Je vois que je suis seule au milieu du grenier et que n’ai pas de culotte.
— (vieux rêve)
une « pulsion de lire » s’écrirait-elle
Extrait du chapitre 3 d’un livre intitulé Vincent,
écrit à Bruxelles en 2002
Une pulsion de lire s’écrirait-elle, pourrait-on avoir :
L’objet = le livre
Dans la pulsion, l’objet est indifférent. Il n’est là que pour permettre à la pulsion d’atteindre son but : la satisfaction.
N’importe quel livre ? N’importe quel ivre ?
Quand l’objet n’est plus indifférent, il est du fantasme, celui pris dans le fantasme.
» L’objet de la pulsion est ce en quoi ou par quoi la pulsion peut atteindre son but. Il est ce qu’il y a de plus variable dans la pulsion, il ne lui est pas originairement lié : mais ce n’est qu’en raison de son aptitude particulière à rendre possible la satisfaction qu’il est adjoint. Ce n’est pas nécessairement un objet étranger, mais c’est tout aussi bien une partie du corps propre. Il peut être remplacé à volonté tout au long des destins que connaît la pulsion; c’est à ce déplacement de la pulsion que revient le rôle le plus important. Il peut arriver que le même objet serve simultanément à la satisfaction de plusieurs pulsions : c’est le cas de ce qu’Alfred Adler appelle l’entrecroisement des pulsions. » (( Sigmund Freud, Métapsychologie, Pulsions et destins des pulsions, p. 18.)) [...] Lire la suite >
à propos de Vincent
il est 11h40, je recommence à passer bcp trop de temps ici, sur le blog.
donnais hier ici l’extrait d’un texte (je n’ose pas dire d’un livre, mais ma foi, il en a au moins la longueur, si je n’ose lui en reconnaître l’intention) que j’ai écrit il y a des années et des années et fort sobrement intitulé Vincent. dans l’extrait dont il s’agit, j’essaie, au départ de textes de Freud et de Lacan, de décrire une pulsion (qui serait) de lire et j’en examine les possibles éléments princeps, source objet but, … Vincent est essentiellement fait de cela: j’y essayais d’appliquer à un rêve – qui avait été très important pour moi – certains concepts freudiens et lacaniens qui me restaient obscurs. je commence par la métaphore, j’y découvre l’objet a, et je termine, je crois, parce que je n’ai certes pas relu ce texte, par la pulsion. j’avais prévu d’écrire encore deux chapitres à ce, appelons-le par le nom que j’aurais aimé lui donner, livre : « la barre de ma mère » et « pourquoi je n’ai pas de culotte ». le premier chapitre me prit tant de temps, m’amena si loin, bien plus loin que tout ce que j’aurai pu imaginer, mon père mourut au cours de son écriture, que je n’éprouvai plus le besoin, ni le désir d’écrire ces chapitres de passer du nom-du-père à ma mère. je précise cela sans regrets, je me trouvai fort changée après cet exercice, mon rapport à la psychanalyse s’en trouva complètement modifié. je pensais avoir trouvé ma voie. je ne fus plus capable de lire quoi que ce soit qui eut trait à la psychanalyse. tant me sembla que le temps était venu pour moi de me faire lire. et auquel je m’éternise. et si je reprends ce texte, c’est de retomber maintenant, bien des années plus tard, sur un toujours la même chose : passer d’un « être » à un se faire – le « se faire » comme moment de séparation de l' »être ». quelque chose dans l’écriture de ce texte n’a pas été franchi. [...] Lire la suite >
Quelqu’un a voulu (que je sois sans culotte)
Rêve. Recommence à travailler à Emak. Tout est à l’extérieur. B s’occupe beaucoup de moi. Très gentiment. Très, très gentiment. Il me semble que ma mère est là aussi, gentille aussi. B glisse sa main sous ma jupe ou dans le tuyau de mon pantalon. Je crains qu’il ne sente que je n’ai pas de culotte et que ça ne lui donne de mauvaises indications sur moi. C’est quelqu’un d’autre qui avait voulu cela, que je n’aie pas de culotte. Que j’aie une jupe ou porte une robe et sois sans culotte. J’ai eu un autre rêve où il y avait ça. Et avant ça, un autre rêve encore. Quelqu’un avait voulu que je n’aie pas de culotte. C’est sans doute après le rêve que je pense à ça, directement après le rêve. Je pense au premier rêve comme au rêve primordial, ancestral. Je pense à la construction d’Un enfant est battu. Je pense au fait qu’il y a déjà eu un rêve où j’étais sans culotte. Ce rêve où je suis comme un paresseux, l’animal, accrochée à une barre, au milieu d’un immense grenier vide, sans culotte. Paresseuse accrochée à une barre, sans culotte. [...] Lire la suite >
Je te demande de ne pas me proposer ce que je veux pour que je ne doive pas te le refuser
Moi-même, plus jeune, vers la trentaine dirais-je, j’avais remarqué combien il m’était impossible de ne pas dire non à ce que mon ami d’alors, Vincent, me proposait, dire non presque à tout ce qu’il me proposait. Et il ne s’agissait pas seulement de faire l’amour.
Notre relation avait cependant été assez longue pour que je réalise que j’avais bien souvent envie de ce qu’il me proposait. Et il ne s’agissait pas seulement de faire l’amour. A quoi j’étais donc, malgré moi, obligée de répondre que Non, je n’en voulais pas. [...] Lire la suite >
treize-09
lien : https://www.disparates.org/iota/2009/treize/
anniversaire
(pour info)
(rien de spécial aujourd’hui, n’est arrivé. c’est fini. (ne me dis pas que tu es né un treize septembre.) c’est arrivé pendant la nuit. est-ce arrivé pendant la nuit du 12 au 13, cela je ne le sais plus. et à quelle heure? cela je ne l’ai jamais su. je dis cela juste parce que moi je me réveille toujours à 4 heures. ça peut-être à cause du foie, je l’apprends maintenant, mais ça pourrait être à cause d’autres choses encore. il est beaucoup question de 4 dans ce blog, et même de double 4. et ma mère, elle-même, se réveillait, autrefois, tous les jours à 4 heures. j’avais écrit, je ne me souviens plus du texte, mais j’entends encore la voix, ma voix, dire : « elle se réveille tous les jours à 4 heures, à 4 heures et à 4 heures. » Ça doit être dans le texte Vincent (que je n’ai jamais fini de publier sur le blog), à propos de ma mère, dont j’écrivais qu’elle se réveillait la nuit, toutes les nuits, à l’heure où mon oncle avait pris coutume de venir sonner, soûl, à notre porte, tambouriner, et ça, à partir du moment où il est sorti de prison. Je raconte ça juste pour la petite histoire. Maintenant, c’est moi qui me réveille à 4 heures. Ca peut n’avoir aucun rapport. Et elle, ne se souvient plus, que vaguement, qu’autrefois, elle se réveillait tous jours, toutes les nuits, à 4 heures, à 4 heures et à 4 heures. [...] Lire la suite >