 2025 · 07h10

c’est plus calme pour moi d’être à bruxelles, plus facile dans la maison de ma mère. 

réveillée un peu trop tôt. j’hésite à refermer les yeux.

c’est plus calme pour moi d’être à bruxelles, plus facile dans la maison de ma mère.  il y a cette envie de maintenir son ordre, l’ordre auquel elle s’est accrochée, par où elle traçait les limites de son labyrinthe ou de son terrier, par où elle s’auto-limitait,  échappait à l’angoisse. angoisse sur laquelle je mets mes mots. je dis : angoisse du trop ouvert. une maison comme un corps sûr, avec au mur les toiles de mon père. au mur les portraits d’elle, ce corps encore reçu, le souvenir du logis de son regard. une maison où elle a su donner à chaque chose sa place, d’où elle a évacué les excès,  allant  toujours l’économie.  il y a un conservatisme qui n’est pas nécessairement politique, qui ne le devient pas pour autant, mais qui trouve peut-être sa source dans cette forme d’angoisse, d’instabilité foncière, de délitement perpétuel où il faut redresser toujours des parois de sable, où tout vous transperce. je pense à ceux dont les corps ne tiennent qu’approximativement, qui tendent à s’étendre ou se réduire. qui en retirent joie et difficultés. je ressens la maison de ma mère comme un corps où je suis mieux. un corps stable qu’il vaut la peine de chercher à entretenir, à maintenir. une mémoire vivante. dans la maison de me mère je deviens ma mère et les gestes qu’elles faisaient que je reprends sont les siens. partout ailleurs, ces gestes deviennent sources d’angoisse. ici je me coule en elle. je renonce joyeusement à tout. partout ailleurs nulle part ailleurs cela n’est possible, partout ailleurs je suis rattrapée par une volonté d’être moi-même, de me rejoindre, me construire, ne surtout pas rejoindre ce que je ressens alors comme son sacrifice. elle le répétait : qui n’en n’était pas un. sacrifice au service des autres, dans une organisation où elle où elle trouvait sa place, la creusait (envoyant vers le monde ses pseudopodes d’amour, ses bras d’algues). ce qui pour elle a fait corps logeait dans de savants arrangement gravitationnels (probablement autour d’un vide dont chaque corps prenait sa part) – mon père, son travail d’artiste, voire d’artiste maudit, mon père, sa parole, sa culture, la maison, la famille, les enfants; et dieu, la certitude de l’amour de dieu. les murs en suintent encore, chaque grain de lumière et me couler dans l’amour d’elle, je ne peux le faire qu’ici. en ces temps de maintenant. dans la proximité de la maison de repos. ailleurs, partout ailleurs je ne suis rattrapée que par ses démons : être une mauvaise mère, mal faire, rater. ailleurs, il n’y a plus rien. sable sable et tourbillons. un tout à toujours refaire. une peur de tomber dans son trou, quand il n’y a aucun mur pour me rattraper. [...]  Lire la suite >

lundi 3 février 2025 · 13h06

3 février 2025, irrémédiable

Bruxelles, 3 février 2025, irrémédiable (l’avancée dans le temps)1.

hier avec J au salon « artists print » (la foire indépendante du livre d’artiste et du multiple organisée par Jeunesse et Arts Plastiques (JAP), à la Maison des Arts de Schaerbeek)
très chouette, surtout la cafet et le jardin
mais les livres et publications aussi
et les personnes
mais tellement
et tellement de choses intéressantes

(en même temps, je n’ai jamais été une bonne acheteuse.)

ça donne d’abord envie de faire soi-même, tout ce qu’on voit là-bas.

ce que je devrais arriver à faire c’est tenir un journal d’autiste.
il y a une peur, pas seulement chez moi, mais dans le monde, un désir de dire brut qui rêverait de s’abriter dans un diag d’autisme. je parle songeant à la quantité de séries avec ce genre de caractère, caractère impossible, qui dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas, qui ne peut dire que la vérité sans notion des conventions. je sais bien qu’il ne s’agit pas là d’autisme véritablement. que c’est du cinéma. mais l’idée plaît semble-t-il au public et aux producteurs. j’ai même vu quelques séries japonaises basées là-dessus, comme l’Extraordinary Attorney Woo. [...]  Lire la suite >

