mercredi 14 février 2007 · 21h46

… (le point d’où) (pour memo)

– C’est une façon que j’ai de me voir (méchante).

(le point d’où le sujet se voit aimable. «[…] un autre mot lui permettant tout d’un coup de s’apercevoir différente, ce fameux « point d’où » , où elle se verrait différente, et que Lacan développait dans son Séminaire Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse*.»
* Lacan J., Le Séminaire, Livre XI, Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse, Paris, Le Seuil, 1973, p. 132 et 211.)

Méchante – C’est certainement un point d’où je me vois aimable par ma mère. Un point de l ‘épreuve d’amour de ma mère. [...]  Lire la suite >

vendredi 23 février 2007 · 11h31

dernière séance (sur l’oeuvre d’une vie)

sur « l’œuvre ». le mot n’est pas de moi, de l’a.

parfois, quand je veux écrire, tout se ferme. concernant ce qui se dit en séance, de plus en plus, ça se ferme. ça ne veut pas.

« Mais est-ce que vous ne me parlez pas de l’oeuvre? Est-ce qu’il ne s’agit pas d’une définition de l’oeuvre, exactement ? » Je dis « oui ». Je dis « oui, oui… » Je suis étonnée. En pensée, j’ajoute que probablement s’il fallait mettre un mot sur ce que je viens de dire, ce serait celui-là. Fin de séance, il ajoute encore, l’a., enfin, je ne me souviens plus des termes exacts : « Il ne faut pas renoncer à l’œuvre, jamais ». « Il ne faut pas en rabattre sur l’œuvre. » [...]  Lire la suite >

samedi 10 mars 2007 · 22h38

séance, 8 mars 2007

En arrivant, je reviens sur la séance précédente. Comment depuis cette séance, je ne me sens pas bien. Ce que j’y ai dit, ce qu’il a dit, sur quoi il revient. Dit qu’il n’aurait pas dû dire ça, n’aurait pas dû dire qu’il ne fallait « jamais en rabattre sur l’œuvre ». Que ça portait trop à l’idéalisation. J’explique que l’œuvre est pour moi un mot impossible. A cause du père que j’ai eu ( moi, justement, « artiste sans œuvre »). Peut-être qu’il y aurait moyen, dis-je, de le rendre un peu plus possible, ce mot. Il acquiesce

[père avec œuvre, moi sans.] [...]  Lire la suite >

mercredi 28 mars 2007 · 21h58

rêve d’il y a deux jours

Je vais jouer dans une pièce de théâtre. Il y a une sorte d’audition dans un bureau sombre rempli de livres. Je suis assise à une bureau perpendiculaire à un autre bureau et plus bas, petit que lui, auquel est assise la personne qui m’auditionne. C’est un homme. Les bureaux sont couverts de livres. Je dois lire un texte dans un livre ancien – couverture en cuir, pages jaunies.
Les répétitions ont commencé. Nous sommes plusieurs acteurs. Je ne sais plus comment, mais petit à petit mon rôle dans la pièce s’amenuise. J’aide les autres acteurs. Au début, le metteur en scène, c’est Roger. Puis, ça devient mon père. Mon rôle est réduit à rien, à néant. Je m’en rends compte.
Nous sommes juste avant la représentation. Je pensais que j’allais me retirer, mais au lieu de ça, je me mets en colère contre mon père, je lui fonce dessus. Je lui raconte, démontre tout ce qui s’est passé, comment j’ai été éliminée. Je suis furieuse.
J’entends mon père expliquer qu’il n’avait jamais voulu de moi dans la pièce, et que pour se moquer de moi, au début, il m’avait fait lire dans un livre qui avait appartenu à un très bon acteur, très connu, pour que je me rende bien compte que je n’étais rien, risible.
Je me réveille. [...]  Lire la suite >

jeudi 12 avril 2007 · 12h11

after

jeudi, treize heures, jules au lit malade, s’est recouché à midi, faut que je me remette au boulot, ça n’était pas facile du tout, olala, olala, de parler à l’analyste, ce matin. dû, n’ai pas pu faire autrement, faire l’aveu de ce que je me croyais « obsessionnelle ». j’avais passé 2 jours à déborder de tous côtés de toutes sortes de choses à lui dire, de révélations, etc. et là, subitement plus rien.

