vendredi 17 novembre 2006 · 10h16

séances 1 & 2

la semaine dernière, séance 1 : - Vous trouvez que j'ai l'air soûl? je reprends la dessus hier, séance 2. être l'alcool de l'autre. et c'est comme si c'était reparti pour un tour. que je revienne sur ces histoires m'étonne. reparti pour un tour, des accents différents, des échos différents, mais dans ce que je raconte j'entends toute une série de signifiants qui sont toujours présents dans ma vie, délestés aujourd'hui d'une bonne part de leur poids dramatique. il y a rue, fille de rue, mon nom; travail, travail de rue, fille de joie. cette rue où je n'arrive toujours pas à aller aujourd'hui - mais qui encore m'enchante exalte dès que j'y descends. il…

vendredi 17 novembre 2006 · 12h59

séances 1 & 2 (des suites)

à delphes, j'avais dit "je m'aime prisonnière" - je me l'étais formulé ainsi le jour où je m'étais aperçue que je ressortais régulièrement "la prisonnière" de proust. j'avais ajouté : "et f. est un excellent gardien. un excellent protecteur." du moins est-ce ainsi que je me le concocte, ainsi qu'il me le faut imaginer. "protecteur", le mot m'avait quelque peu dérangée. (l'homme que mon oncle a tué était un "proxénète", un ami à lui, mais qu'il s'est mis à soupçonner de vouloir mettre à la rue, "protéger", "soutenir", une femme, "sa petite rose des champs", dont il était platoniquement amoureux.) (fantasmatiquement, dans la relation proxénète/prostituée quelque chose s'arrange pour les femmes. quelque chose se voit…

dimanche 19 novembre 2006 · 10h45

des suites

demi-sommeil, des suites encore et encore... révélation: mais non, ça ne tient pas, cette idée que dans les relations amoureuses je m'inscrirais moi comme celle mise à la rue et l'autre comme le souteneur, protecteur. non, même si à presque tous les coups, ou presque toutes les femmes , ça leur fantasmatiquement fait qq chose, ces histoires de putes/maquereau - là j'invente, écoutez , c'est ce que j'imagine, moi, cela fait très longtemps que je cherche à leur trouver des universaux aux femmes , pour le moment j'en suis pratiquement à devoir me contenter de "il n'est pas une femme qui jouisse comme une autre femme" soit "toutes les femmes jouissent différemment les unes des…

vendredi 24 novembre 2006 · 09h49

séance 3,

Aujourd'hui, c'est le lendemain de la séance. (Bon sang combien de temps, je vais tenir le coup, dans ce template, du template de ce blog, je parle. essayer de tenir, le plus longtemps possible.) J'étais arrivée disant : "J'ai rêvé que je vous donnais deux lettres d'1 mot, mais je ne sais plus lequel. Déjà dans le rêve, je ne savais plus lequel. 2 lettres : 2 L. Double L, j'ajoute, comme disait ma mère quand elle épelait son nom, son nom de femme mariée. Je vous donne ses ces lettres, dans le rêve, et je crois qu'elle sortent de son nom à elle. Mais pas du tout. Elles proviennent du nom de mon père.…

vendredi 1 décembre 2006 · 10h39

lendemain (de séance 4)

10:39 extraordinairement dormi. réveillée par un bruit extérieur. de longs instants je me demande quel jour on est. vendredi. presque comme si je pourrais en déduire qui je suis. l'impression d'émerger d'un sommeil profond est vraiment agréable. je pense aux rêve que je viens de faire. je suis sûre que ce sommeil a été rendu possible de par la séance d'hier (pourquoi faut-il que cette phrase, elle, soit si difficile à écrire ?) jules lui aussi dort. c'est si étrange si plaisant que je me demande si je n'ai pas hier par inadvertance pris une quelconque drogue. le plus étonnant, c’est comment cet analyste m’agrée. et vraiment je ne saurais pas dire à quoi cela…

vendredi 1 décembre 2006 · 11h25

s4 (petite note)