samedi 8 février 2025 · 21h24

#boost 00 | parc

oh mon amour
mon amour mon amour
mon amour

                                      est-ce qu’il ne reste que ces mots, les seuls dont je veux
mon amour, je
          ne veux plus qu’une plainte,

de la maison sortie presque courant, expulsée,                    il fait froid tu sais tu n’entends,                     il fait froid allée retrouvée où,                                                 face à la plaine face à la peine face à la ronde plaine verte en bord interne de la ville.                                                  sortie presqu’en courant pas au bout du monde au bord de la plaine verte ; l’ouverture où je passais hier encore pour t’acheter…                                                   peu importe. venue voir, m’y arrêter — l’espace où j’étais de longtemps appelée —, que quelque chose s’arrête.

                                                cette très improbable plaine dans ces marges de la ville qui se cherchent. dis-moi n’étais-je déjà assez seule que je doive que tu doives t’en aller. je t’en vais. froid aux dents, plainte retenue à bout de bras, je chasse tes mots. qui parlera sans toi ?                                                  j’arrive,                                                  d’un œil ne vois passante sur ma droite mendiante dans des sacs innombrables et sur la route un homme capuché encapuchonné arrête les voitures se tourne vers moi, hé ! hé ! c’est qu’il le veut, que je lui donne, à lui, quelque chose, je fais un petit geste du bout de ma main du bout de mes doigts au bout de mon bras du bout de ma peine de la plaine                                            je l’écarte discrètement, tourne alors résolument le dos à la route aux palissades, ce que je voulais avec toi regarder :                                 la plaine et ne vois rien mon amour la plaine est verte mouillée surplombée d’un ciel de nuages, liserée tout au fond d’une ligne de jeunes arbres nus, bordée enfin d’un mur qui épouse ses courbes recouvert de peintures, de tags colorés, une plaine de pelouses parcourue d’un colimaçon que dessinent de savants surélèvements de terrains soutenus de remblais bas où quelques rares se sont assis,                                                 au hasard des cercles,                                                 figures esseulées venues ici se poser malgré le froid les nuages, se poser dans la plaine spiralée où j’avais vu l’été des familles installées. à ton enterrement hier j’étais mal habillée. je l’ai vu sur la photo que la famille m’a envoyée. que veux-tu : tu n’étais pas là. à droite les rues que j’empruntais hier ou avant-hier pour la première fois, qui filent au loin comme je filais pour t’acheter…                                                  je ne peux rester là adossée presqu’à la mendiante,                                                  de l’extérieur de l’onde je fais le tour, à rebours, c’est que je rentre, déjà, je longe des arbres aux chaussettes blanches qui pianotent vaillamment l’allée, levant les yeux je vois de l’un les innombrables bras de cris dressés vers le ciel,                                                 je ne pleure pas j’avance,                                                   je rentre, sur une pierre est écrit justice en lettres capitales, je passe, je n’ai jamais été très forte pour les descriptions, un homme pris dans la spirale danse un casque sur les oreilles, de la spirale un autre sort des sacs au bout des bras, la traverse, sort-il lui aussi des magasins où hier ou avant-hier j’allais, longeant la plaine du parc du ninove, 50°50’58.4″N 4°20’11.6″E. j’entends encore de l’amour à dire et à te dire. j’entends encore ton amour dire. [...]  Lire la suite >

dimanche 9 février 2025 · 12h27

#boost 01 | champ de terre

pour le moment je ne connais de terre que celle comme une mer où l’on se noie. 
un champ visqueux de terre retournée abandonné brun sous un ciel bas. un vaste champ de guerre, de deuxième guerre, un champ de terre de guerre, un champ d’hiver, de courtes vagues noires  et brunes que ne ponctue plus aucune écume. grand champ de terre d’une guerre disparue que couvrent aujourd’hui les gravats.