tout s’en est allé. et il y aurait eu moins encore, si je n’avais relu mes notes d’ici, juste avant la séance. ai-je tort, raison d’écrire, là n’est pas la question.  [...]  Lire la suite >

dimanche 29 avril 2007 · 20h43

Avril, 28 ou 29, dimanche, 16h28, 2007

Je voudrais arriver à écrire à propos de la dernière séance, de jeudi, mais je ne me souviens de rien. J’écris au porte-mine, dans un carnet de dessin, c’est plaisant. Je suis couchée sur le lit, la fenêtre de la chambre est ouverte. On attend l’orage. Malgré le bruit qui persiste, j’aime le calme des dimanches. Jules m’embête, il n’a pas voulu faire sa sieste, il est joliment habillé, d’un short vert et d’un petit sweat rayé, dans les verts également. Il s’est installé sur mon dos. Frédéric, lui, est dans la salle, lit ; cela ne lui arrive pas souvent. Il faudra que je lui demande ce qu’il lit. Ca sent le dimanche à plein nez. Avec cette chance que demain ce soit congé. Congé ? Vraiment ? Frédéric prend-il congé ? Fait-il le pont – c’est le premier mardi – Fête des travailleurs. Mamyline probablement nous enverra du muguet. J’ai aujourd’hui planté des fleurs dans la jardinière de la fenêtre de la chambre et réparé une porte d’armoire cassée dans la cuisine. Dimanche, encore, dimanche toujours. Je crois que par la fenêtre derrière moi, Jules regarde dehors des enfants rouler à vélo. Retour à séance ? Ou l’oubli vaut-il mieux ? (Jamais, je n’aurai le courage de recopier tout ceci dans le blog ; je trouve mon écriture vieillotte). [...]  Lire la suite >

mardi 22 mai 2007 · 17h01

le lendemain, dimanche, 14 :18, sur le lit. fenêtre ouverte, vent dans les arbres, ravie.

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revenir sur ce que j’ai écrit hier, à propos des 2 rêves : c’est non, c’est non, c’est idiot, ça n’est pas ça, faut laisser tomber, ces interprétation bidons.

x2, double, reflet, paire
ma mère et moi, 2 maladies, 2 maladies mortelles, 2 mères, 2 frères, 2 amies, 2 amis, grand appartement, 2 blondes, jumelles, reflet,

les contraires
ancien/moderne, 1 brun/1blond

les méchants, les gentils = l’explication du monde
méchants/méchante, faire travailler/travailler

les mères et leur maladies de mère, qui sont en réalité, 1 maladie de femme, 1 maladie mortelle. 1 maladie de jouissance – cancer / brûlée vive. [...]  Lire la suite >

dimanche 27 mai 2007 · 13h42

quand l’histoire, la scène, devient un rêve (et retour sur la paire)

Deux séances non racontées.

Une Anna est venue loger ici
– amie de F.

Il y a deux séances donc
– y suis allée avec des pieds de plomb – rien, me semblait-il, à dire. Fatiguée de ce que j’avais commencé à développer ici autour des rêves et de la scène (l’histoire) (des 2 hommes). En séance, lapsus: au lieu d’en parler d’« histoire », je parle de « rêve ». Il, l’analyste, tape du pied. Me dit quelque chose, quoi, je ne sais plus. Puis me parle du fait que c’est quand on ne sait plus quoi dire que ça commence, l’analyse, la psychanalyse. C’était lors donc de l’avant-dernière séance. Et c’est depuis que je n’écris plus ici, à propos des séances. Cours de Miller aussi, troublant. J’ai fait aussi beaucoup de rêves dont je ne me souvenais plus. Dans l’un, je ne retrouvais d’une paire qu’une seule chaussure. Dans un autre, apparaissait à un moment donné, en bas à gauche dans l’image du rêve, un sceau. J’ai retrouvé le mot hier, après l’avoir cherché. Un sceau en cire, de forme ronde et dont le motif était effrayant, m’a réveillée.

Cours de Miller sur le tout dernier enseignement de Lacan (TDE)
, remise à plat, en cause par Lacan lui-même, à la fin de sa vie, de toute son œuvre :
– le sujet supposé savoir
– l’inconscient structuré comme un langage
– la définition du sujet
– la primauté du signifiant sur les registres de l’imaginaire et du réel.
Et son idée d’approcher le réel via l’imaginaire. Ça, c’est pour moi, ce qu’il y a de plus mystérieux. [...]  Lire la suite >

jeudi 22 janvier 2009 · 13h11

vêtir ceux qui sont nus

22, midi

une tartine d’angoisse . dites-moi pas que c’est pas parce que je ne pense pas à vous que je pense pas à vous et que vous ne m’écrivez pas . beurre , miel .

