d*, dear, very dear, je vais bien, j'essaie de m'organiser, depuis si longtemps j'essaie de m'organiser. j'ai une carte maintenant pour aller au cinéma, d'envies j'en ai plein, mais je ne sais comment m'arranger, je ne trouve pas les moments. je me suis mise à cuisiner, voilà, c'est fait ; je n'y arrivais pas, ça m'angoissait, je m'y suis (re)mise. ça durera le temps que ça durera, à chaque fois on croit que c'est pour toujours. parfois, je fume des vraies cigarettes, j'ai froid aussi, surtout ces jours-ci. je me suis acheté une montre, mais elle n'a pas de pile. jules a un meilleur sens des priorités que moi: s'amuser. je n'aimerais pas qu'il perde…
Re:
mercredi, 11 juillet 2012
Chère Louise, je suis bien mal placée pour penser ces questions qui malheureusement m'échappent ayant bien des difficultés avec l'histoire, avec le temps. Je crois que je suis phénoménalement trop inconsciente. Je n'arrive pas à intégrer les coups de hache de l'histoire, le temps dans sa durée ne cesse de m'échapper, malgré mes efforts répétés pour l'étudier. Ma mémoire s'acharne à contracter la ligne du temps en quelques points, voire à un seul. Je vivrais toujours hors temps, hors lieu, pourtant toujours bien là, présente. Ces difficultés de mémoire que je suis tentée de traiter en symptôme me conduisent en tout cas à avoir la plus grande difficulté à croire à une quelconque objectivité possible…
RV raté
Premier RV
13 février 2018
Madame , J’ai essayé d’atteindre votre cabinet mais je n’y suis pas parvenue. J’ai quitté bien à l’heure mon domicile à vélo, suis arrivée à moins le quart à Denfert et là me suis perdue. Ai pris la mauvaise route et ne suis plus parvenue à retrouver votre adresse. J’ai tourné en rond une demi-heure et suis finalement parvenue à rentrer chez moi, assez décontenancée. Peut-être pourrions-nous reprendre RV mardi prochain. En espérant que vous voudrez bien m’excuser, Jeanne Janssens
14 février 2018
Hier donc, j'ai été perdue par mon GPS. Abasourdie, j'ai dit à Édouard en rentrant que je ne l'aimais plus, que nous nous quitterions, que je ne passerais pas mes vieux jours avec lui. Le soir, il m'a dit qu'il allait très mal et qu'il se supprimerait si je ne l'aimais plus. ... JJ
de bons voeux vingt et un
— jeudi 7 janv. 2021 à 12:41
Pierre, Petit mot pour souhaiter bonne année. Que cette année unième vienne en douceur et délicatesse s'inscrire dans le vide de l'année zéro dont nous sortons tout juste, ébahis et égarés. Je vous entends. Je t'entends Pierre. J'écoute. Et je ne peux pas toujours répondre parce que c'est dense, c'est fort, parce que ça rejoint mes propres préoccupations, parce que ça répond, parce ça fait des surprises, parce que c'est plein de propositions, parce qu'il y a ce qui est évident et ce qui ne l'est pas. Parce que Noël m'a beaucoup accaparée. Parce que ça se décante. Parce que j'ai mes démons. Certains d'entre eux m'envoient vous dire, te dire, Pierre du Canada, que j'ai 56 ans et que…
Fr…éronique
Chère Hélène Parker, Je vous demande de ne plus attendre de moi que j’écrive. De me laisser libre de ça. Je n'arrive pas à le formuler, mais autant cela m'a surprise, cela m'a fait plaisir, cela a été important que vous appréciez ce que j’écrivais, autant, ça ne peut pas devenir impératif (je veux dire que j'ai alors pensé que vous attendriez que j'écrive, que vous seriez déçue si je ne le faisais pas). Je n'osais pas vous le dire, car j'ai aimé votre appréciation. Vous êtes devenue celle qui a aimé ce que j'écrivais. Ce qui me lie à vous d'une façon très spéciale, car vous avez pu reconnaître quelque chose qui ne l'espérait…
23 février 2021 18h51
/ - 19/ 8 °C - Sunrise 07:50 - Sunset : 18:22 Bonsoir, je m'aperçois que ce mail, que je pensais vous avoir envoyé ce samedi 20, n'est pas parti... Incroyable ! Bon, j'appuie sur Envoyer. Chère Hélène Parker, Le printemps est annoncé pour ce week-end. Je vous écris sur mon téléphone. Nous sommes à D, arrivés hier. Il n'y a pas longtemps que je me suis réveillée. Le jour se lève (oiseaux, etc.) Je dors à nouveau. J'ose à peine le dire, je croise les doigts, mais je dors à nouveau, depuis un mois. Depuis que prends de l'huile de CBD. Je ne vous l'avais pas dit, l'effet en a pourtant été immédiat. Je…
à Hélène Parker – c’est que je ne n’arrive plus à tenir aucun fil