terre de guerre où tu t’enterres 
terre où tout s’enferre 
imagine, de glaise tu te lèves 
ils se lèvent de glaise 
zombies de l’espoir de l’histoire vers le soleil couchant 
leur clin d’œil jeté vers toi
toi qui spectre le tableau [...]  Lire la suite >

lundi 10 février 2025 · 06h56

de retour donc à paris, je me lève et c’est sans chester,

de retour donc à paris, je me lève et c’est sans chester, sans chester le chat. au lit longtemps restée ne sachant pas où j’étais, devant le chercher. m’étant à bruxelles inscrite à l’atelier françois bon, l’atelier boost, prenant ce risque, désireuse de m’offrir à nouveau un espace d’écriture, neuf, où je ne serais pas seule et où je voulais pourtant l’être, autant seule que possible. m’ouvrir un temps de récréation. j’ai alors tout à fait abandonné ce dans quoi j’étais avant le départ à bruxelles, où j’étais pourtant si fort, impliquée. pour le  dernier atelier, l’atelier de la semaine, terre, FB offre de lire tarkos. [...]  Lire la suite >

samedi 15 février 2025 · 16h40

#boost 01 | nuit d’été

ST2 / liminaire

Dans terreur, il y a terre. Cette nuit-là, j’entends : dans terreur, il y a terre.

ST4

Erre : lieu d’errance. Ton erre favorite. Comme une erreur.

ST2

Vers les trois heures, j’ai ouvert à la terreur des coupables, mon maître. La nuit avançant, à entendre ses jugements sévères, j’ai eu besoin de mordre, de mordre la poussière, et j’ai mordu la terre, sa pomme. Elle était fraîche et boueuse et je me repaissais loin des regards, avilie, les yeux sur la fenêtre ouverte à l’absence des dieux et des pierres des yeux. Dans la chambre flottait les cendres d’une fine lune. Je roulais au sol. [...]  Lire la suite >

dimanche 16 février 2025 · 10h11

nuit d’été, encore

fini par envoyer hier à FB la nouvelle version du texte nuit d’été. ça veut dire terminé. ça veut dire qu’il faut passer au suivant, à l’atelier suivant. nuit encore de doutes. entre autres sur la reprise des termes de lait noir et lait blanc, surgis quand j’ai ajouté le champ de terre, qui lui venait de ma première tentative (champs de terre). faut-il revenir en arrière, les effacer. et l’illustration, magnifique selon moi, de l’épouse de celan, lestrange dont j’ai oublié le prénom. pourquoi cette façon d’appuyer. ce que je dis là, en vérité, je voudrais n’avoir pas à l’expliquer. [...]  Lire la suite >

mardi 18 février 2025 · 19h55

#boost 02  | porte dérobée (prop 1)