 

 

une tarte de douleur. la tarte couloeuvre ?

prendre le téléphone en main : se faire aider .  se faraday . nous longions hier la rue des rosiers , le soir était tombé .  il ne faisait pas froid . trois tours de manège au métro saint-paul ,

 

 

beurre miel sucre brun tartine tarte .

chercher le numéro de tél. Psychiatre, ancien praticien hospitalier à l’hôpital Sainte-Anne. allo, est-ce que ce serait possible de vous voir ? paris 13è. pouvez-vous le 2 février à 14 heures? oui. [...]  Lire la suite >

lundi 11 octobre 2010 · 10h26

je sors d’un rêve si long si bon

Sors d’un rêve si long, comment l’écrire, si long si bon. Tout à l’heure psychanalyste, on est  lundi, cette envie de lui donner une toile de mon père, apparue clairement au sortir du rêve. Cette question aussi : pourquoi l’inconscient me ferait-il pareil « cadeau » – ce tableau d’une boucle bouclée, d’un parcours de mon analyse.

Comment est-ce que ça a commencé?

« Je suis chez mes parents avec Dimitri, un ancien amoureux.1Dimitri,  dirai-je à l’analyste,  le seul amour qui fût réciproque, idéalement réciproque.  Une flambée courte et puissante d’amour réciproque.   Les choses vont plutôt bien entre nous.  Puis, c’est de l’ordre de moi qui ne veux plus. A lieu alors l’accident parodontologique .  J’ai une maladie des gencives. Mon…  (mot manque), ma couronne a sauté, a explosé, je risque quelque chose de très grave. C’est une couronne qui couvre plusieurs dents, en bas à gauche.  Je suis en danger de mort. Je veux voir mon parodontiste, mais je n’ai pas son numéro de téléphone. Je veux donc partir de suite. Je sors. Y aller. Je pensais que savais où c’était mais c’est chez Dimitri que je vais, je me suis trompée. Je me rends compte que je ne sais pas du tout où il habite. [...]  Lire la suite >

Notes en bas de page

  • 1
    Dimitri,  dirai-je à l’analyste,  le seul amour qui fût réciproque, idéalement réciproque.  Une flambée courte et puissante d’amour réciproque.
mercredi 27 avril 2011 · 12h01

mercredi 27 avril 2011

me force à écrire. hier vu analyste (mardi au lieu mercredi en raison lundi pâques) revenus samedi de donn. devions y aller semaine dernière de mardi à jeudi il faisait très beau me sentais très bien dehors corps je pensais que là – à donn – je pouvais commencer à avoir un corps, recommencer à avoir un corps.

j’aime le dehors-  le dehors de donn j’aime le vent – ou l’air – j’aime ce que j’y vois – je ne sais pas que j’y aime – j’aime les arbres  la distance la lumière  l’espace l’air – je ne sais pas ce que j’aime à donn mais j’étais ravie, vérit [...]  Lire la suite >

dimanche 15 mai 2011 · 14h19

Sans titre

il faut que je
de ça parle
absolument puisque
cette angoisse depuis
vendredi
absolument arrive à par
ler de ça, lundi, cette angoisse où je plonge à la seule idée d’avoir à
facturer

 …

art – jean //// L’art Jean !

et scène serviette sèche corps nue alix regard arène salle de bain toujours tiberghien 11 ans ////

….

 

