je sors d’un rêve si long si bon

Sors d’un rêve si long, comment l’écrire, si long si bon. Tout à l’heure psychanalyste, on est  lundi, cette envie de lui donner une toile de mon père, apparue claire au sortir du rêve. Cette question aussi : pourquoi l’inconscient me ferait-il pareil « cadeau » – ce tableau d’une boucle bouclée, d’un parcours de mon analyse. cadeau.tableau.o.o.ca.ta.

Comment  écrire, par quoi commencer. Comment ne pas oublier.

D’abord la dernière image/cène (nous sommes plusieurs assis à longue table) :  assise à côté du propriétaire du lieu, châtelain, lui dis  « Oh! regardez comme c’est beau chaque fenêtre, on dirait une peinture différente » (hier expo photo) – grands paysages, très verts (comme les haricots, petits pois surgelés de la veille).

Avant ça, F venu me chercher. Avais passé la nuit dehors, avec Jules aussi, dans ce château, qui n’avait pas été pas tout de suite un château mais l’est devenu, en cours de route.

Passé la nuit là,  à perdre mon sac, un paquet de feuilles, un classeur. 3 choses, 3 objets. Jules aussi perd ses affaires. Les cherchons. C’est ce qui nous a empêché de partir, les cherchons, les retrouvons, les reperdons. Ou, je perds Jules. Jules.chose.

J’arrive là parce que je sors de chez mes parents, parce que je cherche un parodontologue, parce que j’ai une maladie des gencives, mon … (mot manque), ma couronne a sauté, je risque quelque chose de très grave, je veux aller chez le parodonto ou le dentiste mais je m’aperçois en sortant de chez mes parents, qu’au lieu de me diriger vers chez lui, je me dirige vers l’appartement de Dimitri (qui était d’ailleurs déjà là avant ça dans le rêve). Je me rends compte que je ne sais pas du tout où il habite.

Bon, faut que j’y aille.

dernière scène

Hier, voulant ajouter quelques précisions au premier billet de cette série, la dernière image du rêve m’évoqua ce tableau bien connu de Leonard, La dernière cène.1

La dernière image du rêve rappelle cette image, si ce n’est que nous y sommes assis en face des fenêtres, qui ne sont vraiment pas loin d’avoir l’aspect de celle de La cène et que je ne sais si elles sont 2 ou 3.  je crois qu’elles sont 2, tandis que de l’1 d’entre elles, je ne sais si elle est unique ou coupée, double. Je veux dire que dans le rêve même je me demande  s’il s’agit d’1 ou 2 fenêtres, le paysage à l’intérieur de l’une des fenêtres me paraissant barré d’une séparation invisible, comme composée de deux images, deux tableaux offrant l’apparence de la continuité mais s’en distançant légèrement – sans que j’aie pu déterminer ce qui causait cette différence – c’est quelque chose qui se passe dans la matière, l’air de la surface de l’image, une surface non sans épaisseur.  Il y aurait donc 2 fenêtres. L’une étant 2 fois plus large que l’autre (proportions : 2/3 et 1/3). Dans la scène de mon rêve nous sommes « dos au spectateur » et face à ces fenêtres, que j’admire.

il faut que je retrouve les notes d’Alberti sur la peinture.

// qu’on n’aille pas croire que j’aime à écrire ici, en vérité, je déteste. c’est un travail. ce que j’aime, c’est ne pas le faire. //

«La peinture n’est autre qu’une idée des choses incorporelles»
Nicolas Poussin

dans mes pérégrinations à la recherche de la dernière cène, je suis également tombée sur celle-ci, que je ne connaissais pas du tout, de poussin – dont simplement les fenêtres sont absentes. Elle s’intitule « Sacrement Eucharistique ». C’est Judas qui prend la porte.

Notes:
  1. Comme j’en cherchais  une reproduction sur le net, j’ai découvert cette copie, contemporaine de l’époque de Leonard, de l ‘abbaye de Tongerlo en Belgique,    peut-être visitée autrefois, que j’ai utilisée alors en illustration de ce premier billet. []
Top