vendredi 17 novembre 2006 · 10h16

séances 1 & 2

la semaine dernière, séance 1 :
– Vous trouvez que j’ai l’air soûl?

je reprends la dessus hier, séance 2.

être l’alcool de l’autre. et c’est comme si c’était reparti pour un tour. que je revienne sur ces histoires m’étonne. reparti pour un tour, des accents différents, des échos différents, mais dans ce que je raconte j’entends toute une série de signifiants qui sont toujours présents dans ma vie, délestés aujourd’hui d’une bonne part de leur poids dramatique. il y a rue, fille de rue, mon nom; travail, travail de rue, fille de joie. cette rue où je n’arrive toujours pas à aller aujourd’hui – mais qui encore m’enchante exalte dès que j’y descends. il y a gangster, bandit, mon oncle – cet oncle même, encore, qui régulièrement, ici, aussi, dans les blogs veut revenir -ma « méchanceté »? mon « goût pour la mort »? [...]  Lire la suite >

lundi 23 mars 2009 · 17h26

21 (saturday night)
— - seule contre la bande de cons du monde

beness_1100867088_picon
21:11 bad day ou pas jvais mcoucher déjà ( quand jules met sa main sur mon bras je hurle certainement pas. f au concert, jvoudrais fumer, la gorge me gratte. seigneur keskon a trop mangé. quelle drôle de journée. tout ça parce que c’est si difficile entre f et moi. et probablement entre moi et n’importe quel homme de la terre. fumer me satisferait. no télé tonight (je ne sais pas pourquoi). ) et demain no bouchées (à la reine) car nina a annulé. et demain no bouchées. 21:49 boire alors, 22:28 video0000j’ai essayé de poster un film. mais ça n’a pas marché. bon. j’envoie le texte qui allait avec: j’ai filmé ces gens qui m’émouvaient. chacun ces souvenirs. à une certaine époque, j’ai passé vraiment beaucoup de temps dans les bistrots, j’avais seize ou dix-sept ans. beaucoup de temps. je ne buvais pas vraiment, même si c’est là que j’ai commencé, appris. cest idiot. mais lalcool était moins cher que l’eau gazeuze. non pas seize ou dix-sept. 22. je me souviens. lambert, qui me demande mon âge. 22. qui rit. qui dit quelque chose sur les flics. il était à sa table de sérigraphie. alors des gens, comme on en voit là, sur cette vidéo, j’en ai beaucoup fréquentés, j’en ai beaucoup regardés, pendant un an ou deux, nuit, après, nuit. et le jour. ce soir-là, il s’agissait d’un fils et de sa mère. d’un « mauvais fils ». il était question d’avocat de prison de coups. il était question de coups donnés à la mère. j’avais d’abord remarqué les baskets et les tennis blanches de l’homme, son pantalon de training, blanc, son air un peu endimanché. « les pauvres gens, les prols ». j’ai de l’amour (ou du bonheur à – regarder – « les pauvres gens, les prols » ). je ne sais pas comment le dire d’une façon qui ne soit pas choquante. le fait de parler des « pauvres gens, des prols ». (parfois, l’amour, c’est seulement ça, regarder; n’est-ce pas. je dis l’amour pour dire que je suis là, que je regarde, et que c’est bien.) je suis tordue. à force d’avoir passé du temps avec eux , moi sans rien dire , juste là. lambert disait il faut savoir pouvoir parler avec n’importe qui. claude lambert . il le faisait. lui. parler. vraiment. avec n’importe qui . parler, de cette façon dont on a envie d’entendre parler des choses, à 22 ans. nina, qui ne viendra pas, demain, non pas ce soir, a 22 ans. belle-fille. quand je parle de ma lâcheté, je sais de quoi je parle. mais à cette époque. je pensais qu’ i l suffisait que je sois là. simplement. c’est ce qu’il me semblait. je n’aurais pas pensé à de la lâcheté. j’étais là, avec ma jeunesse, mon corps, mon silence, ma gentillesse, des hommes me suivaient aux toilettes, me faisaient des déclarations enflammées, j’aimais lambert, je buvais avec lui. parfois, je cachais dans mes poches ses gains au jeu – à la passe (le jeu s’appelait comme ça, jeu de dés, très rapide). parfois seuls à table, parfois seuls à une table, nous regardions le monde, nous pleurions. c’est très étrange que j’aie un jour arrêté tout cela (en vérité pas moi, la police – anti-terroriste – ha ha). une page s’est tournée, tout seule. et ce soir je bois un picon vin blanc. santé, lambert. 23:22 alors aujourd’hui comme les choses glissaient, dérapaient, prenaient plus de temps qu’elles n’auraient dû, et jules, si fatigué, tout d’un coup, j’ai mangé plus, que d’habitude. ce goûter, dans ce lieu, ce glacier italien où, jy pense, les murs repeints me faisaient penser à l’appartement de ma tante, elle que plus tard, j’ai même cru voir arriver, mais en chaise roulante, plus jeune et en moins bon état. j’ai pris une glace énorme, celle dont j’avais vraiment envie, et une noisette; et je sentais que je pourrais me mettre à faire ça, manger, des glaces, des glaces, et encore des glaces, et tous les jours. je pensais à f. qui allait au concert ce soir, et je me disais, je me mangerai des glaces tandis qu’il ira au concert habillé comme un … régisseur de théâtre belge. mais f. m’a fait remarquer que ce n’était pas dans nos moyens (la glace tous les jours). il, frédéric, m’avait fait pleurer, avant ça, au matin. non pas m’avait fait pleurer, avait fait quelque chose qui m’a fait pleurer alors que je passe mon temps à faire des choses qui me feraient pleurer si j’étais une autre que moi, si ce n’étaient pas moi qui les faisait. jules résiste bien, s’en sort bien. le soir quand nina a annoncé qu’elle ne viendrait pas demain j’ai décidé qu’on mangerait aussi ses chips à l’ancienne, sa bouteille de… picon. jules a dit tant pis pour nina. j’ai dit oui. il y a pourtant tellement d’expositions que j’ai putain envie de voir. il ne faut plus aller à la bibliothèque le samedi après-midi, et à trois en plus. j’avais pensé que ce serait bien. maintenant voilà je vais continuer de livre le livre d’umberto eco. la mystérieuse … de loana… comment cette semaine a-t-elle pu être si fatigante. pourquoi faut-il que j’aie toujours ce sentiment de faire des choses héroïques. j’exagère. tout ça pour oublier que quand on me touche je hurle. revenir sur cette phrase, la sélectionner, la mettre en italiques. les très incroyables rêves de cette nuit. les très incroyables rêves de cette nuit !!!!