bien sûr qu’il y va au désir de l’analyste en revient vaillamment

samedi 3 mars 2012 · 12h22

du trauma d’une conversion à l’envers

depuis donc que l’homme qui me sert d’analyste m’a dit une certaine chose, que j’ai très rapidement oubliée, je n’ai plus cessé d’être malade, en dehors du séjour à donnery où il me semble que j’ai surtout pénétré plus avant un désir de tout quitter rien emporter dont j’ai du mal à revenir. que m’a dit cet homme? m’a-t-il seulement découragé (interdit!) de demander à être membre de l’acf? ou m’a-t-il également interdit d’être analyste? quels ont été ses mots, sur quoi portaient-ils? – vous avez fait cette démarche malgré mon interdiction? – ah, bon, oui, quoi, vous me l’avez interdit? dites-moi? – mais, je ne vous l’ai pas spécifiquement interdit, enfin cela fait 6 mois (6?) que j’essaie de vous prévenir de (…) – ah, bien, j’aime autant que ça soit plus clair… – il y a d’autres moyens de faire partie de la grande famille… – mais, ce n’est pas du tout de cela qu’il s’agit? s’agissait-il du terme d’interdiction? bon, c’était au moins aussi fort. comment ai-je alors réagi? sur quoi ai-je sur le moment même cru que portait cette interdiction? pourquoi ai-je accepté sans frémir ce qu’il me disait? souriante? pourquoi souriais-je? je lui ai dit que c’était très important pour moi ce qu’il me disait et que je ne souhaitais pas l’empêcher de parler, parce que ça m’intéressait et qu’il me semblait que ça avait pu m’arriver, dans des moments « cruciaux » comme ça d’avoir empêché un analyste de me parler. il essaie de me dire que ce n’est pas important ce qu’il à me dire, que ce qui compte c’est ce que j’ai à dire. nos paroles se chevauchent, tout en lui disant de parler, je parle. car, immédiatement dans la foulée de ce qu’il vient de me dire, disons,  « j’entame un nouveau chapitre ». je pars sur autre chose. quelque chose me soulage dans ce qu’il me dit, et je dis « oui, peut-être que tout cela, toutes ces complications, c’est peut-être encore pour m’empêcher de faire autre chose, c’est pour camoufler un autre désir encore. – lequel? – eh bien, celui d’écrire. fin de séance. au retour j’envoie un texto à f., que je dois retrouver, de cette façon j’aurai les paroles exactes, je lui dit (selon donc mon souvenir) : X m’interdit de devenir membre de l’acf ou X m’interdit d’être analyste. ce qui est sensiblement différent. mais je ne dispose plus de ce texto, je viens de le vérifier. le soir, quelque chose comme de l’angoisse et de la fureur rampe vers moi, en moi. la fureur d’abord contre mon précédent analyste. et puis le désespoir. la nuit-même, je suis malade. le lendemain, je suis malade. un sorte de grippe gastro avec de la fièvre. je ne peux pas conduire ju à l’école, je reste au lit. j’envoie des mails désespérés à l’analyste, dont je ne dispose plus parce que je les envoie depuis mon téléphone qui ne garde pas les mails au-delà de 3 jours. ces mails restent sans réponse. mon désespoir s’accroit. il me semble que tout ce que j’ai entrepris récemment est réduit à néant. je sais que je dois résister au fantasme de m’être vue interdite dans mon désir, mais c’est difficile. une image stupide me vient à l’esprit : celle de saint paul rejeté à bas de son cheval sur la route de damas. je sens que c’est idiot, que cette image-là me vienne à l’esprit.  quelques jours plus  tard cependant je garde cette image en omettant de préciser qu’il s’agit de saint paul, je ne garde que celle de la chute, du rejet en bas de ma monture, pour annuler le rendez vous pris avec le responsable de l’acf. je lui parle de mon désir qui ne serait pas si décidé que cela puisqu’il suffit d’une intervention venant de presque n’importe qui pour m’abattre.  je suis sur pied pendant un jour. je retombe malade. une grippe avec fièvre. je me rétablis. je fais une crise d’eczéma puis je me choppe une orgelet à l’oeil gauche. nous partons à donnery où je ne suis pas malade. au retour il me semble être très déprimée. et l’angoisse monte comme approche le moment des résultats d’analyse du méningiome de ma mère. c’était hier. c’était une bonne nouvelle, celle à laquelle je ne croyais pas, même si j’avais rejeté toute spéculation. elle ne devra pas se faire opérer. la situation est stationnaire et donc bonne. malgré cela, je constate que l’intense sentiment de dépression ne me quitte pas. ma gorge et mes oreilles s’enflamment. j’en suis donc à soigner ça ainsi qu’un tour de rein que je viens de me faire. cette nuit je fais un rêve. au réveil, je ne sais ce que je dois écrire, ni à qui. j’écris ceci, ici. dans, oserais-je dire, un sentiment absolu d’incrédulité. l’idiotie de cette image: c’est qu’il me semble plutôt avoir fait une conversion à l’envers.
vendredi 23 mars 2012 · 16h01

lit

Il m’est difficile de l’affirmer, mais la nécessité d’écrire m’apparaît de plus en plus clairement. Je ne vois plus ce qu’il me reste d’autre à faire. D’autant que je renonce à la psychanalyse, à être analyste, ainsi qu’à insérer mon travail, d’une façon où d’une autre, à celui de l’École de la Cause freudienne. Ce détachement de l’École, résultat d’une suite de circonstances, voire de déboires que j’ai eus avec elles, ainsi que de ma dernière, et ultime, séance d’analyse, se renforce du sentiment de la liberté que ce détachement pourrait me procurer et d’une valeur nouvelle que j’accorde à cette liberté. Parce que leur rencontre est encore très proche, j’ajoute que ma récente découverte de l’oeuvre de Walter Benjamin et celle de l’artiste chinois Ai Weiwei n’ont pas été sans incidences. Ni l’un ni l’autre n’ont opposé de résistance à la nécessité d’écrire.
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