11:25 massala, c'est quoi? c'est un curry spécial, indien, c'est un mélange d'épices. c'est difficile à préparer? non, non. c'est surtout les ingrédients, qui sont difficiles à rassembler. à paris, je ne sais pas où il faut aller. j'omets de dire que je pensais qu'il fallait que j'aille dans le 13ème, où se trouve son cabinet, pour trouver tous ces ingrédients. vous pensez qu'il n'a pas assez prêté attention au poulet massala? pleurs, pleurs, pleurs. au moment où nous nous quittons : vous ne savez pas ce que ça veut dire, massala? non? je vais faire des recherches. un déplacement est opéré.

samedi 9 décembre 2006 · 13h25

séance 5 – en partie privé

En souriant je lui avais dit que faire l’amour me mettait de bonne humeur. Rattrapée en ce moment par l’angoisse, appelons-ça ainsi, qui à nouveau me réveille le matin. Je parle du plaisir que je ne supporte plus. Du plaisir sexuel. De ce que j’appelle moi le plaisir sexuel. J’essaie de parler de la distinction que je fais entre plaisir et jouissance. Je parle de celle à laquelle il me faudrait absolument dire non, la phallique, de jouissance, et de celle qu’il me faudrait défendre à tout prix, à mon coeur corps défendant, l’Autre – l’Autre jouissance. Je lui précise que je dis ça comme ça pour le dire vite, pour le dire de façon…

mardi 19 décembre 2006 · 12h00

avant/après, séance – de l’intime

abominable rêve cette nuit. j'ai peine à m'en souvenir. je sais seulement que mon père me demande si... certaines caresses. en fait il ne dit rien, mais je comprends. il a son air plaintif, malade. je m’enfuis. je me dis tout de suite que je ne dirai rien à ma mère. puis quand je la vois, je le lui dis aussitôt. elle me pose des questions, je lui dis que ça s'est déjà passé auparavant, elle me dit qu'elle s'en doutait. c'est tout.  en me réveillant je me demande si ça s'est vraiment passé, mais je sais bien que non, je me demande à quoi ça correspond, pourquoi ce rêve-là, et si ça n'expliquerait pas…

samedi 13 janvier 2007 · 15h35

dernière nuit d’insomnie (« l’incroyable soulagement »)

cette nuit d'insomnie fut la dernière. jeudi dernier, l'analyste m'a conseillé (« excusez-moi mais je vais vous donner une leçon»)... de prendre des médicaments pour dormir (" le corps d’un côté, la pensée de l’autre, et quand le corps ne fonctionne plus, faut agir sur le corps, pensée n’y pourra rien, horloge biologique, etc.") le soulagement qui fut le mien. quelque chose d’incroyable. je ne sais pas très bien ce qui a été touché. mais, même ici cela s’observe, même dans ce blog, cela fait si longtemps que j’ai des problèmes de sommeil que je m’escrime à vouloir prendre comme un symptôme, que je cherche à traiter à force de raison raisonnante. alors voilà de cela,…

dimanche 14 janvier 2007 · 15h45

avant-dernière (4.I.2007)

il aura également été question du bavardage. là que j'ai pu/dû dire qu'il me fallait rappeler le psychiatre (j'aurais pu/dû l'écrire tout de suite, cette séance, je n'en avais pas envie, je ne sais pas pourquoi. ) j'aurai dû vouloir dire mon sérieux, mon trop de sérieux quand il s'agit de parler. que la parole ne puisse être le lieu que de sujets graves. de sujets auxquels je tienne. auxquels il soit très difficile de toucher. et comment, depuis que je connais f., ce trait s'est atténué. l'exemple alors que j'ai voulu donner. de sujet grave. le mot que je n'arrivais même pas à dire. je pensais "shoah". le dire, impossible - je pensais à…

mardi 16 janvier 2007 · 16h25

névrosé de guerre

séance. invitée à parler de mon père. en sortant je pense à ce fait, qu'il ne serait jamais arrivé qu'il ne parle pas de la guerre. quelle qu'était la personne qu'il rencontre, il fallait toujours qu'il lui parle de la guerre. (le jour où il lut un bouquin de freud et m'annonça gravement : je suis un névrosé de guerre.) mon père, lui, parlait de la guerre. mon père parlait sans difficulté. il pouvait parler avec n'importe qui. il parlait de l'histoire, il parlait des actualités, il parlait de l'art, il parlait de la guerre. il était d'un commerce agréable, ne manquait pas d'humour, et avait toujours qq chose à vous apprendre à propos de…

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