lundi 11 octobre 2010 · 10h26

je sors d’un rêve si long si bon

Sors d’un rêve si long, comment l’écrire, si long si bon. Tout à l’heure psychanalyste, on est  lundi, cette envie de lui donner une toile de mon père, apparue clairement au sortir du rêve. Cette question aussi : pourquoi l’inconscient me ferait-il pareil « cadeau » – ce tableau d’une boucle bouclée, d’un parcours de mon analyse.

Comment est-ce que ça a commencé?

« Je suis chez mes parents avec Dimitri, un ancien amoureux.1Dimitri,  dirai-je à l’analyste,  le seul amour qui fût réciproque, idéalement réciproque.  Une flambée courte et puissante d’amour réciproque.   Les choses vont plutôt bien entre nous.  Puis, c’est de l’ordre de moi qui ne veux plus. A lieu alors l’accident parodontologique .  J’ai une maladie des gencives. Mon…  (mot manque), ma couronne a sauté, a explosé, je risque quelque chose de très grave. C’est une couronne qui couvre plusieurs dents, en bas à gauche.  Je suis en danger de mort. Je veux voir mon parodontiste, mais je n’ai pas son numéro de téléphone. Je veux donc partir de suite. Je sors. Y aller. Je pensais que savais où c’était mais c’est chez Dimitri que je vais, je me suis trompée. Je me rends compte que je ne sais pas du tout où il habite. [...]  Lire la suite >

Notes en bas de page

  • 1
    Dimitri,  dirai-je à l’analyste,  le seul amour qui fût réciproque, idéalement réciproque.  Une flambée courte et puissante d’amour réciproque.
vendredi 19 août 2022 · 11h43

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mélancolie

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19.08.22 Je rouvre le blog (en ayant exclu plusieurs catégories à la publication) dans le but de comprendre(!) l’inhibition mélancolique. Je doute que j’arrive à progresser en ce sens, cette inhibition ayant largement pris possession de ma vie.

Mélancolie et psychose ordinaire, Sophie Marret-Maleval

Freud insiste ainsi sur le caractère d’énigme de l’inhibition mélancolique (Freud, « Deuil et mélancolie » Métapsychologie, Paris, Gallimard, coll. Idées, 1968, p. 152.) ; il laisse déjà entendre que les troubles de l’imaginaire affectent le sens.

Dans « Deuil et mélancolie », Freud caractérise la mélancolie par une dépression profondément douloureuse, la suspension de l’intérêt pour le monde extérieur, la perte de la capacité d’aimer, l’inhibition de toute activité, la diminution du sentiment d’estime de soi qui se manifeste en autoreproches ou auto-injures pouvant aller jusqu’à l’attente délirante du châtiment. Il différencie la mélancolie du deuil à partir du manque d’estime de soi, qui fait défaut dans le deuil  (Freud, Ibid., p. 148-149). La mélancolie est rapportée à la perte d’un objet aimé ou à une perte d’une nature plus morale.)
Freud constate qu’il est parfois difficile de reconnaître ce qui a été perdu. Il indique que la perte de l’objet est «soustraite à la conscience ».
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mardi 6 septembre 2022 · 18h49

Inhibition et mélancolie, Armando Cote

https://champlacanienfrance.net/sites/default/files/Cote_M120.pdf

Je vais développer quelques liens qui peuvent exister entre l’inhibition et la mélancolie à partir de la notion de perte. Pour cela je vais me centrer sur le livre de Ludwig Binswanger Mélancolie et Manie1.

Une perte inestimable précède au pire, mais pas n’importe quelle perte ; Lacan parlait de «la puissance de la pure perte2». Il semble évident, même naturel, qu’à une perte s’ensuive un deuil, mais Freud met en question cette évidence : derrière le deuil se cache une énigme, «une grande énigme»3. Lacan nous rappelle que c’est en lisant « Deuil et mélancolie » qu’il a inventé l’objet petit a4. [...]  Lire la suite >

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