jeudi 13 avril 2006 · 12h11

face à l’ab on dan ce du m a chinique, le traitement du hasard
— à la main : rien ;; à la main plus rien ;;;

traiter l’abondance 

que faire face à l’ abondance  ?  //  l’abondance  v i r t u e l l e  .  y aller au hasard  / / /   ?   / /   au hasard, faute de mieux . évidemment ça manque .  totalement d’efficacité . évidemment ça n’a rien de / OR / parce que nous sommes
confrontés à des machines nous pensons que /  face   au mode de production des machines nous aimerions que
/  leur efficacité est-elle pour autant – ENVIABLE  / ? /

// alors au hasard si le hasard existe, au hasard / alors au hasard et tant que le hasard convient / peut faire méthode / a de quoi faire concurrence / à celle des machines  [...]  Lire la suite >

dimanche 6 décembre 2009 · 23h26

rien, c’est encore trop

qui aime
aime l’amour
or, aimer l’amour, forme un cercle si parfait
qu’il n’est aucun terme à l’amour
— Saint Bernard 
in Oeuvres complètes, volume 6, Traité de la Charité

faut-il dans la répétition chercher l’éthique / dans la répétition seulement le sens a du sens / le sens n’a de sens que dans la répétition; là, il tourne en rond / « un cercle si parfait  » /   la jouissance se saisit depuis la répétition / la répétition seule peut faire cause d’une éthique où la certitude fasse foi / puisque le réel est toujours à sa place, cela n’a pas de sens de chercher du sens / sinon dans la répétition [...]  Lire la suite >

vendredi 4 janvier 2013 · 17h04

la certitude du réel opposée au doute du symbolique

J’essaie donc de lire Cédric Lagandré (( La plaine des Asphodèles, je le lis très mal, maintenant par bribes, au hasard)). Curieusement facile et difficile à la fois. Ainsi, lorsqu’il cite Descartes  (p. 105),  attribue-t-il au semblant la certitude (« le fait de cette semblance est quant à lui une certitude inébranlable. La consistance du semblant est sans défaut, sans qu’il soit question d’attendre la sanction de l’existence divine« ) quand je l’aurais moi-même, et sans nul doute, attachée au réel de la lumière, du son, de la chaleur.

« … je vois la lumière, j’ouïs le bruit, je ressens la chaleur. Mais l’on me dira que ces apparences sont fausses et que je dors. Qu’il en soit ainsi ; toutefois, à tout le moins, il est très certain qu’il me semble que je  vois, que j’ouïs, et que je m’échauffe. » [...]  Lire la suite >

dimanche 10 février 2013 · 17h23

Le niveau de l’usage est pour le dernier Lacan un niveau essentiel

Le savoir-y-faire n’est pas un savoir, au sens du savoir articulé. C’est un connaître, au sens de savoir se débrouiller avec. C’est une notion qui, dans son flou et son approximation, me paraît essentielle de l’ultime Lacan – savoir se débrouiller avec.

Nous sommes là au niveau de l’usage, de l’us – vieux mot français que vous retrouvez dans l’expression « les us et coutumes », qui vient directement du latin usus et de uti, se servir de.

Le niveau de l’usage est, pour le dernier Lacan, un niveau essentiel. Nous l’avons déjà abordé, ne serait ce que par la disjonction du signifiant et du signifié. Le dernier enseignement de Lacan met en effet l’accent, contrairement à « L’instance de la lettre », sur le fait qu’il n’y a aucune espèce de lien entre signifiant et signifié, et qu’il y a seulement, entre signifiant et signifié, un dépôt, une cristallisation, qui vient de l’usage que l’on fait des mots. La seule chose qui est nécessaire pour qu’il y ait une langue, c’est que le mot ait un usage, dit-il, cristallisé par le brassage. [...]  Lire la suite >

samedi 6 avril 2013 · 14h49

de l’usage à l’Un

Étrange mutisme que celui du réel « mondialisé »; autrefois le mutisme de la matière intriguait, semblait un commencement de parole, faisait énigme: d’être ainsi et pas autrement donnait aux choses un air louche qui regardait les hommes, leur imposait des conduites, des pratiques, des rituels. [….] Mais maintenant que le verrou divin a sauté, que le mot de l’énigme n’est plus qu’un mot, faute d’énigme, la bizarrerie du réel nous est devenue indifférente. La domination technique paraît démystifier à l’avance ce qui reste de mystère (ce qui n’est pas dominé le sera un jour), et l’objectivation de l’existence humaine annule la singularité des destins. […] Comment le panthéisme a-t-il pu se dissoudre sans reste dans l’athéisme? […} Quoi donc empêche l’absurdum du réel – qui rend un son sourd, littéralement:  qui ne répond pas, notamment à la question du sens – d’être vécu comme tel? Quoi donc sature l’être comme problème, sinon peut-être la sur vie de de Dieu, dans l’anonymat de son immanence? Ou encore : comment un tel verrouillage ontologique serait-il possible sans Dieu, ou du moins sans ce dont Dieu était le nom? (( Cédric Lagandré, La plaine des asphodèles, Le dieu captif, p. 16-17. )) [...]  Lire la suite >