Outrée, jeudi 13 mai, 5h48 Hélène Parker, Si je n'arrive plus à vous écrire c'est que je ne n'arrive plus à tenir aucun fil. Il faut que je trouve le moyen d'écrire plus vite ou plus régulièrement, systématiquement. Je suis à nouveau confrontée à des problèmes de sommeil. Je vais essayer de terminer les lettres commencées et de vous les envoyer. Nous vivons à une époque qui incite à l'éparpillement, à la "dispersion mentale" - plus rien n'accroche, plus rien ne fait butée.Pour cela les réseaux sociaux sont une plaie. C'est pourquoi je me suis désinscrite de Facebook, d'Instagram. Il reste Twitter, où je prends des nouvelles d'Anton. Hier en voiture roulant vers ici, Outrée, lu ceci proche de mes …
à Hélène Parker – vouloir l’aveu
#lenomoublié #cequineveutpaselaissersaisir #CBD #lapeaudemamère #letravail #cequineveutpasselaissersaisir #quelnommanque #aveu #mélancolie #crimnomendossé #crimesansnom #faute #lafauteobjet #natureducrime #cequineveutpasselaissersaisir #travail #empêchée #fâchéesur #promenade #écriture #écritureintransitive #retour #chambre #lecture #cequ'ilyadeplustristeaumonde #solitude
à h. parker :: la sphère
chère Hélène Parker bonjour, sur twitter je tombe sur ce bout de phrase : the body is submitted to the deadly effects of the signifier. le corps est soumis aux effets mortels/mortifères/létaux du signifiant. et je me dis que l’expérience que j’en acquiers, avec le tai chi, est tout autre. je ne m’explique pas le chi (1) et les effets de chi. je tente de me les expliquer. ainsi l’autre jour, au cours du vendredi, nous nous appliquions à dessiner/forger une sphère dans le ventre, une sphère dont le centre soit le tantien (2), le centre du corps. ce jour-là, Pierre dit que l’on retrouve alors la sphère, qu’il y aurait une sphère primitive perdue au fil de…
être le jardin, être la maison
Paris, lundi 28 juin, matin, rentrés hier, dimanche, de Donn, découvert inondation dans le dressing (important dégât des eaux). de la nuit de vendredi, si importante, je ne sais si j'arriverai à écrire encore quelque chose. nuit de vendredi 25 à samedi 26 m'étais réveillée très tôt. 3 heures, je crois. mal aux dents, aux oreilles. (avais mangé beaucoup de sucre, je ne peux pas.) j'écris ce qui me revient, peu : ce sentiment d'être dans les limites du jardin, d'être le jardin. et alors, au sortir de la nuit, cette impression de savoir. de savoir quelque chose, d'avoir compris, de mon fonctionnement. je ne me suis pas écoutée, pas pris le temps d'écrire. en…
la nature de mon corps
Nathalie est fâchée sur moi et j'en suis fâchée. je tente de me faire excuser en lui disant que je suis bipolaire. je lui parle aussi de ce qui peut s'atteindre dans le corps, du corps, se vivre. j'exige alors d'être ramenée "quelque part". nous partons en taxi. arrivée cage aux ours, explosion. je repars dans ma rue seule et heureuse, avec le taximan.
sam 17 juillet :: une invitation facebookienne (I)
J'ai bien peine à m'intéresser au monde tel qu'il s'exhibe dans les médias et je n'en recueille que très rarement d'autres échos. À peine je sais où est la Colombie. Tant de coordonnées m'échappent. Il me semble que le temps et l'espace errent en moi entre zéro et l'infini sans transition. Tous les jours, je perds un peu la parole et me bats pour trouver les moyens de construire un monde à ma taille où je ne finisse pas de perdre la raison : repérer, chérir, accorder, relier, tenter, de relier, entre eux, l'un ou l'autre propos qui garde à l'extérieur (entendez de votre côté, du côté des autres) quelques résonances. Je teste des formules, des formulations. […]
dim 18 juillet :: une invitation facebookienne (II)
tours, dimanche, 9h41cher monsieur, vous voudrez bien m'excuser j'espère pour ce que je vous écrivais hier. je sortais d'heures d'insomnies, stériles, l'angoisse s'épaississait que j'aurai tenté de dissiper en m'adressant, par écrit, à l'un ou à l'autre, c'est tombé sur vous. pour autant que je m'en souvienne, c'est cette phrase de vous qui m'a fait réagir : qu'est-ce que vivre : participer au fait de la cité ( et non pas "simplement vivre"- Walter Benjamin). je m'en serai sentie exclue, de par l'impossibilité où je suis de participer d'aucune façon à la vie de la Cité. et puis... je sortais d'un mois de d'abstinence FB... et me sentais glisser à nouveau dans son étang de…