sauvée tout de même par un homme, très costaud. mon enfant aussi, je crois, sauvé (ou pas?). sauvés par un homme très costaud qui aurait m’achever taillader mettre en pièces et qui ne le fait pas - mon charme - envers et contre le monde qui le lui a commandé pourtant. f. dans ce rêve me trahit. dans ce rêve, eh bien, et pour la première fois de ma vie : le monde entier se retourne contre moi (parce que je ne veux pas participer à une mascarade de relation sexuelle rapport sexuel mise en scène spectaculaire et ridicule comment suis-je arrivée à la dénoncer démontrer démonter,  m’y soustraire, soustraire f et mon enfant, car ces salauds, aussi mon bébé, tâchaient de l’inclure, dans le spectacle rince-l’oeil atroce et télévisuel mais en direct, pauvres cons - car ils la voulaient, leur mise en scène, leur spectacle de merde [...]  Lire la suite >

mercredi 9 juillet 2014 · 10h46

le lustre volé

lustre

Depuis que je diminue les doses d’antidépresseurs, je suis nettement moins fatiguée. J’envisage de reprendre des études d’éducateur spécialisé. Et, j’ai postulé il y a deux jours pour un boulot d’assistante de direction dans une association qui m’intéresse vraiment beaucoup. Mais ne pas trop espérer.
C’est les vacances, Jules est à la maison, je ne sais pas trop quoi en faire…
Chester sur mes doigts de pied.

Cette nuit, rêve. Sur une scène. De spectacle. Celle de l’École des Filles de la Sagesse. Fête d’une royauté, d’un royaume. Ou d’une école de psychanalyse. Avec JAM.  Un lustre se trouve en dehors de la scène mais son image « en 3D », fantomatique, est projetée au-dessus de la scène. En très grand, trop grand pour moi. Des objets du monde réel s’y mêlant. Éblouissement pour tous, tout le monde trouve ça magnifique, dans le monde également. Mais le lustre disparaît, je crois, volé. Je trouve qu’ils en font trop. Pour dire leur désespoir, pour retrouver le coupable. Font une sorte de grande danse de désespoir. En costume d’époque (18ème).
Lambert arrive en mauvais état, avec sa première femme, la médecin.
Il a eu un infarctus, pourrait en ravoir un.
Danses grandioses sur la scène, mais toutes un peu ratées. JAM/roi/metteur en scène/chef . Pas content que je sois là /je me mêle à la scène mais pas de costume.
Pas de bas, de vêtements pour le bas du corps, en culotte. Débandade sur la scène, scène se défait, j’essaie de m’esquiver en douce, et sans qu’on ne s’aperçoive que moi pas habillée.
Dans ce mouvement que je tombe sur Lambert qui va très mal, en position fœtale, en couches, sa femme me le confie. Me dit de l’amener à la clinique. Suis avec ma mère. Je voudrais ne pas devoir m’en occuper, mais je n’y échappe pas. Toujours embarrassée de n’avoir pas de culotte. [...]  Lire la suite >

mardi 13 septembre 2016 · 15h34

treize-09

lien : https://www.disparates.org/iota/2009/treize/

    
              anniversaire

 

(pour info)

 

(rien de spécial aujourd’hui, n’est arrivé. c’est fini. (ne me dis pas que tu es un treize septembre.) c’est arrivé pendant la nuit. est-ce arrivé pendant la nuit du 12 au 13, cela je ne le sais plus. et à quelle heure? cela je ne l’ai jamais su. je dis cela juste parce que moi je me réveille toujours à 4 heures. ça peut-être à cause du foie, je l’apprends maintenant, mais ça pourrait être à cause d’autres choses encore. il est beaucoup question de 4 dans ce blog, et même de double 4. et ma mère, elle-même, se réveillait, autrefois, tous les jours à 4 heures. j’avais écrit, je ne me souviens plus du texte, mais j’entends encore la voix, ma voix, dire : « elle se réveille tous les jours à 4 heures, à 4 heures et à 4 heures. » Ça doit être dans le texte Vincent (que je n’ai jamais fini de publier sur le blog), à propos de ma mère, dont j’écrivais qu’elle se réveillait la nuit, toutes les nuits, à l’heure où mon oncle avait pris coutume de venir sonner, soûl, à notre porte, tambouriner, et ça, à partir du moment où il est sorti de prison. Je raconte ça juste pour la petite histoire. Maintenant, c’est moi qui me réveille à 4 heures. Ca peut n’avoir aucun rapport. Et elle, ne se souvient plus, que vaguement, qu’autrefois, elle se réveillait tous jours, toutes les nuits, à 4 heures, à 4 heures et à 4 heures. [...]  Lire la suite >

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