dimanche 15 décembre 2013 · 12h56

Un grand désordre dans le réel au xxie siècle

par Jacques-Alain Miller

Je ne vous ferai pas attendre très longtemps pour vous annoncer le thème du prochain Congrès[1]. Une nouvelle série de trois thèmes a commencé avec « L’ordre symbolique au XXIe siècle ». Ce sera une série particulièrement dédiée à l’aggiornamento, comme l’on dit en italien, à la mise à jour de notre pratique analytique, de son contexte, de ses conditions, de ses coordonnées inédites au xxie siècle, quand s’accroît ce que Freud appelait le « malaise dans la culture » et que Lacan déchiffrait comme les impasses de la civilisation.

Il s’agit de laisser derrière nous le xxe siècle ; de le laisser derrière nous pour renouveler notre pratique dans le monde, lui-même suffisamment restructuré par deux facteurs historiques, deux discours : le discours de la science et le discours du capitalisme. Ce sont les deux discours prévalents de la modernité qui, depuis le début, depuis l’apparition de chacun d’eux, ont commencé à détruire la structure traditionnelle de l’expérience humaine. La domination combinée des deux discours, chacun appuyant l’autre, a augmenté à un point tel qu’elle a réussi à détruire, et peut-être à rompre, jusqu’aux fondements les plus profonds de ladite tradition. [...]  Lire la suite >

dimanche 15 décembre 2013 · 13h37

Vers un psychanalyste nouveau

par Damasia Amadeo de Freda

Dans sa conférence de présentation du thème pour le prochain Congrès de l’AMP en 2014[1], Jacques-Alain Miller nous invite à repenser la clinique psychanalytique et la place du psychanalyste au XXIe siècle.

Cette conférence nous inspire plusieurs interrogations que nous allons exposer et auxquelles nous tenterons de donner quelques réponses.

Nous constatons tout d’abord – cela nous a frappés et a suscité notre première question – que la formulation du thème telle qu’elle nous est proposée, ne correspond pas au titre du Congrès.

La formulation de J.-A. Miller, « Un grand désordre dans le réel au XXIe siècle »[2], ne correspond pas au titre : Un réel pour le XXIe siècle. Nous pouvons déjà dire que l’expression « Un grand désordre » n’est plus dans le titre, que l’article défini est devenu indéfini, et que le « pour », ajouté, vient comme indice – telle est mon hypothèse – de l’objectif visé pour être à la hauteur de l’époque. Cependant, le remplacement de la première formulation par le titre définitif conserve le concept de réel comme thème central. [...]  Lire la suite >

dimanche 13 décembre 2015 · 15h51

ne calcule ni ne juge – la conscience et l’inconscient

#sevrage #Paroxétine 5ème jour de diminution Paroxétine (=Deroxat). J’ai commencé à réduire le 9 décembre 2015. Je suis passée de 1 Deroxat à 1/2. Je ne m’attendais pas à ce que ça soit si difficile. Confusion. Tout ce que je puis dire.

#méditation Hier, ATELIER DE MÉDITATION. N. propose un petit exercice de non-interprétation qu’elle appelle également exercice de non-identification. Je ne peux m’empêcher de comprendre/d’interpréter : délaissement du symbolique, oubli des mots, donc interprétation rendue impossible et chute des identifications. (c’est bien au symbolique d’abord que l’on s’accroche, auquel on s’identifie – au symbolique, à un mot, à un signifiant  :  tel le Christ sur sa croix :: se souvenir de Michel Tournier :::   « Méfie-toi, dit-il dans le Roi des Aulnesqu’à force de porter ta croix, elle ne finisse par te porter! »   C’est bien ça, l’identification symbolique, de ça qu’il s’agit de décrocher). Quelqu’un dit « désapprendre« .    N. de raconter l’histoire d’un sage en méditation dont l’un des disciples, à son grand effroi, s’aperçoit qu’un serpent l’approche, lui grimpe dessus, le traverse, et,  à la fin de la méditation, lui rapporte : « Maître, maître, il y avait un serpent, il vous est passé dessus ! » Et le Maître de répondre : « C’était donc ça, cette chose gluante et glissante qui m’est passé dessus… » (le récit que j’en rapporte est approximatif, hélas). N. ajoute que la conscience, celle à laquelle elle voudrait qu’on atteigne par ces méditations, n’interprète ni ne juge. La formule (il est possible que je me trompe dans mon souvenir) est très proche de celle de Freud : l’inconscient ne calcule ni ne juge. Elle n’a donc donné aucune consigne pour la méditation, si ce n’est de garder ça à l’esprit. [...]  Lire la suite >