petite il était un endroit que je regagnais parfois où je parvenais en poussant dans la porte dérobée d’un mur du couloir dans la montée d’escalier que rien ne laissait deviner que j’étais seule à connaître je me souviens de la grande ouverture déchirure du sentiment d’être petite de l’extraordinaire d’un mur qui s’ouvre de la profondeur des espaces qui s’ouvraient à moi comme une succession ouverte en éventail de pièces d’espaces de vie d’appartements que j’explorais lentement où je rêvais de pouvoir m’installer et vivre qu’aucune lumière du dehors ne pénétrait sans qu’il y fasse complètement sombre où je ne rencontrais personne dont les lieux se modifiaient quelque peu à chacune de mes visites c’était comme un rêve si ce n’est que ce n’en était pas un j’avais d’autres secrets semblables. la porte est ouverte brisée une petite vitre est brisée la double porte vitrée est brisée je la passe mon frère est dans la cour enfant ses courts et doux cheveux roux ses lunettes fines ses yeux bleus dans le vide il ne dit rien je vois sa frêle silhouette immobile en culottes courtes il tient une main devant lui je regarde le sol et vois du sang qu’il ne voit pas un goutte à goutte il est possible que je le lui désigne le sorte de sa torpeur qu’il tressaille d’effroi. de la petite cuisine de ma mère au premier étage côté cour une porte donne sur le vide barrée seulement d’un garde-corps assez bas que personne ne passe jamais sauf un mainate il est  vrai qui s’installe quelques jours dans la cuisine auquel ma mère s’attache il dit quelques mots puis repart par où il est venu s’envole.  blottie dans l’ombre du couloir longtemps ma main repose sur la poignée de porte que finalement j’enclenche j’ouvre la porte de la salle à manger je n’arrive pas à dormir et suis redescendue trouver mes parents j’invente cette sale histoire que mon frère me réveille je me fais consoler reçois une tasse de lait chaud je le referai plusieurs fois jusqu’à ce que mon père n’interroge l’enfant fluet et que face à l’innocence extrême que dégagent ses yeux sa stupéfiante beauté ne découvre le pot aux roses mes mensonges. la porte peinte écrue qu’il faut pousser de l’atelier de mon père dont on traverse la première pièce celle où se trouve le grand canapé-lit  où il nous sermonne quelquefois gentilsérieusement qui donne sur la rue pour parvenir à la salle de bain autre porte écrue pièce de la longueur de la baignoire de la largeur de l’évier surmonté probablement d’un petit néon qui clignote parfois fenêtre où descendent des stores en bois toujours fermés sur le tapis après le bain je m’agenouille me recroqueville parfois sous une grande serviette qui me recouvre entièrement et j’attends de sécher. porte de rue porte de rue vitrée devant laquelle mon père me tend riant une lettre que je me suis écrite à moi-même porte de bois blond devant laquelle je suis avec ma mère qui me presse à sortir pour aller à l’école et je ne sais si je formule la crainte de me montrer dans la nouvelle jupe de mon uniforme je n’ose pas sortir je ne le veux tellement pas une jupe portefeuille le monde qui s’active se devine derrière la vitre de verre bullé couverte d’une grille en fer forgé au soir cette même porte par ma mère refermée sur moi revenant de l’école je me plains de mes dents je veux porter un appareil je veux un appareil elle me raconte qu’elle porte un dentier et quelle porte de salle de bain vitrée lui a été claquée au nez et la douleur nous sommes debout sur le paillasson encastré dans le marbre du sol. là dans l’entrée il y aussi la porte en haut de trois marches qui descendent vers la salle de jeu trois marches au-dessus desquelles est suspendu le porte-manteaux et les poches que je fais de mes parents sous un tableau qui me regarde ecce homo me procurant un complément d’argent de poche je suis une voleuse cette porte passée les marches descendues je suis face à la petite armoire brune où je cache le fruit de mes larcins des bonbons à ma droite la porte de cave vitrée également dont je descends quelquefois les escaliers les caves que j’explore seule et qui reviennent souvent en rêve en face de moi une porte qui donne sur la cour cette cour qui m’avait émerveillée le jour où nos parents nous avaient fait découvrir cette maison où nous allions dorénavant vivre à ma gauche la petite porte du monte-charge que nous n’utilisons pas l’étage s’appelle cuisine-cave[1] c’est l’étage anciennement des domestiques pour nous devenu l’étage de la salle de jeu enfin sur la gauche quelques pas à faire la porte de la salle de jeu à proprement parler porte vitrée à quatre carreaux transparents que je pousse et trouve mes frères qui jouent ma mère fait là ses lessives et m’enseigne le piano et m’énerve. la porte de ma chambre sous les toits j’ouvre et vois la lucarne voilée de trois jolis rideaux par où un homme qui m’attend à la sortie de l’école puis qui m’entraîne dans sa rue que je n’ai pas suivi chez lui m’a dit qu’il me rejoindrait la nuit. la porte ouverte de la chambre de mes deux frères. la porte close de la chambre de mes parents. la porte du haut grenier que j’explore parfois à l’instar de la cave dont je rêve aussi souvent l’échelle qu’on peut y monter tout y est brun sombre et poussiéreux aucun objet en particulier dont je me souvienne. la petite barrière devant les escaliers que je descends la nuit à l’adolescence les heures que ça prend le cœur qui bat les marches qui craquent pour prendre la porte de rue la double porte de rue vernie blonde.  [...]  Lire la suite >

mercredi 19 février 2025 · 08h51

mercredi 19 février 2025

BOOST – Hier je suis parvenue à quelque chose sans en être vraiment satisfaite

j’y repensais au réveil 

je vais essayer de trouver une version qui ait sa propre logique son propre motif. plutôt que d’esquinter celui de la consigne. garder les portes, mais trouver le moyen de compléter le tour de la maison.  un tour en survol avec les premiers souvenirs venus. un survol en fantôme. glisser. j’y perds le heurt et le geste de la consigne, la surprise, mais tant pis. beaucoup de portes ouvertes dans la maison. ce n’est que du couloir de la cage d’escalier qu’elles étaient fermées, séparant les étages.  [...]  Lire la suite >

jeudi 20 février 2025 · 11h48

jeudi 20 février 2025
— i did it my k way

dormi jusqu’à 8 heures, levée, couloir, de nouveau pas de chat, pas sa présence qui trotte à mes pieds,  en revanche mal au ventre,

hier nigelle, encore 20 gouttes. beaucoup de rêves.