jeudi 19 mai 2016 · 11h50

le monde

Qu’est-ce qui est le réel ? Cette  question est devenue instante dans  la philosophie à partir de  Descartes. Celui qui a eu là-dessus l’aperçu le plus net, le plus  clair, le mieux centré, c’est le  nommé Heidegger, dans un article  de 1938 qui s’appelle  « L’époque des  conceptions du monde » et qui  souligne que c’est à partir  de Descartes qu’à proprement  parler le monde est devenu une  image conçue, une image conçue  par le sujet  (( Heidegger emploie le mot de  Bild, qui est à  proprement parler l’image spéculaire ; quand on parle de l’image  originaire, on dit  Urbild)) , et que c’est à partir de Descartes que tout  ce qui est là, le discours  philosophique nous invite à  le rassembler. [...]  Lire la suite >

mercredi 28 juillet 2021 · 15h55

timidité – comment je suis devenue seule – qu’est-ce que tu fais dans la vie?

on a été invités. 
j’espère qu’on répondra oui. bien sûr, j’y suis pour quelque chose, dans cette réponse. je puis y être pour quelque chose. or je ne sais ce qui de moi n’ira pas dans le sens de cette invitation, voire travaillera contre. 
je ne pense d’ailleurs  pas qu’il y ait moyen d’en savoir plus. 
d’en savoir plus sur ce qui  veut et ce qui ne veut pas. sur tout l’en même temps. 
« Points de fixation, ce titre est emprunté à Freud. C’est ainsi, en effet, qu’il désignait un arrêt de la pulsion en un ou plusieurs points du développement de la libido. Jacques-Alain Miller – dans son cours du 30 mars 2011 – fait équivaloir ce point de fixation freudien à la conjonction lacanienne du Un et de la jouissanceYad’lun, du Un de la jouissance qui ne laisse pas aller à la métamorphose, au déplacement, qui revient toujours à la même place, reste fixé en un point. » 
https://www.ecf-echoppe.com/produit/points-de-fixation/
point de fixation : je suis toute seule à la cour de récréation.  [...]  Lire la suite >

samedi 28 janvier 2023 · 11h13

samedi 28 janvier, 9h25 – trop de HHC
— l'inhibition due à un simili travail de deuil // ce qui tient à l'ombre, tient à l'ombre avec force

samedi 28 janvier 2023
9:25 Hier, 3 gouttes + hhc (trop fort)

Dans le noir de la chambre
Étranges pensées cette nuit. Et sentiment de corps délocalisé. Je ne m’en suis pas rendue compte tout de suite, seulement quand j’ai décidé de m’éloigner de mes pensées en me concentrant sur corps. Mon corps n’était pas là où je m’attendais qu’il soit. Je l’attribue au HHC.

Je voulais faire l’exercice de relaxation « lourd », lequel consiste à penser « lourd » et à envoyer cette pensée dans le corps, dans chacune de ses parties, une à une, en essayant de n’en oublier aucune, en le remontant par exemple, depuis les pieds jusqu’à la tête –  orteils, pieds, mollets, genoux, cuisses, etc. Je me suis rendue compte qu’il me fallait chercher chacune de ces parties. J’avais en fait voulu commencer par « fesses » et j’ai découvert une sensation très étrange (très ample, très écrasé, d’ores et déjà, étalé, bassine, bassin plutôt débordant d’un liquide foncé). Ce que je faisais était probablement utile, mais je devais déjà me trouver dans un  état de relaxation passablement avancé. Je me suis alors concentrée sur les parties du corps qui touchaient le matelas,  mais quand j’ai voulu trouver le dessus du corps, je ne le trouvais pas, ça ne correspondait pas. Le dessus de la cuisse n’était pas en face de son dessous. Et c’est sans parler de l’intérieur. J’ai continué cependant. En me raccrochant au « tantien »1Le tantien, tout comme cet exercice de relaxation, l’expérience que j’en ai, remonte aux années tai chi, que je ne pratique plus aujourd’hui, dont la sorte particulière de saoir que j’en ai tiré continue de faire partie de moi., au centre du corps, que je sentais précisément.  J’ai essayé soit de retrouver sensation « normale », soit de me laisser aller dans la sensation anormale. [...]  Lire la suite >

Notes en bas de page

  • 1
    Le tantien, tout comme cet exercice de relaxation, l’expérience que j’en ai, remonte aux années tai chi, que je ne pratique plus aujourd’hui, dont la sorte particulière de saoir que j’en ai tiré continue de faire partie de moi.
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