ventre gonflé sans que je sache pourquoi, je me demande. je sais qu’autrefois j’aurais cru à une cause psychologique. « il te gonfle » m’avait dit en riant l’ami psychanalyste. j’avais très souvent alors le ventre gonflé, douloureux.  aujourd’hui, je ne crois plus ça. ça peut arriver, ça arrive, les causes psy, mais  les causes physiologiques existent aussi.  en l’occurrence je me demande si ce n’est pas quelque chose que je mange et que je ne devrais pas manger. pain ? sucres au pluriel ? glucides ? ou un manque de légumes, de fibres. c’est Olga qui m’a mis la puce à l’oreille, parlant d’une copine allergique au gluten, ventre très gonflé [...]  Lire la suite >

jeudi 20 février 2025 · 17h17

séminaire décoloniser l’inconscient

20/02/2025 08/03/2025

intéressante conférence hier, en zoom, de psychanalyse, dans le cadre du séminaire décoloniser l’inconscient, je cherche le titre, nom du responsable, de l’invité. noirceur et opacité, fred baitinger, thamy ayouch. très intéressante, passionnante. je craignais d’être trop heurtée par une autre façon de parler de psychanalyse, mais non, ça passe, ça passe bien. et il y a le sentiment de découverte, de défrichage, pas seulement chez moi, chez les intervenants surtout, rien n’est figé, les idées peuvent se confronter, on s’autorise à en avoir.   [...]  Lire la suite >

vendredi 21 février 2025 · 08h25

vendredi 21 février 2025

nombreux rêves

je retiens seulement du dernier que nous n’arrivons pas à nous débarrasser des déchets. il y a de constantes tentatives et des échecs constants.

peut-être n’est-ce pas tout à fait le rêve.

au réveil j’ai ce sentiment qu’encore une fois dans ma journée d’hier je suis passée d’une chose à l’autre sans rien rejeter ni privilégier. j’ai alors l’idée qu’il faut du déchet qu’il faut rejeter certaines choses qu’il faut faire des choix et je me souviens vaguement du rêve. il y a l’idée — pressante, auto-accusatrice, angoissante — qu’il faut en fait rejeter sous peine que tout passe au déchet. dans le rêve il me semble il y a de ça. et dans la façon dont j’ai publié toutes les versions du précédent texte Boost, terre (ici et sur le blog de l’atelier). pourtant, les différentes versions ont plu, à certains, mais c’est idiot car si je les ai publiées ce n’était pas ce que je voulais, je gardais les versions craignant d’en perdre quelque chose, ne sachant pas si les choix de ce que j’avais rejeté étaient les bons, avec ce sentiment désagréable de ne pas du tout savoir ce que c’était « bien écrire ». je songeais également à ma journée d’hier. commencée en relisant mes notes sur la conférence de la veille sur l’ inconscient à décoloniser, l’intérêt que j’y ai pris, dont je ne vois pas comment le poursuivre (sinon m’y consacrer) et au texte boost des portes auquel j’ai encore retravaillé, auquel il me semblait qu’il y avait  encore des choses à ajouter et je réfléchissais à la façon de le faire. je réfléchissais aussi à un titre.  [...]  Lire la suite >

vendredi 21 février 2025 · 18h40

#boost 02 | les portes ( v2)

petite il était un endroit que je regagnais parfois où je parvenais en poussant dans la porte dérobée d’un mur dans la cage d’escalier que rien ne laissait deviner que j’étais seule à connaître je me souviens de la grande ouverture déchirure du sentiment d’être petite de l’extraordinaire d’un mur qui s’ouvre de la profondeur des espaces qui s’ouvraient à moi comme une succession ouverte en éventail de pièces d’espaces de vie d’appartements que j’explorais lentement où je rêvais de pouvoir m’installer et vivre qu’aucune lumière du dehors ne pénétrait sans qu’il y fasse complètement sombre où je ne rencontrais personne dont les lieux se modifiaient quelque peu à chacune de mes visites c’était comme un rêve si ce n’est que ce n’en était pas un j’avais d’autres secrets semblables [...]  Lire la suite >

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